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    "È la parola che fa vedere" : le théâtre de narration en Italie
    (Neuchâtel, 2016)
    Jacot-Descombes, Andrea
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    En 1989, Marco Baliani, un comédien italien, présente au public sa pièce Kohlhaas, inspirée d’un roman allemand, dans laquelle il expérimente pour la première fois une nouvelle modalité de performance théâtrale. Le comédien, en effet, monte sur scène seul, habillé en noir et s’assit sur une chaise, commençant à raconter une histoire grâce à sa voix et sa posture corporelle. Cet événement marque la naissance de ce qu’en Italie est connu comme théâtre de narration (teatro di narrazione). Depuis ce jour, ce style de théâtre n’a jamais cessé de se diffuser et d’évoluer, soit dans son esthétique et dans son apparat technique, soit dans ses contenus. Aujourd’hui, le théâtre de narration est, in Italie, une réalité très présente dans l’offre théâtrale et se décline sous plusieurs formes, certaines même en contradiction avec l’oeuvre originale de Baliani et des tous premiers conteurs. L’offre de spectacles s’élargit constamment et, depuis les années 2000 une démocratisation se produit du point de vue de l’accès aux parcours de formation permettant d’apprendre l’art de la conterie dramatisée. Désormais, selon les conteurs, tout le monde peut conter, il suffit d’en avoir envie. Cette ouverture a permis la naissance d’un large mouvement de conteurs amateurs qui côtoie et complète – aujourd’hui – l’oeuvre des conteurs professionnels et une hybridation croissante de la narration dramatisée avec d’autres formes artistiques (musique, théâtre d’objets et de figure, arts circassiens, etc…) Avec ce travail de thèse, je me propose d’analyser ce genre de théâtre en suivant deux pistes de travail distinctes mais complémentaires. Ma première piste de réflexion vise à analyser le développement de ce genre de théâtre de sa naissance à nos jours pour en décrypter les pistes évolutives, les changements esthétiques et de contenu et pour comprendre quels sont les héritages théoriques et techniques auxquels ce courant s’inspire. Le but de cette analyse sera celui de combler un vide existant aujourd’hui dans la littérature scientifique qui ne s’est consacré que partiellement au théâtre de narration italien. La deuxième piste de réflexion, par contre, s’interrogera sur la figure du conteur et sa raison d’être dans la société italienne contemporaine. La diffusion croissante de cette forme de théâtre montre un engouement de plus en plus important envers la figure du conteur, qui doit être étudié et expliqué. Pour cette raison, partant des écrits de Barthes et Foucault, théorisant la disparition progressive du statut d’auteur depuis les années ’60, je vais me demander si le conteur italien contemporain ne comblerait pas ce vide aujourd’hui. Ce travail s’inspirera d’une enquête de terrain multisite, menée en Italie de 2011 à 2014 et d’une approche analytique multidimensionnel combinant anthropologie de l’art et du théâtre, théories théâtrales contemporaines, anthropologie de la formation et ethnographie du processus créatif en milieu artistique.
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    Les chair(e)s de transmission : apprendre, pratiquer, patrimonialiser : l’horlogerie en Suisse
    Située à la croisée de l’anthropologie des savoirs et des techniques et de l’ethnologie des patrimonialisations, cette thèse de doctorat est le fruit d’un travail d’immersion de quatre années dans le monde de l’horlogerie suisse. J’y ai étudié les dynamiques de transmission et de patrimonialisation des compétences en réalisant trois-cent entretiens avec des acteurs de la branche, des consultations de fonds documentaires ainsi que des observations au sein d’écoles techniques, d’ateliers, d’usines et lors d’événements (salons professionnels, visites d’entreprises, journées d’étude, grands prix, journées du patrimoine). Ces enquêtes de terrain m’ont permis d’explorer les manières dont le métier d’horloger était exercé et vécu au sein de différents groupes et organisations de la branche. En me focalisant sur les formes incorporées de connaissance, j’ai décrit de quelles façons les praticiens, entourés d’un nombre important d’artefacts, étaient engagés dans l’apprentissage et la pratique quotidienne de la profession mais également investis dans la mise en valeur de l’horlogerie, de ses produits, de ses acteurs, de ses territoires. Au cours des recherches, il est également apparu que le patrimoine et la transmission du savoir-faire étaient aujourd’hui des motifs récurrents dans les discours et les activités promotionnels de très nombreux collectifs (marques, organismes de tourisme, médias, institutions muséales, collectivités territoriales, etc.). Parallèlement, nombreux sont les horlogers qui, malgré cette prolifération patrimoniale, s’inquiètent de la passation de leur métier et affirment que ce dernier est en train de se perdre. L’objectif de cette thèse est donc de problématiser les rapports qu’entretiennent la transmission et la patrimonialisation. A rebours de la conception habituelle – relayée par un grand nombre d’anthropologues et de spécialistes du patrimoine – selon laquelle ces deux opérations seraient intimement liées, certains horlogers considèrent que les savoirs de métier et les techniques corporelles y afférant sont désormais en danger non pas malgré mais en vertu de l’essor pléthorique des pratiques patrimoniales. Ces formes de valorisation sont ainsi perçues de manière ambivalente et apparaissent comme ce qui favorise l’oubli de ce qu’elles prétendent pourtant pérenniser. En posant un regard sur l’actualité et l’histoire récente de l’horlogerie helvétique, le présent ouvrage est une invitation à comprendre ce qui a progressivement façonné un tel état de fait.
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    Radiologies camerounaises : approche anthropotechnologique du travail dans deux services d’imagerie médicale au Cameroun
    (2014-09-16)
    Mabillard, Nicolas
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    Ce mémoire de Master en anthropotechnologie soutenu à l’Institut d’ethnologie de l’Université de Neuchâtel résulte d’un travail de terrain de six mois passés à Bangangté et à Yaoundé au Cameroun. Il se base sur l’observation directe du travail d’équipes de technicien-nes en imagerie médicale dans deux hôpitaux. Les deux structures médicales ont été choisies pour leur capacité à représenter un éventail pertinent de manières de travailler dans le pays. Il ressort de l’analyse des données tirées de l’enquête de terrain que l’efficacité radiographique dans ces deux structures hospitalières passe par cinq paliers de traduction, au sens de Callon, particulièrement importants et composant le travail minimal de tout-e technicien-ne. Les cinq étapes – patient à accueillir, patient à positionner, patient à radiographier, développement du cliché et patient-élément du ratio mensuel entre films utilisés et films nécessaires – sont parcourues d’un faisceau de coping strategies mises en œuvre par expérience de l’environnement de travail. Certaines de ces astuces sont obligatoires et font tacitement partie de ce que le poste requiert des utilisateurs/trices, elles permettent aux services d’imagerie médicale observés de se maintenir en marche. D’autres viennent se greffer sur les pratiques usuelles et accélérer la vitesse de travail. En dehors de l’hôpital, les clichés radiographiques trouvent une utilité chez des tradipraticiens, des mbembela : certains se spécialisent dans le traitement des fractures. Ces praticiens initiés à leur savoir font partie du marché thérapeutique camerounais dans lequel les malades doivent trouver un chemin à l’aide de leurs proches, des connaissances familiales ou de voisinage et de leurs représentations de la médecine conventionnelle. Ils et elles ne se limitent pas à l’hôpital sur leur parcours thérapeutique et placent plusieurs plans en concurrence selon leurs besoins et leurs possibilités d’action.
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    DomesTICation: ethnographie d'un travail de conception technique pour le maintien à domicile
    (2014)
    Bertini, Laura
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    Mantovani, Giuseppe
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    Vinck, Dominique
    Mes recherches portent sur la conception et la mise à l’épreuve d’un bouquet technologique à destination de personnes âgées ou handicapées. Par la problématisation des catégories et des représentations associées à la vieillesse, je vais analyser le décalage entre usages prescrits par les concepteurs des technologies et usages observés auprès des usagers. Par une approche anthropotechnologique, je vais tenter de mettre en lumière la dimension culturelle inscrite et véhiculée par tout objet technique en situation d’usage. Au cœur de mes recherches se trouve la compréhension des dynamiques de coordination d’une équipe interdisciplinaire et le développement de connaissances par les pratiques de travail ordinaire observées pendant le projet. Les choix techniques vont alors être appréhendés de façon symétrique, permettant, par un éclairage en retour, d’informer d’autres projets dans le domaine des technologies domotiques pour le maintien à domicile, qui pourraient se confronter à des controverses similaires
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    Les bâtisseurs de l'impermanence: de la terre ocre aux parois de bambou : articulation des savoir-faire autour de l'élaboration d'une maison temporaire en RDP Lao
    (2014)
    Jousset, Amanda
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    L'habitation en Asie du Sud-Est, de par la variété de ses bâtiments, a été étudiée par de nombreux chercheurs et chercheuses. Toutefois, souvent, l'habitation est étudiée sous un angle qui considère cet artefact comme étant le produit de savoir-faire et d'un mode de pensée traditionnels. Or, les savoir-faire sont plus que des actes issus de la tradition et voir un artefact tel que la maison comme étant le produit uniquement de savoir-faire qui ont été transmis d'une génération à l'autre ne suffit pas à comprendre la complexité de la chaîne opératoire et la manière dont elle se met en place étape par étape. En effet, cette chaîne opératoire est une articulation non seulement de plusieurs savoir- faire autour d'une action collective, mais aussi de toutes les relations sociales et autres influences qui dépassent le cadre de l'action et du village. Comment alors parler des savoir-faire ? Comment des gestes qui semblent héréditaires et particuliers à un groupe peuvent-ils se transmettre ? En voulant montrer comment l'allure soi-disant traditionnelle des habitations lao n'est en fait qu'un aspect réduit de la maison, cet article veut montrer comment les dynamiques sociales, les influences économiques et le cadre politique des dernières années participent à donner à la maison la forme et la fonction qu'elle peut avoir aujourd'hui, notamment par l'accès à différents marchés et par un accès réglementé à la terre. Pour ce faire, je me penche ici sur le savoir-faire en le considérant comme un lien entre l'individu et l'environnement qui l'entoure, lui permettant ainsi d'y agir en maîtrisant les mouvements de son corps et en orientant les perceptions que peuvent recevoir ses sens. Au lieu d'incorporer une connaissance, l'acteur en comprend la finesse et la complexité suivant sa propre expérience du monde et les savoirs qu'il en a retirés, comprend les logiques des gestes d'abord par la maîtrise de son propre corps. Il est alors guidé par des tuteurs plus expérimentés. En outre, la construction de la maison est un moment particulier, car elle demande la réunion de plusieurs personnes, jeunes et moins jeunes, qui doivent alors s'organiser pour pouvoir réaliser une action, en faisant notamment appel à des réseaux d'entraide qui existent parmi la population villageoise. Ce travail, en se penchant sur l'élaboration d'une maison temporaire qui doit être construite rapidement vise à mettre en évidence une des faces de la complexité de la transmission de savoir-faire dans un processus non pas passif et répétitif, mais bel et bien actif et créatif.
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    Forgerons de la région de Korhogo (Côte d'Ivoire): essai en anthropologie des techniques
    (2012)
    Duc, Philippe,
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    Le milieu de la forge connaît actuellement de grands changements dans les campagnes du nord de la Côte d’Ivoire. Ceci est dû à l’arrivée de nouvelles techniques de forges, mais aussi au fer de récupération qui est utilisé comme matière première par les forgerons. Ce fer, issu de rebuts de différentes industries, a remplacé celui issu de la métallurgie ancienne du fer pratiquée encore par quelques forgerons-métallurgistes à la fin du XXème siècle. Si la matière première a changé, les procédés techniques se sont eux aussi adaptés. Aujourd’hui, l’utilisation de burins en aciers et de postes à souder est d’usage courant. Toutefois, bien que les matériaux et les techniques ont changé, on peut observer la permanence de certains outils aratoires. C’est en observant la fabrication de quelques outils aratoires couramment utilisés : houe, hache, couteau, qu’il est possible de se faire une idée des nouvelles méthodes employées par les forgerons. Étant conscient du fait que leur activité est sujette aux changements, et ce particulièrement en lien avec les milieux agricoles, les forgerons locaux adaptent leur offre. C’est en produisant des charrues et d’autres engins mécaniques simples pour l’agriculture que certains forgerons restent compétitifs. L’activité des forgerons dépend de celle de l’agriculture. Si les outils utilisés pour l’agriculture changent, le travail des forgerons se trouve lui aussi modifié. Même si la forge est aussi un lieu important au niveau symbolique, les pressions économiques et démographiques obligent les forgerons à accroître leur offre de produits. Leurs savoir-faire se trouvent évincés par les complexes de forges des milieux urbains qui profitent de la présence du fer de récupération pour produire toutes sortes d’outils domestiques. Ce sont les forgerons des villes qui imaginent des objets qui sont vendus et copiés dans les villages environnants. Certains outils aratoires ont conservé leurs formes traditionnelles bien que les matériaux dont ils sont issus aient changés. Aujourd’hui, les outils comme les haches, pioches, houes, couteaux, etc. sont produits à base d’acier de récupération. Ceci en fait des outils efficaces, mais les forgerons sont dépendants des stocks de fer de récupération vendus par de petits entrepreneurs, gérants de casses, garagistes etc. pour pouvoir accomplir leur travail. Par ailleurs, les forgerons utilisent encore d’anciens outils de travail qui ne sont pas toujours adaptés aux travaux sur de l’acier industriel. Ainsi, la création de nouveaux objets est liée à l’invention/adaptation de nouveaux outils de travail. Actuellement, peu d’outils aratoires utilisés par les paysans locaux sont issus d’industries étrangères, il n’y a donc pas de grande concurrence. Ceci pourrait changer, car la fabrication à grande échelle de certains types d’outils aratoires est possible. Il existe donc des incertitudes quant à l’avenir de la profession., The environment of the forge is changing in the countryside of the north of the Republic of the Côte d'Ivoire. The arrival of new forging technologies and of recycled iron and steel, used as raw material, have changed the way blacksmiths work. This recycled iron and steel, from all sorts of industries, replaces the iron from traditional smelting, which was still produced in the late twentieth century. The change of raw material has necessitated new forging techniques. Today, blacksmiths use steel chisels and welding stations for their everyday work. Although raw materials and techniques change, it is possible to observe that some of the traditional farmers' tools remain. It is possible, when observing the creation of some common farmers' tools, such as the hoe, axe and knife, to get an impression of the methods commonly used by blacksmiths. To stay in business, blacksmiths must adapt their services to the needs of farmers and craftsmen. Some stay competitive by forging ploughs and other non-complex mechanical machines. The activity of the blacksmiths is closely linked to agriculture. If the tools used by farmers change, the work of the blacksmith must change in consequence. Even if the forge is an important place at a symbolic level, the economic and demographic pressures force blacksmiths to increase their service offering to include all sorts of tools in common use. Their abilities tend to be superseded by urban forges, which are able to make use of the proximity of recycled material available in the main towns. The urban blacksmiths create new tools, which are sold and copied in the surroundings villages. Although the starting material has changed, lots of farmers' tools conserve their traditional forms. Today, tools such as axes, pickaxes, hoes, knives, etc. are produced using recycled steel. These tools are effective but the blacksmiths depend on a constant supply of recycled material to carry out their work. This recycled material is only available for sale from small entrepreneurs, junkyard managers and garage owners. Blacksmiths still use old forging tools, which are not always adapted for forging steel. So the creation of new objects is linked to invention and adaptation of new working tools. Today only a few tools used by local farmers come from foreign industry; there is no economic competition. This could change, because the large scale manufacture of certain farmers' tools is possible. The future of the profession of blacksmith is therefore uncertain.
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    Cheminements en pays baga sitem: coopérations rizicoles et activités rituelles dans l’appréhension d'une communauté villageoise du littoral guinéen
    Ce mémoire découle d’une étude ethnographique d’une durée de six mois dans un village baga sitem du littoral guinéen (Guinée). Elle a été effectuée dans le cadre d’un projet de recherche, l’Observatoire de la Guinée Maritime, dont la thématique générale était la maîtrise locale de l’environnement et le développement durable. Ce travail s’insère dans le champ disciplinaire de l’anthropologie des techniques, et indirectement de l’anthropotechnologie. J’ai appréhendé un contexte socioculturel et les réseaux qui l’animent à travers un suivi des formes de coopérations présentes dans le cadre de la riziculture. L’action collective se déroule toujours dans un contexte organisé : représentations et connaissances partagées, normes et règles communes orientent l’activité des individus ainsi que sa dimension collective. En ce sens, l’organisation sociale du travail permet de révéler, à travers une mise en acte, des rapports sociaux préexistant ainsi que la négociation de ces derniers. Autour des collectifs rizicoles s’articulent des processus techniques, des relations de parenté, d’autorité et de genre, des rapports à un territoire et des enjeux personnels et collectifs propres à cette société. La démarche méthodologique cherche à suivre les réalités vécues et particulières des membres d’un village baga sitem du littoral guinéen, de manière à dégager des dynamiques sociales en contexte et en situation. Au terme de ce travail, je reviens sur la méthode employée et ses apports, car elle propose des pistes de lecture pour une anthropologie centrée sur les dynamiques sociales, sans fracture entre différents domaines du réel, par exemple, le technique et le religieux.
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    Mo-tiim et nasara-tiim: recours et représentations thérapeutiques des patients et soignants dans une situation de pluralisme médical : le cas de Ouahigouya, Burkina Faso
    (2009)
    Ferroni, Sonia
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    Cette étude en anthropologie médicale a été menée dans le contexte de pluralisme médical de la zone de Ouahigouya, dans le nord du Burkina Faso. Les deux principales « médecines » qui s’y côtoient sont dites « traditionnelle » et « moderne », notions auxquelles sont préférées ici celles de thérapeutiques locales et de biomédecine. De nombreux acteurs y interagissent: les malades et leurs proches, les soignants, les organismes privés et les institutions étatiques. C’est la manière dont ces divers acteurs mobilisent et se représentent les thérapeutiques locales et la biomédecine qui fait l’objet de ce mémoire. Dans les premiers chapitres, principalement théoriques, je présente le contexte et les motivations qui sous-tendent cette recherche et formule la problématique, avant de proposer une réflexion sur les concepts employés. Une attention particulière est accordée aux thérapeutiques locales. Viennent ensuite certaines considérations méthodologiques, suivies d’un bref historique du système de soins au Burkina Faso et de l’évolution des politiques élaborées par le Ministère de la Santé burkinabé. Finalement, je décris brièvement les différentes ressources actuellement disponibles dans l’aire sanitaire de Ouahigouya. Les chapitres suivants traitent des pratiques et représentations. Dans un premier temps sont abordées celles des utilisateurs du « système de santé pluriel ». L’étude des itinéraires thérapeutiques permet de dégager différentes stratégies adoptées dans leur quête de guérison (recours divers, processus de décision). Dans un deuxième temps, la parole est donnée aux soignants locaux et biomédicaux. Je considère leurs représentations mutuelles, ainsi que leur appréciation des démarches étatiques en vue d’une collaboration officielle. L’exemple de l’instauration d’un système de référence réciproque permet d’illustrer les enjeux et les différentes prises de position des thérapeutes locaux et du personnel biomédical. Enfin, je reprends en conclusion les points centraux de la recherche et propose certaines pistes de réflexion concernant les points forts et les faiblesses des mesures de reconnaissance et de collaboration.
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    La mise à l'épreuve. La circulation des connaissances scientifiques en questions.
    (Paris: Editions Quae, 2007) ;
    Albaladejo, Christophe
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    Salembier, Pascal
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    Magda, Danièle
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