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Costruzione, tradimento e relazioni di fiducia: un approccio narrativo
Maison d'édition
Neuchâtel
Date de parution
2020
Résumé
Le chemin individuel vers une bonne vie est intimement lié aux relations familiales, au travail et aux relations communautaires. “Mon identité personnelle dépend d’une manière essentielle de mes rapports dialogiques avec les autres” (Taylor, 1999).
Il est donc important de comprendre à travers quels processus dialogiques puissent se construire bonnes identités/vies au niveau individuel, familial et communautaire. En d’autres termes: quels facteurs permettent la construction de liens, d’engagement commun, de coopération, de sens partagé, au sein de la famille et dans la communauté?
Un de ces facteurs est certainement la confiance entendue comme dimension relationnelle. Bien que soit fréquente la conviction que la confiance est centrale dans tous les contextes de vie micro et macrosociales, on a peu réfléchi sur quels processus dialogiques développent la confiance dans les interactions au sein des microcontextes de vie (familles, groupes, communautés) et, par conséquent, quels effets produisent les relations de confiance.
La question de recherche articulée qui s’est progressivement dessinée est la suivante: quels sont les complexes d’action qui produisent la confiance? Que font les personnes pour que se développe la confiance? A son tour, la confiance que développe-t’elle chez les personnes, dans les relations, dans les contextes?
Dans la première partie du travail je reporte les résultats d’une recherche sur le thème de la confiance dans le contexte des sciences humaines et sociales. La définition de confiance d’Antonio Mutti (“une attente d’expériences avec valeur positive pour l’acteur, mûrie dans la condition d’incertitude mais en présence d’une charge cognitive et/ou émotive telle de permettre de dépasser le seuil du simple espoir”) aide à individualiser certaines dimensions qui caractérisent la confiance: la confiance est une dimension de processus, qui se développe dans l’action et dans le temps, elle a toujours à faire à l’incertitude et au risque, elle est moralité en action et, en tant que don, elle promeut le lien social.
La réflexion met au centre la confiance interpersonnelle, et en particulier la confiance qui se construit dans les relations familiales et communautaires. Questionner la confiance comme émergence (outcome) de la relation, signifie inévitablement se confronter aussi aux thèmes de la défiance et de la trahison de la confiance.
L’approfondissement de la confiance comme processus relationnel nous a permis de définir en premier lieu les facteurs de processus qui contribuent à l’augmentation de la confiance (l’écoute, la reconnaissance réciproque, la confrontation et l’enrichissement réciproque, le don); successivement les facteurs de processus que la confiance contribue à développer (l’aide réciproque, la responsabilité, la coopération, les liens, les identités).
La première partie, après une ouverture sur la dimension étique de la confiance dans les relations familiales, se conclut par un approfondissement sur la relation entre identité, narration et confiance qui a comme objectif de donner forme à une syntaxe narrative de la confiance.
Dans la seconde partie (La recherche empirique) j’ai choisi de questionner le processus de construction des relations de confiance à travers quelques entrevues narratives faites à des couples qui attendent leur premier enfant et à des couples qui ont vécu une crise conjugale. La perspective narrative aide, de ce point de vue, à observer comment le couple donne sens à la propre histoire de vie et la co-construit d’une manière réfléchie et à travers le filtre de la confiance. L’objectif de recherche qui a progressivement pris forme au cours de cette exploration est donc celui de comprendre (sans la présomption d’expliquer) comment dans les relations conjugales, familiales et interpersonnelles, les personnes donnent un sens à la naissance, au développement, à la rupture et à la reconstruction de la confiance.
J’ai donc défini deux corpus: (i) le premier est composé de cinq couples qui attendent leur premier enfant; avec chacun d’eux ont été réalisés trois moments d’interview; (ii) le second corpus est composé de trois couples qui ont vécu une forte crise conjugale et qui ont ensuite entrepris un parcours de reconstruction de la confiance et de la relation; avec chaque couple une seule longue interview a été réalisée.
J’ai choisi d’analyser les interviews à travers l’analyse thématique à la manière de Braun et Clarke (2006), c’est-à-dire une méthode pour “identifier, analyser et signaler des modèles (thèmes) à l’intérieur des données”.
Les résultats de ce travail sont donc le produit d’une analyse complessive des interviews narratives liée à la demande de recherche et à la littérature considérée dans la première partie du travail. J’ai présenté quelques agrégations raisonnées d’extraits d’interviews suivant les principaux thèmes qui ont émergé dans l’analyse thématique. En premier lieu (i) Les contextes de la confiance,. Dans les interviews émergent de véritables (ii) portraits de la confiance associés à personnes et/ou expériences. J’essaie ensuite de synthétiser les nombreuses (iii) typologies de confiance exprimées par les personnes interviewées. Dans les interviews j’ai donc trouvé de nombreux extraits qui expriment (iv) termes et dimensions éthiques associés à la confiance. A partir des récits des couples émergent en outre de véritables argumentations, une sorte de (v) théories quotidiennes de la confiance. Enfin je cherche à focaliser l’attention sur les nombreuses expressions qui narrent (vi) la confiance dans ses processus de construction, trahison et reconstruction. J’ai ensuite concentré l’attention, en cohérence avec la première partie du travail, sur les (vii) facteurs de processus liés à la confiance. Je conclu avec une brève analyse (viii) sur les relations dans l’interview narrative.
The individual's path to a good life is intimately linked to family, work and community relationships. "My personal identity depends in an essential way on my dialogical relationships with others" (Taylor, 1999).
It is therefore important to understand through which dialogical processes good identities/lifes can be built at the individual, family and community levels. In other words: what factors enable the construction of bonds, common commitment, cooperation, shared meaning, within the family and in the community?
One of these factors is certainly trust understood as a relational dimension. Although it is often assumed that trust is central in all micro and macro contexts of life, little thought has been given to what dialogical processes develop trust in interactions within micro contexts of life (families, groups, communities) and, consequently, what effects trusting relationships produce.
The articulated research question that has gradually emerged is: which action complexes produce trust? What do people do to develop trust? In turn, what trust does it develop in people, in relationships, in contexts?
In the first part of the work I report the results of a research on the theme of trust in the context of the humanities and social sciences. Antonio Mutti's definition of trust ("an expectation of experiences with positive value for the actor, matured in the condition of uncertainty but in the presence of a cognitive and/or emotional charge such as to allow one to go beyond the threshold of mere hope") helps to individualise certain dimensions that characterise trust: trust is a dimension of process, which develops in action and over time, it always has to do with uncertainty and risk, it is morality in action and, as a gift, it promotes the social bond.
Reflection puts interpersonal trust at the centre, and in particular the trust that is built up in family and community relationships. Questioning trust as an emergence (outcome) of the relationship inevitably means also confronting the themes of mistrust and betrayal of trust.
The deepening of trust as a relational process has allowed us to define first of all the process factors which contribute to the increase of trust (listening, mutual recognition, confrontation and mutual enrichment, giving); then the process factors which trust contributes to develop (mutual help, responsibility, cooperation, links, identities).
The first part, after an opening on the ethical dimension of trust in family relationships, concludes with a deepening of the relationship between identity, narrative and trust, which aims to give shape to a narrative syntax of trust.
In the second part (Empirical research) I chose to question the process of building trusting relationships through a few narrative interviews with couples expecting their first child and couples who have experienced a marital crisis. The narrative perspective helps, from this point of view, to observe how the couple gives meaning to their own life story and co-constructs it in a thoughtful way and through the filter of trust. The research objective which has gradually taken shape during this exploration is therefore that of understanding (without the presumption of explaining) how in conjugal, family and interpersonal relationships people give meaning to the birth, development, break-up and rebuilding of trust.
I have therefore defined two bodies of work: (i) the first is made up of five couples who are expecting their first child; three interviews were conducted with each of them; (ii) the second body of work is made up of three couples who have been through a major marital crisis and who have then embarked on a process of rebuilding trust and relationships; only one long interview was conducted with each couple.
I chose to analyse the interviews through thematic analysis in the manner of Braun and Clarke (2006), i.e. a method for "identifying, analysing and pointing out patterns (themes) within the data".
The results of this work are therefore the product of a complessive analysis of the narrative interviews related to the research request and the literature considered in the first part of the work. I have presented some reasoned aggregations of interview extracts according to the main themes that emerged in the thematic analysis. Firstly (i) The contexts of trust. In the interviews, real (ii) portraits of trust associated with people and/or experiences emerge. I then try to synthesise the numerous (iii) typologies of trust expressed by the interviewees. In the interviews I have therefore found many extracts that express (iv) terms and ethical dimensions associated with trust. From the accounts of the couples also emerge real arguments, a kind of (v) everyday theories of trust. Finally, I seek to focus attention on the many expressions that narrate (vi) trust in its processes of construction, betrayal and reconstruction. I then focused attention, in coherence with the first part of the work, on (vii) process factors related to trust. I conclude with a brief analysis (viii) on the relationships in the narrative interview.
Il est donc important de comprendre à travers quels processus dialogiques puissent se construire bonnes identités/vies au niveau individuel, familial et communautaire. En d’autres termes: quels facteurs permettent la construction de liens, d’engagement commun, de coopération, de sens partagé, au sein de la famille et dans la communauté?
Un de ces facteurs est certainement la confiance entendue comme dimension relationnelle. Bien que soit fréquente la conviction que la confiance est centrale dans tous les contextes de vie micro et macrosociales, on a peu réfléchi sur quels processus dialogiques développent la confiance dans les interactions au sein des microcontextes de vie (familles, groupes, communautés) et, par conséquent, quels effets produisent les relations de confiance.
La question de recherche articulée qui s’est progressivement dessinée est la suivante: quels sont les complexes d’action qui produisent la confiance? Que font les personnes pour que se développe la confiance? A son tour, la confiance que développe-t’elle chez les personnes, dans les relations, dans les contextes?
Dans la première partie du travail je reporte les résultats d’une recherche sur le thème de la confiance dans le contexte des sciences humaines et sociales. La définition de confiance d’Antonio Mutti (“une attente d’expériences avec valeur positive pour l’acteur, mûrie dans la condition d’incertitude mais en présence d’une charge cognitive et/ou émotive telle de permettre de dépasser le seuil du simple espoir”) aide à individualiser certaines dimensions qui caractérisent la confiance: la confiance est une dimension de processus, qui se développe dans l’action et dans le temps, elle a toujours à faire à l’incertitude et au risque, elle est moralité en action et, en tant que don, elle promeut le lien social.
La réflexion met au centre la confiance interpersonnelle, et en particulier la confiance qui se construit dans les relations familiales et communautaires. Questionner la confiance comme émergence (outcome) de la relation, signifie inévitablement se confronter aussi aux thèmes de la défiance et de la trahison de la confiance.
L’approfondissement de la confiance comme processus relationnel nous a permis de définir en premier lieu les facteurs de processus qui contribuent à l’augmentation de la confiance (l’écoute, la reconnaissance réciproque, la confrontation et l’enrichissement réciproque, le don); successivement les facteurs de processus que la confiance contribue à développer (l’aide réciproque, la responsabilité, la coopération, les liens, les identités).
La première partie, après une ouverture sur la dimension étique de la confiance dans les relations familiales, se conclut par un approfondissement sur la relation entre identité, narration et confiance qui a comme objectif de donner forme à une syntaxe narrative de la confiance.
Dans la seconde partie (La recherche empirique) j’ai choisi de questionner le processus de construction des relations de confiance à travers quelques entrevues narratives faites à des couples qui attendent leur premier enfant et à des couples qui ont vécu une crise conjugale. La perspective narrative aide, de ce point de vue, à observer comment le couple donne sens à la propre histoire de vie et la co-construit d’une manière réfléchie et à travers le filtre de la confiance. L’objectif de recherche qui a progressivement pris forme au cours de cette exploration est donc celui de comprendre (sans la présomption d’expliquer) comment dans les relations conjugales, familiales et interpersonnelles, les personnes donnent un sens à la naissance, au développement, à la rupture et à la reconstruction de la confiance.
J’ai donc défini deux corpus: (i) le premier est composé de cinq couples qui attendent leur premier enfant; avec chacun d’eux ont été réalisés trois moments d’interview; (ii) le second corpus est composé de trois couples qui ont vécu une forte crise conjugale et qui ont ensuite entrepris un parcours de reconstruction de la confiance et de la relation; avec chaque couple une seule longue interview a été réalisée.
J’ai choisi d’analyser les interviews à travers l’analyse thématique à la manière de Braun et Clarke (2006), c’est-à-dire une méthode pour “identifier, analyser et signaler des modèles (thèmes) à l’intérieur des données”.
Les résultats de ce travail sont donc le produit d’une analyse complessive des interviews narratives liée à la demande de recherche et à la littérature considérée dans la première partie du travail. J’ai présenté quelques agrégations raisonnées d’extraits d’interviews suivant les principaux thèmes qui ont émergé dans l’analyse thématique. En premier lieu (i) Les contextes de la confiance,. Dans les interviews émergent de véritables (ii) portraits de la confiance associés à personnes et/ou expériences. J’essaie ensuite de synthétiser les nombreuses (iii) typologies de confiance exprimées par les personnes interviewées. Dans les interviews j’ai donc trouvé de nombreux extraits qui expriment (iv) termes et dimensions éthiques associés à la confiance. A partir des récits des couples émergent en outre de véritables argumentations, une sorte de (v) théories quotidiennes de la confiance. Enfin je cherche à focaliser l’attention sur les nombreuses expressions qui narrent (vi) la confiance dans ses processus de construction, trahison et reconstruction. J’ai ensuite concentré l’attention, en cohérence avec la première partie du travail, sur les (vii) facteurs de processus liés à la confiance. Je conclu avec une brève analyse (viii) sur les relations dans l’interview narrative.
The individual's path to a good life is intimately linked to family, work and community relationships. "My personal identity depends in an essential way on my dialogical relationships with others" (Taylor, 1999).
It is therefore important to understand through which dialogical processes good identities/lifes can be built at the individual, family and community levels. In other words: what factors enable the construction of bonds, common commitment, cooperation, shared meaning, within the family and in the community?
One of these factors is certainly trust understood as a relational dimension. Although it is often assumed that trust is central in all micro and macro contexts of life, little thought has been given to what dialogical processes develop trust in interactions within micro contexts of life (families, groups, communities) and, consequently, what effects trusting relationships produce.
The articulated research question that has gradually emerged is: which action complexes produce trust? What do people do to develop trust? In turn, what trust does it develop in people, in relationships, in contexts?
In the first part of the work I report the results of a research on the theme of trust in the context of the humanities and social sciences. Antonio Mutti's definition of trust ("an expectation of experiences with positive value for the actor, matured in the condition of uncertainty but in the presence of a cognitive and/or emotional charge such as to allow one to go beyond the threshold of mere hope") helps to individualise certain dimensions that characterise trust: trust is a dimension of process, which develops in action and over time, it always has to do with uncertainty and risk, it is morality in action and, as a gift, it promotes the social bond.
Reflection puts interpersonal trust at the centre, and in particular the trust that is built up in family and community relationships. Questioning trust as an emergence (outcome) of the relationship inevitably means also confronting the themes of mistrust and betrayal of trust.
The deepening of trust as a relational process has allowed us to define first of all the process factors which contribute to the increase of trust (listening, mutual recognition, confrontation and mutual enrichment, giving); then the process factors which trust contributes to develop (mutual help, responsibility, cooperation, links, identities).
The first part, after an opening on the ethical dimension of trust in family relationships, concludes with a deepening of the relationship between identity, narrative and trust, which aims to give shape to a narrative syntax of trust.
In the second part (Empirical research) I chose to question the process of building trusting relationships through a few narrative interviews with couples expecting their first child and couples who have experienced a marital crisis. The narrative perspective helps, from this point of view, to observe how the couple gives meaning to their own life story and co-constructs it in a thoughtful way and through the filter of trust. The research objective which has gradually taken shape during this exploration is therefore that of understanding (without the presumption of explaining) how in conjugal, family and interpersonal relationships people give meaning to the birth, development, break-up and rebuilding of trust.
I have therefore defined two bodies of work: (i) the first is made up of five couples who are expecting their first child; three interviews were conducted with each of them; (ii) the second body of work is made up of three couples who have been through a major marital crisis and who have then embarked on a process of rebuilding trust and relationships; only one long interview was conducted with each couple.
I chose to analyse the interviews through thematic analysis in the manner of Braun and Clarke (2006), i.e. a method for "identifying, analysing and pointing out patterns (themes) within the data".
The results of this work are therefore the product of a complessive analysis of the narrative interviews related to the research request and the literature considered in the first part of the work. I have presented some reasoned aggregations of interview extracts according to the main themes that emerged in the thematic analysis. Firstly (i) The contexts of trust. In the interviews, real (ii) portraits of trust associated with people and/or experiences emerge. I then try to synthesise the numerous (iii) typologies of trust expressed by the interviewees. In the interviews I have therefore found many extracts that express (iv) terms and ethical dimensions associated with trust. From the accounts of the couples also emerge real arguments, a kind of (v) everyday theories of trust. Finally, I seek to focus attention on the many expressions that narrate (vi) trust in its processes of construction, betrayal and reconstruction. I then focused attention, in coherence with the first part of the work, on (vii) process factors related to trust. I conclude with a brief analysis (viii) on the relationships in the narrative interview.
Notes
Doctorat, Université de Neuchâtel, Faculté des lettres et sciences humaines, Institut de psychologie et éducation
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Type de publication
doctoral thesis
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