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La structure interne des périodes
Titre du projet
La structure interne des périodes
Description
La linguistique actuelle se trouve confrontée à deux défis. Le premier est de décrire scientifiquement, en recourant aux outillages techniques adaptés, les propriétés de la langue parlée, notamment sous ses aspects intonatif, syntaxique et cognitif. Le second consiste à mieux comprendre les phénomènes de changement linguistique, en explicitant les facteurs qui sont de nature à les déclencher.
Le projet « La structure interne des périodes » vise deux objectifs corrélés. D’une part, il s’agira de collecter et d’étudier, avec le concours de collègues spécialistes de la prosodie et du traitement automatique, un corpus oral d’indications d’itinéraire, aux fins de modéliser la structure interne des périodes qu’elles contiennent (le terme de « période » désigne ici une suite d’énonciations, dont le regroupement est signalé, en finale, par une intonation conclusive). D’autre part, il s ’agira d’examiner en français, sur la base de corpus écrits et oraux aussi larges que possible, de quelle manière ont évolué certains couples d’ énonciations initialement autonomes, mais candidates à fusionner par soudure ou coalescence. (Un tel processus, aussi qualifié de « grammaticalisation », a conduit la suite « puet estre » de l’ancien français, au sens de « il se peut, c’est possible », à changer de statut syntaxique et catégoriel, engendrant notre adverbe « peut-être » - souvent réduit aujourd’hui en « p’têt ».)
Dans le cadre de cette recherche, nous prévoyons de mettre explicitement en relation différents niveaux de l’organisation langagière (syntaxe, prosodie, représentation cognitive), dans l’espoir de décloisonner des secteurs de la linguistique qui trop souvent s’ignorent. Les retombées attendues de notre travail sont les suivantes. (i) En premier lieu, une meilleure compréhension de certains aspects fondamentaux du fonctionnement langagier (relations prosodie-syntaxe, analyse de l’oral en unités énonciatives, typologie des relations entre énonciations contiguës, lien entre organisation du message et représentation de la trajectoire, facteurs favorisant certains raccourcis interprétatifs, …). (ii) En second lieu, une modélisation précise des conditions propices aux changements linguistiques qui se caractérisent, historiquement, par une « greffe » d’ une énonciation sur une autre.
Le présent projet est conduit en partenariat avec le projet « Macro-syntaxe des insertions parenthétiques » dirigé par le prof. A. Berrendonner (Université de Fribourg). Il bénéficie de la collaboration d’ A. Lacheret (Université de Nanterre et Laboratoire CRISCO) et de B. Victorri (ENS et CNRS, Laboratoire Lattice).
Le projet « La structure interne des périodes » vise deux objectifs corrélés. D’une part, il s’agira de collecter et d’étudier, avec le concours de collègues spécialistes de la prosodie et du traitement automatique, un corpus oral d’indications d’itinéraire, aux fins de modéliser la structure interne des périodes qu’elles contiennent (le terme de « période » désigne ici une suite d’énonciations, dont le regroupement est signalé, en finale, par une intonation conclusive). D’autre part, il s ’agira d’examiner en français, sur la base de corpus écrits et oraux aussi larges que possible, de quelle manière ont évolué certains couples d’ énonciations initialement autonomes, mais candidates à fusionner par soudure ou coalescence. (Un tel processus, aussi qualifié de « grammaticalisation », a conduit la suite « puet estre » de l’ancien français, au sens de « il se peut, c’est possible », à changer de statut syntaxique et catégoriel, engendrant notre adverbe « peut-être » - souvent réduit aujourd’hui en « p’têt ».)
Dans le cadre de cette recherche, nous prévoyons de mettre explicitement en relation différents niveaux de l’organisation langagière (syntaxe, prosodie, représentation cognitive), dans l’espoir de décloisonner des secteurs de la linguistique qui trop souvent s’ignorent. Les retombées attendues de notre travail sont les suivantes. (i) En premier lieu, une meilleure compréhension de certains aspects fondamentaux du fonctionnement langagier (relations prosodie-syntaxe, analyse de l’oral en unités énonciatives, typologie des relations entre énonciations contiguës, lien entre organisation du message et représentation de la trajectoire, facteurs favorisant certains raccourcis interprétatifs, …). (ii) En second lieu, une modélisation précise des conditions propices aux changements linguistiques qui se caractérisent, historiquement, par une « greffe » d’ une énonciation sur une autre.
Le présent projet est conduit en partenariat avec le projet « Macro-syntaxe des insertions parenthétiques » dirigé par le prof. A. Berrendonner (Université de Fribourg). Il bénéficie de la collaboration d’ A. Lacheret (Université de Nanterre et Laboratoire CRISCO) et de B. Victorri (ENS et CNRS, Laboratoire Lattice).
Chercheur principal
Statut
Completed
Date de début
1 Octobre 2006
Date de fin
31 Décembre 2009
Chercheurs
Identifiant interne
32707
identifiant
Mots-clés