Voici les éléments 1 - 3 sur 3
  • Publication
    Accès libre
    Voix d'enfants « interdits ». Une histoire d'enfants de travailleurs-euse-s « temporaires » face aux restrictions du regroupemen familial en Suisse (1948-1992)
    (Neuchâtel : Université de Neuchâtel, 2025-01-23) ;
    Durant toute la seconde moitié du XXe siècle, la Suisse restreint le droit au regroupement familial aux travailleur·euse·s saisonnier·ère·s et annuel·le·s qu’elle juge « indésirables ». Par conséquent, leurs enfants sont – en principe – considérés comme illégaux sur le territoire suisse : ils ne peuvent pas aller à l’école et encourent le risque de l’expulsion s’ils se font repérer par la police des étrangers. Or, malgré les contraintes, les incertitudes et surtout, malgré la peur, de nombreuses familles décident de se réunir en Suisse pour éviter la séparation. Jusqu’à aujourd’hui, les expériences vécues par ces enfants sont restées largement méconnues, tant le silence que requérait leur situation a perduré. Mais il existe des moyens pour rompre, voire interroger ce silence. À partir d’entretiens d’histoire orale avec des ex-enfants « interdits », cette thèse retrace les parcours de dizaines de familles d’origines portugaise, italienne, espagnole ou encore yougoslave entre 1948 et 1992. Elle reconstitue alors les dynamiques historiques qui ont obligé ces migrant·e·s à élaborer des stratégies de plus en plus complexes pour réaliser leurs projets familiaux, en se servant, parfois, des zones grises du système helvétique.
  • Publication
    Restriction temporaire
    Les femmes et la Novemberrevolution. L'Allemagne en 1918/1919.
    (Neuchâtel : Université de Neuchâtel, 2025) ;
    Au croisement de l’histoire des femmes, du genre et de la révolution, cette recherche propose une nouvelle définition de la révolution de 1918/19, enrichie des nouveaux espaces, rôles et buts des militantes révolutionnaires. La révolution n’est pas seulement le fait de manifestations et de combats menant à un renversement de gouvernement. C’est d’innombrables discussions menées dans des salons et des associations pacifistes et socialistes, mais aussi tout un travail logistique qui constitue et sous-tend la révolution, que ce soient le stockage et la distribution d’armes que les femmes organisent depuis leur logement, la tenue d’infirmeries où elles soignent les soldats ou la mise en place de cantines où elles nourrissent ces derniers. Du côté des militantes féministes, c’est un travail de lobbying autour des différents partis politiques pour que de plus en plus de femmes puissent obtenir une éducation et utiliser leurs droits politiques. Bien au-delà d’un simple changement de régime, la révolution, comme le révèlent ces nouveaux éléments, impacte l’ensemble de la société allemande. Elle touche une multiplicité d’espaces, des grandes avenues des centres-villes urbains aux foyers familiaux et conduit les femmes à redéfinir leur place au sein de la société en tant que révolutionnaires et en tant que citoyennes.