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    Western African Student Migration: A Response to the Globalisation of Knowledge
    Tandis que l’Europe mobilise des moyens considérables pour stopper l’immigration irrégulière, une compétition entre Etats se met en place pour attirer les meilleurs cerveaux et faire face au vieillissement démographique. Comment les étudiants africains se positionnent-ils face à ces politiques contradictoires ? Cet article porte sur les projets migratoires internationaux formulés par les étudiants universitaires de trois pays d’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Côte d’Ivoire et Niger). Basée notamment sur un questionnaire auprès de 4000 étudiants, l’étude isole une série de facteurs qui contribuent à susciter des intentions de départ : les réseaux familiaux à l’étranger, le degré d’avancement des études, le manque de confiance dans le futur du pays, l’attitude favorable de la famille, etc. Contrairement à une image répandue dans les médias et les débats politiques des pays industrialisés, les intentions migratoires n’ont rien d’une fuite en avant mais apparaissent réfléchies et proactives. Les étudiants sont relativement bien informés et leurs intentions, visant pour la plupart une migration temporaire, reposent sur une pesée d’intérêts concernant leur formation et leur expérience professionnelle. L’article plaide en conséquence pour une meilleure articulation des politiques de mobilité et de développement, susceptible de valoriser le potentiel migratoire et la soif de connaissance identifiés dans les trois pays étudiés., While European countries have devoted considerable resources to efforts to block the flow of irregular migration, they have at the same time been vying with one another to attract the best minds and solve the problem of demographic ageing. How do African students navigate through such contradictory policies? This chapter discusses the plans for international migration as expressed by university students from three West African countries (Senegal, Côte d’Ivoire, and Niger). Based in particular on a questionnaire distributed to around 4,000 students, the study identifies a series of factors contributing to students’ intention to migrate: family networks abroad, level of educational attainment, lack of confidence in their country’s future, supportive attitude of family members, etc. Contrary to the widespread assumptions expressed in the media and in policy debates in industrialised countries, ‘migration intentions’ appear to be carefully pondered and proactive in nature, rather than impulsive headlong rushes. Students are relatively well informed, and their intentions to undertake what is mostly temporary migration are based on a weighing of their interests in terms of education and professional experience. This article therefore calls for improved coordination of mobility and development policies to unlock the potential of migration while satisfying the thirst for knowledge identified in the three countries concerned., Mientras Europa invierte grandes recursos para parar el flujo de la inmigración ilegal, los Estados compiten entre sí para atraer a los mejores talentos y resolver así el problema del envejecimiento de la población. ¿Cómo afrontan los estudiantes africanos estas políticas contradictorias? Este capítulo aborda los planes de emigración internacional de estudiantes universitarios de tres países de África Occidental (Senegal, Costa de Marfil y Níger). El estudio, basado en un cuestionario distribuido a unos 4 000 estudiantes, identifica una serie de factores que llevan a los estudiantes a querer emigrar: las redes familiares en el extranjero, el nivel educativo alcanzado, la falta de confianza en el futuro de sus países, el apoyo de los familiares, etc. Contrariamente a los supuestos generalmente aceptados en los medios de comunicación y en los debates políticos de los países industrializados, más que decisiones impulsivas, las intenciones migratorias son de naturaleza proactiva y fruto de una meditada reflexión. Los estudiantes están relativamente bien informados y sus intenciones migratorias, en la mayoría de los casos, temporales, están basadas en la ponderación de sus intereses en términos de educación y experiencia profesional. Este artículo aboga por tanto por una mejor coordinación de las políticas de movilidad y desarrollo para liberar el potencial de la emigración y satisfacer al mismo tiempo la sed de conocimientos detectada en los tres países estudiados.
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    Nomen est omen: Quand s'appeler Pierre, Afrim ou Mehmet fait la différence
    Très forte discrimination à l’embauche pour les «secondos»

    Il ne fait pas bon être Turc ou Yougoslave albanophone en Suisse à la recherche d’un emploi, même si on a un permis C. Mis en concurrence avec un jeune Helvète sorti de la même école au bénéfice d’un CFC identique, les candidats immigrés ont moins de chances de décrocher un emploi. 24% pour les Yougoslaves albanophones en Suisse romande sont ainsi discriminés, 30% des Turcs en Suisse alémanique et même 59% des Yougoslaves albanophones dans cette partie du pays. Ces taux sont nettement plus élevés que ceux observés dans d’autres pays européens, notamment l’Allemagne. A compétences égales, ayant effectué toute leur scolarité en Suisse, les jeunes d’origine immigrée provenant des pays hors Union européenne sont clairement mis de côté.

    C’est ce que démontre cette étude scientifique, financée par le Fonds national de la recherche dans le cadre du PNR 43, réalisée par Rosita Fibbi et Bülent Kaya du Forum suisse pour l’étude des migrations et de la population (SFM) et Etienne Piguet, professeur à l’Université de Neuchâtel. L’enquête, réalisée en 2002 et 2003, est basée sur la méthode semiexpérimentale mise au point par l’Organisation Internationale du Travail et déjà utilisée dans nombre de pays européens. Les chercheurs ont répondu avec des postulations fictives à des offres d’emploi réelles parues dans la presse. Ils ont ensuite comparé, pour chaque cas, la réponse obtenue par le candidat suisse avec celle obtenue par le jeune homme d’origine immigrée., Starke Diskriminierung jugendlicher «Secondos» bei der Stellensuche

    Es ist nicht von Vorteil, auf Stellensuche in der Schweiz Türke oder albanischsprechender Jugoslawe (aus dem Kosovo) zu sein – selbst wenn man Inhaber einer C-Bewilligung ist. In Konkurrenz mit einem jungen Schweizer, der dieselbe Schulbank gedrückt und dieselbe Lehre erfolgreich absolviert hat, haben eingewanderte Kandidaten weniger Chancen, eine Arbeitsstelle zu finden. 24% der albanischsprechenden Jugoslawen werden in der Westschweiz auf ihrer Stellensuche diskriminiert; in der Deutschschweiz sind es gar 59% sowie 30% unter den jungen Türken. Diese Prozentsätze sind bedeutend höher als die aus anderen europäischen Ländern wie zum Beispiel Deutschland. Jugendliche mit Migrationshintergrund, die nicht aus der Europäischen Union stammen, werden trotz gleicher Fähigkeiten und identischem Curriculum klar benachteiligt.

    Dies belegt diese wissenschaftliche Untersuchung, finanziert vom Schweizerischen Nationalfonds (SNF) im Rahmen des NFP 43. Sie wurde durchgeführt von Rosita Fibbi und Bülent Kaya vom Schweizerischen Forum für Migrations- und Bevölkerungsstudien (SFM) sowie von Etienne Piguet, Professor an der Universität Neuenburg. Die Studie, die zwischen 2002 und 2003 realisiert wurde, beruht auf der semiexperimentellen Methode, die von der Internationalen Arbeitsorganisation (ILO) bereits in einer Reihe europäischer Länder angewandt worden ist. Die Forscher und Forscherinnen haben mit fiktiven Bewerbungen auf reelle Stellenangebote in der Presse geantwortet. Sie haben sodann die Antworten auf eine Schweizer Kandidatur mit jenen verglichen, die auf Bewerbungen jugendlicher Secondos erfolgt waren.
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    Les étudiants d’Afrique de l’Ouest face à la globalisation du savoir
    Tandis que l’Europe mobilise des moyens considérables pour stoper l’immigration irrégulière, une compétition entre Etats se met en place pour attirer les meilleurs cerveaux et faire face au vieillissement démographique. Comment les étudiants africains se positionnent-ils face à ces politiques contradictoires ? Cet article porte sur les projets migratoires internationaux formulés par les étudiants universitaires de trois pays d’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Côte d’Ivoire et Niger). Basée notamment sur un questionnaire auprès de 4000 étudiants, l’étude isole une série de facteurs qui contribuent à susciter des intentions de départ : les réseaux familiaux à l’étranger, le degré d’avancement des études, le manque de confiance dans le futur du pays, l’attitude favorable de la famille, etc. Contrairement à une image répandue dans les médias et les débats politiques des pays industrialisés, les intentions migratoires n’ont rien d’une fuite en avant mais apparaissent réfléchies et proactives. Les étudiants sont relativement bien informés et leurs intentions migratoires, pour la plupart temporaires, reposent sur une pesée d’intérêts concernant leur formation et leur expérience professionnelle. L’article plaide en conséquence pour une meilleure articulation des politiques de mobilité et de développement, susceptible de valoriser le potentiel migratoire et la soif de connaissance identifiés dans les trois pays étudiés., While European countries have devoted considerable resources in an effort to block the flow of irregular migration, they have at the same time been vying with one another to attract the best minds and solve the problem of demographic ageing. How do African students navigate through such contradictory policies? This article discusses the international migration plans expressed by university students from three West African countries (Senegal, Côte d’Ivoire and Niger). Based in particular on a questionnaire distributed to around 4,000 students, the study identifies a series of contributing factors in the intention to migrate: family networks abroad, level of educational attainment, a lack of confidence in their country's future, supportive attitude on the part of family members, etc. Contrary to the widespread assumptions expressed in the media and in policy debates in industrialised countries, migration intentions appear to be carefully pondered and proactive in nature, rather than impulsive headlong rushes. Students are relatively well informed, and their mostly temporary migration intentions are based on a weighing of their interests in terms of education and professional experience. This article therefore calls for improved coordination of mobility and development policies to unlock the potential of migration while satisfying the thirst for knowledge identified in the three countries concerned.
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