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    Accès libre
    Temporal changes in pathogen diversity in a perennial plant–pathogen–hyperparasite system
    (2022) ; ;
    Simone Prospero
    AbstractHyperparasites can affect the evolution of pathosystems by influencing the stability of both pathogen and host populations. However, how pathogens of perennial hosts evolve in the presence of a hyperparasite has rarely been studied. Here, we investigated temporal changes in genetic diversity of the invasive chestnut blight pathogen Cryphonectria parasitica in the presence of its parasitic mycovirus Cryphonectria hypovirus 1 (CHV1). The virus reduces fungal virulence and represents an effective natural biocontrol agent against chestnut blight in Europe. We analysed genome‐wide diversity and CHV1 prevalence in C. parasitica populations in southern Switzerland that were sampled twice at an interval of about 30 years. Overall, we found that both pathogen population structure and CHV1 prevalence were retained over time. The results suggest that recent bottlenecks have influenced the structure of C. parasitica populations in southern Switzerland. Strong balancing selection signals were found at a single vegetative incompatibility (vic) locus, consistent with negative frequency‐dependent selection imposed by the vegetative incompatibility system. High levels of mating among related individuals (i.e., inbreeding) and genetic drift are probably at the origin of imbalanced allele ratios at vic loci and subsequently low vc type diversity. Virus infection rates were stable at ~30% over the study period and we found no significant impact of the virus on fungal population diversity. Consequently, the efficacy of CHV1‐mediated biocontrol was probably retained.
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    Accès libre
    Emergence and populations genomics of the highly invasive chestnut blight pathogen
    (Neuchâtel, 2021)
    Les agents pathogènes envahissants constituent une menace pour les forêts et les agroécosystèmes, ainsi que pour la santé animale et humaine. L'identification des déterminants génomiques de l'évolution des agents pathogènes, ainsi que l’analyse de la structure génétique des populations d'agents pathogènes envahissants fournissent des informations fondamentales sur les raisons pour lesquelles des espèces peuvent devenir des agents pathogènes envahissants. Dans ce projet de doctorat, j'ai étudié l'émergence et la génomique des populations de la maladie du chancre de l’écorce du châtaignier qui est provoqué par le champignon envahissant Cryphonectria parasitica, en utilisant des approches de génomique comparative et de génomique des populations. C. parasitica est récemment apparu comme un pathogène envahissant de l'écorce sur des espèces de Castanea non asiatiques en Amérique du Nord et en Europe. Dans le premier chapitre, j'ai étudié les déterminants génomiques des transitions du mode de vie dans le genre Cryphonectria, en comparant le génome de C. parasitica et de ses espèces sœurs. L'étude a révélé une diminution frappante du nombre de gènes associés au métabolisme des glucides chez le pathogène envahissant C. parasitica, qui pourrait avoir favorisé sa pathogénicité sur les espèces de Castanea. Le deuxième chapitre explore l'émergence et la diversification d'une lignée de chancre du châtaignier très envahissante dans le sud-est de l'Europe. En analysant la diversité du génome d'un large ensemble d'isolats de C. parasitica d'origine principalement européenne, l'étude a montré qu'une lignée clonale envahissante du pathogène peut émerger à partir d'une population recombinante en Europe dite de “tête de pont”. Il est intéressant de noter que l'émergence de cette lignée clonale s'est accompagnée d'une transition évolutive d’une reproduction de type sexuée vers une reproduction asexuée au sein de ces populations. Enfin, dans le troisième chapitre, j'ai étudié les changements temporels de la diversité génétique de populations de C. parasitica établies dans le sud de la Suisse, ainsi que les liens potentiels entre la présence du mycovirus hyperparasitaire délétère Cryphonectria hypovirus 1 (CHV1) et la diversité du génome fongique. Les résultats indiquent une augmentation du niveau de recombinaison entre individus fongiques apparentés, entraînant une grande similitude génétique des génotypes et facilitant la transmission du mycovirus CHV1. Il n'y a pas eu de changements substantiels dans la structure de cette population fongique du sud de la Suisse, et aucun impact lié à la présence du CHV1 n’a été détecté sur la diversité du génome fongique durant une période d’environ 30 ans. Bien que nos résultats montrent une incidence stable du mycovirus CHV1 au sein des populations fongiques sur trois décennies, les dynamiques d'interaction à court terme sont probablement très volatiles. Les conclusions générales de cette thèse de doctorat soulignent la pertinence des déterminants génomiques qui facilitent l'émergence et les invasions d'agents pathogènes. C. parasitica est un modèle utile pour étudier les questions fondamentales de l'évolution des pathogènes et des processus invasifs, ainsi que les interactions antagonistes pathogènes-hyperparasites.
    Abstract
    Invasive pathogens are a threat to forest and agroecosystems, as well as animal and human health. Identifying genomic determinants of pathogen evolution, as well as investigations into the genetic structure of invasive pathogen populations provide fundamental insights to why species can emerge as invasive pathogens. In this PhD project I investigated the emergence and population genomics of the invasive chestnut blight fungus Cryphonectria parasitica, using comparative and population genomic approaches. C. parasitica recently emerged as an invasive bark pathogen on non-Asian Castanea species in North America and Europe. In the first chapter, I investigated genomic determinants of lifestyle transitions in the genus Cryphonectria, by genome comparisons of C. parasitica and its sister species. The study uncovered a striking loss of genes associated with carbohydrate metabolism in the invasive pathogen C. parasitica, which may have promoted its pathogenicity on Castanea species. The second chapter explores the emergence and diversification of a highly invasive chestnut blight lineage across south-eastern Europe. By analyzing the genome-wide diversity of a large set of C. parasitica isolates of predominantly European origin, the study showed that a highly successful clonal pathogen lineage can emerge from a recombinant bridgehead population within Europe. Interestingly, the emergence of this clonal lineage was accompanied by an evolutionary transition from mixed mating type populations to single mating type outbreak populations. Lastly, in the third chapter I investigated temporal changes in genetic diversity of established C. parasitica populations in southern Switzerland, as well as potential links between the presence of the deleterious hyperparasitic mycovirus Cryphonectria hypovirus 1 (CHV1) and fungal genome-wide diversity. The results indicate increased mating among related fungal individuals, resulting in high genetic similarity of genotypes and facilitated CHV1 transmission. There were no substantial changes in fungal population structure and after ˜30 years and no detectable impact of CHV1 presence on fungal genome-wide diversity. Although our results show stable CHV1 incidence in fungal populations over three decades, the short-term interaction dynamics are likely highly volatile. The overall findings of this PhD thesis highlight the relevance of genomic determinants facilitating pathogen emergence and invasions. C. parasitica is a useful model to study fundamental questions of pathogen evolution and invasive processes, as well as antagonistic pathogen-hyperparasite interactions.