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Etude du comportement des substances particulaires et solubles dans le système karstique de la source de la Noiraigue
Auteur(s)
Gillmann, Aurélien
Date de parution
2007
Résumé
La présence des microorganismes pathogènes dans les eaux souterraines constitue un problème majeur de santé publique. L’état actuel des connaissances nous enseigne que seule la matière organique et la turbidité sont mesurées pour anticiper l’arrivée de pathogènes. Il a été démontré qu’à partir d’un certain seuil de matière organique ou de turbidité, le chlore injecté dans l’eau n’a plus d’effet contre les pathogènes. C’est dans cette optique que les travaux modernes se sont tournés, à savoir la recherche d’un paramètre mesurable aux sources permettant d’anticiper l’arrivée de pathogènes. Le site de la source de la Noiraigue a été choisi en raison du grand nombre de littérature existant et de la bonne connaissance du fonctionnement général du système karstique. Il s’agissait principalement d’étudier tous les paramètres naturels susceptibles de pouvoir prévenir une contamination bactérienne. Ce travail suit l’optique des observations faites sur le site d’Yverdon-les-Bains. Afin de pouvoir réaliser l’objectif, il a fallu passer par l’étude du comportement des paramètres naturels à long terme puis à court terme lors d’évènements hydrologiques spécifiques. Il a été question d’analyser la dynamique des paramètres naturels tels que la matière organique, les bactéries fécales et les particules en suspension afin de comprendre leurs possibles interactions. L’injection de traceurs artificiels particulaires et solubles est également requise pour simuler la migration d’une contamination bactérienne ou chimique. De plus, il a apporté des données supplémentaires pour la compréhension globale du système. Les résultats enregistrés pendant une crue en octobre ont montré que l’arrivée de pathogènes n’est pas toujours liée à la turbidité. Une arrivée de toutes les tailles de particules (turbidité autochtone) n’est qu’indicateur d’une mise en pression du système par remobilisation des particules sédimentées dans le karst. Lorsque celles de plus grande taille ne sont plus présentes et qu’une hausse des fines particules est enregistrée, la source est alimentée par de l’eau arrivant du bassin d’alimentation ayant emporté des particules (turbidité allochtone) ainsi qu’une contamination bactérienne. Le suivi en continu des tailles des particules est un très bon moyen permettant de différencier les types de turbidité. Le couplage avec le suivi de la matière organique donne une quasi-certitude quant aux arrivées d’eau pouvant contenir des pathogènes.
Notes
Mémoire de master : Université de Neuchâtel, 2007
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Type de publication
master thesis
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