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Pragmatique procédurale cognitive du temps en italien
Titre du projet
Pragmatique procédurale cognitive du temps en italien
Description
Ce projet de recherche a pour objectif d’expliquer les temps verbaux de l’italien, passablement mais incomplètement documenté dans la littérature grammaticale, par l’approche cognitive dite "pragmatique cognitive", qui met au centre de l'explication les procédures suivies par l'esprit pour organiser les représentations sous la pression des indications grammaticales.
Pour cette approche, les effets de sens des morphèmes grammaticaux émergent dans la compréhension sous la pression combinée du contexte linguistique, du contexte extra-linguistique (l’environnement cognitif) et de principes cognitifs (pragmatiques) généraux orientant l’inférence vers sa meilleure cible, définie en termes de pertinence (Sperber & Wilson 1995). Les temps verbaux des langues indo-européennes présentent à la fois :
i) une variété d’emplois qui sont souvent laissés pour compte comme déviants vis-à-vis de canons d’emploi auxquels ils dérogent, car ils ciblent une autre temporalité que celle qui leur est attribuée par la sémantique; ils sont donc sont inattendus pour une théorie grammaticale qui doit les résoudre pragmatiquement alors qu’elle ne dispose pas de l’équipement théorique pour y parvenir ; et
ii) des restrictions d’emploi (parfois très imparfaitement documentées dans la littérature) qui empêchent de penser qu'ils seraient affranchis d’une valeur temporelle racine.
De ces deux contraintes résulte le considérant selon lequel il s’agit d’expressions "procédurales" (Blakemore 1987 et 2007, Nicolle 1998, Moeschler 1998, Blass 1990 Saussure 2003, 2006, 2010 et 2011), i.e. qui encodent non pas une signification unaire (par exemple une simple combinaison de coordonnées référentielles) mais un parcours inférentiel qui détermine les effets de sens obtenus en fonction de données extérieures (contextuelles) et de la satisfaction des critères cognitifs de pertinence. Les expressions procédurales se distinguent des expressions conceptuelles en ceci que ces dernières font l’objet d’une détermination du sens en contexte selon des principes généraux d'accommodation en contexte alors que les expressions procédurales, radicalement irréductibles à du matériel conceptuel, déterminent a priori les types d’enrichissement de sens (inférences) auxquels elles peuvent donner lieu et qui sont en nombre limité et non prévisibles par des critères généraux.
C’est à dérouler ces procédures en détail et de manière systématique sur les temps de l’italien, à la suite de ce qui a été fait sur le français (cf. Saussure 2003 et les travaux suivants de cette approche), qu’est consacré ce projet, hébergé au Centre de recherches cognitives de l’Université de Neuchâtel et dont la recherche linguistique sera largement assumée par une linguiste post-doc native de l’italien.
Outre la contribution de ce projet à la recherche fondamentale sur la langue italienne, ce projet vise à des retombées significatives dans le domaine de la didactique de l’italien L2 et de l’enseignement scolaire.
Pour cette approche, les effets de sens des morphèmes grammaticaux émergent dans la compréhension sous la pression combinée du contexte linguistique, du contexte extra-linguistique (l’environnement cognitif) et de principes cognitifs (pragmatiques) généraux orientant l’inférence vers sa meilleure cible, définie en termes de pertinence (Sperber & Wilson 1995). Les temps verbaux des langues indo-européennes présentent à la fois :
i) une variété d’emplois qui sont souvent laissés pour compte comme déviants vis-à-vis de canons d’emploi auxquels ils dérogent, car ils ciblent une autre temporalité que celle qui leur est attribuée par la sémantique; ils sont donc sont inattendus pour une théorie grammaticale qui doit les résoudre pragmatiquement alors qu’elle ne dispose pas de l’équipement théorique pour y parvenir ; et
ii) des restrictions d’emploi (parfois très imparfaitement documentées dans la littérature) qui empêchent de penser qu'ils seraient affranchis d’une valeur temporelle racine.
De ces deux contraintes résulte le considérant selon lequel il s’agit d’expressions "procédurales" (Blakemore 1987 et 2007, Nicolle 1998, Moeschler 1998, Blass 1990 Saussure 2003, 2006, 2010 et 2011), i.e. qui encodent non pas une signification unaire (par exemple une simple combinaison de coordonnées référentielles) mais un parcours inférentiel qui détermine les effets de sens obtenus en fonction de données extérieures (contextuelles) et de la satisfaction des critères cognitifs de pertinence. Les expressions procédurales se distinguent des expressions conceptuelles en ceci que ces dernières font l’objet d’une détermination du sens en contexte selon des principes généraux d'accommodation en contexte alors que les expressions procédurales, radicalement irréductibles à du matériel conceptuel, déterminent a priori les types d’enrichissement de sens (inférences) auxquels elles peuvent donner lieu et qui sont en nombre limité et non prévisibles par des critères généraux.
C’est à dérouler ces procédures en détail et de manière systématique sur les temps de l’italien, à la suite de ce qui a été fait sur le français (cf. Saussure 2003 et les travaux suivants de cette approche), qu’est consacré ce projet, hébergé au Centre de recherches cognitives de l’Université de Neuchâtel et dont la recherche linguistique sera largement assumée par une linguiste post-doc native de l’italien.
Outre la contribution de ce projet à la recherche fondamentale sur la langue italienne, ce projet vise à des retombées significatives dans le domaine de la didactique de l’italien L2 et de l’enseignement scolaire.
Chercheur principal
Statut
Completed
Date de début
1 Novembre 2011
Date de fin
28 Février 2015
Identifiant interne
15038
identifiant