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    Imagination and social movements
    Whether explicitly mentioned or not, imagination plays a key role in social movements. People’s dissatisfaction with what is, their imagining of how things once were better, or of how things may become, often supports social movements. Social movements can, in turn, bring about new imaginations for people. After defining the notion of imagination and social movements, drawing on recent research, we review the literature along three main axes: the role of temporality in the relation between social movements and imagination; the relation between collective identities, social movement and imagination; and the resources that support imagination and social movements. We conclude by highlighting further dimensions to analyse the dynamics of imagination, which may open new ways to analyse the trajectories of social movements.
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    Restriction temporaire
    Imagining the future. A sociocultural psychological study of im/mobilities in and around Suðuroy
    (Neuchâtel, 2022)
    L’imagination permet aux individus et aux sociétés de donner une forme au futur incertain et de guider leurs pratiques et discours dans le présent. Les modèles psychologiques socioculturels de l’imagination se concentrent sur des processus sémiotiques abstraits, mais les situent dans des initiatives matérielles et sociales tangibles. De plus, l’imagination se développe non seulement dans le temps, mais également à travers, entre et en relation avec les espaces, c’est-à-dire par le biais et en contact des im/mobilités. Dans cette dissertation, je poursuis les tentatives d’articulation d’une perspective d’im/mobilité avec l’étude de l’imagination en explorant comment cette dernière génère, transforme, et gouverne la première. Bien que les études sur la migration et l’im/mobilité aient identifié l’importance de l’avenir, elles l’ont principalement fait d’une manière statique et centrée sur la migration, ce qui incite à proposer un modèle dynamique. J’adopte une perspective psychologique socioculturelle qui suppose que le développement psychologique ne peut être dissocié du contexte social et culturel. Je présente une étude de cas axée sur l’île féroïenne de Suðuroy caractérisée par ce que je qualifie de emptying (vidage). Sur la base d’observations participantes, d’entretiens qualitatifs et d’une recherche documentaire approfondie, j’explore l’interaction entre l’imagination et l’im/mobilité à l’interface entre sociogenèse et ontogenèse. Tout d’abord, j’identifie plusieurs initiatives — conceptualisées comme des technologies de l’imagination — qui abordent la question du emptying. Ces initiatives engendrent la sédentarité et stimulent les mobilités, toutes deux devenues manifestes dans l’augmentation de la population et du tourisme depuis 2013 environ, mais avec des effets inégaux qui créent une synchronisation externe et une désynchronisation interne. Ensuite, je me concentre sur les villages de Vágur et Suðuroy dans lesquels le emptying est accentué par une transformation sociétale plus large. Je démontre comment les initiatives locales visent à synchroniser et à signaler un avenir prometteur. Puis, en utilisant la construction potentielle d’un tunnel sous-marin comme exemple, j’illustre comment les forces qui influencent l’imagination sont réfractées par les différentes expériences et positionnements individuels. Enfin, je suis les trajectoires d’im/mobilité des personnes, en argumentant que les enchevêtrements d’im/mobilité dépendent des imaginaires dynamiques du futur. Je conclus que les technologies de l’imagination ancrent cette étude dans des initiatives concrètes et montrent les différentes manières dont les relations entre les temporalités sont modifiées, et je propose que l’imagination soit une forme de gouvernementalité qui façonne les régimes d’im/mobilité. Abstract: The imagination enables individuals and societies to give form to the unknowable future and guide efforts in the present. Sociocultural psychological models of the imagination focus on abstract semiotic processes but situate them in tangible material and social initiatives. Moreover, just as imagination develops over time, so it does across, between, and in relation to spaces; that is, through and in contact with im/mobilities. I expand on attempts to introduce an im/mobility perspective to the study of the imagination by exploring how the latter is generative of, transformed in, and govern the former. While migration and im/mobility studies have identified the future’s importance, they have primarily done so in a migration-centric and static manner, which lends further impetus to proposing a dynamic model. I adopt a sociocultural psychological perspective that assumes psychological development cannot be dissociated from sociocultural context. I present a case study centred on the Faroese island of Suðuroy characterised by what I describe as emptying. Based on participant observations, qualitative interviews, and extensive desk research, I explore the interaction between imagination and im/mobility at the interface between sociogenesis and ontogenesis. First, I identify several initiatives—conceptualised as technologies of the imagination—that address the emptying. Such initiatives engender sedentariness and stimulate mobilities, both of which became manifest in population and tourism increases from approximately 2013, though with uneven effects that create external synchronisation but internal desynchronisation. Second, I focus on the villages of Vágur and Suðuroy, where the emptying is accentuated by the wider societal transformation. I demonstrate how localised initiatives aim to synchronise and signal a hopeful future. Third, using a sub-sea tunnel’s potential construction as an example, I illustrate how forces impinging on the imagination are refracted through people’s experiences and positions. Fourth, I follow people’s im/mobility trajectories, arguing that the entanglements of im/mobility depend on dynamic imaginings of the future. I conclude that technologies of the imagination ground the study in concrete initiatives and show the ways the relations between temporalities are altered, and I propose that imagination as a form of governmentality that shapes regimes of im/mobilities.