Komplexe Präpositionen im Deutschen Entstehungstendenzen und diachrone Entwicklung
Publisher
Université de Neuchâtel
Date issued
2025
Number of pages
179 p.
Subjects
prépositions complexes morphosyntaxe grammaticalisation linguistique de corpus complex prepositions morphosyntax corpus linguistics komplexe Präpositionen Morphosyntax Grammatikalisierung Korpuslinguistik
Abstract
Les prépositions complexes constituent l'évolution la plus récente des prépositions en allemand et succèdent aux prépositions primaires et secondaires. On peut observer qu'elles sont actuellement en cours de développement, ce qui rend leur définition et à leur délimitation problématiques. Cette étude se concentre sur les prépositions complexes du modèle [P Ndev P/NGEN] en allemand et les analyse du point de vue de leur émergence et de leur développement diachronique.
A l'aide d'une analyse basée sur corpus, les prépositions complexes potentielles sont examinées selon l'approche la grammaire de construction des points de vue syntaxiques, morphologiques et sémantiques. L'objectif est de définir plus précisément les prépositions complexes en allemand et de les distinguer des structures syntaxiques libres de structure identique ou similaire. Il ressort qu'à l'origine, les prépositions complexes sont issues de groupes de mots libres, mais qu'elles sont de plus en plus utilisées comme unités fixes. On peut observer que des clusters de prépositions complexes (potentielles) peuvent se former, qui se caractérisent par leur fonction sémantique commune et qui constituent des synonymes contextuels. Au cours de l'évolution diachronique vers des prépositions complexes, on peut observer un renforcement de la structure de surface. Les résultats montrent également que si les caractéristiques structurelles de surface fournissent des indications sur les prépositions complexes et peuvent conduire à des regroupements sémantiques, elles ne suffisent pas à établir une classification claire. Une combinaison de différents facteurs est plus déterminante, comme par example un déplacement du focus par lequel une préposition complexe est considérée comme une unité et le focus est dirigé sur le complément suivant. En outre, la fréquence joue également un rôle central : ce n'est qu'avec une fréquence d'utilisation suffisante qu'une préposition complexe peut s'établir comme unité fixe et donc se grammaticaliser. L'étude montre en outre qu'il n'existe pas de développement uniforme des prépositions complexes. Chacune de ces constructions suit parcours individuel, certaines n'étant utilisées que par intermittence et disparaissant (presque) complètement de l'usage par la suite. C'est pourquoi une définition des prépositions complexes ne peut être adoptée que dans le sens d'un processus qui se rapproche d'un prototype, dans lequel différentes caractéristiques et leur combinaison sont prises en compte.
Les résultats tirés des données diachroniques montrent que pour caractériser et définir les prépositions complexes, chaque composé doit être considéré individuellement et qu'il n'est pas possible de faire des hypothèses sur les évolutions futures. En effet, même les composés autrefois courants ont en partie disparu de l'usage et chaque préposition complexe a suivi son propre parcours évolutif.
A l'aide d'une analyse basée sur corpus, les prépositions complexes potentielles sont examinées selon l'approche la grammaire de construction des points de vue syntaxiques, morphologiques et sémantiques. L'objectif est de définir plus précisément les prépositions complexes en allemand et de les distinguer des structures syntaxiques libres de structure identique ou similaire. Il ressort qu'à l'origine, les prépositions complexes sont issues de groupes de mots libres, mais qu'elles sont de plus en plus utilisées comme unités fixes. On peut observer que des clusters de prépositions complexes (potentielles) peuvent se former, qui se caractérisent par leur fonction sémantique commune et qui constituent des synonymes contextuels. Au cours de l'évolution diachronique vers des prépositions complexes, on peut observer un renforcement de la structure de surface. Les résultats montrent également que si les caractéristiques structurelles de surface fournissent des indications sur les prépositions complexes et peuvent conduire à des regroupements sémantiques, elles ne suffisent pas à établir une classification claire. Une combinaison de différents facteurs est plus déterminante, comme par example un déplacement du focus par lequel une préposition complexe est considérée comme une unité et le focus est dirigé sur le complément suivant. En outre, la fréquence joue également un rôle central : ce n'est qu'avec une fréquence d'utilisation suffisante qu'une préposition complexe peut s'établir comme unité fixe et donc se grammaticaliser. L'étude montre en outre qu'il n'existe pas de développement uniforme des prépositions complexes. Chacune de ces constructions suit parcours individuel, certaines n'étant utilisées que par intermittence et disparaissant (presque) complètement de l'usage par la suite. C'est pourquoi une définition des prépositions complexes ne peut être adoptée que dans le sens d'un processus qui se rapproche d'un prototype, dans lequel différentes caractéristiques et leur combinaison sont prises en compte.
Les résultats tirés des données diachroniques montrent que pour caractériser et définir les prépositions complexes, chaque composé doit être considéré individuellement et qu'il n'est pas possible de faire des hypothèses sur les évolutions futures. En effet, même les composés autrefois courants ont en partie disparu de l'usage et chaque préposition complexe a suivi son propre parcours évolutif.
Complex prepositions are the most recent development in terms of prepositions in German and follow primary and secondary prepositions. They can be observed to be currently undergoing development, which causes problems in the definition and delimitation of the group. This study focuses on complex prepositions of the pattern [P Ndev P/NGEN] in German and analyses them with regard to their emergence and diachronic development.
By means of a corpus-based analysis, potential complex prepositions are analysed from a construction grammar perspective with regard to syntactic, morphological and semantic aspects. The objective is to define complex prepositions in German more precisely and to distinguish them from free syntactic structures of the same or similar structure. This shows that complex prepositions originally developed from free word groups but are increasingly used as fixed units. It can be observed that clusters of (potentially) complex prepositions can emerge that are characterised by their shared semantic function and form contextual synonyms. In the course of their diachrony, a consolidation of the surface structure can be observed in the development of complex prepositions. However, the results also show that although superficial features provide indications of the status of a complex preposition and can lead to semantic clusters, they are not sufficient to make a clear classification. A combination of different factors is more decisive, such as a shift in focus, whereby a complex preposition is perceived as a unit and the focus is directed towards the following complement. In addition, frequency also plays a central role: A sufficient frequency is necessary for a complex preposition to be established as a fixed unit and consequently to be grammaticalised. Furthermore, the study illustrates that there is no regular development of complex prepositions. Each construction follows its own developmental path, whereby some were only used temporarily and later disappeared (almost) completely from use. Therefore, a definition of complex prepositions can only be assumed in the sense of a process that approximates a prototype, in which different characteristics and their combination are taken into account.
The insights gained from the diachronic data show that when characterising and defining complex prepositions, each compound must be considered individually and no assumptions can be made about future developments, since even compounds that were once in common use have partly disappeared from language usage and each complex preposition has followed its own path of development.
By means of a corpus-based analysis, potential complex prepositions are analysed from a construction grammar perspective with regard to syntactic, morphological and semantic aspects. The objective is to define complex prepositions in German more precisely and to distinguish them from free syntactic structures of the same or similar structure. This shows that complex prepositions originally developed from free word groups but are increasingly used as fixed units. It can be observed that clusters of (potentially) complex prepositions can emerge that are characterised by their shared semantic function and form contextual synonyms. In the course of their diachrony, a consolidation of the surface structure can be observed in the development of complex prepositions. However, the results also show that although superficial features provide indications of the status of a complex preposition and can lead to semantic clusters, they are not sufficient to make a clear classification. A combination of different factors is more decisive, such as a shift in focus, whereby a complex preposition is perceived as a unit and the focus is directed towards the following complement. In addition, frequency also plays a central role: A sufficient frequency is necessary for a complex preposition to be established as a fixed unit and consequently to be grammaticalised. Furthermore, the study illustrates that there is no regular development of complex prepositions. Each construction follows its own developmental path, whereby some were only used temporarily and later disappeared (almost) completely from use. Therefore, a definition of complex prepositions can only be assumed in the sense of a process that approximates a prototype, in which different characteristics and their combination are taken into account.
The insights gained from the diachronic data show that when characterising and defining complex prepositions, each compound must be considered individually and no assumptions can be made about future developments, since even compounds that were once in common use have partly disappeared from language usage and each complex preposition has followed its own path of development.
Komplexe Präpositionen sind die jüngste Entwicklung in Bezug auf die Präpositionen im Deutschen und folgen auf primäre und sekundäre Präpositionen. Dabei kann beobachtet werden, dass sie sich aktuell in der Entwicklung befinden, was ihre Definition und Abgrenzbarkeit entsprechend beeinträchtigt. Diese Untersuchung konzentriert sich auf komplexe Präpositionen des Musters [P Ndev P/NGEN] im Deutschen und analysiert diese im Hinblick auf ihre Entstehung und diachrone Entwicklung.
Mithilfe einer korpusbasierten Analyse werden potenzielle komplexe Präpositionen aus konstruktionsgrammatischer Perspektive hinsichtlich syntaktischer, morphologischer und semantischer Aspekte untersucht. Ziel ist es, komplexe Präpositionen im Deutschen präziser zu definieren und sie von freien syntaktischen Strukturen gleichen oder ähnlichen Aufbaus abzugrenzen. Dabei zeigt sich, dass komplexe Präpositionen ursprünglich aus freien Wortgruppen entstanden sind, jedoch zunehmend als feste Einheiten verwendet werden. Es lässt sich beobachten, dass Cluster von (potenziellen) komplexen Präpositionen entstehen können, die sich durch ihre gemeinsame semantische Funktion auszeichnen und kontextuelle Synonyme bilden. Im diachronen Verlauf kann bei der Entwicklung zu komplexen Präpositionen eine Verfestigung der Oberflächenstruktur beobachtet werden. Die Ergebnisse zeigen aber auch, dass oberflächenstrukturelle Merkmale zwar Hinweise auf komplexe Präpositionen liefern und zu semantischen Clustern führen können, jedoch reichen sie nicht aus, um eine eindeutige Klassifikation vorzunehmen. Entscheidender ist eine Kombination verschiedener Faktoren, wie beispielsweise eine Fokusverschiebung, durch die eine komplexe Präposition als Einheit beurteilt wird und der Fokus auf das folgende Komplement gerichtet wird. Daneben spielt unter anderem auch Frequenz eine zentrale Rolle: Erst durch eine ausreichende Gebrauchsfrequenz kann sich eine komplexe Präposition als feste Einheit etablieren und folglich auch grammatikalisieren. Die Untersuchung verdeutlicht zudem, dass es keine einheitliche Entwicklung komplexer Präpositionen gibt. Jede dieser Konstruktionen folgt einem individuellen Entwicklungspfad, wobei einige nur zeitweise gebräuchlich waren und später (fast) vollständig aus dem Sprachgebrauch verschwanden. Daher kann eine Definition komplexer Präpositionen nur im Sinne eines Prozesses, der sich einem Prototyp annähert, angenommen werden, in dem verschiedene Charakteristika und deren Kombination berücksichtigt werden.
Die aus den diachronen Daten gewonnenen Erkenntnisse zeigen, dass bei der Charakterisierung und Definition komplexer Präpositionen jede Verbindung individuell betrachtet werden muss und keine Vermutungen zu zukünftigen Entwicklungen getroffen werden können, da selbst einst gebräuchliche Verbindungen teilweise wieder aus dem Sprachgebrauch verschwunden sind und jede komplexe Präposition ihren eigenen Weg der Entwicklung gegangen ist.
Mithilfe einer korpusbasierten Analyse werden potenzielle komplexe Präpositionen aus konstruktionsgrammatischer Perspektive hinsichtlich syntaktischer, morphologischer und semantischer Aspekte untersucht. Ziel ist es, komplexe Präpositionen im Deutschen präziser zu definieren und sie von freien syntaktischen Strukturen gleichen oder ähnlichen Aufbaus abzugrenzen. Dabei zeigt sich, dass komplexe Präpositionen ursprünglich aus freien Wortgruppen entstanden sind, jedoch zunehmend als feste Einheiten verwendet werden. Es lässt sich beobachten, dass Cluster von (potenziellen) komplexen Präpositionen entstehen können, die sich durch ihre gemeinsame semantische Funktion auszeichnen und kontextuelle Synonyme bilden. Im diachronen Verlauf kann bei der Entwicklung zu komplexen Präpositionen eine Verfestigung der Oberflächenstruktur beobachtet werden. Die Ergebnisse zeigen aber auch, dass oberflächenstrukturelle Merkmale zwar Hinweise auf komplexe Präpositionen liefern und zu semantischen Clustern führen können, jedoch reichen sie nicht aus, um eine eindeutige Klassifikation vorzunehmen. Entscheidender ist eine Kombination verschiedener Faktoren, wie beispielsweise eine Fokusverschiebung, durch die eine komplexe Präposition als Einheit beurteilt wird und der Fokus auf das folgende Komplement gerichtet wird. Daneben spielt unter anderem auch Frequenz eine zentrale Rolle: Erst durch eine ausreichende Gebrauchsfrequenz kann sich eine komplexe Präposition als feste Einheit etablieren und folglich auch grammatikalisieren. Die Untersuchung verdeutlicht zudem, dass es keine einheitliche Entwicklung komplexer Präpositionen gibt. Jede dieser Konstruktionen folgt einem individuellen Entwicklungspfad, wobei einige nur zeitweise gebräuchlich waren und später (fast) vollständig aus dem Sprachgebrauch verschwanden. Daher kann eine Definition komplexer Präpositionen nur im Sinne eines Prozesses, der sich einem Prototyp annähert, angenommen werden, in dem verschiedene Charakteristika und deren Kombination berücksichtigt werden.
Die aus den diachronen Daten gewonnenen Erkenntnisse zeigen, dass bei der Charakterisierung und Definition komplexer Präpositionen jede Verbindung individuell betrachtet werden muss und keine Vermutungen zu zukünftigen Entwicklungen getroffen werden können, da selbst einst gebräuchliche Verbindungen teilweise wieder aus dem Sprachgebrauch verschwunden sind und jede komplexe Präposition ihren eigenen Weg der Entwicklung gegangen ist.
Notes
UniNE, FLSH, Institut de langue et littérature allemandes, soutenue le 24 octobre 2025
Publication type
doctoral thesis
File(s)![Thumbnail Image]()
Loading...
Name
Ruf Regina - Komplexe Präpositionen im Deutschen Entstehungstendenzen UniNE THESE 2025.pdf
Type
Main Article
Size
7.02 MB
Format
Adobe PDF
