Ownership and its influence on forest management, a case study in the Bernese Jura region
Author(s)
Editor(s)
Vaccario, Giacomo
ETH - Zürich
Publisher
Université de Neuchâtel
Date issued
January 20, 2026
Number of pages
48 pages
Subjects
Propriété forestière Gestion forestière Jura bernois Atténuation du changement climatique Séquestration du carbone Construction en bois Diagrammes de boucles causales Suisse Foresterie publique et privée Gouvernance Forest ownership Forest management Bernese Jura Climate change mitigation Carbon sequestration Wood construction Causal loop diagrams Switzerland Public and private forestry Governance
Abstract
Les forêts couvrent près d’un tiers du territoire suisse, comme le souligne le Rapport forestier 2025 de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) et de l’Office fédéral de l’environnement. Au-delà de leur valeur écologique et récréative, les forêts jouent un rôle crucial dans l’atténuation du changement climatique. Elles fonctionnent comme des puits de carbone en absorbant le CO₂ par la photosynthèse et en le stockant dans la biomasse et les sols. En outre, le bois récolté peut se substituer à des matériaux de construction à forte intensité d’émissions. Les recherches montrent qu’un bâtiment conventionnel de hauteur moyenne en acier ou en béton incorpore environ 1 500 tonnes de CO₂, tandis qu’une structure équivalente en bois massif peut en séquestrer environ 610 tonnes. Dans le contexte de l’engagement de la Suisse à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, l’augmentation de l’utilisation durable du bois indigène représente un levier important.
Bien que la surface forestière ait augmenté au cours des 150 dernières années, la production de bois fait face à des contraintes structurelles. Celles-ci incluent la nécessité de préserver les fonctions protectrices et sociales de la forêt, la rentabilité limitée du secteur forestier, des capacités de transformation restreintes et une structure de propriété très fragmentée. En 2021, la Suisse comptait environ 248 000 propriétaires forestiers ; 99 % sont des personnes privées, mais 71 % de la surface forestière appartient au secteur public. Cette diversité de propriétaires entraîne une grande variété d’objectifs et de pratiques de gestion.
Ce mémoire examine comment la structure de propriété influence la gestion forestière dans la région du Jura bernois à l’aide de diagrammes de boucles causales (CLD) fondés sur des entretiens menés auprès de quatre types de propriétaires : les forêts cantonales, les communes politiques, les communes bourgeoises (bourgeoisies) et les propriétaires privés. Bien que les préoccupations liées au changement climatique soient partagées par l’ensemble des groupes, les stratégies de gestion diffèrent sensiblement. Les forêts cantonales pratiquent une exploitation relativement intensive, motivée par la rentabilité, rendue possible par de vastes surfaces forestières homogènes qui facilitent également la replantation et la création de réserves. Les forêts communales délèguent la gestion à des coopératives ; les communes bourgeoises manifestent un fort attachement au patrimoine et une continuité à long terme, tandis que les communes politiques sont davantage influencées par l’évolution des mandats politiques. Les propriétaires privés présentent la gestion la plus hétérogène et souvent opportuniste, influencée par la petite taille des propriétés, une rentabilité limitée et des degrés variables d’attachement personnel et de soutien professionnel.
Dans l’ensemble, la structure de propriété façonne fortement la logique de gestion, la capacité de planification à long terme et la réactivité face aux pressions climatiques et économiques. Comprendre ces dynamiques est essentiel pour concevoir des politiques forestières efficaces conciliant production, protection et objectifs climatiques.
Bien que la surface forestière ait augmenté au cours des 150 dernières années, la production de bois fait face à des contraintes structurelles. Celles-ci incluent la nécessité de préserver les fonctions protectrices et sociales de la forêt, la rentabilité limitée du secteur forestier, des capacités de transformation restreintes et une structure de propriété très fragmentée. En 2021, la Suisse comptait environ 248 000 propriétaires forestiers ; 99 % sont des personnes privées, mais 71 % de la surface forestière appartient au secteur public. Cette diversité de propriétaires entraîne une grande variété d’objectifs et de pratiques de gestion.
Ce mémoire examine comment la structure de propriété influence la gestion forestière dans la région du Jura bernois à l’aide de diagrammes de boucles causales (CLD) fondés sur des entretiens menés auprès de quatre types de propriétaires : les forêts cantonales, les communes politiques, les communes bourgeoises (bourgeoisies) et les propriétaires privés. Bien que les préoccupations liées au changement climatique soient partagées par l’ensemble des groupes, les stratégies de gestion diffèrent sensiblement. Les forêts cantonales pratiquent une exploitation relativement intensive, motivée par la rentabilité, rendue possible par de vastes surfaces forestières homogènes qui facilitent également la replantation et la création de réserves. Les forêts communales délèguent la gestion à des coopératives ; les communes bourgeoises manifestent un fort attachement au patrimoine et une continuité à long terme, tandis que les communes politiques sont davantage influencées par l’évolution des mandats politiques. Les propriétaires privés présentent la gestion la plus hétérogène et souvent opportuniste, influencée par la petite taille des propriétés, une rentabilité limitée et des degrés variables d’attachement personnel et de soutien professionnel.
Dans l’ensemble, la structure de propriété façonne fortement la logique de gestion, la capacité de planification à long terme et la réactivité face aux pressions climatiques et économiques. Comprendre ces dynamiques est essentiel pour concevoir des politiques forestières efficaces conciliant production, protection et objectifs climatiques.
Forests cover almost one third of Switzerland’s territory, as highlighted in the 2025 Forest Report by Swiss Federal Institute for Forest, Snow and Landscape Research WSL and the Federal Office for the Environment. Beyond their ecological and recreational value, forests play a crucial role in climate change mitigation. They function as carbon sinks by absorbing CO₂ through photosynthesis and storing it in biomass and soils. In addition, harvested wood can substitute emission-intensive construction materials. Research shows that while a conventional mid-rise steel or concrete building embodies around 1,500 tonnes of CO₂, an equivalent mass-timber structure can sequester approximately 610 tonnes. In the context of Switzerland’s commitment to achieving net-zero emissions by 2050, increasing the sustainable use of domestic wood represents a significant leverage point.
Although forest area has expanded over the past 150 years, wood production faces structural constraints. These include the need to preserve protective and social forest functions, limited profitability in the forestry sector, restricted processing capacity, and highly fragmented ownership patterns. In 2021, Switzerland counted about 248,000 forest owners; 99% are private individuals, yet 71% of forest area is publicly owned. This diversity of ownership results in varied management objectives and practices.
This thesis investigates how ownership influences forest management in the Bernese Jura region using causal loop diagrams (CLDs) based on interviews with four ownership types: cantonal forests, political communes, citizens’ communes (bourgeoisies), and private owners. While climate change concerns are shared across groups, management strategies differ significantly. Cantonal forests pursue relatively intensive harvesting driven by profitability, enabled by large, uniform forest areas that also facilitate replanting and reserve creation. Communal forests delegate management to cooperatives; citizens’ communes demonstrate strong heritage attachment and long-term continuity, whereas political communes are more influenced by changing political mandates. Private owners display the most heterogeneous and often opportunistic management, shaped by small property size, limited profitability, and varying degrees of personal attachment and professional support.
Overall, ownership structure strongly shapes management logic, long-term planning capacity, and responsiveness to climate and economic pressures. Understanding these dynamics is essential for designing effective forestry policies that balance production, protection, and climate objectives.
Although forest area has expanded over the past 150 years, wood production faces structural constraints. These include the need to preserve protective and social forest functions, limited profitability in the forestry sector, restricted processing capacity, and highly fragmented ownership patterns. In 2021, Switzerland counted about 248,000 forest owners; 99% are private individuals, yet 71% of forest area is publicly owned. This diversity of ownership results in varied management objectives and practices.
This thesis investigates how ownership influences forest management in the Bernese Jura region using causal loop diagrams (CLDs) based on interviews with four ownership types: cantonal forests, political communes, citizens’ communes (bourgeoisies), and private owners. While climate change concerns are shared across groups, management strategies differ significantly. Cantonal forests pursue relatively intensive harvesting driven by profitability, enabled by large, uniform forest areas that also facilitate replanting and reserve creation. Communal forests delegate management to cooperatives; citizens’ communes demonstrate strong heritage attachment and long-term continuity, whereas political communes are more influenced by changing political mandates. Private owners display the most heterogeneous and often opportunistic management, shaped by small property size, limited profitability, and varying degrees of personal attachment and professional support.
Overall, ownership structure strongly shapes management logic, long-term planning capacity, and responsiveness to climate and economic pressures. Understanding these dynamics is essential for designing effective forestry policies that balance production, protection, and climate objectives.
Notes
Université de Neuchâtel, Master en conservation de la biodiversité - Soutenu le 20 janvier 2026
Publication type
master thesis
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Cano_Tom_Master Thesis UniNE - 2026.pdf
Type
Main Article
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