A musica não é apenas som! (La musique n’est pas que du son !) : musique, identité et citoyenneté dans le Sud de l’Atlantique noir
Author(s)
Torricelli, Fulvia
Publisher
Université de Neuchâtel
Date issued
September 12, 2024
Number of pages
131 pages
Subjects
Letieres Leite OrkestraRumpilezz Rumpilezzinho Brésil Ethnomusicologie musique Salvador de Bahia Identité Processus d’identification Race Racisme Musique Populaire Brésilienne Citoyenneté Insurgée citoyenneté James Holston Atlantique Noir Clave timeline pattern candomblé pédagogie insurgée africaniser les pratiques démocratie raciale movimento negro ancestralité périphérie UFBA Brazil Ethnomusicology Identity Process of Identification Racism Brazilian Popular Music Insurgent Citizenship citizenship Black Atlantic Candomblé insurgent pedagogy Africanizing practices racial democracy ancestralidade periphery
Abstract
Ce travail s'appuie sur un travail de recherche dans la scène musicale de Salvador de Bahia (Brésil) afin d’examiner comment les pratiques musicales influencent les processus de construction identitaire de jeunes musicien·nes afrodescendant·es, en renforçant leur capacité à revendiquer des droits.
L’étude de cas pour cette recherche est le projet du rumpilezzinho, qui a pour but d'enseigner la composition et l'improvisation à partir des claves (patterns rythmiques) de la musique du candomblé. En mettant en avant la présence des claves dans « toute la musique brésilienne », le projet valorise son héritage « africain ». Ce processus contribue à valoriser l’estime de soi des jeunes musicien·nes afro-brésilien·nes et leur offre une grammaire musicale pour formuler leur propre discours musical et politique.
Ce travail illustre aussi comment l’enseignement de la musique au Sud de l’Atlantique noir peut être également une pratique citoyenne, capable de défier le modèle dominant de la citoyenneté brésilienne comme « régime enraciné de privilèges légalisés et d'inégalités légitimées » (Holston, 2008). Il s’agit d’un exemple sur comment la pratique musicale peut constituer des pratiques de citoyenneté dite « insurgée », formulant de nouvelles appartenances à la nation depuis les périphéries de Salvador.
L’étude de cas pour cette recherche est le projet du rumpilezzinho, qui a pour but d'enseigner la composition et l'improvisation à partir des claves (patterns rythmiques) de la musique du candomblé. En mettant en avant la présence des claves dans « toute la musique brésilienne », le projet valorise son héritage « africain ». Ce processus contribue à valoriser l’estime de soi des jeunes musicien·nes afro-brésilien·nes et leur offre une grammaire musicale pour formuler leur propre discours musical et politique.
Ce travail illustre aussi comment l’enseignement de la musique au Sud de l’Atlantique noir peut être également une pratique citoyenne, capable de défier le modèle dominant de la citoyenneté brésilienne comme « régime enraciné de privilèges légalisés et d'inégalités légitimées » (Holston, 2008). Il s’agit d’un exemple sur comment la pratique musicale peut constituer des pratiques de citoyenneté dite « insurgée », formulant de nouvelles appartenances à la nation depuis les périphéries de Salvador.
A musica não é apenas som! (Music isn’t just sound!). Music, Identity, and Citizenship in the Southern Black Atlantic
This study draws on research conducted within the music scene in Salvador de Bahia (Brazil) to examine how musical practices influence the identity-formation processes of young musicians of African descent, thereby strengthening their ability to assert their rights.
The case study for this research is the Rumpilezzinho project, which aims to teach composition and improvisation based on the claves (rhythmic patterns) of Candomblé music. By highlighting the presence of claves in “all Brazilian music”, the project celebrates its “African” heritage. This process helps boost the self-esteem of young Afro-Brazilian musicians and provides them with a musical grammar to formulate their own musical and political discourse.
This work also illustrates how music education in the Black Atlantic South can be a form of civic engagement, capable of challenging the dominant model of Brazilian citizenship as a “deeply entrenched system of legalized privileges and legitimized inequalities” (Holston, 2008). This is an example of how musical practice can constitute what is known as “insurgent” citizenship, forging new forms of national belonging from the peripheries of Salvador.
This study draws on research conducted within the music scene in Salvador de Bahia (Brazil) to examine how musical practices influence the identity-formation processes of young musicians of African descent, thereby strengthening their ability to assert their rights.
The case study for this research is the Rumpilezzinho project, which aims to teach composition and improvisation based on the claves (rhythmic patterns) of Candomblé music. By highlighting the presence of claves in “all Brazilian music”, the project celebrates its “African” heritage. This process helps boost the self-esteem of young Afro-Brazilian musicians and provides them with a musical grammar to formulate their own musical and political discourse.
This work also illustrates how music education in the Black Atlantic South can be a form of civic engagement, capable of challenging the dominant model of Brazilian citizenship as a “deeply entrenched system of legalized privileges and legitimized inequalities” (Holston, 2008). This is an example of how musical practice can constitute what is known as “insurgent” citizenship, forging new forms of national belonging from the peripheries of Salvador.
Notes
Université de Neuchâtel, Institut d'ethnologie. Mémoire de master en ethnomusicologie - Soutenu le 12-09-2024
Publication type
master thesis
File(s)
