Optimiser qui l’on est et ce qui nous entoure par le son : une ethnographie de l’écoute sur YouTube en étudiant
Author(s)
Baumann, Elie
Publisher
Université de Neuchâtel
Date issued
September 16, 2026
Number of pages
131 pages
Subjects
anthropologie anthropologie de l’écoute sound studies anthropologie des affects optimisation de soi playlist terrain en ligne Lofi Girl YouTube game studies anthropology anthropology of music listening antrhopology of affect self-optimisation online field
Abstract
Un certain nombre d’étudiant.x.e.s mobilisent de la musique ou des bruits de fonds lors de leurs sessions de travail. Par exemple, sur YouTube, iels y écoutent la Lofi Girl, des musiques de jeux-vidéo, ou encore des bruits blancs. Au-delà d’être un simple outil pour aider à la concentration, utiliser de la musique en travaillant révèle de nombreuses pratiques réflexives et créatives pour faire, être et ressentir.
Ce mémoire analyse comment les étudiant.x.e.s régulent leurs individualités, leurs affects et leur rapport aux autres par le son tout en travaillant. Inspiré de l’anthropologie des affects, de l’écoute et des sound studies, le terrain mené s’appuie sur sept entretiens et des observations en ligne.
L’analyse expose comment l’écoute peut s’inscrire dans une expérience d’optimisation de soi. D’une part, le son et les écouteurs inscrivent leur pratique d’écoute dans des formes de biopouvoir et de néolibéralisation de soi. D’une autre, les étudiant.x.e.s bricolent et négocient aussi avec ces injonctions à l’optimisation de manière créative. L’écoute de musique les aident par exemple à donner un nouveau sens à ce qui les entoure, en esthétisant leur quotidien de travail, ou en projetant leur individualité dans des ailleurs virtualisés. Ce mémoire permet ainsi de visibiliser comment l’écoute est au cœur de tentatives d’adoptions et de mises à distances plus ou moins réussies de formes de contrôle sur soi.
Ce mémoire analyse comment les étudiant.x.e.s régulent leurs individualités, leurs affects et leur rapport aux autres par le son tout en travaillant. Inspiré de l’anthropologie des affects, de l’écoute et des sound studies, le terrain mené s’appuie sur sept entretiens et des observations en ligne.
L’analyse expose comment l’écoute peut s’inscrire dans une expérience d’optimisation de soi. D’une part, le son et les écouteurs inscrivent leur pratique d’écoute dans des formes de biopouvoir et de néolibéralisation de soi. D’une autre, les étudiant.x.e.s bricolent et négocient aussi avec ces injonctions à l’optimisation de manière créative. L’écoute de musique les aident par exemple à donner un nouveau sens à ce qui les entoure, en esthétisant leur quotidien de travail, ou en projetant leur individualité dans des ailleurs virtualisés. Ce mémoire permet ainsi de visibiliser comment l’écoute est au cœur de tentatives d’adoptions et de mises à distances plus ou moins réussies de formes de contrôle sur soi.
A certain number of students use music or background sounds whilst studying. For example, on YouTube, they listen to Lofi Girl, video game soundtracks or white noise. Beyond simply being a tool to aid concentration, using music whilst working reveals numerous reflective and creative practices for doing, being and feeling.
This master thesis analyses how students regulate their individuality, their emotions and their relationships with others through sound whilst working. Drawing on the anthropology of affects, listening and sound studies, the fieldwork is based on seven interviews and online observations.
The analysis demonstrates how listening can form part of an experience of self-optimisation. On the one hand, sound and headphones situate their listening practices within forms of biopower and the neoliberalisation of the self. On the other hand, students use forms of "bricolage" and negotiate these demands for optimisation. Listening to music, for example, helps them to give new meaning to their surroundings, by aestheticising their daily working lives, or by projecting their individuality into virtualised otherworlds. This thesis thus highlights how listening lies at the heart of attempts to adopt or distance themselves—with varying degrees of success—from forms of self-control.
This master thesis analyses how students regulate their individuality, their emotions and their relationships with others through sound whilst working. Drawing on the anthropology of affects, listening and sound studies, the fieldwork is based on seven interviews and online observations.
The analysis demonstrates how listening can form part of an experience of self-optimisation. On the one hand, sound and headphones situate their listening practices within forms of biopower and the neoliberalisation of the self. On the other hand, students use forms of "bricolage" and negotiate these demands for optimisation. Listening to music, for example, helps them to give new meaning to their surroundings, by aestheticising their daily working lives, or by projecting their individuality into virtualised otherworlds. This thesis thus highlights how listening lies at the heart of attempts to adopt or distance themselves—with varying degrees of success—from forms of self-control.
Notes
Université de Neuchâtel, Master en sciences sociales - Pilier anthropologie - Soutenu le 16 septembre 2026
Publication type
master thesis
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Name
BAUMANN_Elie_Mémoire_master_2026.pdf
Type
Main Article
Size
1.24 MB
Format
Adobe PDF
