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    La féminisation de la migration : étude de cas des Nicaraguayennes en Suisse
    (2023-09)
    Bucardo Chavez, Ariadna
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    Les années 1980 ont marqué un tournant dans les études sur les migrations. Les chercheur- euse-s sont surpris lorsqu’iels commencent à observer le nombre croissant de femmes dans les flux internationaux. C’est à ce moment-là que les recherches commencent à les visibiliser dans la migration et à les considérer comme actrices de leurs parcours migratoires. Au cours de ces années est apparu le concept de « féminisation de la migration » et la grande question pour les chercheur-euse-s est de comprendre si nous sommes réellement confrontés à ce phénomène, étant donné qu’en 1960 les femmes représentaient le 46,6% des migrant-e-s internationaux-ales et selon les derniers chiffres de 2020, elles représentaient le 48,1 %, soit une augmentation modeste. Néanmoins, c’est l’aspect qualitatif qui est considéré aujourd’hui, c’est-à-dire que l’on considère que les formes de la migration ont changé. De plus en plus de femmes émigrent de manière indépendante, autonome, en tant qu’actrices de leur propre migration et en tant que cheffes de famille et d’une chaîne migratoire. À travers l'étude de cas des Nicaraguayennes en Suisse ce mémoire vise à comprendre dans quels cas nous sommes confrontés à une « féminisation de la migration ». Il s'agit ensuite d'examiner l'immigration nicaraguayenne dans la Confédération, qui se caractérise par une forte composante féminine. Nous pouvons ainsi les décrire et les considérer comme un groupe avec ses propres projets, ses propres motivations, comme protagonistes de la migration, etc. Tout ceci permet également d'inclure des approches de genre, comme le suggèrent les chercheur-euse-s.
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    Migrants pursuing the entrepreneurial "dream" in Switzerland: cross-border trajectories and unequal opportunities
    Dans le discours public, l'entrepreneuriat est souvent célébré comme une opportunité pour les migrant.e.s de mobiliser des ressources de leur pays d'origine et d'atteindre l'indépendance professionnelle et la réussite. Pourtant, ce discours risque de réduire les entrepreneur.euse.s migrant.e.s à leur origine nationale, à leur potentiel économique et à leurs efforts individuels. Elle tend ainsi à invisibiliser la multi-localité des biographies mobiles et l'inégalité des chances auxquelles sont confrontés les différents groupes de migrant.e.s dans la poursuite du « rêve » entrepreneurial. Les débats scientifiques actuels reflètent ce discours. Cette thèse cherche à offrir une vision plus nuancée en examinant les trajectoires transfrontalières complexes des entrepreneur.euse.s migrant.e.s et les conditions dans lesquelles ils et elles peuvent utiliser les ressources qui en découlent. Elle contribue au domaine de l'entrepreneuriat migrant transnational en fournissant de nouvelles pistes pour comprendre les spatialités dynamiques et inégales du phénomène. Elle remet ainsi en question les discours individualistes et néolibéraux sur l'entrepreneuriat, et plus généralement sur « l'intégration » des migrant.e.s. Sur le plan théorique et conceptuel, cette thèse s'inspire de différentes perspectives, telles que le paradigme des mobilités, les approches intersectionnelles et spatio-temporelles des inégalités dans les domaines transnationaux, les études féministes et les débats théoriques sur la structure et l'agentivité. Sur le plan méthodologique, elle s'appuie sur une étude de cas qualitative réalisée à Zurich entre 2018 et 2020. Elle consiste en 34 entretiens biographiques, réalisés à l'aide de cartes géographiques, avec différents individus qui ont une expérience de la migration et mènent des activités entrepreneuriales au-delà des frontières nationales. L'objectif n'était pas la représentation statistique, mais de contraster une variété de situations. Étant donné que la plupart des personnes participants à la recherche ont des expériences de migration multiples, qu'elles en sont aux premiers stades de l'entrepreneuriat et qu'elles sont des femmes, cette étude donne un aperçu de groupes peu étudiés. Ces entretiens sont complétés par des observations ethnographiques au sein d'une organisation gérée par des migrant.e.s qui promeut l'entrepreneuriat. Suivant des approches participatives, la recherche a été menée avec plutôt que sur l'organisation afin de créer un espace d'apprentissage mutuel. Les résultats présentés dans cette thèse nuancent et remettent en question les débats actuels sur l'entrepreneuriat migrant. Tout d'abord, en explorant les trajectoires complexes des personnes participant à la recherche, ce travail révèle que la plupart d'entre elles sont liées à plusieurs pays où elles ont vécu précédemment et/ou en explorent de nouveaux pour leurs projets entrepreneuriaux. Ceci souligne que réduire les entrepreneur.euse.s migrant.e.s à leur origine nationale ne correspond pas aux spatialités dynamiques des processus migratoires et risque donc de reproduire les préjugés et stéréotypes ethniques. Deuxièmement, cette thèse souligne que les ressources transnationales ne conduisent pas automatiquement au succès et que les migrant.e.s ne constituent pas un groupe homogène. En particulier, les participantes à la recherche féminines et non-européennes, qui arrivent par les voies du regroupement familial et de l'asile et rencontrent des obstacles pour entrer directement sur le marché du travail suisse, luttent également pour accéder à des espaces tant proches que distants pour développer leurs activités entrepreneuriales. Leurs difficultés ne sont pas liées à un manque de courage ou de compétences et, de plus, ne découlent pas uniquement de leur expérience de la migration. Elles émergent plutôt de différentes sphères de vie des individus, telles que leur situation familiale et leur statut socio-économique, ainsi que de l'intersection de différentes formes d'exclusions. Enfin, cette recherche met en évidence les stratégies créatives des participant.e.s à la recherche pour surmonter les défis au fil du temps, tant au niveau individuel que collectif. Ce dernier point est illustré par l'organisation étudiée qui remet en question les opinions déficitaires sur la migration et crée un sentiment de communauté pour contrer les expériences de solitude. Cependant, sa promotion de l'entrepreneuriat résonne avec la logique néolibérale qui met l'accent sur la responsabilité de l'individu dans sa réussite professionnelle. La thèse souligne que lorsque les conditions structurelles ne sont pas abordées, il existe un risque que les inégalités et les précarités soient reproduites dans la poursuite du « rêve » entrepreneurial. Les résultats de cette recherche doctorale sont présentés dans quatre articles publiés dans des revues à comité de lecture, ainsi que dans une bande dessinée. L'objectif de cette dernière était de dépasser les formes traditionnelles de communication scientifique, de valoriser les connaissances que différentes personnes ont partagées au cours de cette recherche et de créer de nouveaux espaces de réflexion critique sur l'entrepreneuriat migrant au-delà du milieu universitaire. Abstract In public discourse, entrepreneurship is often celebrated as an opportunity for migrants to mobilise resources from their country of origin and achieve independence and success. Yet, this risks reducing migrant entrepreneurs to their national origin, economic potential, and individual efforts. It thus tends to invisibilise the multi-sitedness of mobile biographies and the unequal opportunities different groups of migrants face in pursuing the entrepreneurial “dream”. Current scientific debates mirror these issues. This thesis seeks to offer a more nuanced view by examining the complex cross-border trajectories of migrant entrepreneurs and the conditions under which they can use resources that result thereof. It contributes to the field of transnational migrant entrepreneurship by providing new avenues to understand the dynamic and unequal spatialities of the phenomenon. It thus challenges individualistic and neoliberal discourses of entrepreneurship, and migrant “integration” more generally. On a theoretical-conceptual level, this dissertation takes inspiration from different perspectives, such as the mobilities paradigm, intersectional and time-geographic approaches towards inequalities in transnational fields, feminist scholarship, and theoretical debates around structure and agency. Methodologically, it builds on a qualitative case study in Zurich between 2018 and 2020. It consists of 34 biographic interviews, using geographical maps, with different individuals who have migration experience and conduct entrepreneurial activities across national borders. The aim was not statistical representation, but to contrast a variety of situations. Because most participants have multiple migration experiences, are in their early stages of entrepreneurship and female, this study provides insights into understudied groups. The interviews are complemented by ethnographic observations within a migrant-run organisation promoting entrepreneurship. Following participatory approaches, research was conducted with rather than on the organisation in order to create a space for mutual learning. The analyses presented in this dissertation nuance and challenge current debates on migrant entrepreneurship. First, by exploring the complex trajectories of research participants, it reveals that most of them are connected to multiple countries where they previously lived and/or explore new ones for their entrepreneurial projects. This underlines that reducing migrant entrepreneurs to their national origin does not correspond to the dynamic spatialities of migration processes and thus risks reproducing ethnic biases and stereotyping. Second, this thesis highlights that transnational resources do not automatically lead to entrepreneurial success and that migrants are not a homogenous group. In particular, female and non-European research participants who arrive through family reunification and asylum channels, and who encounter barriers to directly entering the Swiss labour market, also struggle to access local and distant spaces for their entrepreneurial activities. Their difficulties do not indicate a lack of courage or competences and, moreover, not only stem from their migration experiences, but rather emerge from different spheres of individuals’ livelihoods, such as family situation and socio-economic position, as well the intersection of different forms of exclusions. Finally, this research points towards the creative strategies of research participants to overcome challenges over time, both at the individual and collective level. The latter is illustrated through the migrant-run organisation under study, which challenges deficit-oriented views on migration and creates a sense of community to counter experiences of loneliness. However, its promotion of entrepreneurship resonates with the neoliberal logic of focusing on the individual’s responsibility for professional success. The thesis underlines that when structural conditions remain unaddressed, there is a risk that inequalities and precarities are replicated within the pursuit of the entrepreneurial “dream”. The results of this doctoral research are presented in four articles published in peer-reviewed journals, as well as a comic booklet. The aim of the latter was to move beyond traditional forms of scientific communication, to value the knowledge different people shared during this research, and to create new spaces for critical thinking on migrant entrepreneurship beyond academia.
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    « C’est pour ça que j’ai quitté la Suisse » : Étude mixte des « mouvements secondaires irréguliers » au départ de la Suisse, en direction d’autres États membres de l’UE/AELE
    (2021-02)
    Minguely, Morgane Éléonore
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    La thématique des « mouvements secondaires irréguliers » au sein de l’Union européenne (UE) et de l’Association européenne de libre-échange (AELE) n’est pas tout à fait récente. Depuis la fin du XXème siècle, elle a fait l’objet d’un petit nombre de recherches en sciences sociales, adoptant majoritairement un point de vue macrosociologique. Très peu d’entre elles portent toutefois sur la Suisse. Basée sur des données quantitatives et qualitatives, la recherche présentée dans le cadre de ce mémoire de Master traite des « mouvements secondaires irréguliers » au départ de la Suisse, en direction d’autres États membres de l’UE/AELE, d’un point de vue microsociologique. L’objectif de cette recherche est de mieux comprendre ces mouvements au moyen de trois angles d’approche différents : les profils des personnes qui entreprennent de pareils mouvements, les raisons qui les poussent à réaliser ces mouvements et leurs façons de percevoir leur situation actuelle. Il ressort de cette recherche que ces mouvements seraient entrepris avant tout par des hommes âgés de 18 à 30 ans environ. Les pays d’origine les plus représentés lors de ces mouvements seraient l’Érythrée et l’Afghanistan. Quant au statut légal détenu auparavant en Suisse, il s’agirait principalement du permis N (requérant-e d’asile). Par ailleurs, les résultats issus de cette recherche indiquent également que la raison principale d’entamer ces mouvements résiderait dans l’absence de (meilleur) permis de séjour en Suisse. En effet, ne posséder aucun permis de séjour ou en détenir un estimé insatisfaisant inciterait de nombreuses personnes à tenter leur chance dans d’autres États membres de l’UE/AELE. À l’égard des façons dont les personnes qui se lancent dans ces mouvements perçoivent leur situation actuelle, l’absence de (meilleur) permis de séjour jouerait une fois de plus un rôle prépondérant. En effet, les participants à cette recherche se disant satisfaits sont ceux qui possèdent aujourd’hui un permis de séjour similaire au permis B réfugié-e (autorisation de séjour). The thematic of "irregular secondary movements" within the European Union (EU) and the European Free Trade Association (EFTA) is not exactly new. Since the end of the 20th century, it has been the subject of a small amount of research in social sciences, mostly from a macro-sociological perspective. However, very little of this research has focused on Switzerland. Based on quantitative and qualitative data, the research presented in this Master's thesis focuses on "irregular secondary movements" from Switzerland to other EU/EFTA member states from a micro-sociological perspective. The aim of this research is to gain a better understanding of these movements by using three different approaches: the profiles of people who undertake such movements, the reasons why they do so, and their perceptions of their current situation. The present research shows that these movements seem to be undertaken primarily by men between the ages of 18 and 30. The countries of origin most represented in these movements appear to be Eritrea and Afghanistan. As for the legal status previously held in Switzerland, it is thought to be mainly the N permit (asylum seeker). Furthermore, the results of this research also indicate that the main reason for initiating these movements is allegedly the lack of a (better) residence permit in Switzerland. Indeed, being without a residence permit or having one considered unsatisfactory, seems to encourage many people to try their luck in other EU/EFTA member states. In terms of the ways in which those who undertake such movements perceive their current situation, the lack of (better) residence permits is expected to play a major role once again. In fact, research participants expressing satisfaction are those who now possess a legal status similar to the B refugee permit.
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    Représentations locales des changements environnementaux: Le rôle du contexte dans l’appréhension des migrations « climatiques » à Zanzibar
    (2020)
    Wannaz, Julie
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    En considérant que l’espace est investi de sens par les sociétés et n’est ainsi pas appréhendé de la même manière par tous les individus, ce travail vise à aborder la question des effets du contexte local dans le rapport entretenu par la population de Nungwi (Zanzibar, Tanzanie) aux changements environnementaux. Il s’agira ainsi de se demander en quoi différents facteurs psycho-sociaux et institutionnels tels que, par exemple, certaines caractéristiques sociales ou économiques, ont un effet sur la manière dont est perçue et vécue la situation environnementale. Plus précisément, dans ce contexte insulaire, souvent présenté comme l’image emblématique de première victime du réchauffement climatique, il est intéressant de questionner le rapport à la migration comme stratégie d’adaptation à ses effets. La question de recherche à laquelle ce mémoire cherche à répondre est donc ; Comment les représentations locales de la population de Nungwi permettent-elles de mieux comprendre le rapport et les réponses aux changements environnementaux et, plus particulièrement, la migration ? Cette réflexion part de l’observation que, bien que les modifications de l’environnement soient une réalité importante en termes d’effets aussi bien physiques que socio-économiques, la mobilité n’est pas employée par les habitant·e·s de Nungwi comme stratégie d’adaptation. L’analyse de cette recherche permet de mettre en lumière, dans les discours des entretiens semi-directifs menés durant le travail de terrain, certaines des représentations et perceptions des changements environnementaux et leur ancrage contextuel. Mettant ces processus en regard de dynamiques institutionnelles, économiques, culturelles, sociales ainsi qu’environnementales agissant localement, il s’agira ensuite de voir l’influence que cela peut avoir sur leur rapport à la migration comme moyen d’adaptation. Ce mémoire donne ainsi des pistes de réflexion qui permettent de comprendre qu’en fonction de la manière de se représenter les changements environnementaux, leurs causes, leurs conséquences, le risque et la perception d’avenir qui y sont attribués, les individus visualisent certaines stratégies d’adaptation où la migration n’est pas forcément vue comme autre chose qu’une option de dernier recours. Il participe de ce fait à relativiser les discours alarmistes anticipant des migrations massives en soutenant la littérature scientifique sur l’importance de considérer les représentations et les réalités locales pour comprendre les réponses mobilisées et souhaitées par les populations concernées par les effets prononcés des changements environnementaux.
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    Entre inclusion et exclusion: les marges de manoeuvre des assistant-e-s sociaux-ales dans le traitement des dossiers des personnes étrangères à l'aide sociale
    (2020)
    Joanneton, Léa
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    Beqiri, Albulenë Bunjaku
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    La politique migratoire en Suisse est aujourd’hui centrée sur l’intégration des personnes étrangères. Cette orientation a été confirmée par la précision des critères d’intégration avec l’entrée en vigueur en 2019 de la Loi sur les étrangers et l’intégration. Certaines des exigences pour séjourner en Suisse sont la participation à la vie économique et l’absence de dépendance à l’aide sociale pour une certaine catégorie d’étranger·ère·s. Dans ce cadre, la politique migratoire est superposée à la politique de l’aide sociale qui a aussi pour but d’intégrer les personnes dans la société. Deux types d’acteur·rice·s sociaux·ales sont principalement touchés dans ce processus. Le premier concerne les personnes étrangères qui recourent à l’aide sociale et qui sont doublement sollicitées par une injonction à s’intégrer. Le second regroupe les agent·e·s étatiques dont le travail consiste à mettre en oeuvre ces politiques. Au sein de ce travail, il s’agira de s’intéresser aux discours et aux pratiques des assistant·e·s sociaux·ales oeuvrant au sein de l’institution de l’aide sociale et de comprendre leur rôle au sein du processus de (re)définition du droit de séjour et d’établissement des personnes étrangères.
    Ce travail a pour objectif de répondre à ces interrogations en divisant notre réflexion en deux axes principaux. Le premier vise à questionner et à comprendre la façon dont la politique d’intégration est présentée dans le droit migratoire et lors de l’accompagnement à l’insertion professionnelle au sein de l’aide sociale. Le second vise à se pencher sur les conditions globales qui encadrent le travail des assistant·e·s sociaux·ales et sur la définition des marges de manoeuvre de ces agent·e·s étatiques à l’intersection de ces deux politiques., Migration policy in Switzerland today focuses on the integration of foreigners. This orientation has been confirmed by the clarification of integration criteria with the enactment of the Law on Foreigners and Integration in 2019. Some of the requirements for residence in Switzerland are participation in economic life and the absence of dependence on social assistance for a certain category of foreigners. Within this framework, migration policy is entangled in social assistance policy, which also aims to integrate people into society. Two types of social actors are mainly involved in this process. The first concerns foreigners who are in need of social assistance and who are doubly affected by an integration order. The second is the state agents whose job is to implement these policies. This work will focus on the discourse and practices of social workers working within the social welfare institution and on understanding their role in the process of (re)defining the right of residence and settlement for foreigners.
    The aim of this work is to answer these questions by dividing our reflection into two main axes. The first aims at questioning and understanding the way integration policy is presented in migration law and in the support for professional integration within social assistance. The second aims to look at the overall conditions governing the work of social workers and to define the discretion of these state agents at the intersection of these two policies.
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    Drought-Induced Human Displacement in Turkey
    (2019)
    Delju, Amir H.
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    Rebebez, Martine
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    Ceylan, Abdullah
    This paper analyses the correlation between drought spells, using the Standardized Precipitation Index and internal migration in rural communities in Turkey between 2007 and 2015. It aims to assess the quantified and evidencebased relationship between the compound effect of drought and migration in Turkey. As the correlation coefficient between the SPI and the Rate of Net Migration showed direct links between drought and internal migration, we arranged the twelve statistical regions of Turkey into three groups: a) magnet for migrants, b) neutral regions, and c) sources of out-migration. Based on the review of reference materials, it appeared that economy and security were the most powerful nonclimate factors that affected migration. In our analysis, we demonstrate that the impact of drought varies across the country depending on each region’s climate pattern, socio-economic situation, security, and stability. The net impact of drought and climate variability on migration in Turkey is determining, yet not absolute. It hides behind non-climatic elements, some of which appear as strong drivers for migration. The study also revealed that in the regions where security was not an issue, wet periods coincided with a lower flow of out-migration from rural areas. Finally, we have noted that the economic diversification of Turkey presents attractive opportunities and thus affects the preferred choice of rural emigrants for internal displacement.
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    Méthodes statistiques d’analyses longitudinales dans le domaine de l’immigration : application au parcours de vie des étudiants africains en Suisse avec l’utilisation des données administratives
    Nombreux sont les étudiants qui décident de quitter leurs pays pour aller se former à l’étranger. Cette mobilité étudiante n’est pas un fait nouveau, c’est un phénomène qui s’inscrit dans une tradition académique aussi ancienne que l’histoire des universités elles-mêmes. Dans cette thèse, nous nous intéressons au parcours de vie des étudiants internationaux de manière générale et particulièrement à celui des étudiants africains qui ont quitté leurs pays d’origine dans le but de poursuivre une formation universitaire en Suisse. L’augmentation très rapide de l’effectif des étudiants internationaux et africains dans le monde et en Suisse nous a poussés à nous intéresser à cette problématique dans une perspective de parcours de vie. Nous commençons ainsi par une introduction à l’analyse des parcours de vie pour ensuite présenter les modèles statistiques les plus couramment utilisés dans ce domaine. Ces modèles se subdivisent en trois groupes : non paramétriques, paramétriques et le modèle semi-paramétrique de Cox. L’objectif principal de la thèse est de transposer ces méthodes statistiques, qui sont très largement utilisées dans d’autres domaines, dans le but d’analyser l’immigration avec des données longitudinales administratives. Les modèles sont présentés avec des exemples d’application. Ces derniers sont comparés entre eux afin de mettre en lumière les avantages et les inconvénients de chaque modèle ainsi que les questions de recherche auxquelles ils permettent de répondre. Nous montrons aussi comment choisir le modèle le plus adapté parmi tous les modèles présentés. Les modèles de régression logistiques à temps discret sont ensuite abordés dans le but de remédier à certaines insuffisances des modèles paramétriques et du modèle de Cox. Nous présentons aussi les différentes sources de données longitudinales pour ensuite introduire les données administratives livrées par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Ces données proviennent des bases de données des étrangers (ZAR, ZEMIS) et de la base de données des étudiants (LABB). Ces deux bases de données ont été fusionnées dans le but de mettre en commun les parcours migratoire et académique des étudiants internationaux et des étudiants africains. Nous décrivons ensuite l’évolution de l’effectif des étudiants africains en Suisse durant ces dernières années (pour la période allant de 1997 à 2014), les nationalités les plus représentées, les domaines d’études privilégiés par ces étudiants ainsi que les universités suisses qui accueillent le plus grand nombre d’étudiants africains. Il ressort de nos analyses que l’effectif des étudiants africains en Suisse par nationalité est très inégal ; l’Afrique du Nord à elle seule représente près de la moitié de l’effectif total des étudiants africains en Suisse. En Afrique subsaharienne, le Cameroun est le pays le plus représenté dans les universités suisses suivi par le Sénégal, la Côte d’Ivoire et Madagascar, mais dans des proportions moindres. Les étudiants africains en Suisse s’orientent généralement vers les branches techniques et économiques au niveau du bachelor et sont nombreux à suivre ces formations dans les Hautes Ecoles Spécialisées (HES). Au niveau du master, il ressort que ces étudiants sont nombreux à s’orienter vers les sciences exactes et naturelles, les branches techniques et économiques dans les universités et les écoles polytechniques fédérales. Les universités romandes sont celles qui accueillent le plus d’étudiants africains tandis qu’en Suisse alémanique, c’est l’Université de Bâle. A l’issue de cette analyse, nous nous sommes intéressés aux facteurs explicatifs du fait que les étudiants internationaux et les étudiants africains prolongent le séjour en Suisse après les études. Parmi ces facteurs explicatifs, nous relevons en particuliers des caractéristiques démographiques, migratoires et académiques.
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    International students in Switzerland:: trajectories, stay rates, and intentions for post-graduate mobility
    (2019) ; ; ;
    van Mol, Christof
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    Wiers-Jenssen, Jannecke
    L'augmentation de la mobilité internationale des étudiants (MIE) est devenue l'une des principales caractéristiques de la migration contemporaine. Dans un contexte de mobilité mondiale croissante et de mondialisation de l'enseignement supérieur, la migration internationale des étudiants vers la Suisse est en train de changer de manière significative, tant de par son ampleur que dans sa spécificité. La mobilité des étudiants étrangers, en raison de leur importance dans les flux migratoires actuels, fait l'objet d'une attention accrue dans les études sur les migrations et les débats politiques. Cette thèse donne un éclairage sur le caractère et la dynamique de la MIE en analysant les trajectoires migratoires des étudiants étrangers en Suisse. L'étude vise à découvrir des schémas et à identifier les facteurs qui ont une incidence positive ou négative sur les taux de séjour des étudiants étrangers et leur intégration subséquente dans le marché de l'emploi suisse, propose un cadre pour la mobilité des étudiants et, enfin, en discute les résultats dans le contexte actuel des changements en matière de politiques et débats migratoires, en incluant un regard sur les politiques migratoires en dehors de Suisse. Cette thèse est composée de quatre sections qui attirent l'attention sur a) les taux de séjour des étudiants étrangers, b) l'intention de rester en Suisse en tenant compte du statut de partenaire, c) l'intégration sur le marché suisse du travail et d) l'évolution des politiques en la matière. Les données statistiques proviennent d'un ensemble de données fusionnées du Système d'Information Universitaire Suisse (SIUS) et du Système d'Information Central sur la Migration (SYMIC), d'une série d'enquêtes sur les diplômés en Suisses et du NCCR Mobility-Migration Survey. Les méthodes statistiques sont utilisées pour tester une série de facteurs statiques et dynamiques, tels que les caractéristiques sociales et démographiques (nationalité, sexe, âge, état civil), ainsi que les caractéristiques éducatives (domaine d'étude, résultats des études, établissement d'enseignement supérieur). En outre, les procès-verbaux du discours politique de l'initiative parlementaire qui a conduit à des amendements de loi sont examinés. Enfin, les résultats sur les trajectoires éducatives des étudiants internationaux sont discutés dans le contexte des changements dans les politiques migratoires suisses., Increased international student mobility (ISM) has become one of the salient features of contemporary global migration. In the context of growing global mobility and the globalization of higher education, international student migration to Switzerland is changing significantly in both extent and character. Due to the importance of international students in current migration flows, their mobility is receiving increased attention in migration studies and policy debates. This dissertation sheds light on the character and dynamics of ISM by analyzing the migration trajectories of international students in Switzerland. The study aims to discover patterns and identify factors which have a positive or negative impact on the stay rates of international students and their subsequent integration into the Swiss labour market, proposes a framework for student mobility, and finally discusses the results in a context of current changes in migration policies and debates including a glance at migration policies outside Switzerland. The thesis is composed of four sections which draw attention to a) stay rates of international students, b) intentions to stay in Switzerland, taking partnership status into account, c) integration into the Swiss labour market, and d) changes in relevant policies. The statistical data originates from various datasets on international students, from a merged dataset of the Swiss Higher Education Information System (SHIS) and the Central Migration Information System (ZEMIS)1, a series of the Swiss Graduate Surveys, and the NCCR Mobility and Migration Survey. Statistical methods are used to test a series of static and dynamic factors, such as social and demographic characteristics (nationality, gender, age, civil status), as well as educational characteristics (study field, study performance, the higher education institution). Furthermore, the minutes of the discourse of the parliamentary initiative that led to law amendments are examined. Finally, the results on the educational trajectories of international students are discussed in the context of recent changes in Swiss migration policies.
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    Leaving Sri Lanka again ?: migration intentions of Sri Lankans being back from Switzerland
    (2019)
    Stuber, Lea
    ;
    De nombreus.e.s sri-lankais.e.s vivent en-dehors du Sri Lanka, notamment en raison de la guerre civile. Lorsque le conflit a pris fin en 2009, certaines de ces personnes ont décidé ‘librement’ de rentrer au Sri Lanka. Cependant, d'autres ont été forcées de retourner au Sri Lanka parce que l'asile n’était plus garanti. Dans le cas de la Suisse et du Sri Lanka, il n'existe pas de recherche particulière sur les phénomènes sociaux de déportation ou de migration de retour. Ce mémoire de Master vise à combler cette lacune en comparant différentes raisons de retour par rapport aux intentions de migration future. L'autrice révèle l'importance de l'idée de ‘quitter à nouveau le Sri Lanka’ après avoir mené 25 entretiens avec des personnes qui ont quitté la Suisse pour revenir au Sri Lanka. Les processus de migration sont compris comme étant simultanément ancrés dans des lieux différents et dans des contextes temporels différents.
    A travers une analyse approfondie de 7 entretiens narratifs, l'autrice montre que – par le bais de la migration antérieure du Sri Lanka vers la Suisse – les individus ont établi des affiliations et des relations au nouveau lieu qui persistent même après le départ du pays de destination. Par conséquent, le réseau social (translocal) peut être une ‘alternative’ importante lorsque l'accès par la citoyenneté ou un permis n'est pas accordé en premier lieu. Malgré l’encastrement dans les échelles nationale et supranationale, bon nombre des stratégies que les gens appliquent dépendent du réseau social : par exemple, être sponsorisé par un membre de la famille établi en Suisse ou chercher une demande en mariage en Europe. En outre, ce qui semble être l’un des défis liés à la tentative d'accès à la mobilité par l'intermédiaire du réseau social est l'incertitude souvent rencontrée au sujet des réglementations nationales. Pourtant, les réseaux sociaux translocaux peuvent être considérés comme un moyen de faire usage des droits nationaux et supranationaux de la ‘meilleure’ manière possible pour pouvoir quitter à nouveau le Sri Lanka., Many Sri Lankan nationals live in places outside Sri Lanka, among other reasons, due to the long-standing civil war. As the conflict ended in 2009, some of them decided ‘freely’ to return to Sri Lanka. However, others were forced to return to Sri Lanka as they weren’t granted asylum anymore. In the case of Switzerland and Sri Lanka, there exists no particular research on the social phenomena of deportation and return migration. This Master’s thesis aims to fill this gap by comparing different reasons for return in relation to future migration intentions. The author reveals the importance of the idea of ‘leaving Sri Lanka again’ by conducting 25 interviews with individuals who moved from Switzerland back to Sri Lanka. Migration processes are understood as simultaneously embedded in different places and different temporal settings. By looking into the multiplicity of scales and multiplicity of temporalities, it was possible to understand how mobility is differentiated.
    Through an in-depth analysis of 7 narrative interviews, the author shows that through the earlier migration from Sri Lanka to Switzerland, individuals have established affiliations and relationships at the new place which persist even after the person left the country of destination. Therefore, the (translocal) social network can be an important ‘alternative’ when access through citizenship or a permit is not given in the first place. Despite the embeddedness on the national and supranational scale, many of the strategies that people apply depend on the social network: for instance, getting sponsored by a family member in Switzerland, looking for a marriage proposal in Europe, or applying for a green card in the U.S. Nevertheless, these opportunities are often limited to intimate relationships. In addition, what seems to be a challenge linked to the attempt to access mobility through the social network is the often-experienced uncertainty related to national regulations. Yet, translocal social networks can be seen as a means of making use of the national and supranational rights in the ‘best’ way in order to be able to leave Sri Lanka again.
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    Al confine di Chiasso: regards sur l'évolution du travail du Corps des gardes-frontière tessinois et son impact sur le contrôle migratoire
    (2019)
    Lacarbonara, Nicole
    ;
    Ce mémoire de master analyse l’évolution du travail des gardes-frontière à la frontière de la zone de Mendrisio (Tessin) des années 1990 à ce jour. Plus particulièrement, il s’agit d’étudier l’évolution des tâches et leurs applications par l’examen du discours et des souvenirs des gardes-frontière qui ont partagé avec moi leur expérience de terrain.

    Après avoir identifié les différentes procédures impliquant la maîtrise du travail des agent·e·s dans la zone frontière, l’attention a été portée de manière factuelle et détaillée sur les pratiques de surveillance décrites par les gardes. Ceci a permis d’apporter un regard sur les tensions existant entre l’ouverture d’une frontière – avec l’entrée de la Suisse dans l’espace Schengen – et sa fermeture – avec la nécessité d’imposer un contrôle de passage par les gardes-frontière –.

    De plus, ce travail de mémoire s’intéresse à la manière dont une personne migrante est prise en charge ; particulièrement par l’examen de deux dimensions : lors d’une réadmission en Italie ou lors du dépôt d’une demande d’asile en Suisse.

    En postulant que l’évolution prend différentes formes, qui peuvent être influencées par des caractéristiques politiques, économiques, culturelles et sociales, trois axes d’analyse ont été retenus :
    1. la description évolutive des tâches et du travail du Corps des gardes-frontière ;
    2. l’évolution de la migration à la frontière ainsi que les tâches procédurales qui relèvent principalement de l’asile ;
    3. les pratiques discursives portant sur les représentations des agent·e·s vis-à-vis de la migration et la frontière tessinoise.

    Ce travail, permet de comprendre comment une continuité dans l’administration de la frontière s’exerce dans le temps et quelle évolution des contrôles de personne en découle.