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    Corporate Social Innovation as a Transformative Concept : An Institutionalist Perspective
    There is increasing global urgency to attend to the grand challenges of our time, such as climate change, inequalities, poverty or unemployment. Social innovation has been considered a relevant notion to address these challenges by providing creative solutions from a constellation of multiple actors. Multilateral institutions such as the United Nations (UN) or the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) have advocated using social innovation to find new solutions to meet social goals. Moreover, social innovation goes beyond instrumental significance. Recent research has highlighted the transformative character of social innovation as a tool for changing social relations as it is highly related to the context in which it is developed and the actors who implement it. Therefore, the questions of how social innovation unfolds and how it changes society has become key in politics and academia alike. Despite abundant research on social innovation, little has been explored at the corporate level. When observed from the business perspective, social innovation is known as Corporate Social Innovation (CSI), which consists of introducing new products, services, or processes that solve a social problem and improve an organisation’s performance in parallel. Scholars from diverse disciplines have focused on CSI as a concept that allows the private sector to fulfil institutional voids, address social needs and gain competitive advantages, very aligned to status quo organisations and mainstream approaches to social innovation. These studies reflect a dominance of the economic perspective of CSI, while other multidisciplinary studies have emphasised social innovation as a transformative concept that leads to the alteration, replacement or challenge of leading institutions. The dissertation follows this discussion and shall be understood as contributing and continuing these debates. The overall goal of this dissertation is thus to contribute to an understanding of CSI and the process of systemic change. Building on institutional theory, the study draws upon the relevance of context-related institutions, centring on the prominence of CSI, which occurs in a market context in the process of institutional change. CSI is conceptualised as the implementation of new products, services, processes, or practices that change social relations embedded in market structures that alleviate social problems in a particular context while benefiting an organisation’s performance. Thus, an understanding of CSI as a business strategy to change the social context is put forward. Literature on CSI, business model and sustainable development build the basis to analyse systemic change and interpret societal transformation. Empirically, this dissertation is based on a multiple case study of hybrid organisations in Colombia. Hybrid organisations have been considered outstanding actors to provide solutions to the so-called grand challenges while increasingly delivering innovations that benefit society and pursuing systemic changes. Hybrid organisations capacity to address CSI makes it an interesting case study object. The empirical analysis focuses on a particular type of hybrid organisation, Certified B Corporations (B Corps), a label derived business model that aims to balance profits and purpose. The analysis unveils that CSI can reproduce systemic changes from the lenses of hybrid organisations by addressing sustainable development issues — centrally focusing on the Sustainable Development Goals (SDGs). Notably, an organisation’s business model is a crucial element to reproduce systemic change, in which CSI is used as a mechanism to provide novel solutions to social problems and change social relations in market contexts. The study offers recommendations for policy-makers to reconfigure and analyse the National Policy for Social Innovation in Colombia and gives suggestions to exploit hybrid organisations capacity to reproduce systemic changes
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    Female labour force participation and dynamics of income inequality in Switzerland, from 1992 to 2014
    (2018) ; ;
    Jann, Ben
    ;
    Lalive, Raphaël
    ;
    Vandecasteele, Leen
    Cette thèse intitulée « La participation des femmes au marché du travail et les dynamiques des inégalités de revenus en Suisse entre 1992 et 2014 » explore les facteurs qui influencent la participation des femmes au marché du travail et analyse les conséquences de la croissance de cette participation en termes d’inégalités de revenu au niveau des ménages. Cette étude combine deux importants indicateurs au niveau macro, la participation des femmes au marché du travail et l’inégalité de revenu, et examine leurs dynamiques dans le contexte suisse entre 1992 et 2014. Dans la première partie de la thèse, l’attention est portée sur les déterminants de la participation des femmes au marché du travail aux niveaux macro et micro. Au niveau macro, les variables contextuelles sont soit inclues pour identifier le contexte socio-politique dans lequel les femmes vivent soit examinées plus en détail pour déterminer leur influence sur le nombre d’heures de travail effectué par les femmes. Au niveau micro, les revenus des femmes et de leurs partenaires sont étudiés comme déterminants pour le nombre d’heures de travail effectué par les femmes. Ces déterminants classiques sont appariés avec des données relatives aux idéologies socialement construites concernant les attitudes au travail ou à la famille. Le premier article de cette thèse examine les effets de l’expansion de la garde extrafamiliale au niveau cantonal sur le nombre d’heures travaillé par les mères et les pères. Le deuxième article de cette thèse inclut les impôts et les avantages fiscaux, les coûts de garde et la culture des parents comme variables de contexte dans un model commun d’offre de travail basé sur les femmes et leurs partenaires. Dans la deuxième partie de la thèse l’emphase se déplace sur l’inégalité de revenu au niveau des ménages. Le troisième et dernier article de cette thèse interroge sur l’influence éventuelle d’une augmentation de la participation des femmes au marché du travail sur l’inégalité de revenu en Suisse. L’analyse fait la distinction entre différentes sources de revenu et types de ménages, incluant les couples et les célibataires. Tous les articles se focalisent non seulement sur la participation extensive des femmes au marché du travail, mais aussi sur la proportion de contrat à temps partiel. Les principales bases de données utilisées dans cette thèse sont l’Enquête Suisse la Participation Active (ESPA 1992-2014) et le Panel Suisse de Ménages (PSM 2000-2014). Chaque article se base sur une méthodologie spécifique. Le premier article identifie l’effet des reformes de la politique familiale qui ont été introduites au début des années 2000 en employant une estimation de la différence des différences. Le deuxième article explore l’impact des dotations économiques et attitudinales des femmes et de leurs partenaires sur les heures travaillées par les femmes à travers d’un model commun d’offre de travail. Le troisième article s’interroge sur les conséquences de l’expansion de la participation des femmes au marché du travail pour l’inégalité de revenu au niveau des ménages employant des décompositions d’indices et des analyses contrefactuelles. Les résultats mettent en avant un impact faible mais significatif de l’expansion de l’offre de garde formelle extrafamiliale sur le temps de travail partiel entre les mères. Ces réformes n’ont pas eu un effet sur le travail des hommes. Les hommes jouent néanmoins un rôle important pour le travail des femmes car les partenaires influencent les décisions des femmes avec leurs ressources économiques et leurs attitudes. L’effet du revenu des partenaires est particulièrement pertinent pour les femmes orientées vers les tâches ménagères qui ressentent des fortes pressions morales pour rester à la maison et s’occuper des enfants. En Suisse, l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail a contribué à maintenir une basse inégalité de revenu. Cet effet a été produit par la réduction de la variabilité des salaires des femmes., This thesis explores drivers of female labour force participation and analyses the consequences of an increase in female labour force participation for income inequality at the household level. This study combines these two important macro indicators, namely female labour force participation and income inequality, and investigates their dynamics in the Swiss context from 1992 to 2014. In the first part of the thesis, particular attention is placed on the determinants of female labour force participation at the macro and micro level. At the macro level, contextual variables are either included in the background to identify the socio-political context in which women live or examined more in detail to determine their influence on women’s labour supply. At the micro level, wages and income of women and their partners are studied as main determinants of women’s labour supply. These classical determinants are paired with socially constructed ideologies identified through gender role attitudes towards work and family. The first article of this thesis examines the effects of the expansion of childcare provision at the cantonal level with respect to maternal and paternal labour supply, while the second article of this thesis includes taxes and benefits, childcare costs, and culture as contextual variables in a joint labour supply model of women and their partners. In the second part of the thesis, the focus shifts towards household income inequality. The third and last article of this thesis investigates how the increase in female labour force participation affects household income inequality in Switzerland. The analysis distinguishes between different income sources and household types, including both couples and singles. All articles focus not only on the extensive participation of women on the labour market, but also on the intensity of this participation in terms of part-time rates. The main databases used in this thesis are the Swiss Labour Force Survey (1992-2014) and the Swiss Household Panel (2000-2014). Each article is built on a specific methodology. The first article identifies the effect of family policy reforms that were introduced at the beginning of the 2000s and uses a difference-in-differences estimation. The second article explores the impact of economic and attitudinal endowments of women and their partners with respect to women’s labour supply through a discrete labour supply model. The third article investigates the consequences of the expansion in female labour force participation for household income inequality through index decompositions and counterfactual analyses. Results identify a small but significant impact of the expansion of childcare provision on mothers’ high part-time rates. No effects are found for paternal employment. Men play an important role for women’s labour supply as partners influence women’s decisions both through their economic and their attitudinal endowments. This income effect is particularly relevant for home-oriented women who feel strong moral pressures to stay home and perform childcare. In Switzerland, the total increase of female labour force participation contributed to keep household income inequality low. This effect was mainly due to the reduced variability in women’s wages.
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    Improvement of quality of life through adaptation ?: A qualitative longitudinal approach on households in precarious prosperity in three european countries
    (2018) ; ;
    Budowski, Monica
    ;
    Bonvin, Jean-Michel
    ;
    Maeder, Philippe
    Cette thèse examine l’adaptation à la prospérité précaire en mettant en lien la recherche sur la qualité de vie et celle sur les inégalités sociales. L’accent est mis sur les ménages vivant une situation socio-économique spécifique appelée la prospérité précaire. Ces ménages luttent pour maintenir un niveau de prospérité sécure et constituent une thématique d’actualité aussi bien dans le monde scientifique qu’en politique sociale. Le thème de l’adaptation est analysé au sein du même groupe de population à travers trois perspectives théoriques, deux approches méthodologiques, et dans trois contextes nationaux (Roumanie, Espagne et Suisse). L’objectif du présent travail est de faire progresser la recherche sur l’adaptation en contribuant au débat empirique, théorique et méthodologique. L’approche qualitative apporte une perspective innovante à la discussion sur l’adaptation où les travaux quantitatifs dominent. Basée sur une collaboration internationale, cette thèse apporte sa contribution à la méthodologie de la comparaison entre nations. De plus, elle analyse des données longitudinales, ce qui est rare dans la recherche qualitative. Elle est composée de trois articles publiés dans des revues scientifiques qui ont été élaborés dans un processus itératif, en travaillant la recherche de littérature, la théorie et l’analyse en plusieurs cycles. Les processus d’échantillonnage, de collecte des données, du codage et d’analyse sont ont clairement documentés. Le corpus de données analysé est composé de deux ou trois vagues d’entretiens qualitatifs qui ont été menés dans trois pays entre 2008 et 2014. L’approche analytique des trois articles est la même et intègre des éléments de l’analyse de contenu et de l’induction analytique. Les résultats empiriques montrent que les personnes qui vivent dans des ménages en prospérité précaire s’adaptent à leurs conditions de vie si ces dernières sont perçues comme impossible à changer, et aussi que certains processus d’adaptation sont liés aux expériences sociales que ces personnes ont vécues. Cette recherche a permis d’affiner les approches théoriques de l’analyse de l’adaptation, de la qualité de vie et de la prospérité précaire dans une perspective qualitative, se référant en particulier à la manière dont ces trois concepts sont liés théoriquement. Le premier article réunit les situations objectives et les structures d’opportunités au niveau macro avec le bien-être subjectif et l’agentivité au niveau micro pour identifier la qualité de vie du ménage. Le deuxième article se base sur le concept de lien social (Paugam 2008) pour conceptualiser des sources de protection et de reconnaissance pour le ménage en prospérité précaire. Le troisième article applique le cadre théorique de l’agentivité en situation de pauvreté (Lister 2004) à la prospérité précaire. Il résulte de cette recherche la définition suivante de l’agentivité en situation de prospérité précaire : l’agentivité renvoie à une action volontaire influencée par le contexte social et les expériences individuelles. Elle peut être individuelle ou collective, orientée à court terme ou long terme, et vise à améliorer le bien-être subjectif ou à changer les conditions de vie. Cette recherche défend la thèse que, pour que les conceptions théoriques de l’analyse la qualité de vie en prospérité précaire soient fécondes, l’adaptation doit être intégrée comme un type d’agentivité visant à améliorer le bien-être subjectif lorsque les ménages font face à des contraintes structurelles. Abstract: The present study investigates adaptation to precarious prosperity through linking quality of life research with social inequality research. The focus is on households in a specific socioeconomic position termed precarious prosperity. These households struggle to maintain a degree of secure prosperity and are a concern addressed by researchers and policy makers. The topic of adaptation is analyzed in the same population group by means of three theoretical approaches, two methodological perspectives, and three country contexts (Romania, Spain and Switzerland). The objective of the dissertation is to advance research on adaptation by contributing to the empirical, theoretical and methodological debate. The qualitative approach adds an innovative perspective to the quantitatively dominated debate on adaptation. Based on international collaboration, the research contributes to the methodology of cross-national comparisons. Moreover, it investigates longitudinal data, which is rare in qualitative research. The three published articles have been elaborated in an iterative process by working alternately on literature, theories and analysis. The processes of sampling, data collection, coding and analysis are clearly documented. The data corpus I analyzed is composed of two or three waves of qualitative interviews conducted in three countries between 2008 and 2014. The three articles adopt the same analytical approach and contain elements from content analysis and analytic induction. Empirical results provide evidence that adaptation occurs when people do not perceive it possible to change their living conditions, and also that specific processes of adaptation are linked to social experiences. The research refines theoretical approaches for analyzing adaptation, quality of life and precarious prosperity from a qualitative perspective, referring to how the three concepts are theoretically linked. Article 1 brings together objective situations and opportunity structures on the macro level with the subjective well-being and agency on the micro level to identify their quality of life. Article 2 refers to the concept of social bonds (Paugam 2008) to conceptualize opportunities for protection and recognition. Article 3 applies the framework for agency in poverty (Lister 2004) in the situation of precarious prosperity. The investigations result in a definition of agency in precarious prosperity: agency refers to a purposeful action that is influenced by the social context and individual experiences. It may be individual or collective, is oriented to the short term or the long term, and aims at improving subjective well-being or changing living conditions. I argue that in order for the theoretical concepts for analyzing quality of life in precarious prosperity to be fruitful, adaptation must be integrated as a pattern of agency for improving subjective well-being when dealing with structural constraints.
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    Étude sur l'évaluation de la satisfaction de la patientèle du service ambulancier de la Ville de Neuchâtel
    (2017) ; ;
    Léchot, Morgan
    Ce document est le fruit d’une collaboration entre le Service de Protection et Sauvetage (SPS) de la Ville de Neuchâtel et l’Institut de sociologie de l’Université de Neuchâtel (UniNE) dont l’objectif a été de mener une enquête quantitative auprès de la patientèle du Service Incendie et Secours (SIS) pour évaluer les prestations du service ambulancier de la Ville de Neuchâtel. Elle s’inscrit dans le cadre du séminaire d’introduction à la recherche quantitative et a été en partie réalisée avec les étudiant-e-s en 3ème année du Bachelor en sociologie de l’année académique 2016-2017. Les résultats exposés dans le présent rapport sont extraits d’un questionnaire manuscrit envoyé aux patient-e-s du SIS pris-e-s en charge d’août 2016 à début juin 2017 auxquels près d’un tiers de la patientèle a participé. Des informations sur l’intervention ambulancière ainsi que des aspects sur la prise en charge, des questions liées aux coûts et des caractéristiques sociodémographiques de la patientèle ont pu être relevées par le biais d’une enquête par questionnaire. La structure du rapport est subdivisée en deux grandes parties : d’une part la partie méthodologique de l’enquête et, d’autre part, les résultats statistiques de l’enquête. La conclusion fait état des principaux résultats de l’étude et émet quelques recommandations méthodologiques.
    Sur la population d’enquête, nous pouvons relever qu’autant de femmes que d’hommes ont participé dont une majorité de personnes âgées. Au regard des niveaux de formation achevés et du type de profession exercé, une plus grande variabilité est en revanche à souligner. Les personnes les plus représentées sont celles ayant obtenu un CFC/AFP et les employés qualifiés, soit respectivement plus d’un tiers de la population interrogée.
    Au regard des principaux résultats descriptifs de l’étude, le premier fait à relever est l’évaluation généralement très satisfaisante dont font état les personnes interrogées tant sur l’intervention que les interactions nouées avec le service ambulancier (90.0% en moyenne de satisfaction totale) de manière générale et plus spécifique. Les attentes sont relevées pour une large majorité des enquêtés dans des proportions similaires. Globalement, les aspects évalués liés à l’intervention et aux interactions avec les ambulanciers ont davantage pleinement satisfaits les patients du SIS que les aspects matériels ou relevant du transport en ambulance. Concernant l’aspect financier, si le coût d’une intervention ambulancière n’est pas un critère déterminant pour renoncer à solliciter une ambulance, plus d’un tiers des personnes interrogées s’en passeraient toutefois pour cette raison. En outre, les patients du SIS marquent une volonté ferme à ce qu’une prise en charge totale des coûts d’une intervention ambulancière soit réalisée par la LAMal.
    Les analyses croisées relèvent quelques relations significatives d’une intensité généralement faible. Aussi, le niveau de satisfaction de l’intervention ambulancière varie selon différents facteurs sociodémographiques. Nous avons pu souligner que le niveau de satisfaction général sur l’intervention augmente à mesure que l’âge, le niveau de formation et le type de profession s’élèvent. L’évaluation de certains aspects interactionnels (empathie, amabilité et courtoisie ainsi que la confiance accordée au personnel ambulancier) est associée avec l’âge et le niveau de formation. Le ressenti de la personne pendant l’intervention varie en fonction de l’âge et du sexe. Enfin, le type de profession a une relation significative avec la perception des coûts de l’intervention.
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    Tu fais quoi dans la vie?: une analyse du vécu des bénéficiaires de l'assurance-invalidité en Suisse
    (2017)
    Jeannet, Rachel
    ;
    Durant les années nonante, le nombre de rentiers de l’assurance-invalidité (AI) a augmenté de 40%. Cette situation a conduit la Confédération a réformer cette assurance, notamment au travers de nouvelles mesures envers la réinsertion professionnelle, établies lors de la 6e révision (2012). Malgré les études effectuées sur la thématique de l’AI, durant le programme national de recherche 45 (PNR45, 2001-2005), certains sujets sont restés lacunaires, comme le ressenti des rentiers. Ce travail cherche à répondre à ce manque, en interrogeant, le rapport des rentiers envers : leur statut, la réinsertion et les autres bénéficiaires AI ; mais également leurs expériences vécues et les processus de stigmatisation rencontrés. Deux cadres théoriques ont été sélectionnés, afin d’analyser les données récoltées à la suite d’entretiens biographiques narratifs auprès de rentiers AI, d’une part, celui de la carrière morale des assistées (Paugam 1991) et d’autre part, celui d’une nouvelle conceptualisation du stigmate (Link & Phelan 2001). Les résultats de cette analyse ont apporté des clefs de compréhension relatives aux problématiques persistantes concernant la réinsertion professionnelle des rentiers AI, en dépit des nouvelles mesures mises en place. Par exemple, plusieurs bénéficiaires AI, ayant le désir de se réinsérer, n’ont pas rencontré de conditions cadres positives pour retrouver un travail. Au final, les conclusions de cette recherche encouragent la création de mesures supplémentaires de réinsertion, tel que le « supported employment » (Burns 2007) ; ou encore, le développement d’emplois hors de la sphère productive, tel que le bénévolat ou du travail parallèle dans le domaine de la santé.
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    Offre formelle d'accueil préscolaire et parascolaire en Suisse, 1991-2012
    (2016) ;
    Guillet, Delphine
    ;
    Dans le cadre d’une étude sur les mesures d’égalité entre les sexes et la participation des femmes au marché du travail, financé par le Fonds National Suisse, l’Université de Neuchâtel réalise une enquête longitudinale à propos de la conciliation travail-famille pour la période 1991-2012. Pour se faire, un questionnaire (disponible sur demande) en trois parties a été envoyé à chacun des 26 cantons comportant des questions sur l’offre d’accueil préscolaire, durant la scolarité et sur son financement. La partie liée aux coûts est fréquemment gérée de manière distincte de l’offre, ainsi cela a nécessité de faire appel à différents offices. L’accueil extrafamilial et préscolaire se divise en deux secteurs, l’un formel et l’autre informel. Dans ce papier nous nous intéressons uniquement à la partie formelle, c’est-à-dire, à l’accueil des enfants en dehors de leur famille dans une institution financée par des fonds publics ou privés (Commission fédérale de coordination pour les questions familiales – COFF –, 2008).
    Les chiffres utilisés dans ce rapport sont ceux récoltés auprès des cantons, complétés si nécessaire par le site de la Confédération « BerufundFamilie » et par trois études sur les familles : celle d’INFRAS (2013), les rapports de l’OFS sur les familles en Suisse (2004/2008) et l’état des lieux de la COFF sur l’accueil extrafamilial et parascolaire (2008). Certaines données divergent entre les différentes sources liées aux diverses définitions de l’accueil pré et parascolaire et en fonction des changements légaux.
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    Egalité des chances au sein de l’UniNE : où en est-on ?: Ancrage institutionnel des mesures du SECH, enjeux de la conciliation vie privée et professionnelle et relève académique.
    Fruit d’une collaboration entre l’Institut de sociologie et le Service d’égalité des chances (SECH) de l’Université de Neuchâtel (UniNE), l’objectif a été de mener une enquête quantitative auprès de la communauté universitaire de l’UniNE pour l’année académique 2015-2016 autour de questions liées à la diversité et l’égalité des chances. Ce document vise non seulement à analyser l’ancrage institutionnel du SECH en évaluant notamment les prestations que ce service offre ainsi que sa visibilité auprès de membres de la communauté universitaire, mais également cherche à rendre compte plus spécifiquement des enjeux qui entourent la conciliation de la vie privée et professionnelle des collaborateurs et collaboratrices de l’UniNE ainsi qu’à répondre à des questions articulées autour de la carrière et de la relève académique. Les résultats exposés dans le présent rapport sont extraits de deux questionnaires envoyés à la fois au personnel salarié et aux étudiant-e-s de l’UniNE desquels près d’un tiers des membres de la communauté universitaire a répondu à l’appel.