UNIVERSITE DE NEUCHATEL MIT- INSTITUT DE ZOOLOGIE Epidemiologie de la toxocarose dans la région jurassienne par JEAN-PAUL JEANNERET Licencié en Biologie Thèse présentée à la Faculté des Sciences de l'Université de Neuchâtel pour obtenir le grade de docteur es sciences. -1991 - Jury Directeur de Thèse Monsieur le Professeur M. Brassard Institut de Zoologie, Université de Neuchâtel. Monsieur le Professeur A. Aeschlimann Institut de Zoologie, Université de Neuchâtel. Monsieur le Docteur J.-F. Magnaval Hôpitaux de Toulouse. Monsieur le Docteur B. Gottstein Institut de Parasitologie, Université de Zürich. IMPRIMATUR POUR LA THÈSE E p Idem ìo.l.q.gie.. d.e_ jurassienne...................................................................................................... de M.onsieu.rJean-Pau !.. .Jeanneret......................................... UNIVERSITÉ DE NEUCHÂTEL FACULTÉ DES SCIENCES La Faculté des sciences de l'Université de Neuchâtel sur le rapport des membres du jury, Messieurs M. ..Brossa ..................... B. Gottstein (Zurich) et J.-F. Magnava! (Toulouse) autorise l'impression de la présente thèse. Neuchâtel, le ..4...déçemb.re.J.991....................................................... Le doyen : A. Robert TABLE DES MATIERES_________________________Page 1. RESUME .......................................... 6 1. INTRODUCTION................................... 7 1.1. Généralités .................................. 7 1.2. Toxocara canis............................... 8 1.2.1. Aspects systématique...................... 8 1.2.2. Morphologie de T. canis..................... 9 1.2.3. Cycle................................. 9 1.2.3.1. Cycle évolutif des Ascarides............ 9 1.2.3.2. Cycle de T. canis................... 10 1.3. T. canis chez l'humain.......................... 12 1.3.1. Historique de la toxocarose.................. 12 1.3.2. Aspects cliniques et traitement de la toxocarose .... 13 1.3.3. Diagnostic de la toxocarose.................. 15 1.3.3.1. Diagnostic biologique non-spécifique....... 16 1.3.3.2. Immunodiagnostic spécifique............ 17 1.3.4. Séroprévalence.......................... 20 1.4. T. canis chez l'hôte définitif...................... 21 1.4.1. T. canis chez le chien...................... 22 1.4.2. T. canis chez le renard..................... 23 1.4.3. Transmission mère-petits des larves de T. canis .... 23 1.4.3.1. Transmission trans-placentaire .......... 23 1.4.3.2. Transmission trans-lactaire............. 24 1.5. T. canis dans les sols.......................... 24 1.6. T. canis chez l'hôte paraténique................... 25 1.7. La toxocarose humaine en Suisse.................. 26 2. BUTS DU TRAVAIL................................ 27 TABLE DES MATIERES______________________Page 2. 3. MATERIEL ET METHODES........................... 28 3.1. Terrain d'étude............................... 28 3.2. Echantillonnage............................... 29 3.2.1. Des chiens ............................ 29 3.2.2. Des renards............................ 29 3.2.3. Des hommes ........................... 29 3.2.4. Des sols .............................. 30 3.2.5. Des micromammifères sauvages............... 31 3.2.6. Des bovins............................. 32 3.3. Tests sérologiques ............................ 32 3.3.1. Des humains ........................... 32 3.3.1.1. ELISA IgG ....................... 32 3.3.1.2. ELISA IgE-totaux ................... 32 3.3.1.3. ELISA IgE-spécifiques................ 33 3.3.1.4. Western-blotting (WB)................ 33 3.3.2. Des souris de laboratoire ................... 33 3.3.3. Des micromammifères sauvages............... 33 3.3.4. Des bovins............................. 34 3.4. Eosinophilie................................. 34 3.5. Enquêtes ................................... 34 3.5.1. Habitudes alimentaires et comportementales des donneurs de sang........................ 34 3.5.2. Connaissances des médecins sur la toxocarose .... 35 3.6. Recherche des oeufs de T. canis.................. 35 3.6.1. Dans les selles.......................... 35 3.6.2. Dans le sol ............................ 35 3.7. Infection artificielle et recherche des parasites ........ 36 3.7.1. Souris de laboratoire ...................... 36 3.7.2. Bovins................................ 37 3.7.3. Micromammifères sauvages.................. 38 3.8. Tests statistiques ............................. 38 TABLE DES MATIERES______________________Page 3. 4. RESULTATS ET DISCUSSIONS........................ 39 4.1. T. canis chez l'homme.......................... 39 4.1.1. Anticorps anti- T. canis dans la population jurassienne . 39 4.1.1.1. Population adulte (Sérums du Centre de Transfusion Sanguine)................ 39 4.1.1.2. Population enfantine (Sérums des pediatries) . 39 4.1.1.3. Données épidémiologiques............. 40 4.1.1.4. Séroprévalence réelle ................ 42 4.1.1.5. Deuxième lot du Centre de Transfusion..... 43 4.1.2. IgE-totaux et IgE-spécifiques anti- T. canis......... 44 4.1.2.1. IgE-totaux........................ 44 4.1.2.2. IgE-spécifiques..................... 45 4.1.3. Eosinophilie ............................ 45 4.1.4. Western-blotting (WB)...................... 46 4.1.5. Traitement global des résultats sérologiques....... 47 4.1.6. Habitudes alimentaires et comportementales ds donneurs de sang...................... 48 4.1.7. Discussion: T. canis chez l'homme............. 49 4.1.8. Conclusions ............................ 52 4.2. Enquête sur la connaissance que les médecins ont de la toxocarose.............................. 53 4.3. T. canis chez l'hôte définitif...................... 54 4.3.1. Chez le chien .......................... 54 4.3.1.1. Chiens de La Chaux-de-Fonds .......... 54 4.3.1.2. Chiens de Neuchâtel................. 54 4.3.1.3. Chiens de Couvet................... 54 4.3.1.4. Chiens des Breuleux................. 55 4.3.1.5. Exploitation des données épidémiologiques .. 55 4.3.2. Prévalence de T. canis chez les renards.......... 56 4.3.3. Discussion ............................. 56 4.3.4. Conclusions ............................ 57 TABLE DES MATIERES______________________Page 4. 4.4. Contamination des sols par T. canis................ 58 4.4.1. Villes et villages ......................... 58 4.4.1.1. La Chaux-de-Fonds.................. 58 4.4.1.2. Neuchâtel........................ 59 4.4.1.3. Couvet.......................... 60 4.4.1.4. Les Breuleux...................... 61 4.4.2. Aux alentours d'une ferme (La Combe-à-la-Biche) ... 62 4.4.3. Discussion ............................. 63 4.4.4. Conclusions ............................ 64 4.5. Hôtes paraténiques expérimentaux et naturels de T. canis ................................. 65 4.5.1. Hôtes paraténiques expérimentaux (souris blanches). . 65 4.5.2. Hôtes paraténiques naturels (micromammifères sauvages).............................. 67 4.5.3. Hôtes paraténiques domestiques (bovins)......... 67 4.5.4. Discussion ............................. 69 4.5.5. Conclusions ............................ 71 5. DISCUSSION GENERALE............................ 72 5.1. Fonctionnement du foyer jurassien à T. canis......... 72 5.2. Diagnostic de la toxocarose...................... 76 5.3. Lutte contre T. canis........................... 77 6. CONCLUSIONS................................... 79 ANNEXE I : Questionnaire sur les chiens................ 81 ANNEXE II : Localisation des prélèvements de sol........... 82 ANNEXE III : ELISA IgG-spécifiques humain............... 87 ANNEXE IV : ELISA IgE-totaux humain .................. 98 ANNEXE V : ELISA IgE-spécifiques humain............... 100 TABLE DES MATIERES_________________________Page S. ANNEXE Vl : ELISA souris...........................102 ANNEXE VII : Questionnaire pour les donneurs de sang.......104 ANNEXE VIII : Questionnaire aux médecins................105 ANNEXE IX : Recherche des oeufs de T. canis dans le sol.....106 ANNEXE X : Recherche des larves de T. canis dans le lait.....107 ANNEXE Xl : Analyses coprologiques de chiens.............109 Remerciements.....................................114 BIBLIOGRAPHIE....................................115 RESUME Page 6. RESUME. Dans la région jurassienne (cantons du Jura et de Neuchâtel, districts de Courtelary et Moutier dans le Jura bernois), une étude sérologique sur l'antigène T. canis en ELISA IgQ a été réalisée chez 6100 adultes donneurs de sang et 501 enfants hospitalisés dans des pediatries. Selon le seuil considéré (80 ou 50 u), 6 à 9% des individus présentaient des anticorps arM-Toxocara canis. La séroincidence est de 2,9% avec une durée moyenne de séropositivité de 3 ans environ. L'étude séroépidémiologique a montré que les adultes sont beaucoup plus infectés que les enfants (9,9 et 3,6% respectivement) et que chez les campagnards, la séroprévalence est plus élevée que chez les citadins. Alors qu'elle est très marquée en campagne, la différence adultes - enfants s'atténue en ville. Hommes et femmes présentent une même séroprévalence, celle-ci est par contre plus élevée chez les garçons que chez les filles. L'infection des jeunes semble liée à des comportements géophagiques; pour les adultes, d'autres facteurs doivent être pris en compte. La séroprévalence est plus élevée chez les personnes qui se fournissent en viande et en lait à la ferme. Les agriculteurs, principalement concernés par ces comportements, sont aussi les plus touchés par le parasite (23 à 36% de séropositivité à 80 ou 50 u). Les personnes qui cuisent peu leur viande ou qui la mangent crue sont également plus infectées. Ces observations nous ont incité à mieux préciser les différentes étapes du cycle de T. canis et les mécanismes de l'infection humaine. Des recherches d'oeufs ont été effectuées chez les chiens, les renards et dans les sols de la région. Six pourcents des chiens sont infestés et 43% des crottes de renards sont contaminées par T. canis. Des oeufs du parasite ont été trouvés dans 3 à 17% des sols. Le centre des villes semble plus touché que la périphérie alors que dans les villages, la contamination des sols apparaît plus homogène. Les sols aux abords immédiats d'une ferme des Franches-Montagnes (La Combe-â-la-Biche) sont très contaminés par T. canis. Les campagnols (hôtes paratêniques) piégés aux mêmes endroits, sont aussi très infectés (découverte de larves chez 11% d'entre eux alors que 28% sont séropositifs). Douze pourcents des bovins de cette région sont également séropositifs. Enfin, nous avons démontré la transmission trans-lactaire de larves de T. canis chez des souris blanches et des bovins (hôtes paratêniques). Ce passage représente un risque d'infection pour les personnes qui consomment fréquemment du lait cru. L'environnement des agriculteurs, qui sont également les plus infectés, est en réalité un véritable foyer d'infection. L'infection par T. canis est très présente dans la région jurassienne, les cas de toxocarose sont sans doute plus fréquents que ceux diagnostiqués actuellement (4 cas recensés en 1989 par exemple). Les médecins doivent être sensibilisés à cette maladie et porter une attention toute particulière aux paysans. La parasitose devrait être contrôlée par une vermifugation systématique des chiens dès leur jeune âge. Mots clés: Toxocara canis, toxocarose, séroépidémiologie, ELISA, chien, renard, souris, bovin, campagnol, sol, transmission trans-lactaire. INTRODUCTION Page 7. 1. INTRODUCTION. 1.1. Généralités. L'étendue géographique des parasitoses, ainsi que le nombre de victimes humaines et animales, justifieraient la mise en oeuvre de moyens importants pour parvenir à un contrôle efficace de ces infections. Les interventions chimiques massives contre les parasites ou contre leurs vecteurs sont souvent néfastes; c'est pourquoi, de nombreux scientifiques sont convaincus de la nécessité d'une lutte intégrée. La tendance actuelle consiste à mettre en place des moyens de lutte biologiques ou biologico-chimiques plus respectueux de l'environnement et des équilibres naturels. Cette approche exige une connaissance très complète des organismes que l'on veut combattre ainsi que de leur biotope. Les cycles parasitaires paraissent simples au premier abord. Pourtant, les mécanismes qui permettent l'installation d'un agent infectieux chez ses hôtes sont souvent difficiles à cerner. L'accent doit donc être porté plus particulièrement sur la recherche fondamentale avant d'envisager la mise en place de programmes de lutte. Dans les pays industrialisés, l'amélioration sensible de l'hygiène individuelle et la diminution des contacts de l'homme avec le milieu naturel se sont traduits par une réduction considérable des risques d'infections. Les parasitoses avec des implications cliniques (echinococcoses, distomatoses, trichinellose, taeniases, amibiase par exemple) restent occasionnelles. Les malarias, les bilharzioses, les filarioses et autres parasitoses exotiques, bien que plus importantes sur le plan de la santé mondiale, sont parfois importées dans nos régions. Seules les personnes en provenance de pays tropicaux ou ayant le plus souvent des pratiques nutritionnelles particulières (ingestion de viande crue, de viande de chien ou de chat) sont très exposées aux parasites. L'augmentation du nombre d'animaux de compagnie et la place qu'ils prennent dans la société ont recréé un terrain favorable à la contamination humaine par certaines anthropozoonoses. Malgré l'aseptisation du milieu, la présence d'animaux domestiques dans les foyers et les relations de type parents-enfants qu'ils partagent avec les humains, permettent aux parasites de conserver une voie de transmission efficace. Ces comportements créent de réels problèmes de santé publique qui, malgré les difficultés inhérentes à leur étude, méritent toute notre attention. Deux parasitoses de nos régions sont particulièrement favorisées par cet environnement épidémiologique: la toxoplasmose et la toxocarose. Leur agent INTRODUCTION Page 8. étiologique est généralement caractérisé par un faible pouvoir pathogène et une forte prévalence chez l'hôte définitif. Bien qu'étant une parasitose autochtone, la toxocarose était jusqu'à présent peu étudiée dans notre pays. La faible spécificité des manifestations cliniques, la mauvaise efficacité des traitements et l'utilisation difficile de techniques directes de diagnostic expliquent cette méconnaissance. La maladie est dédaignée par la plupart des médecins qui préfèrent s'occuper de problèmes de santé plus aigus. La toxocarose est la conséquence de l'égarement dans les tissus humains de larves de nematodes du genre Toxocara. L'agent étiologique généralement incriminé est Toxocara canis, que nous allons décrire plus précisément avant d'aborder la problématique de la maladie humaine. 1.2. Toxocara canis. 1.2.1. Aspects systématiques. La plupart des larves retrouvées dans les biopsies de tissu humain appartiennent à l'espèce T. canis. Nous ne pouvons toutefois exclure la possibilité d'une infection par d'autres vers systématiquement proches. Nous allons donc présenter quelques aspects systématiques des Ascarides en général. Selon Barnes (1984), la position taxonomique de ces helminthes est la suivante: Phylum Nematoda Classe Secernentea Ordre Ascaridida Famille Ascaridae Genres : Toxocara mais aussi Ascaris, Neoascaris, Parascaris, Toxascaris Les Ascarides sont caractérisés par leur grande taille (5 à 25 cm sur 1,5 à 5 mm), leur cuticule épaisse, la présence sur la bouche de trois lèvres bien développées. Leurs oeufs sont globuleux ou ellipsoïdes et ont une coque épaisse. INTRODUCTION Page 9. Ils peuvent être séparés en deux groupes: 1) Les parasites des herbivores et omnivores. Mentionnons entre autres, Ascaris lumbricoîdes chez l'homme, Ascaris suum chez le porc, Parascaris equorum chez le cheval et Neoascaris vitulorum chez le bovin. Les ovins et les caprins sont rarement porteurs d'Ascaris mais peuvent être quelques fois infestés par A. suum. La spécificité de ces parasites est relativement faible, il n'est pas rare qu'un ver adulte s'établisse chez un hôte d'une espèce qu'il ne parasite habituellement pas. 2) Les parasites des carnivores qui ont une spécificité forte: T. canis chez le chien, le renard et le loup, Toxocara cati chez le chat et Toxascaris leonina chez les quatre espèces. Ces vers ne se retrouvent qu'exceptionnellement chez d'autres espèces. Les Ascarides adultes ont pour habitat normal l'intestin grêle de leur hôte. Ils ne vivent pas fixés à la paroi intestinale, mais libres dans la lumière du tube digestif en se nourrissant du chyme intestinal environnant. Aux stades larvaires, ils accomplissent des migrations dans l'organisme. 1.2.2. Morphologie de T. canis. T. canis, anciennement appelé Belascaris marginata, a été décrit pour la première fois par Werner en 1782. La description suivante est tirée de Euzeby (1963). A l'état adulte, le ver, de couleur blanchâtre, mesure entre 5 et 12 cm de longueur. Il est incurvé aux deux extrémités pour former deux courbures de sens opposés. Cette morphologie lui donne l'allure d'un S très allongé. Il possède deux ailes céphaliques, grossièrement striées, longues, étroites et progressivement atténuées en arrière. Ces appendices donnent au ver un aspect de fer de lance. Les mâles possèdent deux spicules (à la place d'ailes caudales) qui mesurent de 750 à 900 ^m. Les oeufs sont globuleux, leur diamètre varie de 75 à 80 ^m. Ils sont pondus non segmentés. 1.2.3. Cycle. 1.2.3.1 Cycle évolutif des Ascarides. Ces vers sont très prolifiques (200'000 - 240'000 oeufs par jour pour une femelle d'A lumbricoîdes selon Sinniah, 1982). L'accouplement des mâles et des femelles Hôte définitif Hôte paraténique |W/ Oeufnon- segmenté Hôte paraténique humain. Fig. 1. Cycle général de T. canis (Modifié d'après Mehlhorn, 1988). Oeuf infectieux Oeuf Fig. 2. Migration entéro-pneumo-trachéo-entérale chez 7". canis (D'après Euzeby. 1963). INTRODUCTION Page 10. s'effectue dans la lumière intestinale et les oeufs sont émis dans le milieu extérieur par les selles de l'hôte. Une première phase, dite exogène, se déroule dans le sol. Cette étape nécessite la présence d'oxygène, une température variant entre 15 et 3O0C, ainsi qu'une humidité de 90 à 95% (à 3O0C). Lorsque ces conditions sont réunies, l'embryogenèse peut s'effectuer et donne une larve de premier stade (L I) rhabditoïde. Une mue intra-ovus fait ensuite apparaître une larve de stade II (L II), rhabditoïde également. La deuxième phase, dite endogène, débute au moment de l'ingestion des oeufs par un individu réceptif. En général, chez les nematodes, seule la larve III est infestante pour son hôte définitif. Les Ascarides n'échappent pas à cette règle car les L II ingérées ne peuvent s'installer directement dans l'intestin de leur hôte définitif. Elles doivent d'abord effectuer un cycle somatique dans les tissus de l'animal et ce n'est qu'à la fin de cette migration qu'elles pourront muer. La L III rejoint alors le tractus intestinal pour y effectuer les dernières mues et parvenir au stade adulte. 1.2.3.2. Cycle de T. canis. Le cycle de T. canis est présenté sur la figure 1. Il est divisé en deux parties. a) Cycle exogène de T. canis. Le cycle exogène du parasite est identique à celui de la majorité des Ascarides (voir ci-dessus). Mais, en plus de !'infestation de l'hôte définitif canin par ingestion directe des oeufs, une deuxième voie est possible: le passage par un hôte paraténique (par exemple un micromammifère). Les humains sont des hôtes paraténiques pour le parasite car, après ingestion des oeufs, les L II migrent dans leurs tissus. Ils deviennent ainsi potentiellement infectieux pour les canidés. Toutefois, avec plus de réalisme, nous avons à faire à une impasse parasitaire car l'ingestion de viande humaine par un chien n'est certes pas courante. b) Cycle endogène de T. canis dans l'hôte définitif. La partie du cycle dans l'hôte définitif peut se dérouler selon deux variantes qui sont fonction de l'âge du canidé. 1) Migration entéro-pneumo-trachéo-entérale, voir figure 2 (Euzeby, 1963). Cette migration est la plus répandue et probablement la plus ancestrale chez les Ascarides. On la retrouve notamment chez A. suum, A. lumbricoïdes ainsi que chez T. canis pour les très jeunes canidés (Sprent, 1958). POUMONS 0 LARVE ENKYSTEE FOETUS MUSCLES REINS Fig. 3. Migration pneumo-somatique chez T. canis (D'après Euzeby, 1963). INTRODUCTION Page 11. La larve II franchit la paroi intestinale au niveau du caecum et se libère de sa gaine. Elle est ensuite transportée jusqu'au foie par le système porte ou par le système lymphatique, puis au coeur droit par la veine cave postérieure. De là, elle est propulsée aux poumons (artère pulmonaire) et s'arrête dans les capillaires pulmonaires. Une mue la transforme alors en une L III d'environ 400 ^m qui pénètre dans les alvéoles pulmonaires. La L III représente le véritable stade infestant pour l'hôte définitif. Une nouvelle mue permet à la L IV (800 à 900 ^m) de remonter la trachée pour être déglutie. Ce retour à l'intestin est le siège d'une dernière mue en L V, ver immature, qui préfigure les adultes capables de s'accoupler. Sur cette dernière partie du cycle, les avis divergent. Selon Webster (1958), c'est au stade L III que les larves de T. canis sont dégluties. Ces larves parviendraient sous cette forme dans l'estomac et mueraient après plusieurs jours seulement. 2) Migration entéro-pneumo-somatique. Ce mode de migration, qui n'est qu'une variante évolutive du précédent, y reste associé. Nous le retrouvons chez T. canis pour les chiots de plus de trois mois (Webster, 1958) et chez N. vitulorum pour les veaux (Euzeby, 1963). La première partie du cycle est identique à la migration entéro-pneumo- trachéo-entérale jusqu'aux poumons de l'hôte. Ensuite, plutôt que de pénétrer dans les cavités pulmonaires, les larves sont entraînées au coeur gauche qui les distribue dans la circulation générale (figure 3). Elles s'enkystent dans divers tissus et viscères (muscles, reins, encéphale, poumons, foie, glandes mammaires) et sont capables d'y survivre plusieurs mois, voire plusieurs années. Les L II en "dormance" sont réactivées chez les femelles de canidés portantes. Elles peuvent alors infecter les foetus en gagnant le placenta par voie sanguine (transmission trans-placentaire) ou infecter les jeunes chiots par passage dans les glandes mammaires (transmission trans-lactaire). Chez les hôtes paraténiques, le parasite s'enkyste également dans les tissus. Il attend l'ingestion de son hôte par un prédateur canin pour poursuivre son cycle jusqu'à l'état adulte. INTRODUCTION Page 12. 1.3. T. canis chez l'humain. 1.3.1. Historique de la toxocarose. En 1921 déjà, Fülleborn évoquait la possibilité d'une inlection humaine par la larve de T. canis. Pendant les trois décennies suivantes, de nombreux auteurs décrivirent une hyperéosinophilie sanguine chronique chez des enfants, en liaison avec des troubles tels que lièvres et infiltrats pulmonaires. Au début des années cinquante, les observations se précisèrent et plusieurs auteurs mirent en évidence des larves de nematodes dans des biopsies de tissus humains (Zuelzer et Apt, 1949; Mercier et al., 1950; Behrer, 1951). A. lumbricoïdes fut alors incriminé. Calhoun (1937) décrivit un nematode dans un oeil humain. Wilder (1950) effectua une recherche rétrospective sur des yeux de patients énucléés. Il découvrit des larves de nematodes dans des granulomes éosinophiliques que Nichols (1956) identifia comme T. canis. En 1952, Beaver et al. démontrèrent, de manière indiscutable, l'existence de larves de T. canis dans le foie de patients qui présentaient une hyperéosinophilie sanguine. Les parasites étaient localisés à l'intérieur de granulomes. Le terme de "Larva migrans" fut proposé pour désigner cette affection. En 1953, Smith et Beaver administrèrent des oeufs embryonnés de T. canis à des enfants qui présentèrent rapidement une eosinophilic sanguine élevée et persistante. Quelques années plus tard, Chaudhuri et Saha (1959) montrèrent, chez des volontaires, qu'une ingestion de cent oeufs infectieux seulement suffisait à induire une telle réponse. En 1956, Beaver proposa le terme de "Larva migrans viscérale" (LMV ou VLM "Visceral larva migrans" chez les anglo-saxons) pour désigner l'effet pathologique dû à l'invasion des tissus humains par des larves de stade II du genre Toxocara. Par la suite, de nombreux auteurs confirmèrent la présence de telles larves chez l'homme (Mok, 1968; Zinkham, 1978; Poldermann et al., 1980; Glickman et Schantz, 1981; MoIk, 1983; Glickman et al., 1986). D'autres espèces d'Ascarides furent également incriminées. Moorhouse (1982) suspecta un Ascaris de chauve- souris (Toxocara pteropodis) comme agent responsable de la "Palm Island Mystery Disease", une mystérieuse épidémie d'hépatites observée sur la petite île de Palm en Australie. Un Ascaride, parasite du raton-laveur, Baylisascaris procyonis, fut également observé dans des tissus humains; plusieurs cas mortels lui furent même attribués (Fox et al., 1985; Huff er al., 1985; Kazacos, 1986). L'atteinte oculaire fut désignée par le terme de "Larva migrans oculaire" (LMO ou OLM chez les anglo-saxons). Ehrhard et Kernbaum (1979) citèrent plus de 120 publications décrivant au total 350 cas de toxocarose viscérale et 430 de toxocarose oculaire recencés jusqu'alors. Cette compilation était tirée de données couvrant 46 pays sur toute la surface du globe. INTRODUCTION Page 13. De nombreux cas de LMV et de LMO ont donc été décrits. La volonté de prouver l'infection s'est traduite par le recours de plus en plus fréquent à des tests de laboratoire. Or, la difficulté de détecter les larves, ainsi que la faible spécificité des tests sérologiques utilisés jusqu'alors (tests cutanés, agglutination, immuno- électrophorèse par exemple) ne répondaient pas à l'attente des médecins. De Savigny (1975) tenta d'affiner la méthodologie du diagnostic sérologique. Il maintint des larves de T. canis en culture dans un milieu minimum et récolta leurs sécrétions qu'il baptisa antigènes Excrétés-Sécrétés (ES). Il les utilisa dans un test enzymatique (ELISA) qui améliora considérablement le diagnostic de cette parasitose (De Savigny et al., 1979). La spécificité des méthodes utilisant les ES était très nettement supérieure à celle utilisant d'autres antigènes tels qu'extraits de vers adultes, de larves et d'oeufs embryonnés de T. canis ou encore d'utérus d'A suum (Poldermann et al., 1980; Knapen et al., 1982). L'absence de méthodes parasitologiques efficaces pour confirmer la présence du parasite chez les malades ne permet de donner que des approximations de la sensibilité et de la spécificité des sérologies. Malgré cette lacune, le test ELISA avec les antigènes ES de T. canis est très fréquemment utilisé aussi bien pour le diagnostic que lors d'enquêtes épidémiologiques (Schantz, 1989). Il a été employé aux Etats Unis, au Canada, en Amérique du Sud, en Europe de l'Ouest et de l'Est, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon (Carlier et al., 1982; Knapen et al., 1982; Matsumura et Endo, 1983; Clemett ef al., 1985; Guillen-Llera et al., 1985). L'utilisation de deux lots d'antigènes ES, préparés et testés dans des laboratoires différents, n'a fait apparaître que de minimes variations des résultats de l'ELISA (Speiser et Gottstein, 1984). Les études faites par Maizels et al. (1984), Badley et al. (1987) et Ramp et al. (1987) ont confirmé l'identité presque parfaite des antigènes produits dans différents laboratoires. La reproductibilité de ces expériences laisse entrevoir de bonnes perspectives dans la standardisation du test. Ainsi, la problématique de la toxocarose a été mieux cernée depuis l'utilisation de l'ELISA ES en epidemiologie. 1.3.2. Aspects cliniques et traitement de la toxocarose. Les manifestations cliniques de la toxocarose humaine dépendent du nombre d'oeufs de T. canis ingérés, de la fréquence des réinfections et de la distribution des larves dans les tissus (Schantz et Glickman, 1978). Cette Symptomatologie est liée aux dégâts directs causés aux tissus par les larves, mais également à des réactions de type allergique. CLINIQUE BIOLOGIE Enfants Adultes Hôpatomégalie 79% 47% Hyperéoslnophilie > 400 mm3 100% Troubles respiratoires 72% 42% Hyperéosinophilie > 5000 mm3 76% Fièvre 69% 71% Leucocytose 84% Malnutrition 46% 36% Hypergammaglobulinemia > 12g/l 82% Troubles digestifs 44% 60% Hyper gammaglobullnémle > 30g/l 74% Asthénie 38% 63% Anticorps hétérophiles 74% Troubles neuroloQlques 36% 33% Sérologie spécifique positive Splenomegalie 35% 18% (tests divers sans ELISA ES) 68% Anorexie 31% 30% Présence dlsohémagglutinlnes Pâleur 29% 12% immunes 63% Signes cutanés 23% 29% Anémie 63% Adenopathies 21% 19% Hypoalbumlnémlo (< 40g/D 62% Oedèmes 13% 5% Larves à la biopsie hépatique 37% Tab. I. Symptomatologie clinique et biologique de la toxocarose, formes majeures (d'après Erhard et Kernbaum, 1979). Les valeurs indiquent le pourcentage de personnes malades correspondant à chaque critère clinique ou biologique. CLINIQUE BIOLOGIE Asthénie 74% Sérologie ELISA ES positive 100% Présence dlgE antl-Toxocara 78% Manifestations allergiques: Hyper IgE totaux 69% - cutanés 60% Hyperéosinophilie 59% - neurologiques (migraines) 47% Augmentation vitesse de - pulmonaires et O.R.L. 24% sédimentation 35% - oculaires (conjonctivite) 12% Hyper gamma glutamate transferase 31% Troubles digestifs 48% Augmentation des IgM totaux 25% Hépatomégalle 5% Augmentation des IgA totaux 20% Augmentation des IgG totaux 11% Tab. 2. Symptomatologie clinique et biologique de la toxocarose, formes mineures (d'après Magnaval, 1989). Les valeurs indiquent le pourcentage de personnes malades correspondant à chaque critère clinique ou biologique. INTRODUCTION Page 14, Une faible dose infectante n'entraîne généralement pas de signes cliniques particuliers, mais s'accompagne d'un accroissement rapide et important de l'éosinophilie sanguine qui reste élevée pendant plus d'une année (Smith et Beaver, 1953). Une infection plus massive provoque les troubles résumés dans les tableaux 1 et 2. Magnaval (1989) définit trois types de toxocarose: 1) toxocarose maladie, formes majeures: Avec un cas clinique pour 10'000 infections et une incidence de 2 par million, cette affection est rare. On la trouve préférentiellement chez de jeunes enfants. Sa Symptomatologie est présentée dans le tableau 1. 2) toxocarose maladie, formes mineures: Plus fréquente, elle se rencontre chez l'adulte comme chez l'enfant. Sa Symptomatologie est présentée dans le tableau 2. 3) toxocarose infestation: De loin la plus fréquente, elle est signalée par un diagnostic sérologique spécifique. Toxocarose asymptomatique, elle provient d'un contact limité entre l'homme et le parasite. En complément à ces trois formes, l'atteinte oculaire (LMO) survient en général lors d'une infection limitée. La faible stimulation du système immunitaire permettrait aux larves d'atteindre l'oeil et de pénétrer dans l'humeur vitrée (Glickman et Schantz, 1981). Pour Magnaval (1989), la LMO juvénile est fréquemment synonyme d'une baisse de l'acuité visuelle. Les principaux signes évocateurs sont le granulome du pôle postérieur, le granulome en périphérie de la rétine, l'uvéite et l'atteinte inflammatoire périphérique. D'éventuelles manifestations d'endophtalmie peuvent faire craindre un rétinoblastome. La LMO touche en majorité des adolescents ou des adultes jeunes, elle n'est le plus souvent pas associée à une LMV. Les granulomes sont générés par réaction aux antigènes ES que produisent les larves qui peuvent survivre pendant une année dans l'oeil (MoIk, 1983). Le parasite induit une production locale d'anticorps spécifiques de classe IgG et IgE, dont les taux peuvent être plus élevés que dans le sérum (Bigland et al., 1979; Felberg étal., 1981). Selon Magnaval (1989), les conditions de traitement de la maladie ne sont pas clairement définies. En cas d'affection mineure ou de toxocarose infestation, Ia guérison est en général spontanée. Mais pour les formes majeures, qui sont beaucoup plus rares, un traitement s'impose. Les médicaments utilisables sont les Auteur Année Tests Provenance de l'antigène Stades parasitaires Kagan et al. 1959 Hocculatlon à la bentonite A.lumbricoides. Toxocara so. Adultes Junq et Pacherò 1960 Hemagglutination Indirecte A.lumbricoìdes, T.canis Adultes Olson 1960 Precipitation sur larves T.canls, Ascaris so. Larves Hunttev et Moreland 1963 Diffusion sur ael Toxocara so.. Ascaris so. Adultes Hogarth-Scott 1966 Precipitation sur larves T.canls, Testi, T.leonlna Larves Jeska 1967 Diffusion sur gel, Immunoelectrophorese T.canls, Alumbricoldes, Asuum Adultes Blsseru et Woodruff 1968 Immunofluorescence indirecte Tcanis Larves, oeufs Wiseman et al. 1969 Tests cutanés T.canls Adultes Fernando et Vasudevan 1970 Diffusion sur gel, Immunoôlectrophorôse Tcanis, Alumbricoldes Adultes, oeufs Aljeboori et tvey 1970 Hemagglutination indirecte Tcanis, Ascaris so- Larves, adultes Tettamantl et al. 1972 Immunofluorescence indirecte Fixation du complément T.canis Larves Annen et al. 1975 Idem Tcanis Larves Collins et Ivev 1975 Tests cutanés Tcanis, Asuum Larves, adultes Viens et al. 1975 Immunofluorescence indirecte Tcanis Larves, adultes Ruitenberg et al. 1976 Immunofluorescence Indirecte Rxation du complément T.canis Adultes Hoqarth-Scott et Feery 1976 Tests cutanés Tcanis, A.lumbricoides Larves Zynqier 1976 Diffusion sur gel Tcanis, Alumbricoldes, Asuum Adultes Cvpess et al. 1977 Diffusion sur gel Tcanis, Asuum Larves, adultes, oeufs Glickman et al. 1978 Rocculatlon à la bentonite T.canis Larves Maanaval et al. 1986 Immunoelectrophorese Asuum Adultes (utérus) Tab. 3. Tests immunologiques mis au point par différents auteurs. INTRODUCTION Page 15. corticoïdes (réduction du processus inflammatoire) et les anthelminthiques. Parmi ces derniers, les benzimidazoles (Fluoromébendazole, Mebendazole, Thiaben- dazole) perturbent le métabolisme du glucose du ver. Cette action est limitée, car elle n'atteint pas les larves enkystées dans les tissus (Magnaval, 1989). La diéthylcarbamazine augmente la cytotoxicité des neutrophiles et des eosinophiles. Son efficacité a été démontrée sur des microfilaires in vitro, et son utilisation semble prometteuse dans le traitement de la toxocarose. Toujours selon Magnaval (1989), l'utilisation de corticoïdes et d'anthelminthiques peut être prescrite dans les LMO. En cas d'échec, la vitrectomie est recommandée. Notre étude de la toxocarose en région jurassienne est basée sur la détection des anticorps IgG-spécifiques lors d'une enquête séroépidémiologique. Des compléments d'information sur un nombre limité de personnes sont apportés par la détection des IgE-totaux, de l'éosinophilie sanguine, des IgE-spécifiques et par Western-blotting). Afin d'interpréter ces résultats, nous allons aborder le problème du diagnostic de la toxocarose. 1.3.3. Diagnostic de la toxocarose. Le diagnostic clinique de la toxocarose est en fait très incertain. Seule l'observation directe de larves dans des biopsies permettrait de certifier une infection. Mais les difficultés inhérentes à cette technique et le côté aléatoire des résultats ont incité à la mise au point de méthodes indirectes. En laboratoire, on peut suspecter une toxocarose lors d'une hyperéosinophilie sanguine, d'une hyperglobulinémie à IgM essentiellement, mais aussi lors d'une élévation des IgE-totaux ou d'une augmentation de la vitesse de sédimentation (Erhard et Kernbaum, 1979). Le manque de spécificité de ces observations a nécessité la recherche de méthodes diagnostiques plus précises. Les premiers tests immunologiques utilisaient, comme antigène, des extraits somatiques de T. canis ou d'autres vers. Le tableau 3 résume, dans l'ordre chronologique, les méthodes utilisées par les différents auteurs. La sensibilité de ces tests était médiocre, et la spécificité, par l'utilisation d'antigènes trop complexes, était insuffisante. La réponse immunitaire d'un hôte infecté par T. canis est principalement dirigée contre les antigènes ES libérés par les larves. En 1975, la mise en culture des larves et la récolte des ES par De Savigny fut à l'origine d'une spectaculaire amélioration de la précision des techniques. Les ES furent utilisés dans un test ELISA IgG (De Savigny et al., 1979). Sugane et Oshima (1984) recherchèrent les INTRODUCTION Page 16. IgE-spécifiques par la même technique. Enfin, Magnaval (1989) se pencha sur la mise au point d'un Western-blotting dans l'immunodiagnostic de la toxocarose. 1.3.3.1. Diagnostic biologique non-spécifique. Plusieurs valeurs biologiques sont élevées chez les patients atteints d'une toxocarose. Nous en commenterons deux qui nous paraissent essentielles: - Hyperéosinophilie sanguine. Beaver, et al. (1952) ont les premiers suspecté des cas de LMV. Il s'agissait d'enfants qui présentaient des hyperéosinophilies sanguines chroniques inexpliquées, associées à des lésions granulomateuses du foie. Smith et Beaver (1953) ont infecté artificiellement des enfants mentalement retardés avec 200 oeufs de T. canis. Alors que les enfants ne présentaient aucun trouble, des pics d'éosinophilie sanguine atteignant 50% furent observés après un mois. L'expérience, répétée sur un volontaire, montra une élévation des taux d'éosinophiles jusqu'à 62% quatre semaines après l'infection, ceux-ci se stabilisèrent entre 40 et 50% durant les mois qui suivirent (Chaudhury et Saha, 1959). D'après Beaver (1962), 4/5 des patients atteints de LMV présentent des éosinophilies supérieures à 50%, 1/5 des taux même supérieurs à 60%. En moyenne, les malades conservent une hyperéosinophilie au moins égale à 30% pendant plus d'un an. Plusieurs auteurs ont confirmé ces observations en démontrant des syndromes de LMV chez des enfants hyperéosino- philiques (Snyder, 1961; Shrand, 1964; Huntley etal., 1965). Ehrhard et Kernbaum (1979) ont observé des valeurs plus élevées encore: 5% des patients atteints de toxocarose présentent une éosinophilie supérieure à 98%, 30% supérieure à 81%, 50% supérieure à 52% et 80% supérieure à 13%. Pour ces auteurs, !'hyperéosinophilie est considérée comme le signe cardinal de l'infection. Portùs ef al. (1989) ont testé en ELISA ES 99 patients ayant montré une hyperéosinophilie inexpliquée. Onze pourcents des adultes et 29% des enfants (moyenne générale de 14%) présentaient des anticorps anti-ES de T. canis. Dans les syndromes de LMO, l'éosinophilie reste au contraire normale (Shrand, 1964). - IgE-totaux. Dans le sérum de personnes non-atopiques, les concentrations d'IgE-totaux sont de l'ordre de 5 ng/ml (Roitt et al, 1985). Les valeurs sont généralement exprimées en unités internationales (1 Ul = 2,4 ng). INTRODUCTION Page 17. Dans le cas d'une infection à T. canis, on pourrait s'attendre à ce que les IgE-totaux soient potentialisés. En effet, des rats immunisés contre l'ovalbumine, molécule très peu immunogénique, puis infestés par le nematode Nippostrongylus brasiliensis, produisent des anticorps IgE contre l'ovalbumine en quantité beaucoup plus élevée que des témoins (Orr et Blair, 1969; Jarrett, 1972). Les helminthes ont ainsi le pouvoir de déclencher une activation polyclonale des lymphocytes avec une production d'anticorps IgE dirigés contre des antigènes qui leur sont étrangers (Jarrett et Stewart, 1972; Ishizaka et al., 1976). Les basophiles et les mastocytes étant alors saturés en IgE non-spécifiques, le parasite échapperait aux conséquences de la dégranulation de ces cellules (Bloch et al., 1985). L'importance de la potentialisation des IgE semble être déterminée génétiquement (Barriga, 1988). Peu après la découverte des IgE, appelés alors "réagines", la présence de ces anticorps a été observée dans les helminthiases et les protozooses tissulaires (Johansson er al., 1968 a et b; Rademecker et al, 1974; Paulin et al., 1981). Des taux sériques de 1*210 Ul/ml ont été mesurés chez des patients atteints de schistosomiase, de 3'400 Ul/ml chez patients atteints de paragonimose, de 2'960 Ul/ml chez un patient atteint de fasciolose (Kojima et al., 1972). Rappelons que les taux normaux ne dépassent pas 100 Ul/ml, tandis que chez les personnes allergiques, les taux varient entre 100 et 300 Ul/ml. Les personnes atteintes de telles affections parasitaires deviennent fréquemment asthmatiques. Tullis (1970) a observé une forte prévalence d'A lumbricoîdes chez des personnes hospitalisées pour asthme. La toxocarose n'échappe pas à ce phénomène de potentialisation, les taux d'IgE sériques étant également élevés dans ce cas (Hogarth-Scott er al., 1969; Patterson étal., 1975; Desowitz étal., 1981; Brochier étal., 1984). 1.3.3.2. Immunodiaqnostic spécifique. L'emploi généralisé des antigènes ES dans l'immunodiagnostic de la toxocarose a fortement contribué à améliorer la sensibilité et la spécificité des tests de dépistage. Glickmann et al. (1978) ont observé une sensibilité de 78% pour l'ELISA contre 18% pour NHA (Immuno Hemagglutination Active), 26% pour la BF (Bentonite Floculation) et 65% pour l'Ouchterlony. La spécificité, par contre, est supérieure à 92% pour tous les tests. La valeur de prédiction de l'ELISA est supérieure à 85%. Schantz (1989) a obtenu des résultats proches de ceux établis par Speiser et Gottstein (1984), soit 73% de sensibilité et 95% de spécificité. INTRODUCTION Page 18. - ELISA IgG Parmi les helminthes, les homologies antigéniques sont légion. Les anciennes méthodes immunologiques de détection de la toxocarose qui utilisaient des extraits de vers adultes, des extraits de larves ou d'oeufs embryonnés comme antigène, se sont révélées peu spécifiques (Cypess et al., 1977; Tettamanti et al., 1972; Speiser et Weiss, 1979). Une absorption des immunsérums sur un extrait ä'Ascaris sp. semble améliorer la spécificité des tests (Cypess et Glickmann, 1978; Lynch et al., 1988). Mais Bundy et al. (1987) n'observent aucune variation des résultats après absorption des sérums sur des antigènes à'Ascaris sp. et de Trichiuris sp.. En ELISA ES, 17% des patients atteints d'échinococcoses et 13% de filarioses réagissent sur les antigènes toxocariens (Speiser et Gottstein, 1984). Portùs et al. (1989) ont fait les mêmes remarques chez 3% des patients atteints d'hydatidose. Knapen et al. (1983) observent des réactions croisées dans le cas d'ascaridose, d'hydatidose, de filarioses et de schistosomiases. Enfin, Ott er al. (1985) ont montré qu'un anticorps monoclonal anti- Toxocara reconnaît un antigène de filaire. Contrairement à ces observations, d'autres auteurs n'ont détecté aucune réaction croisée avec des sérums de malades souffrant d'ascaridose, de frichinellose et d'échinococcose (Yang et Kennedy, 1979; Carlier et al., 1982; Yang, 1982). Les informations sont donc contradictoires mais elles portent sur des observations trop peu nombreuses pour en tirer des conclusions générales. Les larves de T. canis en culture produisent des molécules antigéniquement proches des antigènes A et B des erythrocytes humains (Smith et al., 1983). Ces molécules pourraient créer de fausses réactions, d'autant plus que les antigènes A et B sont reconnus par des anticorps monoclonaux anti- Toxocara (Smith et al., 1984). Pourtant, une absorption des sérums toxocara-positifs sur des antigènes À et B ne fait apparaître aucune baisse des titres spécifiques (Glickmann et Schantz, 1985). Ainsi, les éventuelles réactions croisées dues aux isohémagglutinines ne semblent pas interférer dans le test ELISA utilisant les ES. Sur 119 personnes séropositives en toxocarose, 72% montraient des signes cliniques évoquant une LMO et 20% une LMV (Schantz et Stehr-Green, 1988). La sensibilité de l'ELISA est plus élevée lors d'une LMV (Schantz et al., 1979; Clemett et Tuft, 1983). Mais la détection des LMO pourrait être améliorée en testant directement l'humeur vitrée, les taux d'IgG y étant plus élevés que dans le sérum (Bigland et al., 1979; Glickmann ef al., 1979b). Bien que les atteintes oculaires résultent en général d'une infection moins massive, les taux d'anticorps ne permettent pas de différencier les deux manifestations. INTRODUCTION Page 19. - ELISA IgE-spécifiques. Le sérum d'un babouin infecté expérimentalement par des larves de T. canis produit une réponse PCA positive (Passive Cutaneous Anaphylaxis) (Hogarth- Scott ef al., 1969). Chez des patients parasités, des IgE-spécifiques anti- Toxocara ont été détectées par RAST (Radio Allergo-Sorbent Test) et par ELISA ES (Genchi et al., 1983; Carlier et al., 1982; Brochier et al., 1984; Genchi et al., 1986; Oliver étal., 1986; Magnaval, 1987). Des IgE-spécifiques ont été décelées dans l'humeur aqueuse de patients atteints de LMO (Genchi et al., 1988). Mais l'analyse de ce liquide, qui constituerait un diagnostic de prédilection pour la LMO, est peu praticable. Genchi et al. (1983) ont observé une séroprévalence à IgE-spécifiques de 4,2% dans une population saine, de 16,4% chez des personnes vivant dans des pays tropicaux et de 15% chez des enfants mentalement retardés qui sont plus enclins à porter des objets à la bouche. Des IgE-spécifiques ont été détectées chez 45% de personnes asthmatiques (Desowitz et al., 1981). - Western-blotting (WB). L'utilisation du WB pour le diagnostic de la toxocarose nécessite une bonne connaissance de l'antigène utilisé. Les ES sont essentiellement cuticulaires (Bowman et al., 1987b). Le turnover complet de ces molécules à la surface des larves est très rapide, de l'ordre de 3 heures à 37°C (Maizels et al., 1984). La biosynthèse des ES débute par les fractions de haut PM, celles de bas PM n'apparaissent qu'après quelques jours de culture (Akao et al., 1983). Leur libération est stoppée par une baisse de la température (Smith et al., 1981). L'excrétion d'antigènes ES a également été observée par les pores oraux et anaux des larves de T. canis (Hogarth-Scott, 1966). Plusieurs auteurs ont caractérisé les antigènes ES de T. canis par SDS- PAGE (Sodium-Dodecyl Sulphate Poliacrylamide Gel Electrophoresis). De Savigny (1975) a ainsi détecté 3 bandes différentes. Sugane et Oshima (1983) en ont trouvé 4 et Akao et al. (1983) jusqu'à 7 à l'aide d'une coloration à l'argent. L'analyse en WB permet de détecter davantage de bandes. Dans une étude comparative, Speiser et Gottstein (1984) ont observé respectivement 10 et 14 bandes. Pour Maizels et al. (1984), ainsi que pour Meghji et Maizels (1986), 7 bandes sont visibles dont 5 sont des antigènes majeurs de 32, 55, 70, 120 et 400 kDa (les bandes 32 et 120 kDa sont communes aux antigènes ES et aux extraits larvaires de T. canis). Enfin, jusqu'à 15 bandes différentes, réparties entre 14 et 200 kDa, ont été observées par des méthodes plus sensibles (Badley et al., 1987; Aguila et al., 1988; Boyce et al., 1988). Auteur Année Pays Technique Nombre Séropositifs Remarques Wiseman et Woodruff 196S GB Skin test 189 13% Patients suspectés Wiseman el Woodruff 1970 GB SkIn test 156 1% Adultes Idem 1970 idem Idem 64 2% Enfants Tetlamanti 1971 Suisse IF 112 Var. 5-10% selon provenance Rultenberq et al. 1976 Norvège IF 253 2% Entants Preisstufen et Lamina 1977 Allemagne Microprécipitation 2684 9% Jacobs et al. 1977 GB IF 34 6% Travailleurs de chenil Glickmann et Cypess 1977 USA ELISA somatique 73 11% Travailleurs de chenil Cypess et al. 1977 USA ELISA somatique 114 8% Adultes De Savignv et Cvooss 1977 Canada Hemaqlutlnation 100 1% Adultes Idem 1977 Idem Idem 50 2% Enfants Viens 1977 Canada IF 940 5% Population générale idem 1977 Idem idem 50 22% Enfants asthmatiques idem 1977 Idem idem 63 20% Adultes éplleptigués idem 1977 idem idem 43 16% Enfants épileptiques idem 1977 idem Idem 102 41% Enfants éosinophiligues Woodruff et al. 1978 GB aiSA ES 102 16% Travailleurs de chenil Girdwood 1978 GB IF * PRIST 200 2% Donneurs de sanq Da Savio ny et al. 1979 GB ELISAES 922 3% Adultes (2 fois plus F que M.) Yanq et Kennedy 1979 Canada ELISAES 316 4% Donneurs de sanq Sonante et al. 1979 USA ELISA somatique 2606 30% Patients suspectés Glickmann et al. 1979a USA ELISA somatique 108 2% Enfants Idem 1979 idem idem 84 7% Enfants épileptiques Bentley et Harris 1980 GB IF 19 10% Vétérinaires Jones et al. 1980 USA ELISA somatique 43 54% Adultes en zone rurale Berrocal 1980 Caraibes ELISA ES 671 Var. 0-10% selon flqe Yampolskava et Alekseeva 1980 URSS ELISAES 73 18% Enfants idem 1980 idem idem 28 14% Adultes Stûrchlor et Peter 1981 Suisse ELISA somatique 134 4% Enfants Desowitz et al. 1981 Microprecipitalion 80 1% Asthmatiques idem 1981 idem idem 96 0% Non asthmatiques Josephs et al. 1981 GB ELISAES 133 14% Enfants Glickmann et Schantz 1981 USA ELISAES 8457 3% Adultes Brook et al. 1981 USA ELISA somatique 1400 20% Enfants Woodruff et al. 1981a Sudan ELISAES 250 2% Khartoum idem 1981a idem idem 712 7% Juba Glickmann et al. 1981 USA ELISA somatique 100 9% Enfants Matsumura et Endo 1982 Japon ELISAES 83 3% Enfants idem 1982 idem idem 530 4% Femmes Yanq et al. 1982 Canada ELISAES 114 10% Adultes hospitalisés idem 1982 idem dem 113 9% Vétérinaires Maqnaval et al. 1983 France mmunoélectroph. 659 8% Knapen et al. 1983 Hollande ELISAES 112 7% Enfants Ree et al. 1984 GB ELISAES 570 11% Enfants très positifs idem 1984 idem dem 835 1% Adultes très positifs Worley et al. 1984 USA ELISA somatique 333 23% Enfants Clemett et al. 1985 N. Zealand ELISAES 90 3% Donneurs de sanq citadins idem 1985 dem idem 90 4% Etudiants idem 1985 idem dem 90 26% 'Hydatid control officers' Tab. 4. Séroprévalence humaine de la toxocarose dans le monde (F = femmes; M = hommes) (suite à la page suivante). INTRODUCTION Page 20. La protéine de 400 kDa est très mal transférée sur la nitrocellulose et celle de 70 kDa n'est détectée qu'avec le sérum d'individus très fortement immunisés (Meghji et Maizels, 1986). Magnaval (1989) a étudié l'application du WB au diagnostic de la toxocarose. Il a effectué une électrophorèse des antigènes ES de T. canis sur un gel SDS-PAGE 10%, suivi d'un transfert sur une membrane de nitrocellulose, d'une réaction immunologique avec des sérums humains et d'une révélation des anticorps fixés par coloration à l'or. Il a pu ainsi mettre en évidence deux groupes de protéines réactives: le premier est composé de quatre fractions de bas PM (24, 28, 30 et 35 kDa) et le second de 3 fractions de haut PM (132, 147 et 200 kDa). Le nombre de bandes est corrélé avec l'intensité de l'infection. La détection de la bande 24 kDa est considérée comme un bon critère de spécificité. L'apparition des seules bandes de hauts PM serait due à des réactions non-spécifiques. Dans notre étude épidémiologique de l'infection humaine, nous avons utilisé un test ELISA IgG sur une population échantillonnée au hasard. La séroprévalence qui découle d'une telle enquête a déjà été déterminée dans plusieurs autres régions. 1.3.4. Séroprévalence. La détermination de la séroprévalence est la seule méthode pour percevoir la présence et l'importance de la toxocarose dans la population humaine. Le tableau 4 donne une liste des valeurs observées dans le monde. Les travaux ont tous été effectués à l'aide d'un test ELISA ES. Les pourcentages qui atteignent les extrêmes de 0 et 86% font douter des techniques utilisées (Desowitz et al., 1981 et Thompson et al., 1986 respectivement). La grande majorité des résultats se situent dans une fourchette comprise entre 1 et 8% pour les adultes et entre 2 et 23% pour les enfants. L'infection enfantine semble en général plus répandue que celle des adultes (Wisemann et al., 1970; De Savigny et Tizard, 1977; Ree et al., 1984; Clemett er al., 1985). En Europe et au Japon, par contre, la situation est inverse (Glickmann et al., 1987; Magnaval, 1989). Les personnes en contact professionnel avec les chiens (travailleurs de chenils, vétérinaires) sont plus souvent séropositifs que les autres (6%: Jacobs et al., 1977; 11%: Glickmann et Cypess, 1977; 16%: Woodruff et al., 1978; 10%: Bentley et Harris, 1980; 26%: Clemett et al., 1985). Les épileptiques et les asthmatiques sont également très touchés (Glickmann et al., 1979a; Arpino et al., 1990; Desowitz et al., 1981). La séroprévalence est plus élevée chez les femmes (De Savigny et al., 1979; Magnaval et al., 1983). Dans une compilation de la littérature, Erhard et Auteur Année Pays Technique Nombre PosltHs Remarques Glickmann el al. 1985 France EUSAES 255 8% Donneurs de sano Herrmann et al. 1985 USA ELISA somatlgue 1409 4-7% Enfants, selon ta region Nicholas et al. 1986 Australie EUSAES 660 7% Donneurs de sang Thompson et al. 1986 Caraïbes ELISA somatlgue 82 86% Entants Sturchler et al. 1986 Suisse ELISAES 765 5% Donneurs de sang Brunello et al. 1986 Italie ELISA ES 605 6% Donneurs de sang Marmor et al. 1987 USA ELISAES 4652 5% Enfants très positifs Bundy et al. 1987 Jamaique ELISAES ? 40-60% Enfants entre 5-15 ans Taylor et al. 1988 Irlande ELISAES 137 6% 8% des moins de 15 ans Caucanas et al. 1988 France ELISAES 166 5% Donneurs de sang Embil et al. 1988 Canada ELISAES 49 14% Entants citadins idem 1988 idem idem 524 20% Entants campagnards Portus et al. 1989 Espagne ELISAES 1018 4% Donneurs de sang Arpino et al. 1990 ELISAES 214 12% Entants Idem 1990 idem idem 91 22% Eplloptlques Tab. 4 (suite). Séroprévalence humaine de la toxocarose dans le monde. INTRODUCTION Page 21. Kernbaum (1979) analysent un grand nombre de cas. Selon eux, davantage d'enfants du sexe masculin sont séropositifs et cette tendance s'inverse chez les adultes. Les chiffres observés femmes-hommes sont de 30-70% chez les enfants (entre 1 à 2 ans) et de 55-45% chez les adultes. Pour certains auteurs, la séroprévalence urbaine est moins élevée qu'en campagne (Jones et al., 1980; Embil et al., 1988; Clemett et al., 1985). Matsumura et Endo (1982), au contraire, observent des valeurs de 3,9% en campagne et de 5,7% en ville. Glickmann et al. (1979c) précisent qu'aux Etats- Unis, la population la plus touchée par l'infection est composée de jeunes noirs issus d'un milieu social bas et vivant dans le sud qui est plus campagnard. La toxocarose est une maladie cosmopolite, sa prévalence diffère fort d'un endroit à l'autre. Dans les régions tropicales, les hauts pourcentages de positifs peuvent s'expliquer par des réactions croisées avec d'autres helminthiases mais également, par les conditions climatiques plus favorables à la survie des oeufs dans les sols (température et humidité plus élevées). Le nombre élevé de chiens errants, grands disséminateurs d'oeufs, et les conditions précaires d'hygiène ont certainement aussi une importance. Dans notre région, nous nous sommes intéressés à l'infection des chiens et des renards, hôtes définitifs de T. canis, mais aussi aux sols qui sont contaminés par les oeufs émis lors de la défécation de ces animaux. L'infection humaine en dépend. 1.4. T. canis chez l'hôte définitif. Les canidés sont les hôtes définitifs de T. canis. Sous nos latitudes, trois groupes d'animaux peuvent abriter ce ver: les chiens domestiques, les renards et les loups. La conservation du cycle repose principalement sur les deux premiers. En effet, les loups sont presque absents de la scène européenne, seules quelques meutes subsistent dans les pays méditerranéens, en Scandinavie et dans les pays de l'Est (Delibes, 1990). Les Ascarides de carnivores sont très spécifiques et ne peuvent conclure leur cycle que chez les individus appartenant à la famille qu'ils parasitent habituellement. Un seul cas de toxocarose imaginale a été observé chez l'homme (Bisseru et al., 1966). Erhard et Kernbaum (1979) mentionnent la présence de l'adulte de T. canis chez des carnivores non canidés, tels que le chat, le guépard, le tigre ou encore le raton-laveur. Il s'agit en fait d'hôtes accidentels, tout à fait isolés, car le parasite ne parvient généralement pas à y effectuer la mue larvaire de stade II en stade III. Auteur Année Méthode Pays ou villes Nombre de chiens T.canis T.toonina Remarques Brown et Stammers 1922 C Londres 36 16% Lewis 1927 A Grande Bretaqne 59 16% Hinman et Baker 1936 C Etats Unis 1315 2% M:1.6%,F:2,1% Mann et Fratta 1952 A Etats Unis 55 15% 5% Mann 1955 A Etats Unis 100 9% 5% Ehrenford 1957 C USA 1465 21% 4% Williams et Menninq 1961 C Amérique du Sud 366 38% Oldham 1965 A Londres 250 6% 2% Styles 1967 C Mexico 120 93% Aqe > 6 mois Woodruff 1970 C Londres 1107 13% Wisemann et Woodruff 1971 C+A Nigeria 85 37% Idem 1971 C+A Uqanda 116 13% idem 1971 C+A Kenya 60 8% Idem 1971 C+A Tanzanie 50 28% Idem 1971 C+A Londres 470 21% idem 1971 C+A Malte 52 29% Tettamantl et al. 1972 C Bâle 55 16% Idem 1972 C Berne 310 12% idem 1972 C Tanzanie 28 11% Soldati 1972 C Italie 412 13% 1% Collins 1973 A Nouvelle Zelande 51 33% Unruh et al. 1973 C+A Canada 977 1-5% 1-10% Weston 1975 C Grande Bretaqne 718 11% 18% Woodruff 1975 C Grande Bretaqne 300 21% Holt 1976 C Grande Bretaqne 184 46% Ghadlrlan et al. 1976 C Montréal 332 34% 11% M:32%,F:36% Jacobs et Petra 1976 C Grande Bretagne 574 7% 3% M:9%,F:3% Chietfl et Mueller 1976 C+A Brésil 158 44% Loebenberg et Waltz 1977 C Etats Unis 73 19% Toxocara spp. Turner et Peqa 1977 C Londres 1000 7% 3% Viens 1977 C Canada 332 34% 11% Davies etat. 1977 C Grande Bretaqne 137 4% Munro et Munro 1978 C Iles Fidji 100 5% Marron et Schroeder 1978 C Etats Unis 182 50% Palmieri et al. 1978 C+A Etats Unis 100 49% 7% Schaffen et Strauch 1978 C Allemaqne 300 5% 2% Malloy ei Embil 1978 C Nouvelle Ecosse 474 27% 1% Yanq et al. 1979 C Canada 186 24% Dodoe 1980 C Nouvelle Zelande 145 3% Hoerchner et al. 1981 C Allemaqne 605 4% 1% Gualazzi et al. 1986 C Nouvelle Ecosse 181 13% Thompson et al. 1986 C Caraïbes 22 32% Knaus et Betke 1986 C Allemaqne 5002 20% c:26%,v:15% Tab. 5. Prévalence de T. canis chez les chiens dans les diverses régions du monde (C=coprologie; A = autopsie; M = mâles; F=femelles; c=campagne; v = ville). INTRODUCTION Page 22. Les chiens et les renards sont donc les hôtes définitifs habituels du nematode. L'homme a domestiqué les chiens et a ainsi assuré leur survie et leur multiplication au travers des âges. Les renards, animaux nocturnes et très discrets, sont difficilement dénombrables. Ils sont très prolifiques, mais la pression de chasse maintient probablement leur nombre à un niveau relativement bas. Malgré leur faible nombre, il ne faut cependant pas négliger leur rôle dans le cycle de T. canis. En effet, les chiens sont essentiellement présents dans les zones urbaines alors que les renards parcourent les campagnes et les forêts. Les deux espèces ne contaminent donc pas les mêmes endroits. 1.4.1. T. canis chez le chien. La présence du chien dans tous les endroits fréquentés par l'homme explique la répartition cosmopolite de T. canis. Le nombre d'oeufs dans un échantillon de terre est en relation non seulement avec le nombre de chiens fréquentant la zone de prélèvements, mais dépend également du taux d'infestation de ces derniers. De nombreux auteurs ont établi la prévalence de T. canis chez les hôtes canins dans les différentes régions du globe (tableau 5). Les méthodes utilisées dans ces travaux sont en général efficaces (dissection de l'animal ou recherches coprologiques) bien que de faibles infestations puissent échapper à l'observation coprologique. L'autopsie serait une méthode plus précise qui heureusement a moins souvent été utilisée. Les types d'échantillonnage diffèrent entre les auteurs. En effet, l'âge des chiens et le nombre d'analyses sont variables de cas en cas. Les résultats sont ainsi difficiles à comparer d'une étude à l'autre. Les travaux résumés dans le tableau 5 permettent toutefois plusieurs remarques: T. canis est bien présent dans tous les milieux, son aire de répartition est mondiale. Les chiens des zones rurales apparaissent plus infectés que ceux des villes (Knaus et Betke, 1986). Aucune différence de répartition entre l'hémisphère Nord et Sud ne peut être mise en évidence. En effet, dans les pays tropicaux, des prévalences comprises entre 5% (Munro et Munro, 1978) et 44% (Chieffi et Mueller, 1976) ont été observées alors qu'au Nord, elles vont de 2% (Hinman et Baker, 1936) à 49% (Palmieri et al., 1978). La prévalence de 93% chez des chiens mexicains est sans doute liée à un échantillonnage très dirigé, tous les animaux avaient moins de six mois lors des observations (Styles, 1967). L'importance du sexe de l'hôte définitif sur !'infestation par T. canis semble controversée. Certains auteurs notent une prévalence plus importante chez les mâles (Hinnman et Baker, 1936; Jacobs et Pegg, 1976). Ghadirian et al. (1976) parviennent à des conclusions opposées. Auleurs Année Méthode Pays Nombre de renards T.canis nombre positif Beresford-Jones 1961 A Ecosse 300 138 46% Loos-Frank et Zeyhle 1982 A Allemaqne 3138 982 32% Gonzalez et Gonzalez 1986 A Espaqne 80 20 25% Wioqand et Kruq 1986 A Allemaqne 191 55 29% Poqlaven et al. 1988 A Italie 310 108 35% Ewald 1989 A Allemaqne 385 196 51% Tab. 6. Prévalence de T. canis chez les renards européens ( A = autopsie). INTRODUCTION Page 23. Dans l'hémisphère Nord, la prévalence semble plus forte en hiver qu'en été (Ehrenford, 1957). Cette variation saisonnière n'a pas été constatée par les autres auteurs. La prévalence de T. canis chez le chien dépend de l'âge de l'animal, les jeunes sujets étant beaucoup plus infectés que les adultes (Euzeby, 1963). Cette remarque est valable pour la majorité des Ascarides et peut être expliquée par les transmissions trans-placentaire et trans-mammaire du parasite chez l'hôte définitif (Stoye, 1976a et b; Vossmann et Stoye, 1986). Plusieurs auteurs pensent que T. leonina jouerait également un rôle dans la toxocarose humaine (Ehrenford, 1957; Euzeby, 1963; Hogarth-Scott, 1966). La prévalence de ce parasite chez le chien est nettement plus faible que celle de T. canis (tableau 5). 1.4.2. T. canis chez le renard. Alors que le renard est le seul hôte définitif sauvage de T. canis dans nos régions, l'infection par ce parasite a été rarement signalée. En Europe, les prévalences très élevées sont comprises entre 25 et 51% (tableau 6). Aucune précision n'est disponible quant à l'âge des renards parasités; mais comme la grande majorité ne survit pas au-delà de deux ans (Weber com. pers.), on peut supposer que les animaux parasités étaient en général très jeunes. Rappelons que T. canis est essentiellement un parasite contracté lors de la jeunesse. 1.4.3. Transmissions mère-petits des larves de T. canis. Burke et Roberson (1985) estiment qu'une chienne infectée par T. canis transmet 2,3% des larves à ses petits. La transmission trans-placentaire représente 98,5% de cette proportion et la transmission trans-lactaire 1,5%. Quand l'infection de la femelle a lieu à la fin de la gestation, la proportion de larves transmises par le lait est plus importante (Stoye, 1979). Ainsi, la majorité des chiots de quelques semaines sont infectés. 1.4.3.1. Transmission trans-placentaire. La transmission trans-placentaire des larves de T. canis chez la chienne débute au 42ème jour de gestation mais au plus tôt, 14 jours après l'infection (Douglas et Baker, 1959). Ce mode d'infection est très fréquent chez les chiens; sur 673 Auteur Année Technique Pays Nombre échantillons T.canis positif Borg et Woodruff 1973 ZnS04 Grande-Bretagne 800 24% Pena 1975 NaCI Grande-Bretagne 5200 1% Dübln et al. 1975 NaN03 USA 136 10% Genchl 1976 ZnS04 Italie 150 83% Ghadirian et al. 1976 NaCI Canada 43 32% Read et Thompson 1976 ZnS04 Grande-Bretagne 14 13% Chiotti et Mueller 1976 ZnS04 Brésil 15 60% Viens 1977 ZnS04 Canada 43 33% Khaliletal. 1978 ZnS04 Egypte hiver 1060 12% Idem 1978 idem Egypte été 1060 5% Zharova 1978 ? URSS 40 52% Dada et Llndgulst 1979a ZnS04 USA 232 22% Dada et Llndgulst 1979b ZnS04 USA 282 21% Yang et al. 1979 ? Canada 29 10% Laborde et al. 1980 NaQ France 28 50% Surgan et al. 1980 ZnS04 USA 629 0% Oulnn et al. 1980 MgS04 Grande-Bretagne 234 11% Koehler et al. 1980 ZnS04 Allemagne 320 10% Bozdech 1981 Kl Tchécoslovaquie 975 12% Woodruff et al. 1981a ZnS04 Afrique terrain sec 75 26% Idem 1981a Idem Afrique terrain humide 25 32% Woodruff et al. 1981b ZnS04 Irac 65 26% Arther et al. 1981 Sucrose USA boues d'ôpuratior ? présent Hoerehner et al. 1981 ZnCI2 Allemagne 30 10% Collins et Moore 1982 MgS04 Australie ? présent Valkounova 1982 NaCI Tschécoslovagule 50 42% Bouchet et Leger 1984 ? France 12 25% Duewel 1984 NaCI Allemagne 31 87% Dunsmore et al. 1984 NaN03 Australie 266 0% Childs 1985 ZnS04 USA 146 11% Esterre et Agis 1985 NaCI Guadeloupe 45 1% Madwar et al. 1986 ZnS04 Egypte rurale 500 13% Idem 1986 idem Egypte ville 500 68% Gualazzi et al. 1986 ZnS04 Canada 567 23% Thompson et al 1986 ZnS04 Caraïbes 41 20% Knaus et al. 1987 NaCI Tchécoslovaquie 18 22% Snow et al. 1987 ZnSfX Grande-Bretagne 503 66% Beswtck et ReIIIy. 1987 ? Grande-Bretagne 10 10% Paul et al. 1988 ZnS04 USA I 135 16% Tab. 7. Taux de contamination des sols dans le monde. INTRODUCTION Page 24. chiots nouveaux-nés, près de 100% présentaient de tels parasites adultes dans l'intestin (Barriga, 1991). 1.4.3.2. Transmission trans-lactaire. La transmission des larves d'helminthes par le lait a été observée chez les micromammifères depuis plusieurs années déjà (Baer, 1972). Ce phénomène est intéressant car il permet au parasite une dispersion efficace sans passage par le milieu extérieur. Stone et Smith (1973) ont dressé une liste d'hôtes et de nematodes chez qui une telle transmission a été observée. Deux parasites du chien, Ancylostoma caninum et T. canis, T. cati chez le chat et N. vitulorum chez la vache en sont des exemples. Stoye (1976 a et b) puis Voosmann et Stoye (1986) ont étudié la transmission lactaire de T. canis chez la chienne. Ils ont montré la présence de L II dans le lait et ont observé un passage important lorsque la femelle est infectée à la mise bas. L'excrétion du parasite dans le lait débute quatre jours après parturition et est maximale durant la seconde semaine de vie des chiots. Elle peut atteindre jusqu'à 200 larves par jour. 1.5. T. canis dans les sols. L'isolement des oeufs à partir du sol est difficile: ces derniers sont très petits (60 à 90 um) et ont tendance à adhérer aux particules de terre. Différentes méthodes de flottaison avec des solutions salines de composition différente ont été décrites (Spindler, 1929; Maplestone et Mukerji, 1936; Cavenes et Jensen, 1955; Woodruff et Shah, 1976; Dada, 1979; Quinn et ai, 1980; Kazacos, 1983). La géophagie et les contacts fréquents avec de la terre souillée sont considérés comme les principaux modes de contamination des humains par les oeufs d'Ascarides. La toxocarose n'échappe pas à cette règle. La quantité d'oeufs dans l'environnement qui est en relation avec le nombre de canidés infectés, détermine sans doute le potentiel infectieux des sols. Les oeufs de 7". canis sont présents dans une grande variété de milieux (tableau 7). Leur absence n'a été signalée que dans deux endroits, le premier aux USA et le second en Australie (Surgan et al., 1980; Dunsmore et al., 1984). Les taux de contamination varient de 1% en Grande-Bretagne à 87% en Allemagne (Pegg, 1975; Duewel, 1984). Seuls la sécheresse ou le froid excessifs ne permettent pas la survie des oeufs (Euzeby, 1963; Khalil et al., 1978; Woodruff et al., 1981a). La contamination des sols est moindre en hiver qu'en été et, en terrain sec plutôt qu'humide. Madwar et al. (1986) mettent en évidence une différence marquée entre la ville et la INTRODUCTION Page 25. campagne, les autres auteurs se bornent à confirmer la présence des oeufs de Toxocara sp. dans les sols sans chercher particulièrement à comparer les différents milieux. Arther et al. (1981) ont étonnamment trouvé des oeufs infectieux de T. canis dans les boues d'épuration, bien qu'ils soient très sensibles aux conditions régnant généralement dans ce milieu (manque d'oxygène et température élevée). 1.6. T. canis chez l'hôte paraténiaue. Les hôtes paraténiques (herbivores ou carnivores) jouent un rôle très important dans le cycle des Ascarides de carnivores. Les oeufs de ces parasites sont en général dispersés dans le sol et la végétation et sont ingérés par ces animaux lord d'un comportement naturel de nutrition. L'infection du carnivore (hôte définitif) par prédation d'un animal infecté permet l'aboutissement du cycle. Il a été démontré que les canidés s'infectent en ingérant un hôte paraténique lui- même infecté de larves de T. canis (Euzeby, 1963; Warren, 1969; Protopic et Figallova, 1982; Prociv et Brindley, 1986). Le rôle réel des hôtes paraténiques dans le cycle de ce parasite reste tout de même difficile à estimer car nous manquons d'informations sur l'infection des animaux sauvages. Le grand nombre de chiens infectés, l'énorme quantité d'oeufs produits par chaque ver femelle et la dispersion de ces oeufs dans tous les milieux, laissent supposer la présence de larves dans tout une gamme d'hôtes. Ce parasite a en effet été retrouvé dans les tissus d'animaux aussi divers que les blattes, vers de terre ainsi que dans une grande diversité de vertébrés (Sprent, 1958). Galvin (1964) a réussi l'infection de poulets et de pigeons. Pegg (1971) a transmis le parasite d'une mouche infectée à un chien sain. Par ailleurs, la transmission des larves "remonte" les chaînes alimentaires. Ainsi, l'infection d'un canidé peut découler, par prédations successives, de l'infection d'un insecte (Euzeby, 1963). De nombreux auteurs ont réalisé des infections artificielles de souris de laboratoire (Smith et Beaver, 1953; Oshima, 1961a; Oison, 1962; Kayes et Oaks, 1976; Protopic et Klabanova, 1980; Parson et al., 1986). Le foie et le cerveau des animaux sont les plus touchés par les L II. En cas de réinfection, l'animal acquiert une protection partielle (Nicholas et al., 1984; Bowmann étal., 1987a). Chez l'homme, en plus de l'infection reconnue par les oeufs du nematode, Ia possibilité d'une infection par consommation de viande contaminée a été suspectée (Beaver, 1962; Nagakura et al., 1989). Cette hypothèse n'a pas été réellement démontrée. La recherche de larves dans la viande est laborieuse et aléatoire car les méthodes habituellement utilisées ne sont pas suffisamment sensibles. INTRODUCTION Page 26. La transmission trans-placentaire a également été observée chez l'hôte paraténique. Des larves de T. canis infectent les tissus de souriceaux dont la mère avait été infectée pendant la gestation (Webster, 1958). D'autres ont également été détectées dans l'utérus et le placenta de souris au 9ème jour d'une infestation puis au 11ème jour, elles infectaient le foetus (Lee et al., 1976). Ces observations sont critiquées par Oshima (1961b) qui, dans les mêmes conditions, ne retrouve aucun parasite chez les petits. Par contre, ce dernier a observé une action de la gestation, et de la lactation sur les routes de migration des larves de T. canis qui gagnent de préférence le foetus et les mammelles. La transmission trans-lactaire de larves de nematodes est moins connue chez l'hôte paraténique car peu de chercheurs ont abordé ce problème. Seul Salzer (1916) a détecté des larves de T. spiralis dans le lait d'une femme infectée. L'étude des hôtes paraténiques est encore partielle, bien qu'indispensable à la compréhension du cycle du parasite. Notre travail contribue à mieux comprendre ce chaînon du cycle de T. canis. 1.7. La toxocarose humaine en Suisse. Peu de travaux ont été effectués en Suisse sur la toxocarose. En 1971, Tettamanti a démontré la présence de T. canis chez des chiens autochtones. Il a ensuite effectué une recherche d'anticorps spécifiques par immunofluorescence, chez 47 malades présentant une hyperéosinophilie inexpliquée: 5 se sont révélés très positifs. Il en a conclu que la toxocarose est bien présente dans notre pays et que la rareté des diagnostics provient certainement d'une ignorance de la part des médecins. En 1981, Stûrchler et Peter ont effectué une recherche d'anticorps chez 134 enfants d'un petit village du Jura (Bure). Des taux élevés d'anticorps anti-7". canis ont été détectés chez 3,7% d'entre eux. Tönz et al. (1983) n'ont trouvé aucun séropositif parmi 70 enfants de la ville de Bale. Par contre, 4 (5,9%) l'étaient sur 68 enfants de l'Entlebuch. Speiser et Gottstein (1984) ont signalé la présence d'anticorps spécifiques chez des personnes provenant de différentes régions de Suisse, notamment chez 13 donneurs de sang du Jura bernois. Enfin, Stûrchler et al. (1986) ont montré que 6,5% donneurs de sang du Jura, 3% à Zürich et 5% à Bâle étaient séropositifs sur un total de 765 personnes. BUTS DU TRAVAIL Page 27. 2. BUTS DU TRAVAIL. Dans notre introduction, nous avons montré que la toxocarose humaine est une maladie présente dans notre pays mais qu'elle reste relativement mal connue. Notre but principal est donc d'améliorer les connaissances de Pépidémiologie de cette maladie dans une partie du territoire suisse, la région jurassienne (comprenant les cantons du Jura et de Neuchâtel ainsi que les districts de Courtelary et de Moutier dans le Jura bernois). Notre travail a consisté à étudier le cycle de T. canis en s'intéressant aux sources de l'infection des hôtes définitifs et paraténiques, l'homme en particulier. Nous avons ainsi déterminé: 1) la séroprévalence de la toxocarose dans la population humaine en différenciant les enfants des adultes, les citadins des campagnards. 2) le point de vue des médecins et leurs connaissances sur la maladie. 3) la prévalence de T. canis chez les canidés (chiens et renards, hôtes définitifs). 4) les taux de contamination des sols par les oeufs de T. canis. 5) la présence des larves de T. canis chez les hôtes paraténiques sauvages (campagnols) et domestiques (bovins). 6) l'infection des hôtes paraténiques par voie trans-lactaire. Par l'étude de ces différents aspects du cycle de T. canis, nous avons cherché à comprendre le fonctionnement du foyer jurassien. Nous avons tenté de préciser les mécanismes conduisant à des infections humaines. Dans une discussion générale de nos résultats, nous avons également mieux défini les moyens de contrôle de la toxocarose. Fig. 4. Localisation de la région jurassienne étudiée en Suisse. Delémont Les Breuleux La Chaux-de-Fonds La Combe-à-la-Biche La Chaux-d'Abol Neuchâtel Couvet Fig. 5. Endroits de prélèvement dans la région jurassienne. MATERIEL ET METHODES Page 28. 3. MATERIEL ET METHODES. 3.1. Terrain d'étude. Nous avons choisi de concentrer notre recherche épidémiologique sur la région jurassienne: celle-ci regroupe le canton du Jura, le canton de Neuchâtel, les districts de Courtelary et de Moutier dans le jura bernois (figure 4). La région est montagneuse (Jura plissé), elle comporte des zones de basse altitude (Neuchâtel, environ 430 m et Porrentruy, environ 420 m) et des anticlinaux dont certains sommets dépassent 1300 mètres. La population concernée avoisine 200'0OO habitants, dont une majorité (environ 110'00O) est concentrée dans quelques villes (Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Le Lode, Delémont, Porrentruy, Saint-lmier). La séroprévalence humaine de la toxocarose a été déterminée sur un échantillon de cette population. Nous avons étudié l'infection chez les chiens et la contamination des sols dans quatre localités représentatives de la région (figure 5): Neuchâtel (coordonnées 561.000/204.000, 36'000 habitants environ) est accolée à un lac et entourée à l'est et à l'ouest par d'autres agglomérations. Le climat général est relativement doux et l'altitude basse (430 m). La Chaux-de-Fonds (coord. 553.000/217.000, 37'000 hab. environ), est située à une altitude d'environ 1'00O mètres. L'enneigement hivernal est plus long qu'en plaine et le climat général plus rude. - Couvet (coord. 539.000/197.000, 3'000 hab. env.), est un village à vocation industrielle, situé à une altitude de 730 mètres. La densité des habitations est plus faible qu'en ville. Les Breuleux (coord. 567.000/269.000, 1'000 hab. env.), petit village plus agricole, est situé dans les Franches-Montagnes à une altitude de 1'00O mètres. Les industries y sont rares et les fermes y sont nombreuses. L'étude de l'infection chez les animaux domestiques a été menée dans quelques fermes des Franches-Montagnes. Les animaux sauvages (campagnols) ont été capturés aux alentours d'une exploitation agricole située près des Breuleux (La Combe-à-la-Biche, coord. 564.600/224.800, altitude 1080 mètres). Les crottes de renard ont été récoltées dans la région de la Chaux-d'Abel, terrain d'étude du groupe d'éco-éthologie de l'Université de Neuchâtel (figure 5). MATERIEL ET METHODES Page 29. 3.2. Echantillonnage. 3.2.1. Des chiens. A La Chaux-de-Fonds, Couvet et Les Breuleux, les animaux analysés ont été choisis par le biais des listes communales des propriétaires de chiens. Comme il n'était pas possible de tous les tester, nous avons effectué une sélection selon le critère de l'âge des animaux. Dans la mesure du possible, seuls les plus jeunes ont été retenus (moins de 2 ans) car ils représentent la population la plus touchée par l'infection (Euzeby, 1963). Nous avons demandé à chaque propriétaire de prélever un échantillon des selles de leur animal (de la taille d'une noisette) et de nous l'envoyer. A Neuchâtel, l'échantillonnage s'est déroulé de façon différente. Nous avons contacté les membres d'une société cynologique et les clients d'un vétérinaire afin de solliciter leur collaboration. Les propriétaires des chiens ont été informés des résultats des analyses. Chaque analyse de selles était complétée par le questionnaire présenté dans l'annexe I. Les questions portaient sur les caractéristiques de l'animal, la fréquence des vermifugations et les habitudes de promenade. 3.2.2. Des renards. Dans la région de la Chaux-d'Abel, 58 crottes de renards ont été récoltées au hasard sur une surface d'environ 10 Km2. Les échantillons ont été conservés dans de l'alcool 70%. 3.2.3. Des hommes. Des prélèvements de sang ont été réalisés dans la région jurassienne. La population adulte a été échantillonnée au travers des donneurs de sang du Centre de Transfusion Sanguine de La Chaux-de-Fonds; la population enfantine par les services de pédiatrie des hôpitaux. Centre de Transfusion Sanguine. Le Centre de Transfusion Sanguine de La Chaux-de-Fonds récolte les sangs dans une région qui correspond à notre terrain d'étude, à l'exception de la ville de Neuchâtel. Une grande proportion des dons effectués pendant la période de juin 1988 à mars 1989 nous a été envoyée (6100 échantillons). Un second lot de 653 échantillons de sang nous est parvenu dans des conditions identiques durant la période novembre-décembre 1989. Une partie de ces nouveaux prélèvements provenaient, à une année d'intervalle, des mêmes donneurs. Le sang natif est décollé du tube et centrifugé (10 min à MATERIEL ET METHODES Page 30. 3'000 t/min). Vingt uf de chaque sérum sont déposés dans une microplaque non adsorbante (Greiner No. 656161). Cette dernière est congelée à -20°C après recouvrement de Scotch Sealing Tape (Dynatech N° M12A). Ce mode de stockage permet la reprise rapide de ces sérums à l'aide d'une multipipette et offre aussi la possibilité d'effectuer des dilutions directement dans des microplaques. Les échantillons de sang sont numérotés. Seules des indications sur le sexe, l'âge, le lieu d'habitation, la date de prélèvement, la profession et le groupe sanguin du donneur nous sont communiquées. Toutes les données sont ainsi restées anonymes. Pediatries. Durant la période s'étalant de juillet 1988 à juin 1989, des échantillons de sang d'enfants hospitalisés dans les services de pédiatrie de l'hôpital Pourtalès à Neuchâtel, de l'hôpital communal de La Chaux-de-Fonds et de l'hôpital régional de Delémont nous ont été envoyés. Chaque prélèvement était caractérisé par le sexe, l'âge, le lieu d'habitation et la date d'entrée à l'hôpital de l'enfant; il est aussi resté anonyme. 3.2.4. Des sols. - Prélèvements de terre à La Chaux-de-Fonds. La ville comprend peu d'endroits herbeux. Elle est toutefois entourée de zones campagnardes où les habitants peuvent promener leurs chiens. Les hivers rigoureux, ainsi que la moyenne de température annuelle relativement basse, créent un climat défavorable à la survie des oeufs de T. canis dans le sol (Khalil et al., 1978). Soixante-six échantillons de sol ont été prélevés. La localisation exacte de chacun est présentée dans l'annexe II A. Afin de mieux cerner les risques d'infection chez les enfants, notre choix s'est porté sur des milieux particuliers: pourtour des écoles et bacs à sable. - Prélèvements de terre à Neuchâtel. La situation géographique de cette cité limite les possibilités de promenades des propriétaires de chiens. Les aires de jeux sont peu nombreuses. Les hivers étant peu rigoureux, le climat général est plus propice à la survie des oeufs de 7". canis dans les sols. Cent deux prélèvements de sol ont été effectués dans les mêmes conditions qu'à La Chaux-de-Fonds. La localisation exacte de chacun est présentée dans l'annexe II B. Par manque de zones herbeuses, le centre-ville est peu prospecté, c'est le bord du lac qui a retenu MATERIEL ET METHODES Page 31. tout particulièrement notre attention. En effet, il s'agit là d'un lieu de promenade important et très fréquenté, notamment par les baigneurs en été. - Prélèvements de terre à Couvet. Les zones herbeuses et les aires de jeux sont beaucoup plus nombreuses qu'en ville. Dans ce village, de nombreuses villas sont entourées d'un jardin. La campagne étant très proche, les propriétaires de chiens sortent facilement du village avec leur animal. La localisation des 30 prélèvements de sol effectués est présentée dans l'annexe II C. - Prélèvements de terre aux Breuleux. Trente échantillons de sol ont été prélevés dans les endroits de passage des promeneurs et autour des bancs publics. Leur localisation est présentée dans l'annexe II D. La densité des habitations est très faible et les clôtures autour des maisons sont rares. Les chiens sont libres d'aller où bon leur semble et ont ainsi de très grandes surfaces à disposition. - Prélèvements de terre aux alentours d'une ferme. Les prélèvements de sol ont été effectués autour d'une ferme au lieu-dit "La Combe-à-la-Biche". Cinq zones ont été déterminées d'après leur éloignement par rapport à l'habitation (zone 1: 0-20 m, 2: 20-30 m, 3: 30-40 m, 4: 40-50 m, 5: 50-60 m). Dans chacune, 5 à 10 échantillons ont été prélevés (annexe Il E). Une niche est située à l'ouest de la ferme. Deux jeunes chiens y sont généralement attachés, avec un accès aux alentours immédiats de la maison. Ils peuvent aussi s'en éloigner lorsqu'ils sont libres. En vue de déterminer le taux de contamination du sol en plein champ, un dernier groupe de 20 prélèvements a été effectué à une distance d'environ 300 mètres de la ferme (non indiqué sur le plan). 3.2.5. Des micromammifères sauvages. Les piégeages de campagnols (Arvicola terrestris) ont été réalisés autour de la ferme au lieu-dit "la Combe-à-la-Biche". Les captures ont été effectuées selon la technique décrite par Saucy (1988), à l'aide de pièges en aluminium de type Sherman qui, posés sous terre perpendiculairement aux galeries des campagnols, se referment sur l'animal quand ce dernier les visite. MATERIEL ET METHODES Page 32. La disposition des pièges est effectuée selon un transect long d'environ 150 mètres de part et d'autre de l'habitation (voir annexe II F). Vingt-six trappes sont posées le matin et relevées 2 à 3 fois par jour, ceci pendant 3 jours. Cette pratique permet la capture d'un grand nombre de campagnols (Saucy, 1988). Les animaux ont été tués à l'éther et disséqués. Les foies ont été récupérés pour la recherche de larves de T. canis. Nous avons également prélevé des échantillons de sang par ponction cardiaque. Après coagulation et centrifugation (10 min à 3000 t/min), les sérums ont été déposés dans des Eppendorf de 200 ^l et congelés à -200C. 3.2.6. Des bovins. Cent cinquante-quatre bovins ont été choisis au hasard dans toute la région des Franches-Montagnes. Pour chaque animal, un vétérinaire a effectué un prélèvement de sang à la veine jugulaire et a récupéré une noisette de bouse. Après coagulation et centrifugation du sang (10 min à 3'000 t/min), le sérum a été prélevé et stocké au congélateur (-2O0C). Les données concernant l'âge, le sexe de l'animal et la fréquence d'administration de vermifuges ont' été notées. 3.3. Tests séroloqiques. 3.3.1. Des humains. 3.3.1.1. ELISA IaG. Le sérodiagnostic de la toxocarose a été effectué à l'aide d'un ELISA IgG utilisant l'antigène ES de T. canis. La méthode de production de cet antigène, ainsi que la mise au point du test, sont décrits dans l'annexe III. Les résultats sont exprimés en unités propres à notre test. La limite de positivité est fixée à 80 unités avec une zone douteuse entre 50 et 79 unités. Tous les sérums provenant du Centre de Transfusion Sanguine et des services de pédiatrie ont été testés par cette technique. 3.3.1.2. ELISA IqE-totaux. Le dosage des IgE-totaux a été effectué à l'aide d'un ELISA sandwich IgE dont la mise au point est décrite dans l'annexe IV. Les résultats sont exprimés en unités MATERIEL ET METHODES Page 33. internationales (Ul). Tous les sérums provenant du deuxième lot du Centre de Transfusion Sanguine ont été testés par cette technique (653 échantillons). 3.3.1.3. ELISA IqE-spécifiaues. Le dosage des IgE-spécifiques a été effectué à l'aide d'un ELISA double sandwich IgE. La mise au point de ce test est décrite dans l'annexe V. La limite de positività a été fixée arbitrairement à 50 (Indice de Zahner). Tous les sérums provenant du deuxième lot du Centre de Transfusion Sanguine ont également été testés par cette technique. 3.3.1.4. Western-blotting (WB). Les sérums ont été testés en WB par le personnel du Laboratoire Central de Parasitologie-Mycologie des Hôpitaux de Toulouse qui utilise cette méthode en routine. Le test consiste en un SDS-PAGE 10% des antigènes ES de T. canis, suivi d'un électro-transfert sur une membrane de nitrocellulose, d'une incubation des sérums, et finalement d'une révélation des IgG par adjonction d'un anticorps secondaire marqué à l'or (Magnaval, 1989). Nous avons effectué une sélection sur les sérums fournis par le Centre de Transfusion Sanguine de La Chaux-de-Fonds. Ont été choisi: les sérums positifs en ELISA IgG (>= 50 unités du deuxième lot), ceux qui étaient positifs en ELISA IgE-spécifiques et enfin, les sérums des donneurs séropositifs lors de la première prise de sang (1988) et négatifs lors de la seconde (1989). Septante sérums au total ont ainsi été analysés. 3.3.4. Des souris de laboratoire. La détermination des taux d'anticorps circulants des souris blanches infectées expérimentalement a été effectuée à l'aide d'un ELISA IgG. Les résultats sont donnés directement en absorbance (DO). La méthode est décrite dans l'annexe Vl. 3.3.5. Des micromammifères sauvages. Les sérums des campagnols ont été traités en ELISA IgG selon la même méthode que celle décrite pour les souris blanches. Un témoin positif, composé de sérums de souris blanches avec une DO élevée a été déposé sur chaque microplaque. De façon à éviter les variations journalières, tous les sérums de campagnols ont été traités le même jour sur une même microplaque. Les résultats sont indiqués en absorbance (DO). MATERIEL ET METHODES Page 34, 3.3.6. Des bovins. Les sérums des bovins ont aussi été traités en ELISA IgG selon la même méthode. L'anticorps secondaire est composé d'anti-lgG de bovins produits par une chèvre et couplés à une phosphatase alcaline (KPL N0 05-12-02). Le témoin positif est constitué du mélange des sérums de deux vaches infectées expérimentalement (voir 3.7.2.). Les résultats sont donnés directement en absorbance (DO). 3.4. Eosinophilie. La formule sanguine des donneurs de sang du deuxième lot (voir 3.2.3.) a été déterminée sur un frottis coloré au Giemsa. Les échantillons de sang pour la préparation de sérum ont servi à la confection de ces frottis. Ils nous sont parvenus dans un délai de un à trois jours après prélèvement. Comme les tubes ne contenaient pas d'anticoagulant, les frottis étaient de mauvaise qualité mais cependant, toujours utilisables. Une petite goutte de sang provenant du caillot a été déposée et tirée sur une lame porte-objet. Les lames ont été fixées à l'alcool 95° et colorées pendant 1 heure dans 6 ml de Giemsa (Merck N° 9204) mélangés à 94 ml de tampon phosphate pH 7,2 (2,5 g KH2PO4; 8,6 g Na2HP04*2H20; 5 I H2O). Elles ont ensuite été rincées à l'eau du robinet. Cent leucocytes ont été observés au microscope à immersion (400X). Le nombre d'éosinophiles observés indique directement !'eosinophilic en pourcents. 3.5. Enquêtes. 3.5.1. Habitudes alimentaires et comportementales des donneurs de sang. Nous avons cherché à préciser les conditions épidémiologiques responsables d'une infection à T. canis grâce à un questionnaire (annexe VII) soumis à 162 personnes (121 ont été contactées par lettre et 41 par téléphone). Il s'agissait de 54 donneurs séropositifs (>= 50 unités), appariés individuellement avec 2 séronégatifs de même sexe, de même âge (même année de naissance) et de même lieu de provenance. MATERIEL ET METHODES Page 35. 3.5.2. Connaissances des médecins sur la toxocarose. Un échantillon des praticiens en activité dans la région jurassienne a été choisi arbitrairement. Il est composé de 137 généralistes, 60 spécialistes en médecine interne, 21 pédiatres, 16 ophthalmologues, 7 dermatologues et 53 médecins d'autres spécialisations. Deux cent nonante-quatre médecins au total ont ainsi reçu un questionnaire (annexe VIII). Il s'agissait surtout d'évaluer leurs connaissances de la toxocarose et le nombre de cas cliniques diagnostiqués en une année. 3.6. Recherche des oeufs de T. canis. 3.6.1. Dans les selles. La technique utilisée habituellement pour rechercher des oeufs de nematodes dans les selles est une concentration par flottation au saccharose. Dans notre cas, nous avons préféré la concentration et coloration au MIF (Merthiolate, Iode, Formol: méthode de Blagg, Schloegel, Mansour et Khalaf décrite par Bailenger, 1982). Cette méthode présente l'avantage de permettre la conservation des selles pendant plusieurs semaines avant l'observation. Au moment du prélèvement, les selles sont mélangées avec 4,7 ml de MF (250 ml d'eau distillée, 200 ml de teinture de merthiolate, 25 ml de formol et 5 ml de glycérine). Au laboratoire, 300 ^l de Lugol (5 g d'Iode, 10 g d'Iodure de Potassium et 100 ml d'eau distillée) sont ajoutés avec une nouvelle dose de 4,7 ml de MF. Le matériel est mélangé et passé au travers d'un tamis grossier pour retenir les grosses particules. Le liquide est repris dans un tube à centrifuger et comblé avec de l'éther. Le tout est secoué vigoureusement puis centrifugé 1 min à 1700 t/min. Le surnageant est jeté et le culot observé au microscope (10X) entre lame et lamelle. Les selles de chiens et de bovins ont été traitées dans les conditions définies ci- dessus. Les crottes de renards étaient conservées dans de l'alcool 70% avant de subir un traitement identique. 3.6.2. Dans le sol. Les échantillons de sol ont été traités par flottation au sulphate de magnésium selon la méthode décrite par Quinn et al. (1980). La description détaillée est reportée dans l'annexe IX. 7 T^ Morceaux rf organes Bêcher 10ml Tube plastique NaCI 0.85% Elastique TiSSU nylon (mailles da 20Mm) Larves Plaque chauffante 37°C Fig. 6. Appareil de type Baermann utilisé pour isoler les larves de T. canis à partir d'organes infectés. MATERIEL ET METHODES Page 36. 3.7. Infection artificielle et recherche des parasites. 3.7.1. Souris de laboratoire. Infection des souris pour la sérologie et la recherche des larves dans les organes: Quatre souris blanches femelles (Balb/c) ont été infectées par intubation stomacale de 500 oeufs infectieux de T. canis, 4 par injection sous-cutanée de 500 oeufs également, et enfin 4 autres par injection sous-cutanée de 500 larves vivantes. Des oeufs et des larves ont été produits selon la méthode décrite dans l'annexe III puis ont été mis en suspension dans 0,1 ml d'eau distillée stérile. Pour chaque individu, une première prise de sang rétro- orbitale a été effectuée avant infection, puis tous les 7 jours pendant 8 semaines. Les prélèvements sanguins (entre 100 et 200 ut) ont été déposés dans des tubes Eppendorf de 200 ^L Après coagulation, ils ont été centrifugés pendant 10 min à 3'000 t/min. Les sérums ont ensuite été récupérés et stockés à -20°C. A la fin des expériences, les souris ont été tuées et dépecées. Les animaux sans la peau ont été découpés en petits morceaux qui ont été déposés dans un appareil de type Baermann modifié (figure 6). Ce dernier a été plongé dans une solution NaCI 0,85% à 37°C pendant 48 heures selon la méthode décrite par Prociv (1989). Le fond de l'appareil Baermann est garni d'un tissu nylon avec des mailles de 20 um (NY-20-HD, Züricher Beutelfabrik, Rüslikon, Suisse). Les larves, libérées par autodigestion des tissus, franchissent les mailles du nylon et nagent dans la solution saline. Pour séparer les vers des autres particules, le matériel récolté dans le bêcher est lavé à l'eau distillée par centrifugation pendant 10 min à 4'000 t/min. Il est ensuite déposé délicatement dans un tube à essai sur une solution de saccharose 1,5 M, puis centrifugé pendant 10 min à 4'000 t/min. Le matériel n'ayant pas pénétré dans la solution de saccharose est récupéré, redilué dans de l'eau distillée et centrifugé à nouveau. Le culot restant est observé au microscope entre lame et lamelle à un grossissement de 4 fois. Infection des souris pour tester la transmission trans-lactaire: Cinq souris blanches femelles (Balb/c), allaitant entre 6 et 10 souriceaux, ont été infectées par injection sous-cutanée de larves de T. canis. Les larves ont été produites comme décrit dans l'annexe III, lavées plusieurs fois à l'eau distillée stérile et mises en suspension dans une solution saline stérile de SOURIS Infection Nb. larves 1 2 3 4 5 6 7 8 JO 9 JR 10 11 12 13 14 IS 16 17 18 19 20 A 2000 si s2 S3 s4 sS s6 87 88 sS s10 B 2000 si s2 s3 s4 SS s6 s7 s8 C 2000 81 s2 S3 s4 eS s6 s7 D 2000 si s2 63 s4 sS s6 87 s8 E 2000 r r r r r r r r r r r r r r f r r r r r F 200 si s2 s3 G 200 si s2 S3 Tab. 8. Déroulement de l'expérience de transmission trans-lactaire de T. canis chez la souris (A à G = portée de souris; s1-s10 = souriceau sacrifié; r = portée de réserve dont le sacrifice n'a pas été planifié et qui ont servi a remplacer les souriceaux de la portée D morts en cours d'expérience). MATERIEL ET METHODES Page 37. NaCI 0,85%. La quantité de larves a été estimée par prélèvement de 10 ^l de liquide et par comptage au microscope. Une injection comprenait 2'000 larves vivantes dans 200 ^l de solution saline. Un autre groupe de 2 souris blanches, ayant chacune 3 petits, a été traité selon le môme protocole, mais avec une injection de 200 larves seulement. Le déroulement de l'expérience est décrit dans le tableau 8. Deux jours après injection, les deux premiers souriceaux ont été sacrifiés (femelles A et C) puis tous les 2 jours, 2 nouveaux petits ont été tués. Les portées B et D subissent le même sort, les premiers sacrifices débutent au troisième jour de l'infection. A la fin de l'expérience, les femelles ont également été tuées. Pour les souris F et G (200 larves), les petits ont été tués aux jours 8, 10 et 13 et les mères à la fin de l'expérience. Après la mort des animaux, le foie et l'estomac ont été prélevés et découpés. Les morceaux ont été déposés dans l'appareil de type Baermann décrit plus haut. En fin d'expérience, nous avons également prélevé le foie des femelles et recherché les larves de T. canis. 3.7.2. Bovins. Infection des bovins: Deux vaches ont été infectées artificiellement avec des larves vivantes de T. canis. Le premier animal (A), a reçu une injection sous-cutanée de 30'000 larves, le deuxième (B), une injection de 80'000 larves. Deux prises de sang ont été effectuées, la première avant infection et la seconde en fin d'expérience; soit après 17 jours pour A et 25 jours pour B. La totalité du tait produit par les deux animaux pendant cette période a été récupérée. La vache A, un vieil animal, ne produisait que 7 litres de lait par jour. Par contre, la vache B, primipare, en produisait 20 litres. Le lait a été transporté au laboratoire et entreposé en chambre froide (4°C) avant son traitement, ceci pendant 3 jours au maximum (les larves de T. canis survivent à cette température). Recherche des larves dans le lait: La recherche des larves (très petites et probablement peu nombreuses) directement dans de grandes quantités de liquide pose problème. Pour le lait de la vache A, une concentration a été effectuée par centrifugations successives, alors que le lait de la vache B a été écrémé avant la centrifugation. Les larves présentes dans les culots ont ensuite été concentrées par centrifugation sur couche de saccharose, puis observées au microscope (4x). Les deux méthodes sont décrites dans l'annexe X. MATERIEL ET METHODES Page 38. 3.7.3. Micromammifères sauvages. Dans le cas des micromammifères sauvages, seul le foie des animaux a été analysé car, d'une part, la texture du tissu est plus pratique à traiter que l'animal in toto et, d'autre part, une majorité de larves paraît retenue dans cet organe (Akao, 1985; Parson et Grieve, 1990). Les foies de campagnols ont été traités selon la méthode d'Izzat et Oison (1970). Ils sont hachés pendant quelques secondes dans un mixer (Servali Omni-Mixer AC-DC NY) puis plongés dans une solution saline de pepsine-HCI (7,5 g de pepsine Merk N°7197; 10 ml HCl 37%; 8,5g NaCI; 1 I eau distillée). Après une incubation de 24 heures à 37°C, les échantillons sont filtrés à travers plusieurs couches de gaze, et lavés 2 fois par centrifugation (10 min à 4'0OO t/min) à l'eau distillée. Le culot est redilué dans quelques ml d'eau et observé à la loupe pour rechercher les larves. Nous avons utilisé cette technique car la méthode de digestion au NaCI 0,85% (voir ci-dessus), bien que plus efficace, n'était pas encore fonctionnelle dans notre laboratoire au moment de cette étude. 3.8. Tests statistiques. Les méthodes statistiques (chi-deux et test de fréquences doubles) ont été essentiellement réalisées pour les comparaisons de moyennes et de proportions. Log(Unilés) Unités Nombre Fréquence d'analyses Relative 1.8-1.9 6 6 0.1% 2.0-2.1 7- 8 85 1.4% 2.2 - 2.3 9-10 340 5.6% 2.4-2.5 11-12 555 9.1% 2.6 - 2.7 13-15 1367 22.4% 2.8-2.9 16-19 1393 22.8% 3.0-3.1 20-24 878 14.4% 3.2-3.3 25-29 432 7.1% 3.4-3.5 30-36 260 4.6% 3.6-3.7 37-44 121 2.0% 3.8-3.9 45-49 85 1.4% 4.0-4.1 50-67 85 1.4% 4.2-4.3 68-81 89 1.5% 4.4 - 4.5 82-99 70 1.0% 4.6 - 4.7 100-121 84 1.4% 4.8 - 4.9 122-148 74 1.2% 5.0-5.1 149-181 58 1.0% 5.2-5.3 182-221 28 0.5% 5.4-5.5 222-270 14 02% 5.6-5.7 271-330 11 0.2% 5.8 - 5.9 331-403 12 02% 6.0-6.1 404-492 12 02% 6.2 - 6.3 493-601 6 0% 6.4-6.5 602-735 3 0% 6.6-6.7 736-897 2 0% 6.8 - 6.9 898 -1096 2 0% 7.0-7.1 1097-1339 1 0% 7.2 - 7.3 1340-1635 0 0% 7.4 - 7.5 1636-1998 1 0% Nb. 1500-r 1200 900-- 600 300-- 0 -Ol Dq nnnnnnn„ 13 2.0 8.2 24 2.8 23 3.0 3.2 3.4 S3 33 4.0 42 4.4 4.6 43 5.0 5.2 5.4 53 53 8.0 8.2 6.4 63 63 7.0 7.2 7.4 Log des unités Fig. 7. Histogramme des fréquences des anticorps des sérums de donneurs. Tab. 9. Anticorps IgG anti-T. canis chez les adultes donneurs de sang (6100 analyses). log(Unitês) Unités Nombre Fréquence d'analyses Relative 1.8-1.9 6 0 0 2.0-2.1 7- 8 15 3% 2.2 - 2.3 9-10 43 8.6% 2.4 - 2.5 11-12 62 124% 2.6-2.7 13-15 160 31.9% 2.8 - 2.9 16-19 112 22.4% 3.0 - 3.1 20-24 45 8.9% 3.2 - 3.3 25-29 23 4.6% 3.4 - 3.5 30-36 8 1.6% 3.6-3.7 37-44 .9 1.8% 3.8 - 3.9 45-49 8 1.6% 4.0-4.1 50-67 4 0.8% 4.2 - 4.3 68-81 4 0.8% 4.4 - 4.5 82-99 1 02% 4.6-4.7 100-121 2 0.4% 4.8 - 4.9 122-148 2 0.4% 5.0-5.1 149-181 1 02% 5.2 - 5.3 182-221 0 0% 5.4 - 5.5 222-270 1 02% 5.6-5.7 271-330 1 0% 5.8-5.9 331 - 403 0 0% Tab. 10. Anticorps IgG anti-T. canis chez les enfants des pediatries (501 analyses). Nb. 160-r 120-- 80 n Q Innn, lr~ir—i -------,_ 13 20 23 2.4 23 23 2,0 33 34 S3 33 4.0 43 4.4 43 43 30 52 6.4 36 S3 8 Log des unités FIg. 8. Histogramme des fréquences des anticorps des sérums d'enfants. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 39. 4. RESULTATS ET DISCUSSIONS. 4.1. T. canis chez l'homme. 4.1.1. Anticorps IgG anti-7". canis dans la population jurassienne. 4.1.1.1. Population adulte (Sérums du Centre de Transfusion Sanguine). Durant l'année 1989, nous avons reçu 6100 sérums du Centre de Transfusion Sanguine de La Chaux-de-Fonds. Ces échantillons provenaient d'une population de donneurs de sang adultes ayant entre 18 et 77 ans et ont été testés en ELISA IgG spécifiques anti-7". canis. Les résultats sont exprimés en unités (u). Le tableau 9 indique les données brutes et la figure 7 les illustre par un histogramme des fréquences. Afin de normaliser la courbe (la distribution des anticorps dans une population suit théoriquement une loi normale), nous avons disposé les unités en abscisse selon une échelle logarithmique. La moyenne est de 3,0649 (21,4 u), l'écart-type de 0,6491. La courbe, de par sa forme, semble suivre une loi normale, bien qu'un peu étalée vers la droite. Il s'agit probablement d'une superposition de deux courbes. Une première, avec un pic à 16 u (log = 2,8), représente sans doute les personnes n'ayant pas eu de contact avec T. canis (vrais négatifs). La seconde, moins élevée avec un maximum à 100 u (log = 4,6), contient les personnes ayant probablement eu un contact avec le parasite. La différence numérique entre le groupe des personnes probablement infectées et celui des négatifs est très importante, aussi pouvons-nous considérer l'ensemble des sérums globalement et fixer les seuils de positivité mathématiquement. Selon les seuils de positivité déterminés dans l'annexe III, 9,9% des adultes ont des taux d'anticorps anti-7. canis supérieurs ou égaux à 50 u et 6,4% ont des taux supérieurs ou égaux à 80 u. 4.1.1.2. Population enfantine (Sérums des pediatries). Le service de pédiatrie de l'hôpital Pourtalès à Neuchâtel, des hôpitaux de La Chaux-de-Fonds et de Delémont nous ont fait parvenir respectivement 224, 89 et 188 échantillons de sang. Au total, 501 sérums ont été testés de juillet 1988 à juin 1989 dans les mêmes conditions que celles utilisées pour tester les sangs du Centre de Transfusion Sanguine. Le tableau 10 donne les résultats ELISA bruts et leur fréquence, la figure 8 les représente graphiquement sous forme logarithmique. La moyenne des résultats Limite à 50 unités Limite à 80 unités Nombre Nb. Nb. Total 6100 601 9.90% 392 6.50% Hommes 3520 356 10.10% 227 6.40% Femmes 1997 194 9.70% 131 6.60% Inconnu 583 51 8.70% 34 5.80% Limite à 50 unités Nombre Nb. Total 501 18 3.60% Garçons 281 14 4.90% Riles 188 2 1.10% Inconnu 32 2 6.20% Tab. 11. Séroprévalences se- lon le sexe des adultes. Tab. 12. Séroprévalences selon le sexe des enfants. La. différence entre gar- çons et filles est significative (p = 0,042). Classes Nombre Limite à 50 unités Limite à 80 unités d'âqe Sérums Nb. Nb. 16-20 134 13 9.70% 8 6.00% 21-25 394 30 7.60% 27 6.90% 26-30 494 43 8.70% 26 5.30% 31-35 686 50 7.30% 30 4.40% 36-40 768 63 8.20% 39 5.10% 41-45 883 102 11.60% 59 6.70% 46-50 651 77 11.80% 55 8.40% 51-55 543 54 9.90% 38 7.00% 56-60 444 56 12.60% 35 7.90% 61-65 300 37 12.30% 24 8.00% 66-70 141 15 10.60% 11 7.80% 71-75 52 6 11.50% 3 5.80% 76- 29 4 13.80% 3 10.30% Inconnu 582 51 8.70% 34 5.80% Total 6100 601 9.90% 392 6.40% % positifs 15t ^ Limite 8Ou 12+ H Limite 5Ou g 6+ !B-2O21.252MO31-3SMMO4l-4S4WO5l-5S5MOeK5W-7071.7S 78- AlIS Classes d'âge Tab. 13. Séroprévalences selon l'âge des adultes. Classes Nombre Limite à 50 unités d'âqe Sérums Nb. 0-1 28 0 0.00% 1-2 27 1 3.70% 2-3 20 0 0.00% 3-4 27 1 3.70% 4-5 44 1 2.30% 5-6 39 1 2.60% 6-7 52 2 3.80% 7-8 41 2 4.90% 8-9 37 1 2.70% 9-10 34 3 8.80% 10-11 30 1 3.30% 11-12 26 1 3.80% 12-13 24 0 0.00% 13-14 20 2 10.00% 14-15 16 1 6.30% 15-16 20 1 5.00% 16-17 5 0 0.00% 17- 2 0 0.00% Inconnu 9 0 0.00% Total 501 18 3.60% Tab. 15. Séroprévalences selon l'âge des enfants. Rg. 9. Histogramme de fréquences selon l'âge des adultes séropositifs. Total > 5Ou >80u Groupe d'aae Nb. Nb. < 46 ans 3358 301 9.00% 189 5.60% >-46ans 2160 249 11.50% 169 7.80% Tab. 14. Séroprévalences selon l'âge des adultes différenciés en deux grou- pes avec une limite à 46 ans. La diffé- rence est significative (p = 0,002). RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 40. est de 2,8495 (17 u) et l'écart-type de 0,4628. Selon le seuil de positività déterminé dans l'annexe III, 3,2% des enfants des pediatries ont des taux d'anticorps anti-7". canis supérieurs ou égaux à 5Ou. 4.1.1.3. Données épidémioloqiques. - Séroprévalence en fonction du sexe: Au seuil de 8Ou, 6,4% des hommes et 6,6% des femmes présentent des anticorps anti-7. canis; au seuil de 5Ou, 10,1% et 9,7% respectivement (tableau 11). Aucune différence significative de séropositivité n'est ainsi constatée entre les sexes. Les autres auteurs signalent des résultats contradictoires; ainsi, pour De Savigny et al. (1979) la séroprévalence est plus élevée chez les mâles alors que pour Embil et al. (1988), c'est l'inverse qui est vrai. Seules les observations de Yang et al. (1982) concordent avec les nôtres. Les résultats pour les enfants des pediatries sont présentés dans le tableau 12. La différence entre garçons et filles est significative pour une limite du test ELISA à 50u (4,9% et 1,1% respectivement, p = 0,042). Ces résultats corroborent les observations de Erhard et Kernbaum (1979) qui constataient également un contact plus fréquent des garçons avec T. canis. - Séroprévalence en fonction de l'âge: Dans le tableau 13, les séroprévalences des donneurs de sang sont décrites selon des classes d'âge de 5 ans, la figure 9 représente les pourcentages de positifs en fonction de ces classes. Les jeunes comptent un peu moins d'individus positifs que les plus âgés, mais une comparaison statistique classe par classe ne permet pas de mettre en évidence un groupe d'âge particulièrement touché. Pourtant, la population des moins de 46 ans et celle des plus de 46 ans, montrent des prévalences différentes (p = 0,002; tableau 14). Les taux de séropositivité sont plus élevés chez les individus les plus âgés. La môme analyse a été effectuée pour les enfants, leur âge ne semble pas influencer la séroprévalence (tableau 15). - Séroprévalence selon les groupes sanguins: Smith et al. (1983) ont observé la présence de molécules antigéniquement proches des antigènes A et B des erythrocytes humains dans les ES de T. canis. Ils ont attiré l'attention des chercheurs sur les risques de fausses réactions que Groupe Sanguin Total Négatifs Nb. Positifs >- 5Ou Nb. Positifs >- 8Ou Nb. O A B AB Inconnu 2312 2629 377 199 583 2092 2357 345 173 532 220 272 32 26 51 9,5% 10,3% 8,5% 13.1% 8,7% 152 174 18 14 34 6.6% 6,6% 4,8% 7% 5,8% Total 6100 5499 601 9,9% 392 6.40% Tab. 16. Séroprévalences selon le groupe sanguin des donneurs de sang. Nombre Pos. limite 5Ou Pos. limite 8Ou No District Total nb nb 1 Ajoie 480 58 12,1% 42 8,7% 2 Delémont 603 60 10% 34 5,6% 3 Franches-Mtagnes 325 33 10,2% 23 7% 4 Courtolary 447 68 15,2% 46 10,2% 5 Chaux-de-Fonds 1896 131 6,9% 86 4,5% 6 Val-de-Ruz 357 46 12,3% 29 8,1% 7 Neuchâtel 31 1 3,2% 0 0% 8 Le Locle 792 80 10,1% 52 6,6% 9 Boudry 200 20 10% 14 7% 10 Val-de-Travers 335 50 14,9% 30 8,9% Inconnu 634 54 8,5% 36 5,7% Total 6100 601 9,8% 392 6,4% Tab. 17. Séroprévalences selon la provenance des adultes. Nombre Pos. limite à 50 u. Pos. limite à 80 u. d'habitants Total Nb. Nb. Non déclaré 622 53 8,5% 35 5,6% 0-99 59 14 23,7% 9 15,6% 100-499 540 75 13.9% 52 9.6% 500-999 470 63 13,2% 41 8,7% 1000-1999 1255 155 12,4% 101 8% 2000 - 2999 141 15 10,6% 7 5% 3000-9999 697 73 10,4% 46 6,6% 10000- 2305 152 6,6% 99 4,3% Tolal 6100 601 9,9% 392 6,4% Tab. 18. Séroprévalences des adultes selon la taille des localités. Nombre Pos. limite 5Ou Pos. limite 8Ou No District Total nb nb 2 Delémont 433 51 11,7% 27 6,2% 5 Chaux-de-Fonds 86 14 16,3% 9 10,5% 8 Le Locle 320 47 14,7% 31 9,7% 7 Neuchâtel 2 0 0% 0 0% Fig. 10. Séroprévalences selon la prove- nance des adultes (limite à 8Ou). Tab. 19. Séroprévalences dans les districts à l'exception des villes de plus de 10'000 habi- tants. Fig. 11. Séroprévalences des adultes se- lon leur provenance à l'exception des villes de plus de 10'000 habitants. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 41. pourraient provoquer la reconnaissance de ces molécules par les isohémagglutinines A et B humaines. A notre avis, l'existence de telles réactions croisées devrait entraîner une variation de séroprévalence entre les groupes sanguins (A, B, AB et O). Or, aucune différence n'est observée dans la répartition des positifs selon les groupes sanguins (tableau 16). Le groupe des personnes AB (sans isohémaggluttinines) présente même des taux de séropositivité légèrement plus élevés que les autres. Ainsi, dans notre test, l'appartenance à l'un ou l'autre de ces groupes ne paraît pas influencer les résultats. - Séroprévalence selon la localité de provenance: La division de la région jurassienne en ses 10 districts administratifs a servi de base à notre étude. Les prévalences de chaque district ont été définies en fonction du lieu de provenance des donneurs (tableau 17 et figure 10). Certains districts ne sont que peu infectés (La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel), les autres le sont plus fortement (Courtelary, Val-de-Travers, Val-de-Ruz, Ajoie, Franches- Montagnes, Delémont). L'existence de foyers géographiques limités pourrait expliquer cette divergence. En classant les résultats selon la taille des localités de provenance des donneurs, nous observons qu'une nette diminution de la séroprévalence est liée à l'augmentation de l'importance des agglomérations (tableau 18). L'interprétation de ces résultats exige pourtant une certaine prudence car pour quelques classes, le nombre d'observations est faible. Les séroprévalences dans les agglomérations de 0-9'999 habitants et celles de plus de 10'000 habitants sont différentes (p = 0,001). Cette remarque est valable autant en considérant la limite de 5Ou (11,4 et 6,6% respectivement) que celle de 8Ou (7,2 et 4,3%). De plus, les petites localités (0-999 habitants, 9,5% de positivité) se différencient des plus grandes (1'000-9'999 habitants, 5,8%) (p = 0,0001). Ainsi, la séroprévalence est beaucoup plus faible chez les adultes habitants des agglomérations de grande taille que dans les petits villages où l'on trouve des pourcentages très élevés de personnes séropositives. En excluant les villes de plus de 10'000 habitants; soit Neuchâtel, La Chaux-de- Fonds, Delémont et Le Locle, nous avons établi un nouveau tableau et une nouvelle carte de séroprévalences chez les adultes (tableau 19 et figure 11). Dans cette nouvelle répartition, les différences s'estompent. Les prévalences s'échelonnent entre 6,2% et 10,5%. Seul le district de Neuchâtel montre encore une séroprévalence proche de 0%, qui peut s'expliquer par le faible nombre de données accumulées (2 sérums seulement ont été analysés). Ainsi, au contraire de ce que l'on pouvait supposer préalablement, il n'existe pas de réels foyers géographiques pour la toxocarose, mais une importante différence de séroprévalence entre la ville et la campagne. Nombre Pos. limite à 50 u. d'habitants Total Nb. Non déclaré 33 0 0% 0-99 4 0 0% 100-499 47 1 2.1% 500-999 52 1 1,9% 1000-1999 78 4 5,1% 2000-2999 58 2 3,4% 3000 - 9999 113 5 4,4% 10000- 116 5 4,3% Total 501 18 3,4% Tab. 20. Séroprévalences des enfants selon la grandeur des agglomérations. Ménaqere Ménaqere • Commerce, banques Commerce, banques . • Etudiant Edutiant . . * Nature et forêt Nature et forêt 0.05 0.001 0.05 * Médecine et santé Médecine et santé . . . 0.01 * Mécanique lourde Mécanique lourde . . - 0.001 . * Constriction, bâtiment Construction, bâtiment - . - 0.001 - - * Fonction publique Fonction publique . . 0.001 . - * Mécanique leqôre Mécanique légère . . . 0.001 . . • Hôtellerie, restauration Hôtellerie, restauration 0.05 Imprimerie Imprimerie . . - 0.01 - - - - • Nettova ae_ Netlovaoe • Transport Transport . . - 0.01 - - - - . * Enseiqnement Enseiqnement . . . 0.001 - - . . . * Divers Divers . . - 0.01 - - . . . • Inconnu I Inconnu . . - 0.001 - - - . . . • Séropositifs par classe Total par classe Séroprévalence par classe 6 73 8,2% 41 717 5,7% 6 84 7,1% 41 222 18,5% 18 254 7,1% 56 1112 5% 17 284 6% 27 351 7,7% 25 554 4,5% 7 65 10,8% 4 79 5,1% 4 38 10,5% 10 129 7,8% 13 221 5,9% 8 110 4,3% 109 1806 6% Tab. 21. Séroprévalences selon la profession (limite de positivité à 8Ou). Les classes de professions sont comparées deux à deux. Une différence significative est donnée par sa valeur, un "-" indique une différence non significative. Tranche Sérums Limite 50 unités Limite 80 unités Structure % relatif de la pop. d'âqe Testés Nb. pos. Nb .pos. de la pop. Lim. 50 u. Lim. 60 u. 0- 10 349 12 3.44% 12 3.44% t1,3% 0.389 0.389 11-20 277 19 6.65% 19 6.58% 137% 0.938 0.938 21-30 888 73 8.22% 53 5.97% 15,7% 1.291 0.937 31-40 1453 113 7.78% 69 4.75% 15,3% 1.19 0.727 41-50 1534 179 11.67% 114 7.43% 13,6% 1.587 1.01 51-60 987 110 11.14% 73 7.40% 11,3% 1.259 0.836 61-70 441 52 11.79% 35 7.94% 9,1% 1.073 0.726 71- 81 10 12.35% 6 7.41% 10,1% 1.247 0.748 Total 6010 568 9.45% 381 6.34% 100% 8.97% 6.31% Tab. 22. Séroprévalences dans la région jurassienne, ajustés à la structure de la population. Pour les personnes de moins de 20 ans, seule la limite de séropositivité de 50 unités est prise en compte. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 42, Pour les enfants, en plus faible nombre et moins souvent séropositifs, une tendance inverse à celle des adultes est observée (tableau 20). En effet, bien que les différences ne soient pas statistiquement significatives, les taux de positifs sont en nombre légèrement plus élevés en ville qu'à la campagne. - Séroprévalence selon la profession: La population adulte a été divisée en 16 catégories d'activités professionnelles. Les séroprévalences ont été comparées deux à deux (tableau 21). La catégorie "Nature et Forêt" montre une séroprévalence très élevée (18,5% présentent des taux d'IgG supérieurs ou égaux à 8Ou) et est significativement très différente des autres (p= 0,001). Elle regroupe les agriculteurs, les jardiniers, les fleuristes, les bûcherons, les palefreniers et autres professions proches de la terre. En considérant les agriculteurs seulement, 22,8% (37/162) montrent des anticorps anti-7. canis contre 6,7% (4/60) pour les autres professions de cette classe. Le taux de séropositivité dans la population totale est de 6,3%. En fixant la limite de positivité à 50 u, c'est 36,4% des agriculteurs qui sont séropositifs contre 9,9% pour la population adulte totale. C'est donc dans cette profession que les contacts avec T. canis sont les plus fréquents. 4.1.1.4. Séroprévalence réelle. L'échantillonnage que nous avons effectué dans la région jurassienne n'est pas exactement représentatif de la population. En effet, la moitié des donneurs de sang testés ont entre 30 et 50 ans alors que cette tranche d'âge représente moins de 28% de la population. Or, les taux d'anticorps varient en fonction de l'âge (voir 4.1.1.3.: séroprévalence en fonction de l'âge). Pour établir la séroprévalence réelle, nous devons corriger l'erreur due à cet échantillonnage arbitraire, en ajustant nos résultats à la pyramide des âges. Dans chaque classe d'âge, nous avons multiplié la séroprévalence par le pourcentage réel de personnes que cette classe représente (tableau 22). La structure de la population (pyramide des âges) est tirée de l'Annuaire Statistique de la Suisse (1989) (données de 1985). Les séroprévalences non corrigées sont de 6,34% pour une limite à 80 u et de 9,45% à 50 u. L'addition des pourcentages relatifs à chaque tranche d'âge permet de fixer les nouvelles valeurs à 6,31 % (limite à 50u) et 8,97% (limite à 8Ou). RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 43. Les valeurs corrigées ne s'éloignent que faiblement de celles observées, nous n'avons donc pas faussé les résultats lors de notre échantillonnage. La séroprévalence anti- T. canis est donc élevée dans la région jurassienne où les adultes semblent davantage infectés que les enfants. Les taux de séropositivité diffèrent selon le lieu de résidence des personnes; les séropositifs sont plus nombreux dans les campagnes que dans les villes. Enfin, la population paysanne semble particulièrement touchée par l'infection. 4.1.1.5. Deuxième lot du Centre de Transfusion. Afin de déterminer l'incidence, le taux de disparition et la durée moyenne de la séropositivité, un deuxième lot de 653 sérums nous est parvenu du Centre de Transfusion Sanguine de La Chaux-de-Fonds durant l'année 1989. Deux cent septante d'entre eux provenaient de donneurs dont le sérum avait déjà été testé l'année précédente. Nous avons déterminé les titres IgG anti-T. canis pour les 653 personnes; 47 (7,2%) étaient douteux (entre 50 et 8Ou) et 35 (5,4%) positifs (>= 8Ou). Ces résultats correspondent aux séroprévalences déterminées avec une population plus importante (p > 0,3 voir 4.1.1.4.). Pour indiquer qu'il s'agit de données sérologiques et non pas cliniques, nous précéderons chaque nom du préfixe "séro". - Séroincidence. L'incidence d'une maladie correspond au taux d'apparition de nouveaux cas dans une région donnée en une année. Nous avons déterminé la séroincidence de la toxocarose dans la région jurassienne, qui est le taux d'apparition de nouveaux séropositifs en une année. En fixant la limite du test ELISA à 50 u, une seroconversion a été observée dans 8 cas; la séroincidence est donc de 2,9% (8/270). Avec une limite à 80 u, 6 seroconversions peuvent être considérées (2,2%). - Taux de sérodisparition. Le taux de disparition d'une maladie est l'inverse de l'incidence. Il s'agit du pourcentage de malades d'une région qui ont guéri en une année. Dans notre cas, nous avons déterminé le taux de sérodisparition de la toxocarose dans la région jurassienne qui est le pourcentage de séropositifs devenus négatifs en une année. IgE-totaux Ul Répartition des résultats Nb. 0-100 495 73% 100-200 79 12% 200-300 36 5% 300-400 6 1% 400-500 9 2% 500-600 3 1% 600-700 6 1% 700-800 3 1% 800-900 2 1% 900-1000 2 1% 1000- 12 2% Total 653 100% Tab. 23. IgE-totaux chez les adultes de la région jurassienne (653 analyses). Valours Converaenca IgQ < 80u >• 8Ou IgG <80u >-80u IgE- < 300Ul totaux »300UI 578 32 41 2 42% 55% 3% Tab. 24. Relation entre les résultats des ELISA IgG et IgE-totaux (653 analyses). RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 44. En fixant la limite de l'ELISA à 50 u, 10 sérums positifs en 1988 se sont négatives en 1989. Le taux de sérodisparition est donc de 3,7% (10/270). Avec une limite à 80 u, c'est 6 sérums qui se sont négatives (2,2%). La sérodisparition n'est pas statistiquement différente de l'incidence. Si tel était le cas, nous observerions une nette augmentation ou une diminution de la séroprévalence avec l'âge. Dans le cas de la toxocarose, l'augmentation est très faible et ne peut être reliée à ce phénomène. - Durée moyenne de la séropositivité. La durée moyenne d'une maladie correspond au quotient prévalence sur incidence (Rumeau-Rouquette et al., 1981). Nous avons calculé la durée moyenne de la séropositivité. Elle correspond au nombre d'années que des taux significatifs d'IgG anti-7". canis sont détectables chez une personne infectée. En fixant la limite de positivité à 50 u, nous observons une durée moyenne de séropositivité de 2,8 ans alors qu'avec une limite à 80 u, elle est de 2,7 ans. La toxocarose est une maladie à haute séroprévalence. Malgré une longue durée de séropositivité, la séroincidence reste élevée. Les infections ou les réinfections en une année sont par conséquent probablement nombreuses. 4.1.2. IgE-totaux et laE-spécifiaues anti-7. canis. 4.1.2.1. IgE-totaux. Les IgE-totaux ont été dosés dans les 653 sérums du deuxième lot de donneurs de sang (tableau 23). Septante-trois pourcents des échantillons possèdent des taux d'IgE considérés comme normaux (entre 0 et 100 Ul). Dix-sept pourcents présentent des taux de 100 à 300 Ul (personnes dites atopiques) et 10% ont des taux supérieurs à 300 Ul. Les patients atteints d'une helminthiase ou d'une protozoose tissulaire montrent en général des taux d'IgE-totaux supérieurs à 300 Ul (Roitt et al., 1985). Aussi, pour la suite de cette étude, nous estimerons positif tout sérum dépassant cette limite. Nous avons cherché à définir la réalité de la potentialisation des IgE par T. canis en évaluant, pour chaque échantillon, la relation entre les résultats IgE-totaux et IgG anti-7. canis (tableau 24). En écartant les résultats doublement négatifs (578), 3% des sérums (2/75) sont positifs dans les deux tests; 42% (32/75) sont uniquement positifs en ELISA IgG et 55% (41/75) en ELISA IgE seulement. Le IgE-specrfiques Indice de Zahner Répartition des résultats Nb. 0-50 619 94% 50-100 18 3% 100-200 e 1% 200-300 4 1% 300-400 2 0,5% 400-500 0 0% 500- 2 0,5% Total 653 100% Valeurs Convergence IgG < 8Ou >- 8Ou IgG < 8Ou >• 8Ou IgE- IZ < 60 spécifiques IZ »50 603 16 15 19 32% 30% 38% Tab. 25. IgE-spécifiques chez les adul- tes de la région jurassienne (653 analy- ses). Tab. 26. Relation entre les résultats des ELISA IgG et IgE-spécifiques (653 ana- lyses; IZ = Indice de Zahner). Eosinophilie % Répartition des résultats Nb. 0-4 337 81% 5-7 48 12% 8-9 16 4% 10-11 6 1% 12-13 4 1% 14-15 2 1% 16-17 0 0% 18-19 1 1% 20-21 3 1% Total 417 100% Valeurs Convenience IgG <80u »80u IgG <80u »80u Eoslno- < 5% Ph(IIo >-5% 340 49 22 6 64% 28% 8% Tab. 27. Eosinophilie chez les adultes de la région jurassienne (417 analyses). Tab. 28. Relation entre les résultats de !'ELISA IgG et l'éosinophilie (417 analy- ses). RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 45. taux de convergence entre les deux tests est de 3% seulement alors que le taux de divergence s'élève à 97%. Nous n'observons aucune corrélation entre les taux d'IgE-totaux et la séropositivité en anticorps IgG. Ainsi, l'infection d'un individu par T. canis n'entraîne pas obligatoirement une potentialisation de la réponse IgE. 4.1.2.1. IqE-spécifiQues. Les IgE-spécifiques détectés avec l'antigène ES de T. canis ont été dosés chez les 653 adultes donneurs de sang du deuxième lot. Selon le seuil fixé à un Indice de Zahner de 50, 34 sérums sont positifs (6%) et 619 négatifs (tableau 25). Nous avons contrôlé si la production d'IgG anti-7. canis était couplée à une production d'IgE-spécifiques en évaluant, pour chaque échantillon, la relation entre les résultats des deux tests (tableau 26). En écartant les résultats doublement négatifs (603), 38% des sérums (19/50) sont positifs dans les deux tests; 32% (16/50) uniquement en ELISA IgG et 30% (15/50) seulement en ELISA IgE- spécifiques. Le taux de convergence entre les deux tests est de 38%, alors que le taux de divergence s'élève à 62%. Au contraire des IgE-totaux, une certaine convergence a été observée entre les résultats IgG et IgE-spécifiques. La production d'anticorps de classe IgG en réponse à une infection toxocarienne est, dans plus d'un tiers des cas, couplée à une production d'IgE-spécifiques. 4.1.3. Eosinophilie. Une éosinophilie comprise entre 0 et 4% est considérée comme normale (Rick, 1977). L'éosinophilie a été déterminée pour 417 des 653 échantillons de sang (tableau 27). Nous observons que 19% (80/417) des échantillons montrent des taux supérieurs ou égaux à 5% et que la grande majorité 96% d'entre eux ne dépassent pas 10%. Pour la suite de cette étude, nous tiendrons compte des valeurs supérieures à 5%. L'éosinophilie est donnée comme le signe cardinal de l'infection à T. canis (Erhard et Kernbaum, 1979). Nous avons donc comparé, pour chaque échantillon, le taux d'éosinophiles et la séroprévalence IgG (tableau 28). En écartant les 320 donneurs négatifs en ELISA IgG qui présentaient une éosinophilie normale; 8% (6/77) étaient positifs en IgG et montraient une éosinophilie de 5% ou plus; 64% (49/77) étaient positifs en IgG et avec une éosinophilie normale; 28% (22/77) montraient une éosinophilie de 5% au moins tout en étant négatifs en IgG. Le taux de convergence entre les deux tests est très faible (8%) et le taux de Valeurs Convergence <8Òu »80u IgQ <80u >. 8Ou WB bande 24 -bande 24 + 2 6 28 34 8% 42% 50% Tab. 29. Relation entre les résultats de !'ELISA IgG et le WB (70 analyses). RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 46. divergence est de 92%. Aucune corrélation n'est observable, l'infection par T. canis ne semble pas induire obligatoirement une élévation de l'eosinophilie. 4.1.4. Western-blotting (WB). Les méthodes que nous avons utilisées jusqu'à présent pour détecter les anticorps anti-7". canis sont semi-quantitatives. Le WB, par contre, permet de "qualifier" la production d'anticorps par une visualisation des antigènes reconnus par les sérums. Septante sérums séropositifs en IgG ou en IgE-spécifiques ont été testés en WB sur un antigène ES de T. canis. Des antigènes de 24, 28, 32, 35, 132, 147 et 200 kDa ont été détectés: - les antigènes de 24 et 35 kDa ont été très fortement révélés par 46 sérums (66%), de façon moins marquée par 17 (24%) et n'ont pas été reconnus par 7 sérums (10%). - les antigènes de 28 et 32 kDa ont été très fortement révélés par 43 sérums (61%), de façon moins marquée par 17 (24%) et n'ont pas été reconnus par 10 échantillons (14%). Les antigènes de 24 et 35 kDa étaient chaque fois détectés simultanément. - les antigènes de 132 et 147 kDa ont été très fortement révélés par 41 sérums (59%), de façon moins marquée par 16 (23%) et n'ont pas été reconnus par 13 échantillons (19%). - l'antigène de 200 kDa a été très fortement révélé par 41 sérums (59%), de façon moins marquée par 15 (21%) et n'a pas été reconnus par 14 échantillons (20%). Selon Magnaval (1989), la détection de l'antigène de 24 kDa signe spécifiquement une infection à T. canis. Pour la suite du traitement de nos résultats, seuls les sérums réagissant sur cet antigène ont été considérés comme positifs en WB. Le tableau 29 compare les résultats du WB avec ceux de l'ELISA IgG. En écartant les résultats séronégatifs en IgG et négatifs en WB (2): 50% (34/68) des sérums sont positifs dans les deux tests; 8% (6/68) sont positifs en IgG et ne révèlent pas l'antigène 24 kDa en WB; 42% (28/68) sont négatifs en IgG et révèlent l'antigène 24 kDa. Le taux de convergence de 50% correspond parfaitement aux résultats de Magnaval (1989) qui aboutissent à une convergence de 51%. Valeurs Convergence des positifs Eosinophilie < 5% >. 5% Eosinophilie <5% >-5% IgE- IZ < 50 spécifiques IZ >• 50 321 75 16 5 78% 17% 5% IgE-totaux < 300Ul >- 300Ul IgE-totnux < 300Ul >¦ 300Ul IgE- IZ < 50 spécifiques IZ >• 50 578 32 41 2 42% 55% 3% Eosinophilie < 5% >- 5% Eosinophilie <5% >-5% IgE- < 300Ul totaux >- 300Ul 310 71 27 9 67% 25% 8% WB bande 24 - bande 24 ? WB bande 24 - bande 24 + Eosinophilie < 5% >-5% 2 30 1 9 75% 3% 22% WB bande 24 - bande 24 ? WB bande 24 - bande 24 + IgE- IZ < 50 spécifiques IZ » 50 5 30 2 32 47% 3% 50% WB bande 24 - bande 24 + WB bande 24 - bande 24 + IgE- < 300Ul totaux >- 300Ul 5 48 2 14 75% 3% 22% Tab. 30. Convergences desdiffêrentstests comparés deuxàdeux (IZ = Indice de Zahner). RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 47, Une grande proportion (42%) des divergences est observée pour des sérums négatifs en ELISA IgG qui détectent l'antigène 24 kDa en WB. En fait, la sensibilité du WB n'est pas nettement supérieure à l'ELISA car, sur les 28 sérums concernés, 10 ont des titres IgG entre 50 et 80 u. En abaissant le seuil de positivité du test IgG, les deux techniques donnent des résultats sensiblement identiques. Ainsi, le WB n'apporterait, à notre avis, pas beaucoup d'informations supplémentaires à notre étude épidémiologique, c'est pourquoi nous ne l'avons pas systématiquement appliqué. 4.1.5. Traitement global des résultats séroloqiques. Jusqu'à présent, nous avons seulement mis en parallèle les résultats des différents tests avec ceux de l'ELISA IgG. Nous allons maintenant les comparer deux à deux (tableau 30): - Eosinophilie / IgE-spécifiques: Le taux de convergence entre ces deux tests est très faible (5%) et correspond à celui observé entre !'eosinophilic et les IgG (voir 4.1.3.). - IgE-totaux / IgE-spécifiques: Vingt-quatre pourcents des sérums sont positifs en IgE-spécifiques et négatifs en IgE-totaux, alors que seulement 3% sont positifs dans les deux tests. Ainsi, dans la majorité des cas, nous observons une production d'anticorps IgE-spécifiques qui n'est pas liée à une potentialisation de la réponse IgE- totaux. - Eosinophilie / IgE-totaux: Le taux de convergence entre éosinophilie et IgE-totaux est également bas (8%). Le rôle joué par la toxocarose dans l'élévation des titres IgE-totaux et de Péosinophilie est donc faible, alors que chez les personnes atteintes d'une helminthiase tissulaire, il est généralement admis que ces valeurs augmentent. Les personnes atteintes d'autres helminthiases sont trop rares dans la population, aussi la convergence des résultats de l'éosinophilie et des IgE-totaux n'est pas influencée. Enfin, aucun de ces deux tests ne converge avec l'ELISA IgE anti-7". canis. Résultats IgQ (limilo à 8Ou) négatif positif Nb Nb SqnrficatMIé Lieu ville 76 82% 14 64% P-0,118 de travail Campagne et forôt 17 18% 8 36% Possession ou contact oui 39 42% 12 55% P -0,405 avec des chiens non 54 58% 10 45% Fréauence de souvent, régulièrement 15 60% 3 43% P-0,708 vermifuae des chiens Jamais 10 40% 4 57% Possession oui 16 17% 6 27% P-0,436 d'un chat non 77 83% 16 17% Consommation de souvent, quelques fols 17 18% 7 32% P -0,265 viande crue jamais 76 82% 15 68% Type de cuisson curl 58 62% 10 45% P - 0,226 de la viande saignant 35 38% 12 55% Lieu d'achat de la ode surface, boucherie 74 90% 13 58% P -0,001 viande consommée ferme 9 10% 9 42% Consommation fréquent, régulier 65 70% 15 66% P-0,919 de lait rare 28 30% 7 33% Cuisson oui 38 41% 7 32% P - 0,590 du lait non 55 59% 15 68% Provenance du lait grande surface, laiterie 88 95% 19 86% P- 0,366 consommé ferme 5 5% 3 14% Achat du lait pasteurisé 84 90% 18 82% P-0,448 sous forme cru 9 10% 4 18% Consommation fréquente 80 86% 19 86% P - 0,763 de salade rare 13 14% 3 14% Provenance achetée 50 50% 12 55% P-0,864 de la salade personnelle 43 46% 10 45% Tab. 31. Résultats du questionnaire sur les habitudes alimentaires et comportementales des donneurs de sang en fonction de la séroposi- tivité. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 48. - WB I autres tests: La convergence des résultats du WB avec les IgE-spécifiques est bonne (50%). Elle correspond aux convergences de chacun de ces deux tests pris séparément et comparé à l'ELISA IgG. La comparaison du WB avec les IgE- totaux ou l'éosinophilie n'apporte aucune information, les convergences sont faibles. 4.1.6. Habitudes alimentaires et comportementales des donneurs de sang. Cent vingt-et-une personnes de la région jurassienne ont été questionnées par lettre et 41 par téléphone, sur leurs habitudes alimentaires et comportementales. Dans cet échantillonnage, un individu sur trois était un donneur de sang séropositif en IgG (limite à 5Ou). Les deux autres étaient des donneurs séronégatifs dont l'âge, le sexe et le lieu de provenance étaient identiques. Le détail du questionnaire est présenté dans l'annexe VII. Sur les 121 personnes contactées par lettre, 74 ont répondu (61%). Avec les 41 appels téléphoniques, nos investigations ont porté sur 115 individus. Afin de déterminer les conditions épidémiologiques pouvant favoriser une seroconversion, les réponses au questionnaire ont été classées selon les résultats du test ELISA IgG anti-7. canis (tableau 31). Le seuil de 8Ou est considéré. - Ia séropositivité n'est pas dépendante du lieu de travail. - elle n'est pas influencée par la possession ou les contacts fréquents avec un ou plusieurs chiens. - Ia vermifugation régulière ne protège pas particulièrement le propriétaire d'un chien contre le parasite. - Ia possession d'un chat (donc la proximité d'une source d'oeufs de T. cati, espèce proche de T. canis) n'augmente par les taux d'anticorps anti- Toxocara. - Ia consommation de viande crue ne comporte pas de risque d'infection. - Ie degré de cuisson de la viande ne semble pas favoriser l'apparition d'anticorps, il n'y a pas davantage de séropositifs chez les personnes qui se nourrissent de viande saignante que chez les autres. - les séropositifs se fournissent en viande préférentiellement à la ferme, plutôt que dans les commerces (p = 0,001). RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 49. - Ia séroprévalence n'est inlluencée ni par la consommation fréquente de lait, ni par le type de cuisson du lait, ni par la provenance de ce lait. - elle n'est pas non plus liée à la consommation fréquente de salade. Un seul comportement semble lié à la seroconversion (seuil à 8Ou), il s'agit de l'achat de viande à la ferme. Avec prudence, si l'on accepte 5Ou comme seuil de spécificité, la consommation de viande crue (p = 0,025), l'habitude de manger de la viande saignante (p = 0,081) et l'achat de lait à la ferme (p = 0,068) pourraient aussi influencer la seroconversion (résultats non montrés). Le nombre limité de personnes questionnées explique sans doute le peu de significativité de ces dernières comparaisons. Dans notre étude, 4 habitudes alimentaires des adultes (donneurs de sang) paraissent donc augmenter le contact (présence d'anticorps spécifiques) avec T. canis: - Ia consommation fréquente de viande crue. - Ia faible cuisson de la viande. - l'approvisionnement en viande à la ferme. - l'approvisionnement en lait à la ferme. Ces habitudes sont vraissemblablement liées. En effet, le fait de manger régulièrement de la viande non cuite est probablement plus fréquent chez les personnes qui ont l'habitude manger leur steak saignant. D'autre part, les personnes qui achètent leur lait à la ferme s'y fournissent probablement également en viande. Rappelons que les paysans représentent la population la plus touchée par T. canis. 4.1.7. Discussion: T. canis chez l'homme. L'étude épidémiologique de la toxocarose s'avère difficile car il n'existe pas de méthode simple permettant de confirmer ou d'exclure une infection par le parasite. Comme l'avait déjà souligné Schantz (1989), la sensibilité, la spécificité et les valeurs de prédiction des tests sérologiques ne peuvent pas être établies avec certitude. Malgré ces inconvénients, nous avons choisi le test ELISA ES en IgG pour déterminer la séroprévalence de cette infection dans la région jurassienne. Cette méthode est performante dans le diagnostic de la toxocarose (De Savigny et al., 1979; Speiser et Gottstein, 1984; Schantz, 1989). Elle a été utilisée avec succès dans des études épidémiologiques (De Savigny et Voiler, 1980). L'expression des résultats en unités par l'emploi d'une courbe standard peut sembler laborieuse, RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 50, mais elle permet une bonne reproductibilité. Les valeurs ainsi exprimées correspondent à un dosage des anticorps spécifiques. Pour éviter de définir arbitrairement le seuil de positivité du test, nous avons eu recours à une méthode mathématique en utilisant un grand nombre de sérums de personnes théoriquement saines. La spécificité, donnée en fonction du seuil mathématique, est de 97% à 8Ou. Confronté à des sérums de patients atteints de diverses protozooses et helminthiases, Ie test s'est avéré très spécifique, les réactions croisées étant presque inexistantes. Dans les quelques cas positifs, nous ne pouvons exclure des infections mixtes, avec une toxocarose non reconnue. De plus, avec réalisme, les affections susceptibles d'interférer dans le test (echinococcoses, filarioses, schistosomoses) sont peu fréquentes dans la population jurassienne. Notre étude séroépidémiologique dans la région jurassienne a abouti à plusieurs résultats orignaux: La séroprévalence s'élève à 6,3% et même à 9% si l'on prend en compte les résultats douteux (compris entre 50 et 80 u). Les enfants (3,6%) sont beaucoup moins touchés que les adultes (9,9%) (limite à 50 u). Deux à 3% de nouveaux séropositifs apparaissent chaque année avec une durée moyenne de séropositivité de 3 ans environ. Ainsi, le nombre de personnes nouvellement en contact avec le parasite est élevé et la durée de l'infection relativement longue. Contrairement aux observations de certains auteurs (De Savigny et al., 1979; Erhard et Kernbaum, 1979; Magnaval et al., 1983), les séroprévalences des adultes sont identiques dans les deux sexes. Les personnes testées dans notre étude sont en nombre suffisamment élevé pour permettre cette affirmation. Chez les enfants par contre, les garçons sont plus souvent parasités. Ils s'infectent sans doute plus fréquemment en jouant avec des objets souillés de terre et se lavent en général moins que les filles. Selon les études effectuées aux Etats-Unis, les enfants, par leurs contacts fréquents avec les sols souillés de crottes de chien, sont les plus touchés par la maladie (Wisemann et Woodruff, 1970; De Savigny et Tizard, 1977; Ree et al., 1984; Clemett et al., 1985). Les résultats de notre étude vont à !'encontre de la situation nord-américaine, mais ils sont comparables aux autres données européennes (Glickmann étal., 1987; Magnaval, 1989). En région jurassienne, la séroprévalence chez les adultes est plus élevée à la campagne qu'en ville. Par contre, elle ne diffère pas chez les enfants. Les paysans sont particulièrement touchés par l'infection, alors que les jardiniers et les bûcherons ne se différencient pas du reste de la population campagnarde. Il faut donc admettre d'autres sources d'infection que la terre. Une enquête menée chez les donneurs de sang a confirmé cette hypothèse. En effet, l'approvisionnement en nourriture (viande, lait) dans les fermes et les pratiques culinaires favorisant la survie des parasites (faible cuisson de la viande) sont plus courantes chez les séropositifs. L'achat de nourriture directement à la ferme est RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 51. également plus fréquente pour les campagnards que pour les citadins. Nous pouvons ainsi définir une personne à risque comme un adulte, se fournissant en nourriture dans une ferme et se nourrissant préférentiellement de viande peu cuite. En complément à cette étude épidémiologique, nous avons effectué différents tests (dosage des IgE-totaux, des IgE-spécifiques, WB et détermination de !'eosinophilic) pour préciser les résultats obtenus par ELISA IgG. On observe une convergence de PELISA IgE-spécifiques avec l'ELISA IgG (38%) proche de celle relevée par Magnaval (1989) (48%). Restons tout de même prudents car le seuil de notre test IgE-spécifiques a été placé arbitrairement et non mathématiquement. Genchi et al. (1982) ont obtenu une convergence de 64% entre les deux tests chez des patients souffrant d'une LMV. Dans notre cas, plusieurs sérums négatifs en IgG ont montré des taux d'IgE-spécifiques anti-T". canis élevés (15/653). L'ELISA IgE-spécifiques peut ainsi compléter la sérologie IgG. La convergence entre la détection de la bande 24 kDa en WB et la séropositivité en ELISA IgG est bonne (50%). Magnaval (1989) proposait d'ailleurs le test WB comme un diagnostic de confirmation pour la toxocarose. Patterson et al. (1975), Brochier et al. (1984) signalaient une convergence importante entre les tests ELISA IgE-totaux et ELISA IgG anti-T. canis. Dans notre cas au contraire, une très forte divergence a été observée. Leurs analyses concernaient des patients atteints de LMV alors que nous avons effectué notre recherche chez des personnes asymptomatiques. La détermination des IgE-totaux pourrait être recommendée en diagnostic, mais elle est dépourvue d'intérêt dans une étude épidémiologique. Parmi les jurassiens avec des IgE-totaux élevés, 95% (41/43) ne présentaient pas d'IgG spécifiques. Dans la population asymptomatique jurassienne, il n'existe qu'une très faible convergence entre hyperéosinophilie et séropositivité en ELISA IgG (8%). Nos résultats diffèrent de ceux de la plupart des auteurs qui ont constaté une éosinophilie élevée chez les patients atteints de LMV (Snyder, 1961; Beaver et al., 1952; Shrand, 1964; Huntley étal., 1965; Portùs et al., 1989). Pour Erhard et Kernbaum (1979) !'hyperéosinophilie est même caractéristique de l'infection par T. canis. Enfin, dans une zone d'endémie du Sud-Ouest de la France, Magnaval (1989) a relevé une convergence de 41% entre les deux tests. Cette valeur est beaucoup plus élevée que la nôtre mais, l'auteur a effectué un échantillonnage particulier. Dans cette étude, 43% des personnes testées présentaient une hyperéosinophilie (contre seulement 7% dans notre cas). Les deux populations ne sont pas strictement comparables. En accord avec Magnaval (1989), nous pensons que la détermination des IgE- spécifiques et l'utilisation du WB apporte un complément à l'ELISA IgG dans le diagnostic de la toxocarose. Le premier test augmente la sensibilité du diagnostic et le second semble en améliorer la spécificité. Pour l'épidémiologie, le dosage RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 52. des IgG-spécifiques permet de donner une idée globale de l'inlection dans une population, le recours à d'autres tests n'apporte que peu d'informations supplémentaires. 4.1.8. Conclusions. Chez les adultes (plus de 17 ans) de la région jurassienne, la séroprévalence de T. canis est comprise entre 6,4% (limite à 80 u) et 9,9% (limite à 50 u). Elle augmente avec l'âge. Elle est identique chez les hommes et les femmes. La séroprévalence est de 3,6% (limite à 50 u) chez les enfants (moins de 17 ans). Elle est plus élevée chez les garçons que chez les filles. La séroincidence (taux d'apparition de nouveaux séropositifs) est de 2 à 3% et la durée moyenne de séropositivité est d'environ 3 ans. Chez les adultes, la séroprévalence est plus élevé dans les villages que dans les villes, les agriculteurs sont beaucoup plus touchés que les autres (jusqu'à 36% avec une limite à 50 u). Elle est sensiblement plus élevée chez les personnes qui se fournissent en viande et lait à la ferme ou qui se nourrissent de viande peu cuite. Les résultats des tests ELISA IgE-spécifiques et WB convergent vers ceux du test ELISA IgG. L'éosinophilie et les taux d'IgE-totaux, par contre en divergent fortement. Afin de mieux comprendre le mode d'infection humaine, nous avons aussi orienté nos recherches sur d'autres étapes du cycle du parasite (voir chapitres suivants). Nous avons tout d'abord considéré les taux d'infection des hôtes définitifs canins et vulpins ainsi que les taux de contamination des sols qu'ils fréquentent, en ville et à la campagne. Nous avons ensuite concentré nos recherches sur une ferme représentative de la région pour mieux percevoir les mécanismes de l'infection des paysans. Comment estimez-vous vos connaissances de la t )xocarose? Nulles Pas répondu Total Parfaites Satisfaisantes Insuffisantes 187 3(2%) 36(19%) 83(44%) 63(34%) 2(1%) Où situez-vous votre intérêt pour la maladie ? Pas répondu Total Passionné I Interessò Indifférent 187 2(1%) I 146(78%) 32(17%) 7(4%) Avez-vous déjà vu un patient atteint de toxocarose 7 Total Oui Non Pas répondu 187 42(22%) 141 (75%) 4(3%) Estimez-vous la maladie 7 Très rare Pas répondu Total Fréquente Endémique Rare 187 6(3%) 15(8%) 98 (52%) 39 (21%) 29(16%) Combien avez-vous diagnostiqué de toxocaroses? 3 >3 Total 0 1 2 160(85%) 19(10%) 2(1%) 3(2%) 3(2%) Avez-vous diagnostiqué une toxocarose en 1989? Total Oui Non 4(2%) 183(98%) Avez-vous déjà suspecté une toxocarose ? Pas répondu Total Souvent Rarement Jamais 187 4(2%) 54 (29%) 124(66%) 5(3%) En cas de suspiscion, effectuez-vous une sérologie ? Total Oui Non Pas répondu 187 81(43%) 29(16%) 77(41%) Vous attendez-vous à diagnostiq uer cette maladie 8 (4%) chez? 65(35%) 16(8%) 187 95(51%) 3(2%) Tab. 32. Réponses des médecins au questionnaire sur leur connais- sance de la toxocarose. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 53. 4.2. Enquête sur la connaissance que les médecins ont de la toxocarose. En 1989, nous avons envoyé un questionnaire (annexe VIII) à 294 médecins de la région jurassienne à propos de leur connaissance de la toxocarose. Cent quatre-vingt-sept (64%) y ont répondu (tableau 32). Quelques résultats ont retenu notre attention: 21% des médecins seulement estiment que leur connaissance de la toxocarose est satisfaisante ou parfaite, 34% ignorent tout de cette maladie. de nombreux médecins souhaiteraient en connaître davantage mais 17% y sont tout-à-fait indifférents. trois quarts des médecins n'ont jamais observé un patient atteint de toxocarose; 15% ont, une fois dans leur carrière, diagnostiqué un cas au moins. parmi les 187 praticiens, seuls 4 ont diagnostiqué une toxocarose dans l'année 1989. Ia moitié d'entre eux pensent que la maladie touche principalement les enfants. Onze pourcents estiment qu'elle est répandue, alors que 72% y voient une manifestation rare ou très rare. La séroprévalence élevée IgG anti-T. canis dans la région jurassienne (6 à 9% suivant que le seuil du test est fixé à 80 ou 5Ou) contraste avec le faible nombre de cas diagnostiqués par les médecins. Plusieurs explications sont possibles. D'une part, peu de praticiens sont informés sur cette maladie et une grande partie d'entre eux n'y pensent simplement pas. D'autre part, le plus grand nombre de séropositifs, et peut-être de personnes malades, se rencontre dans la population adulte, alors que les médecins voient dans la toxocarose, une maladie essentiellement enfantine. Il nous paraît donc important de mieux informer les médecins car, comme nous l'avons vu, les risques d'infection sont importants et ceci, spécialement dans les zones rurales. Propriétaires contactés Nb. Réponses Nb. Age moyen des chiens (mois) Echantillons positifs T.canis T. leonina Nb. Nb. La Chaux-de-Fonds 80 58 72% 15 6 10% 1 2% Neuchatel 102 102 100% 31 4 4% 0 0% Couvet 47 33 70% 26 1 3% 1 3% Les Breuleux 28 15 56% 10 2 13% 0 0% Total 257 208 81% 24 13 6% 2 1% Tab. 33. Analyses coprologiques des chiens provenant de quatre localités de la région jurassienne. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 54. 4.3. T. canis chez l'hôte définitif. 4.3.1. Chez le chien. En moyenne, 83% des propriétaires de chien contactés nous ont envoyé un échantillon de selles de leur animal et ont répondu à un questionnaire sur les caractéristiques de l'animal, la fréquence des vermifugations et les habitudes de promenades (annexe I). Les résultats des analyses de chaque chien sont détaillés dans l'annexe Xl, le tableau 33 en donne un résumé par localité. Des oeufs de T. canis ont été trouvés dans les selles de 6% des animaux. 4.3.1.1. Chiens de La Chaux-de-Fonds. Septante-deux pourcents des personnes contactées ont répondu favorablement à notre enquête. La prévalence de T. canis chez les chiens de cette ville atteint 10% (6/58). Le grand nombre de chiens recencés sur les listes communales a permis une sélection suffisante d'animaux de moins de 24 mois. La moyenne d'âge des chiens échantillonnés est de 15 mois. Notre but était de rechercher le parasite chez les jeunes chiens plutôt que de définir le taux d'infection dans la population canine totale. Rappelons que les Ascarides sont des parasites de jeunesse. 4.3.1.2. Chiens de Neuchâtel. Toutes les personnes contactées, soit lors d'une consultation vétérinaire, soit par la société de cynologie, ont répondu à l'enquête. Ce mode d'échantillonnage prend aussi en compte les chiens âgés de plus de 24 mois, si bien que la moyenne d'âge des animaux (31 mois) est plus élevée qu'à La Chaux-de-Fonds. La prévalence de T. canis est de 4% (4/102). 4.3.1.3. Chiens de Couvet. Les chiens de moins de 24 mois ne sont pas suffisamment nombreux dans ce village, aussi, des individus plus âgés ont également été considérés. La moyenne d'âge des animaux (26 mois) se situe entre celle des deux villes. Septante pourcents des propriétaires ont envoyé un échantillon de selles de leur animal, dont 3% contenaient des oeufs de T. canis (1/33). Total Se M ce F Jam. rile Rèo. Ti- Vermifugation Jam. T.t. Svi. La Chaux-de-Fonds Nb. 58 26 45% 32 55% 0 0% 53 91% 5 9% 6 10% 30 51% 22 38% Neuchâtel Nb. 102 54 54% 47 46% 1 1% 88 86% 13 13% 25 25% 46 45% 31 30% Couvai Nb. 33 18 55% 15 45% 0 0% 24 73% 9 27% 9 27% 16 49% 8 24% Les Breuleux Nb. 15 7 47% 8 53% 0 0% 8 53% 7 47% 8 53% 5 33% 2 13% Total Nb. 208 105 50% 102 50% 1 1% 173 83% 34 16% 48 23% 97 47% 63 30% Coprologle Nb. positive 13 7 54% 6 46% 0 0% 12 92% 1 8% 5 38% 6 46% 2 15% Coprologle Nb. négative 195 98 50% 96 50% 1 1% 161 83% 33 17% 43 22% 91 47% 61 31% Tab. 34. Résultats des questionnaires remplis par les propriétaires de chien (M = mâles; F = femelles; Jam. = jamais; Rég. = régulièrement; Tj. = toujours; T.t. = de temps en temps; Svt. = souvent). RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 55. 4.3.1.4. Chiens des Breuleux. Le petit nombre de chiens déclarés dans la commune n'a pas permis un échantillonnage suffisant de la population canine. De plus, sur les 28 personnes qui ont reçu le matériel de prélèvement et le questionnaire, seules 15 (54%) ont répondu. Les chiens étaient âgés en moyenne de 10 mois, deux étaient infectés (13%). 4.3.1.5. Exploitation des données épidémiologiques. Les données précédentes (tableau 33) sont complétées par des renseignements sur le sexe, la fréquence d'administration d'un vermifuge et les habitudes de promenades des chiens (tableau 34). Quelques remarques s'en dégagent: Le sexe ratio s'approche de 1:1 (54%:46%) chez les chiens indemnes comme chez les chiens infestés. Le sexe ne semble pas influencer le taux d'infestation des animaux. L'âge moyen des chiens indemnes est de 25 mois et celui des animaux infestés de 12 mois (p< 0,05). Ainsi, les jeunes chiens sont plus souvent porteurs de T. canis que les animaux plus âgés. La grande majorité des chiens sortent régulièrement. En ville (La Chaux-de- Fonds et Neuchâtel), peu d'animaux restent longtemps à l'extérieur, alors qu'à la campagne, la situation est inverse (Couvet et Les Breuleux). Pourtant, les habitudes de promenades différentes entre ville et campagne n'influencent pas le taux d'infestation. Les pourcentages d'animaux n'ayant jamais été vermifuges dans les localités de Couvet et des Breuleux (35%) sont nettement plus élevés qu'à La Chaux- de-Fonds et Neuchâtel (19%) (p = 0,03). Sur les 48 chiens qui n'ont jamais été vermifuges, 5 présentaient des oeufs de T. canis (10%). Alors que sur les 160 animaux traités "de temps en temps" ou "souvent", des oeufs ont été trouvés chez 8 individus seulement (5%). L'utilité des vermifugations semble confirmée bien que ces valeurs ne soient pas statistiquement significatives. L'intervalle de temps séparant le dernier traitement de la recherche des parasites est en moyenne de 3,9 mois pour les positifs et de 5,8 mois pour les négatifs (sans tenir compte des animaux qui ne sont jamais vermifuges). Le moment du dernier traitement n'influence donc pas le taux d'infestation. En effet, la proximité temporelle d'une vermifugation devrait logiquement diminuer la prévalence de T. canis. Après l'élimination des vers de l'intestin du chien, Nb. Total 58 100.00% T. cants 25 43.10% Uncinaria stenocephata 21 36.20% Capillarìa aerophila 12 20.10% T. vulD'is 5 8.60% Taenia spp. 4 6.90% T. leonina 2 3.40% Bmeria canis 1 1.70% Ancvlostoma caninum 1 1.70% Tab. 35. Analyses coprologiques des crottes de renard récupérées à la Chaux- d'Abel. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 56. une nouvelle infestation et une maturation des parasites est nécessaire avant de retrouver des oeufs dans les selles. 4.3.2. Prévalence de T. canis chez les renards. Les résultats des analyses de 58 crottes de renard prélevées à la Chaux-d'Abel sont présentés dans le tableau 35. L'échantillonnage concernait une population constituée de 30 à 60 animaux (Weber com. pers.). Vingt-cinq prélèvements (soit 43%) contenaient des oeufs de T. canis, T. leonina a été détecté dans 2 crottes (3,4%). D'autres nematodes, des cestodes et des coccidies ont également été observés. 4.3.3. Discussion. Six pourcents des chiens de la région jurassienne sont infectés par T. canis. Comparée aux valeurs européennes, cette prévalence correspond aux 5 et 4% observés en Allemagne (Schaffen et Strauch, 1978; respectivement Hoerchner et al, 1981). Tettamanti et al. (1972) en Suisse, Soldati (1972) en Italie et Knaus et Betke (1986) en Allemagne ont, quant à eux, mesuré des taux plus élevés, soit respectivement 12, 13 et 20%. Chez ces animaux et selon les auteurs, la prévalence paraît plus marquée pour un sexe ou pour l'autre (voir tableau 1). D'après nos observations, celle des mâles n'est pas significativement différente de celle observée chez les femelles. Nous n'avons pas pu tester un échantillon réellement représentatif de la population canine. Nous avons principalement eu recours aux listes communales de recensement des chiens qui ne sont en général déclarés qu'à l'âge de 12 mois. Comme T. canis infeste surtout les très jeunes animaux, la prévalence observée dans notre étude est probablement sous-estimée. La fréquence d'application d'un vermifuge et le laps de temps écoulé depuis le dernier traitement ne semblent pas avoir une influence notable sur le nombre de chiens infestés. Ceci est étonnant car Lloyd et Soulsby (1983) puis Jacobs (1987) ont bien démontré l'efficacité des traitements couramment utilises. Selon Erhard et Kernbaum (1979), près de 100% des chiens sont infestés au moins une fois dans leur vie, les jeunes animaux étant les plus touchés. Les infestations des adultes sont accidentelles, plus éphémères et moins massives. La vermifugation systématique des animaux prend donc toute son importance chez les chiots et ces derniers ont en grande partie échappé à notre enquête. Les taux d'infestation des chiens par T. canis ne renseignent pas réellement sur la quantité d'oeufs dispersés dans les sols. Celle-ci dépendrait plutôt du nombre RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 57. de chiens présents dans une région et de la fréquence à laquelle ils sont vermifuges. En effet, bien qu'il n'y ait que peu de différence de prévalence entre les animaux vermifuges régulièrement et les autres, il est vraissemblable que les vers sont éliminés plus rapidement chez les premiers. Ils ont ainsi moins de temps pour disperser leurs oeufs dans la nature. Nos observations ont montré qu'en ville, les chiens sont traités régulièrement, mais comme ils sont très nombreux, la quantité d'oeufs dispersés dans le sol reste probablement importante. En campagne, par contre, les traitements sont moins fréquents (un animal sur deux n'a jamais été vermifuge aux Breuleux par exemple) mais le nombre de chiens est beaucoup plus faible. La population vulpine est d'âge relativement homogène car peu d'animaux vivent au-delà de deux ans (Weber, com. pers.). La présence d'oeufs de T. canis dans 43% des crottes de renards est sans doute une bonne approximation de la prévalence réelle. Ce résultat est d'ailleurs compris dans la fourchette des valeurs proposées par les autres auteurs (voir tableau 2). Le taux d'infestation des renards est nettement supérieur à celui observé chez les chiens. Ces animaux sont en général très jeunes et ne sont pas vermifuges. Leur régime alimentaire est composé de proies sauvages, hôtes paraténiques potentiels pour T. canis, alors que les chiens sont en majorité nourris de déchets carnés cuits. Les renards sont très dispersés et évitent le contact des hommes. Les chiens, par contre, sont extrêmement nombreux dans les régions à forte densité humaine. Les oeufs de T. canis disséminés par les renards participeraient à un cycle sauvage du parasite (entre renards et micromammifères), alors que ceux évacués par le chien, à un cycle domestique (entre chiens et hommes). 4.3.4. Conclusions. Six pourcents des chiens de la région jurassienne sont infestés par T. canis. Les jeunes animaux sont les plus touchés par le parasite. Quarante-trois pourcents des crottes de renard récoltées dans une petite zone de cette région (La Chaux d'Abel) contiennent des oeufs de T. canis. La différence de prévalence de T". canis peut s'expliquer par la moyenne d'âge plus élevée des chiens, par l'absence de vermifugation des renards et par un régime alimentaire différent entre les deux espèces. 33Ï /MM am t UtIIfH' . >Äik ..«r*i«£.:,vv, \\ ..-NfV?:..-. ; — ! «u»v--- -?«^\ > (_) « Non contaminé ¦ T. can/s - autres helminthes de cartide • T. canls +autre helminthe de canidô Fig. 12. Prélèvements de sol à La Chaux-de-Fonds. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 58. 4.4. Contamination des sols. 4.4.1. Villes et villages. 4.4.1.1. La Chaux-de-Fonds (figure 12). Sur les 66 prélèvements effectués à La Chaux-de-Fonds, 9 sont contaminés par T. canis (13,6%), 10 par 7. vulpis (15,2%) et 1 par T. cati (0,2%) (tableau 36). Vingt-cinq pourcents (17/66) des endroits étudiés sont souillés par les crottes de chiens infectés (échantillons présentant une des deux espèces T. canis ou T. vulpis). Les zones contaminées sont concentrées plutôt au centre de l'agglomération, alors que les endroits périphériques sont en général indemnes de parasite. N" T. canis Autres sp. N° T. canis Autres sp. 14 T. vulpis 30 T. cati T. vulpis 17 T. vulpis 31 T. vulpis 18 W 35 W 19 W 38 M 20 M 44 W 22 T. vulpis 45 T. vulpis 23 W 52 W T. vulpis 26 T. vulpis 61 T. vulpis 29 W T. vulpis Tab. 36. Prélèvements de sol à La Chaux-de-Fonds (les numéros corres- pondent à ceux de l'annexe II A). r O- Non contaminé ¦ T. canfs Hp - autres helminthes de canldô fffijß * T. canis +autre helminthe de canidô Fig. 13. Prélèvements de sol à Neuchâtel. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 59. 4.4.1.2. Neuchâtel (figure 13). Cent deux prélèvements ont été effectués à Neuchâtel. Dix-sept (16,6%) étaient contaminés par des oeufs de T. canis et 17 (16,6%) par des oeufs de T. vulpis (tableau 37). En tenant compte des contaminations multiples, les deux espèces d'helminthes ont été observées dans 30 échantillons (29%). Ces proportions sont légèrement supérieures à celles de La Chaux-de-Fonds. La répartition géographique des lieux contaminés parait nettement plus homogène qu'à La Chaux-de-Fonds. Les quartiers périphériques (bordure de forêt) semblent posséder des sols moins souillés que le centre et le bord de lac. N" T. canis Autres sp. N° T. canis Autres sp. 11 M T. vulpis 57 W 12 T. vulpis 61 W T. vulpis 13 T. vulpis 63 W 16 M 67 W 19 M 68 T. vulpis 20 W 69 W 22 T. vulpis 72 W T. vulpis 24 T. vulpis 73 T. vulpis 26 W T. vulpis 75 W 32 W 81 T. vulpis 32 T. vulpis 87 T. vulpis 37 T. vulpis 88 W 46 W 92 T. vulpis 47 T. vulpis 96 W 55 T. vulpis 99 W Tab. 37. Prélèvements de sol à Neuchâtel (les numéros correspondent à ceux de l'annexe II B). Cj) - Non contaminé ^ß • T. canls (|p - autres helminthes de canidô ^p « T. canls +autre helminthe de canldé FIg. 14. Prélèvements de sol à Couvet. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 60. 4.4.1.3. Couvet (figure 14). Sur les 30 prélèvements effectués à Couvet, 3 sont contaminés par des oeufs de T. canis (10%), 4 par T. vulpis (13%) et 1 par T. leonina (3,3%) (tableau 38). Compte tenu des contaminations multiples, 5 prélèvements de terre sont souillés par des oeufs d'helminthes de chien (16%), chiffres légèrement inférieurs à ceux des villes de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds. A Couvet, la répartition des lieux contaminés au centre du village est moins évidente mais semble tout de même bien réelle. N" T. canis Autres sp. 1 W T. vulpis 15 T. vulpis 22 T. vulpis 25 M T. leonina, T. vulpis 28 M Tab. 38. Prélèvements de sol à Couvet (les numéros correspondent à ceux de l'annexe II C). < ^—* .- ' • %:^T" --< Ko Tlt/willtitta ' ' 4^. ^f........./ . \ ¦........'Vr Q - Non contamHé 0 - T. t ¦ Helminthes de chien • Autres helminthes Fig. 15. Prélèvements de sol aux Breuleux. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 61. 4.4.1.4. Les Breuleux (figure 15). Sur les 30 prélèvements, 1 seul échantillon est contaminé par T. canis (3,3%) et 3 le sont par T. vulpis (10%) (tableau 39). Au total, 4 zones sont donc souillées par des oeufs d'helminthes de chien (13%). Le taux de contamination est le plus faible des quatre agglomérations. Sept échantillons sont contaminés par des oeufs de Capillaria sp. (23%) et 1 par des oeufs de T. cati (3,3%). La présence de parasites du genre Capillaria est éloquente. La vocation agricole de ce village transparaît donc dans l'état parasitaire de son sol car ces vers sont des parasites de bovin. Les endroits contenant des oeufs de T. canis et de T. vulpis sont situés hors de la localité proprement dite. Aux Breuleux, les lieux contaminés ne sont pas répartis préférentiellement au centre des agglomérations comme nous l'avons observé à La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel et dans une moindre mesure à Couvet. N° T. canis Autres 80. 3 W T. cati 5 T. vulpis 6 Capillaria $o. 7 Capillaria $p. 11 Capillaria sp. 17 Capillaria sp. 18 Capillaria sp. 24 T. vulpis 27 T. vulpis 28 Capillaria sp. 29 Capillaria sp. Tab. 39. Prélèvements de sol aux Breuleux (les numéros correspondent à ceux de l'annexe II D). Zone Prélèvement ÎIî Nb. oeufs autres parasite de chien Nb. oeufs Capillaria sp. Autres Zone Prélèvement Nb. oeufs Toxocara canis Nb. oeufs autres parasite de chien Nb. oeufs Capillaria sp. Autres A 7 3 A 14 B 1 4 3 8 C 1 3 C 1 4 D 3 Ascaris sp. 3 D 2 E 29 3 E 11 F 3 T. leonina 3 3 F T. vulpis 1 Ascaris sp. G 3 3 3 G 2 Ascaris sp. H 2 3 H 7 I 57 T. vulols 3 3 I 1 4 J 2 3 3 J 2 2 A T. vulpis 1 4 A 1 T. vulpis 16 2 B T. vulpis 8 Ascaris sp. 4 B 2 C 1 4 C 4 2 O T. wlpis 2 4 D S 2 E 4 E 9 2 F 3 5 A T. vulpis 12 2 G 5 B 8 Ascaris sp. 2 H 5 C 4 2 I 1 1 5 O 10 2 J 6 5 E 9 Tab. 40. Prélèvements de sol effectués autour de la ferme de La Combe-à-la-Biche ( Les zones et les prélèvements correspondent aux données de l'annexe II E). ------= barbelés O = prélèvement O - non contaminé 9 -T. canis ® - autres helminthes do chien FIg. 16. Analyse du sol autour de la ferme de La Combe-à-la-Biche. / O N o". O O Oeufs de: A B C D E F G H I 3TeK J ven K wnt L ! M N O P O R S T T. canis 1 1 T. vulpis 2 Capillaria sp. 3 2 4 5 3 1 2 3 3 12 4 Ascaris sp. 2 1 1 3 Tab. 41. Prélèvements de sol effectués en plein champ. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 62. 4.4.2. Aux alentours d'une ferme (La Combe-à-la-Biche). Des échantillons de terre ont été prélevés aux alentours de la ferme de La Combe-à-la-Biche, à raison de 20 prélèvements à proximité de l'habitation (zones 1, 2) et 20 à distance plus respectable (zones 3, 4 et 5). Onze échantillons sont contaminés par T. canis (27,5%) (tableau 40). Des oeufs sont présents dans 70% (7/10) des échantillons de la zone 1. Cette prévalence est significativement différente (p = 0,002) de celle observée dans les zones 2, 3, 4 et 5 regroupées; soit 13% (4/30). Au total, 16 échantillons contiennent des oeufs d'helminthes de chien indépendamment de l'espèce observée (40%). Avec 57 oeufs toxocariens, l'échantillon "I" de la zone 1 se différencie nettement des autres. Par extrapolation, il doit probablement en contenir plus de 300 par 25 grammes de terre (voir annexe IX). Les emplacements des endroits contaminés par T. canis, T. vulpis et T. leonina apparaissent sur la figure 16. Alors que la grande majorité se trouve à proximité de la ferme, ils sont moins nombreux lorsqu'on s'en éloigne. La présence d'oeufs du genre Capillaria dans 83% des prélèvements provient des bovins constamment de passage autour de la ferme. Par comparaison, nous avons prélevé 20 échantillons de sol à une distance d'environ 300 mètres de la ferme (tableau 41). Des oeufs de T. canis ont été trouvés dans deux lots seulement (10%), dont un présentait également des oeufs de T. vulpis. La prévalence de Capillaria (50%) est plus faible qu'aux abords immédiats de l'habitation. Nous trouvons plus souvent des oeufs d'autres ascarides (4 prélèvements sur 20, soit 20%) qui sont probablement des parasites d'oiseaux. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 63. 4.4.3. Discussion. L'analyse des sols de quatre localités de la région jurassienne a montré la présence d'oeufs de T. canis dans 17% des échantillons prélevés à Neuchâtel, 14% à La Chaux-de-Fonds, 10% à Couvet et 3% aux Breuleux. En tenant compte des autres helminthes parasites de canidés, soit T. vulpis et T. leonina, les sols contaminés par des vers de chien atteignent des valeurs de 29% à Neuchâtel, 23% à La Chaux-de-Fonds, 16% à Couvet et de 13% aux Breuleux. Les quantités réelles d'oeufs dans les endroits échantillonnés sont sous-estimées. En effet, la sensibilité de la méthode de détection des oeufs n'est pas optimale et comme nous n'avons effectué qu'un seul prélèvement par endroit examiné, un résultat négatif n'exclut pas la présence de parasites. Notre désir n'était pas de connaître la contamination exacte de chaque lieu mais de comparer globalement les différentes agglomérations. Deux facteurs influencent probablement la quantité d'oeufs présents dans les sols. Le premier est lié à la taille de la localité, le nombre de chiens dépendant directement de la concentration des humains. Le deuxième, et probablement le plus important, réside dans la densité des habitations et, accessoirement, dans la proximité de zones campagnardes. En effet, la dispersion des oeufs de T. canis est d'autant plus importante que les aires herbeuses à disposition des chiens sont nombreuses. Les quartiers périphériques des localités sont en général moins touchés que le centre des villes. Neuchâtel, qui montre le plus de sols contaminés est, à l'échelle jurassienne, une ville de grande taille. Elle est située à une altitude basse et présente peu de dégagement. Dans la situation inverse, le village des Breuleux a montré des taux de contamination des sols très faibles. Il s'agit d'une localité de petite taille, située à une altitude élevée. Elle présente une densité d'habitations faible et se situe à proximité de nombreuses zones campagnardes. La Chaux-de- Fonds et Couvet possèdent des caractéristiques intermédiaires, les taux de contamination de leurs sols sont situés entre ces deux extrêmes. La comparaison de nos données avec les taux de contamination des sols européens (voir tableau 3) n'apporte pas d'informations supplémentaires, les résultats étant trop variables de cas en cas. En Allemagne, par exemple, des différences de 10 à 87% sont observées (Hoerchner et al., 1981; respectivement Duewel, 1984). Aux alentours immédiats d'une ferme (La Combe-à-la-Biche), de nombreux sols sont contaminés par des oeufs de T. canis ou d'autres helminthes de canidés. Les pourcentages diminuent rapidement au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'habitation pour atteindre des valeurs très basses en plein champ. Le rôle des chiens dans la dissémination des oeufs dans l'environnement humain semble RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 64. essentiel, les renards ne s'approchant que rarement des habitations. Ces résultats ont probablement un intérêt plus général. En effet, la ferme étudiée, notamment par la présence de chiens et la proximité de pâturages envahis de campagnols, est représentative de l'habitat paysan régional. Les alentours des fermes constituent ainsi de véritables foyers d'infection pour les personnes qui y vivent. 4.4.4. Conclusions. Les sols de quatre localités de la région jurassienne ont été analysés par flottation au sulphate de magnésium. Des oeufs de 7". canis ont été trouvés dans 17% des échantillons provenant de la ville de Neuchâtel, 14% de La Chaux-de- Fonds, 10% de Couvet et 3% des Breuleux. Les conditions qui influencent sans doute le taux de contamination des sols sont de deux types: la taille de la localité et les possibilités de promenades offertes aux chiens. Les alentours immédiats des fermes sont sans doute de réels foyers d'infection liés à la présence de chiens (souvent non vermifuges). Les taux de contamination du sol qui y sont très élevés, diminuent lorsque l'on s'en éloigne. La haute séroprévalence observée chez les paysans en serait une conséquence. Nous allons maintenant tenter de mieux préciser le fonctionnement du cycle de T. canis en nous concentrant sur les hôtes paraténiques du parasite (micromammifères et bovins). Nous évaluerons également les possibilité de contamination de l'homme par l'intermédiaire de ces hôtes. DO .8 -¦- Souris 1 -©- Souris 3 -fa- Souris 2 -O- Souris 4 DO avant sem 1 sem 2 serti 3 som 4 som 5 sem 6 sem 7 som 8 ^infection DO -¦- Souris 1 -©- Souris 3 w -fa- Souris 2 -O- Souris 4 avant sem 1 sem 2 sem 3 sem 4 sem 5 sem 6 sem 7 6em 8 ^Infection -¦- Souris 1 -O- Souris 3 T&- Souris 2 -O" Souris 4 B avant 6em 1 sem 2 6em 3 sem 4 sem 5 sem 6 sem 7 sem 8 ^Infection Fig. 17. Courbes de réponse en anti- corps spécifiques des souris infectées artificiellement par T. canis. A: 4 souris infectées par intubation stomacale d'oeufs; B: 4 souris infectées par injec- tion intraperitoneale d'oeufs; C: 4 souris infectées par injection de larves vivan- tes. Groupe A : In) Sourisl Souris 2 estlon d'oeufs Souris 3 I Souris 4 Moyenne Nb Larves 63 I 34 morte I 78 58 Groupes : Injection d'oeufs Souris 1 I Souris 2 I Souris 3 I Souris 4 Nb Larves 92 I 56 I 41 I morte 63 Groupe C : Injection de larves Souris 1 Souris 2 I Souris 3 I Souris 4 Nb Larves 61 I 52 I morte I 66 60 Tab. 42. Nombres de larves retrouvées après digestion des souris infectées artificiellement Chaque animal a reçu 500 œufs ou larves de T. canis. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 65. 4.5. Hôtes paraténiques expérimentaux et naturels de T. canis. Des souris de laboratoire et des bovins ont été infectés artificiellement par T. canis. Nous voulions nous assurer que ces individus, et par extension les rongeurs systématiquement proches, pouvaient constituer un maillon du cycle de ce Nematode. Nous avons mesuré la réponse en anticorps IgG anti-7". canis et recherché les larves du parasite dans les tissus et le lait de ces animaux (transmission trans-lactaire). Les résultats obtenus nous ont alors incités à rechercher le parasite chez les hôtes paraténiques potentiels (micromammifères sauvages et bovins) de la région jurassienne. 4.5.1. Hôtes paraténiques expérimentaux (souris blanches). - Titres d'anticorps IgG anti-7. canis. La figure 17 présente les courbes individuelles des réponses en anticorps IgG spécifiques des souris infectées par 7". canis. Les résultats sont donnés en absorbance (DO). Le graphe A présente les titres de 4 individus infectés par intubation stomacale d'oeufs infectieux. Le graphe B concerne les animaux infectés par injection intraperitoneale d'oeufs, et le graphe C, ceux infectés par injection intraperitoneale de larves vivantes. La souris N0 3 du groupe A est morte après 5 semaines, la souris N° 4 du groupe B après 4 semaines et la souris N° 3 du groupe C après 7 semaines. Les titres d'anticorps restent inchangés pendant les deux premières semaines qui suivent l'infection. Ils s'élèvent ensuite progressivement dans tous les groupes. Le groupe B (injection d'oeufs) semble réagir plus faiblement que les deux autres mais les différences ne sont pas significatives. Le mode d'infection des animaux n'a ainsi pas d'influence sur la cinétique de la réponse humorale. En laboratoire, les souris blanches produisent des anticorps spécifiques de classe IgG face à une infection toxocarienne. On peut raisonnablement supposer que les micromammifères sauvages répondent de la même façon. Aussi, le test sérologique sera utilisé pour dépister un contact des campagnols avec T. canis. - Larves dans les tissus. Huit semaines après infection, les souris blanches ont été sacrifiées. Les résultats des digestions de leur carcasse sont présentés dans le tableau 42. Pour des infections de 500 oeufs ou larves de T. canis, de 34.à 92 parasites ont été récupérés par animal (6,8 à 18,4%). A cause de leur rigidité cadavérique, les individus morts pendant l'expérience n'ont malheureusement pas pu être disséqués. Les nombres moyens de larves retrouvées dans les groupes A, B et C sont très proches (respectivement 58, 63 et 60). SOURIS Infection Nb. larves 1 2 3 4 S 6 7 8 JOl 9 R 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 Femelle A 2000 E-1 F-O E-3 F-1 E-3 F-2 E-7 F-3 E-S F-3 E-6 F-7 E.2 F-3 E-6 F-1 E-1 F-5 E-2 F-3 F-3 (jour 21) B 2000 E-2 F-1 E-3 F-6 E-4 F-4 E-2 F-5 EM) FM) E-2 F-O E-4 F-14 E-I F-3 F-5 (jour 21) C 2000 E-2 F-O E-4 F-2 E-O F-1 E-O F-O E-O FM) E-O F-1 E-4 F-3 F-1 (jour 24) D 2000 E-1 F-1 E-3 F-O E-1 F-10 C) (*) O O (1 F-2 (jour 24) E 2000 E-1 F-3 E-I F-1 E-2 F-1 E-2 F-1 EM) FM) EM) F-3 EM) FM) FM) (jour 25) F 200 F-1 F-O FM) F-2 (jour18) G 200 F-O F-1 F-1 F-I (jour 18) Tab. 43. Transmission trans-lactaire de T. canis chez la souris (*=animal mort en cours d'expérience; E = nombre de larves retrouvées dans l'estomac de l'animal; F = nombre de larves retrouvées dans le foie de l'animal). RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 66. La méthode d'infection des animaux (oeufs ou larves, ingestion ou injection) n'influe ni sur la réponse humorale, ni sur la détection des larves dans les tissus. Nous avons choisi l'injection de larves pour la suite des expériences. - Transmission trans-lactaire des larves de T. cam's. Des souris de laboratoire femelles ont été infectées par 2'00O larves de T. canis aussitôt après la mise bas. Dès lors, nous avons sacrifié leurs souriceaux tous les deux jours. Les résultats individuels de la digestion des foies et des estomacs des petits ainsi que des foies de ces femelles sont présentés dans le tableau 43. Les 5 souriceaux D sont morts après 7 jours d'expérience et ont été dévorés par leur mère. Ils ont été remplacés par ceux de la portée E. Le test Baermann que nous avons utilisé permet d'isoler uniquement les larves mobiles, ce sont donc des parasites vivants et infectieux que nous observons en appliquant cette méthode. Le rendement de l'isolation des larves est impossible à déterminer. La transmission trans-mammaire des larves de T. canis est démontrée chez la souris. Après 18 à 24 jours, des parasites sont encore présents dans le foie des mères, seul l'individu E semble faire exception. Une infestation limitée à 200 larves suffit à réaliser une transmission trans-lactaire (portées F et G), dans ce cas, le nombre de larves transmises n'est pas très éloigné de celui observé chez des souris qui ont reçu des doses dix fois supérieures. Les larves sont probablement présentes très rapidement dans le lait, car elles sont détectables dans l'estomac des petits dès le deuxième jour de l'expérience. L'efficacité de la transmission trans-mammaire est variable de cas en cas. En effet, les femelles ont toutes reçu la même dose de parasites, cependant elles ne semblent pas les transmettre avec la même efficacité à leurs petits. Les souriceaux de la femelle A, par exemple, sont en moyenne infectés par plus de larves que ceux de la femelle C. De plus, dans une même portée, l'infection des petits n'est pas constante. Si le deuxième souriceau sacrifié de la portée D ne présentait pas de larves dans son foie, celui tué deux jours plus tard, par contre, en montrait 10. Une observation identique peut être faite pour les 6ème et 7ème souriceaux de la portée B. Il n'est donc pas possible d'établir une courbe d'émission des parasites en fonction du temps. Dès le 17ème jour de !'infestation, plusieurs souriceaux'ont été sevrés, ils ont alors commencé à manger des granulés. La consommation de lait (donc de larves) a ainsi certainement diminué. Dès ce moment, les larves détectées dans l'estomac et le foie de ces animaux sont en nombre moindre. En conclusion, la transmission lactaire de larves de T. canis chez la souris débute le deuxième jour de l'infection de la femelle et continue sans interruption pendant toute la durée de l'allaitement des petits. La dose de larves transmises varie d'une souris à l'autre. && ------= barbelés 10 m mur i-----------1 niche O = campagnol capturé ® = campagnol séropositif ^ = campagnol infecté de T. can/sei séropositif /- Fig. 18. Localisation des 18 captures de campagnols aux alentours de laferme de La Combe-à-la-Biche. Campagnol capturé Piège Sexe Poids des animaux Nb larves T. canis Sérologie OO Remargues 1 2 F 97 a 112 2 2 M 110g 184 3 2 F 82 a 197 4 3 F 9Sa 154 5 5 F 78q 455 positif 6 5 M 42 g 137 7 6 M 82 g 108 8 7 F 71 g 167 9 9 M 96 g 102 10 10 M 96 g 175 11 12 M 38g 2 207 positif 12 13 M 76 g 388 positif 13 15 M 68g 1 362 positif 14 15 F 95 a 117 15 17 M 95 a 178 16 17 F 82 a 508 positif 17 20 M 55a 132 18 25 F 79g 134 Tab. 44. Caractéristiques des 18 campagnols capturés. Résultats des diges- tions de leur foie et des tests sérologiques (DO = absorbance, le numéro du piège ce rapporte à l'annexe II R. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 67. 4.5.2. Hôtes paraténiques sauvages (micromammifères sauvages). Des résultats préliminaires de recherche de larves et de sérologies de campagnols (Arvicola terrestris) ont montré que les individus capturés près d'une ferme étaient plus infectés ou montraient des taux d'anticorps anti-7. canis plus élevés que ceux capturés en plein champs (Barrientos, 1990). Nous avons voulu préciser ces résultats en concentrant notre recherche autour de la ferme de La Combe-à-la-Biche. Nous avons réalisé un seul piégeage de micromammifères aux alentours de la maison. Dix-huit A. terrestris (10 mâles et 8 femelles) ont été capturés dans 13 trappes (figure 18). Le nombre de captures est beaucoup plus important à l'ouest qu'au nord de l'habitation. Cette répartition découle de la nature du terrain et de l'écologie des animaux. En effet, les campagnols préfèrent les endroits riches en herbe aux pâturages maigres que l'on trouve à l'est de la ferme. - Larves dans les tissus. Après digestion des foies de l'ensemble de ces campagnols, 3 larves vivantes appartenant à l'espèce T. canis ont été retrouvées dans deux animaux (tableau 44). La détection de ces larves par examen direct certifie sans équivoque le rôle d'hôte paraténique joué par ces micromammifères sauvages. - Titres d'anticorps anti-7. canis. Par un test ELISA IgG, nous avons cherché à montrer l'infection de ces micromammifères par T. canis. Nous avons arbitrairement décidé que l'animal N0 12, infecté par au moins 2 larves, était séropositif. Son titre sérologique a été utilisé comme limite de positivité du test (DO = 0,200). Selon ces critères, 5 animaux (28%) ont sans doute été en contact avec le parasite (tableau 44 et figure 18). Les DO s'échelonnent entre 0,207 et 0,508 pour ces animaux (plus généralement entre 0,102 et 0,508 pour l'ensemble des micromammifères capturés). 4.5.3. Hôtes paraténiques domestiques (bovins). Deux bovins (A et B) ont été infectés expérimentalement par injection de 30'000 et 80'000 larves de T. canis respectivement. Chez ces animaux, nous avons mesuré les titres d'anticorps anti-7". canis ainsi que le passage trans-mammaire du parasite qui avait déjà été observé chez des souris blanches. Dans un second Sérologies (00) négatifs (DO < 0,500) positifs (DO > 0,499) Total Femelles Mâles 136/154 91/101 20/21 88% 90% 95% 18/154 20/101 1/21 12% 10% 5% Age moyen 3,4 ans 4,6 ans Tab. 45. ELISA anti-T. canis chez 154 bovins des Franches-Montagnes. Nb. larves 10-1---------- 8 6 ^l Vache A B Vache B J___1. 14 1 2 3 4 S S 7 8 9 10 11 12 13 14 15 IC 17 18 19 20 21 22 Infection FIg. 19. Apparition des larves de T. canis dans le lait de deux vaches en fonction du temps. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 68. temps, nous avons vérifié par sérologie que des bovins de la région des Franches-Montagnes étaient en contact naturel avec le parasite. L'état parasitologique de ces animaux a été contrôlé par coprologie afin d'évaluer la spécificité du test sérologique. - Titres d'anticorps anti-7. canis. Le test ELISA IgG effectué avec les sérums des vaches A et B indiquait des absorbances respectives de 0,210 et 0,255 avant l'infection expérimentale et de 0,512 et 0,716, 23 jours après celle-ci. Nous observons une élévation des titres d'anticorps anti-7. canis chez ces animaux. Cent cinquante-quatre bovins de la région des Franches-Montagnes (comprenant 101 vaches ou génisses et 21 taureaux ou taurillons) ont également été testés en ELISA. Par prudence, le seuil de positivité de !'ELISA a été fixé arbitrairement à 0,500, ce qui correspond au titre d'anticorps de la vache A en fin d'expérience. Dix-huit animaux (12%) étaient séropositifs (tableau 45). Les femelles sont autant concernées que les mâles, l'âge moyen des animaux positifs est légèrement plus haut que celui des animaux négatifs (respectivement de 4,6 et 3,4 ans). - Parasites dans les selles. Afin d'estimer les éventuelles interférences des anticorps dirigés contre d'autres helminthes sur le test ELISA IgG anti-7. canis, nous avons vérifié l'état parasitologique des 154 bovins par analyses coprologiques. Trente individus étaient porteurs de divers helminthes (19%). Six d'entre eux étaient infectés de N. vitulorum (4%), 10 de Trichostrongylus axei (6%), 8 de Cooperia onchophora (5%), 6 de Haemoncus contortus (4%), 2 de Trichiuris ovis (1%), 2 de Fasciola hepatica (1%), 1 de Strongyloides papillosus (1%), et 1 de Oesophagostomum radiatum (1%). Cinq animaux étaient parasités par deux espèces simultanément (3%). Sur 30 bovins parasités par des helminthes intestinaux, 3 seulement (10%) montraient un résultat sérologique élevé (DO supérieure à 0,500) alors que chez les 124 animaux indemnes de parasite, 15 (12%) ont montré une DO également élevée. Comme il n'existe pas de relation entre la "séropositivité" d'un animal et la présence d'un parasite dans ses selles, la spécificité du test ELISA nous paraît bonne. - Transmission trans-lactaire des larves de 7. canis. Pour la vache A (30'000 larves), 1 puis 2 larves ont été observées dans le lait aux jours 8 et 9 de l'infection (figure 19). RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 69. Pour la vache B (80'000 larves), nous avons observé la présence de 1 à 3 parasites dans le lait produit aux jours 9, 11, 14, 15 et 17 de l'expérience. Bien que le nombre de parasites détectés soit faible, la transmission trans-lactaire de larves de T. canis chez les bovins est confirmée. 4.5.4. Discussion. Les expériences utilisant des souris blanches n'avaient pas pour but d'améliorer les connaissances sur les relations immunologiques entre les larves de T. canis et ces animaux; aspects qui ont d'ailleurs déjà été traités par plusieurs auteurs (Smith et Beaver, 1953; Oshima, 1961a; Kayes et Oaks, 1976; Dunsmore et al., 1983; Parson et al., 1986; Bowmann et al., 1987a). Nous avions pour but de mettre au point des méthodes adéquates, sérologiques et directes, pour détecter les animaux sauvages et domestiques infectés. Les tissus des souris blanches infectées expérimentalement par 7". canis abritent des larves du parasite qui restent vivantes et infectieuses pendant plusieurs semaines (rappelons que le Baermann ne permet d'isoler que des individus mobiles). Ces animaux réagissent à l'infection par une production d'anticorps spécifiques. Par manque de standardisation, le test ELISA ES, quand il est appliqué à des micromammifères souvent multi-parasités, ne peut qu'informer sur la probabilité d'une infection par T. canis. En effet, le seuil du test a été choisi de façon arbitraire et les réactions croisées ne doivent pas être sous-estimées. Bien que les souris blanches et les campagnols soient des animaux systématiquement proches, il n'est pas sûr non plus que les deux espèces réagissent de façon identique à l'infection. L'infection des campagnols (A. terrestris) par T. canis ne souffre pourtant aucune discussion: des larves ont été détectées après digestion du foie de 11% de ces animaux qui montraient également des titres d'anticorps élevés. Au total, 28% des campagnols capturés montraient des anticorps anti-7". canis. Nous avons vu, dans le paragraphe précédent (4.4.), que les sols les plus contaminés se situent vraisemblablement aux alentours immédiats des fermes (plus précisément de la niche des chiens). Les campagnols semblent directement concernés par cette répartition, la quasi totalité des animaux infectés ou séropositifs ayant été capturés à moins de 20 mètres de la ferme de la Combe-à-la-Biche. Les tests ELISA utilisés pour déterminer la séroprévalence des bovins comme des micromammifères sauvages peuvent être critiqués. Ils n'ont pas été calibrés avec précision et le problème des fausses réactions demeure entier. Pourtant, les 30 bovins qui ont montré des helminthes lors d'une analyse coprologique, ne présentaient pas de titres anti-7. canis plus élevés que les autres. De plus, les animaux infestés par N. vitulorum, qui est un Nematode systématiquement très proche de T. canis, n'ont en majorité pas réagi dans notre test. L'ELISA ES pratiqué chez les bovins semble spécifique. Aussi, les titres d'anticorps observés RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 70. chez 12% de ceux-ci résultent-ils sans doute de l'infection par les larves de T. canis. La suspicion de la transmission à l'homme de larves du parasite par consommation de viande est ainsi renforcée (Beaver, 1962; Nagakura et al., 1989). La transmission trans-lactaire des larves de T. canis a été démontrée chez les hôtes paraténiques, micromammifère et bovin. Dans l'estomac des souriceaux, des larves ont été trouvées deux jours déjà après l'infection expérimentale de la mère. Chez les bovins, nous avons observé jusqu'à 3 larves dans le lait produit en un jour. Rapporté au rendement de la méthode, ce sont 264 larves dans 20 litres de lait qui sont émises. La transmission trans-lactaire est bien présente chez la vache, mais elle paraît peu efficace. Est-ce dû à une mauvaise réceptivité des individus utilisés? Le risque de contamination humaine par le lait ne peut pas être écarté. D'autant plus que les personnes achetant lait et viande à la ferme étaient celles se trouvant le plus en contact avec le parasite (voir paragraphe 4.1.6.). Pour prévenir cette infection, le traitement des bovins n'est pas envisageable car les produits anthelminthiques connus ne sont pas suffisamment efficaces, trop éprouvants pour l'animal et trop onéreux. Chez l'hôte paraténique, les transmissions trans-placentaire déjà observée par Webster (1958), Lee et al. (1976), et trans-lactaire que nous avons démontrée sont des phénomènes intéressants. Les facteurs biologiques régissant les relations hôte-parasite sont d'une extrême complexité et l'existence de ces transmissions chez l'hôte définitif canin n'impliquait pas automatiquement la réalité d'un tel passage chez d'autres animaux. D'un point de vue biologique, nous sommes en présence d'un phénomène particulier d'adaptation de la part d'un parasite très spécifique vis-à-vis d'animaux divers. L'hôte paraténique devient un disséminateur géographique de l'infection car, par l'existence des transmissions trans-placentaire et trans-lactaire, la prévalence est multipliée par le nombre de jeunes dans une portée. Le risque d'infection du canidé est accru par son comportement naturel de nutrition. Les risques d'infection de ce dernier augmente non seulement en tant que carnivore, mais également en tant que consommateur de lait. Il peut ainsi s'infecter pratiquement dans les mêmes conditions que l'hôte définitif. D'autre part, la détection de larves de T. spiralis dans le lait maternel d'une femme (Saltzer, 1916), nous amène à penser que la transmission trans-lactaire de larves de T. canis chez l'homme n'est pas exclue. Elle pourrait représenter un facteur non négligeable d'infection pour les jeunes enfants. RESULTATS ET DISCUSSIONS Page 71. 4.5.5. Conclusions. Des souris blanches et des bovins ont été inlectés artificiellement par des larves de T. canis. Ces individus ont réagi à l'infection par une production et une élévation significative des anticorps spécifiques de classe IgG. Cette observation a permis la mise au point de tests sérologiques ELISA utilisables sur des animaux sauvages et domestiques. Des campagnols (A terrestris) ont été piégés autour d'une ferme de la région jurassienne (La Combe-à-la-Biche). Nous avons trouvé des larves de T. canis dans les tissus de deux d'entre eux. En tenant compte des résultats sérologiques, 28% de ces micromammifères avaient sans doute été infectés par le parasite. La majorité des captures de campagnols positifs ont été réalisées aux alentours immédiats de la ferme. Cette observation est à mettre en rapport avec les précédents résultats sur la présence d'oeufs de T. canis dans les sols à proximité de cette exploitation. Douze pourcents des bovins de la région jurassienne (en particulier des Franches-Montagnes) présentent des anticorps anti-7". canis. La transmission trans-lactaire des larves du parasite a été prouvée chez les hôtes paraténiques. Elle nous est apparue beaucoup plus efficace chez les souris que chez les bovins, bien que les faibles rendements observés pour ces derniers puissent être liés aux techniques de détection des larves dans le lait. Les larves apparaissent dans le lait des vaches dès le septième jour de l'infection et dans l'estomac des souriceaux, après deux jours déjà. L'infection de l'homme par consommation de lait cru, ainsi que de viande, paraît donc vraissemblable. DISCUSSION GENERALE Page 72. 5. DISCUSSION GENERALE. 5.1. Fonctionnement du foyer jurassien à T. canis. L'étude des différentes facettes du cycle de T. canis dans la région jurassienne a permis plusieurs observations dont certaines sont originales: bon nombre de chiens et de renards sont infectés; les sols sont contaminés par les oeufs du parasite dans de nombreux endroits; des L II sont présentes chez des hôtes paraténiques sauvages et domestiques; la toxocarose humaine, bien que rarement diagnostiquée (4 cas en 1989), est présente; la haute séroprévalence laisse supposer une fréquence de la maladie bien plus élevée. T. canis est donc un nematode très répandu; les oeufs, les larves et les adultes de ce ver sont partout présents dans cette région. Les possibilités d'infection de l'hôte définitif sont très nombreuses et, par la grande dispersion du parasite à chacun de ses stades, ce dernier a atteint une extraordinaire efficacité dans l'accomplissement de son cycle. Les mécanismes responsables de l'infection des humains et des canidés sont similaires. L'homme peut ingérer les oeufs disséminés dans les sols, mais il peut également s'infecter par consommation de nourriture contaminée. Dans la région jurassienne, la séroprévalence enfantine est partout inférieure à celle des adultes. La situation est différente aux Etats-Unis où les individus les plus infectés sont des enfants ayant une hygiène médiocre (Glickmann et al., 1979c). En campagne, la séroprévalence des adultes est plus élevée qu'en ville alors que pour les enfants aucune différence statistique n'est observée. Nous en déduisons que, dans nos cités comme aux Etats-Unis, les infections sont principalement dues à des comportements géophagiques et que les enfants y sont plus exposés. En campagne, par contre, la situation semble plus complexe: la séroprévalence plus élevée des adultes ne peut découler uniquement de contacts avec des sols souillés. Une fraction de la population campagnarde est particulièrement touchée par le parasite. Selon le seuil du test ELISA IgG considéré, 28 à 36% des paysans montrent des titres significatifs d'anticorps. Ces valeurs sont 5 fois plus élevées que celles observées chez les citadins. Même si de nombreux agriculteurs sont séropositifs en toxocarose, cette fraction de la population ne peut à elle seule expliquer la séroprévalence adulte plus élevée à la campagne qu'en ville: ils ne représentent en effet que 6% des campagnards. Nous avons complété nos observations par une enquête sur les habitudes alimentaires et comportementales de donneurs de sang. Les personnes qui se DISCUSSION GENERALE Page 73. fournissent en nourriture à la ferme (viande, lait) et celles qui se nourrissent de viande peu cuite, comptent parmi elles de nombreux séropositifs. Ce sont essentiellement des campagnards qui sont donc particulièrement exposés au parasite. Afin de mieux préciser les modalités de l'infection humaine par T. cam's, nous avons étudié le parasite chez ses hôtes définitifs (chiens et renards) et chez ses hôtes paraténiques (campagnols et bovins), ainsi que la présence de ses oeufs dans les sols. Pour le chien, les sources d'infection sont multiples. Les transmissions trans- placentaire et trans-mammaire en représentent probablement les plus importantes (Stoye, 1976a et b; Vossmann et Stoye, 1986). Il s'agit de stratagèmes qui assurent un rendement maximum au cycle du parasite. En effet, sans l'existence de ces transmissions, les L II enkystées dans les tissus de la chienne seraient perdues, car elles ne peuvent se développer en adultes que chez les canidés immatures (Euzeby, 1963). Le renard est également un hôte définitif de T. canis. L'étendue de son domaine vital (habituellement de 1 à 2 km2, Weber, com. pers.) entraîne une grande dissémination des oeufs du parasite. Les taux de contamination des sols qu'il fréquente, en dehors des agglomérations et à l'écart des fermes, sont faibles. L'infection par ingestion d'oeufs ne semble pas prédominante pour cet animal. La prédation d'hôtes paraténiques est probablement essentielle d'autant plus que son régime alimentaire est constitué de proies sauvages. L'éradication complète du parasite par traitement des chiens ne peut donc réellement être atteinte, car les renards maintiennent un cycle sauvage et restent les pourvoyeurs du milieu en oeufs. Bien qu'hôte définitif, il constitue également un hôte réservoir de T. canis pour le chien. Dans la région jurassienne, 3 à 17% des échantillons de sol sont contaminés par des oeufs tie T. canis, les taux étant plus élevés dans les milieux citadins qu'à la campagne. Le grand nombre de chiens dans les villes et le peu de surfaces à leur disposition favorisent la concentration des oeufs; en campagne par contre, les grandes aires à disposition provoquent la dissémination des oeufs. Même régulièrement vermifuges, les chiens urbains émettent davantage d'oeufs que les quelques chiens campagnards rarement traités. La densité de l'hôte définitif détermine donc la concentration des oeufs dans un biotope. L'existence d'une zone à hauts taux de contamination aux alentours immédiats d'une ferme (La Combe-à-la-Biche) ne contredit pas les observations attestant une prévalence citadine plus élevée qu'en campagne. Géographiquement très ponctuelle, cette situation n'augmente pas la dissémination des oeufs. En effet, leur grande concentration sur une surface aussi délimitée (quelques dizaines de mètres carrés) agit sans doute principalement sur l'auto-infection des chiens de la ferme mais n'a probablement que peu d'importance sur les infections des hôtes définitifs plus éloignés. DISCUSSION GENERALE Page 74. Nous confirmons que le rôle des hôtes paraténiques dans le cycle sauvage de T. canis est important (Euzeby, 1963). Le canidé disperse les oeufs du parasite sur les sols, ce qui diminue les probabilités d'infection de ses congénères. Les herbivores et les omnivores, par contre, sont en contact privilégié avec ces oeufs. Ils peuvent les ingérer avec leur nourriture et accumuler les larves dans leurs tissus. Cette concentration du parasite est encore amplifiée par la transmission de l'infection au travers des chaînes alimentaires. Ainsi, l'infection d'un chien peut découler, par prédations successives, de l'infection d'un insecte (Euzeby, 1963). Les hôtes paraténiques agissent ainsi comme de véritables "entonnoirs" parasitologiques. Les transmissions trans-placentaire et trans-lactaire chez ces hôtes contrecarrent cette accumulation du parasite et favorisent à nouveau la dissémination des larves. L'importance de l'hôte paraténique dans le cycle de T. canis n'est pas égale dans tous les milieux. En effet, au contraire des chiens des campagnes, ceux des villes ne se nourrissent que rarement d'animaux vivants. Ils ne peuvent s'infecter que par ingestion d'oeufs ou par les voies trans-placentaire et trans-mammaire. La recherche de larves de nematodes dans la viande serait possible mais laborieuse (Herlich, 1956). Par manque de techniques suffisamment sensibles, la présence de larves de T. canis n'a jamais été démontrée dans la viande de boucherie. Cependant, des anticorps spécifiques anti-T. canis ont été détectés chez les bovins que nous avons analysés. Comme la valeur de notre test ELISA n'a pas été évaluée, la prudence doit être de mise quant à l'interprétation de ces résultats. Beaver (1962) et Nagakura et al. (1989) ont suspecté l'infection humaine par consommation de viande contaminée. Mastandrea et Micarelli (1968) ont observé la présence d'oeufs du parasite sur les légumes vendus au marché. Nous avons démontré la transmission trans-lactaire chez les hôtes paraténiques si bien que la transmission du parasite par consommation de lait peut être envisagée. Les observations réalisées à La Combe-à-la-Biche ont montré que les diverses formes infectieuses de T. canis (oeufs, larves) sont constamment présentes dans l'environnement des agriculteurs et leurs animaux d'élevage. Ceux-ci peuvent ingérer des oeufs au cours de leur activité professionnelle et, bien que cela soit plus difficile à estimer, ils peuvent également s'infecter par consommation de viande, de légumes et de lait de leur production. Nous avons en effet démontré que les sols entourant la ferme étaient fortement contaminés par les oeufs du parasite, que les bovins présentaient des anticorps anti-T. canis et que les larves pouvaient passer dans le lait de ces animaux. Ces divers modes d'infection expliqueraient les séroprévalences élevées observées chez les campagnards. Par contre, les aliments consommés dans les cités sont produits dans des conditions industrielles qui sont plus aseptisées. L'infection humaine n'est donc pas uniquement due à un problème d'hygiène mais semble également provenir d'habitudes nutritionnelles. Les taux de séropositivité observés aux USA, plus élevés chez les enfants que chez les adultes, sont probablement dus aux habitudes alimentaires des DISCUSSION GENERALE Page 75. américains qui se nourrissent préférentiellement de viande bien cuite et d'aliments stérilisés. L'intervention de T. cati et de T. leonina dans l'étiologie de la toxocarose reste mal définie car il n'est pas possible de différencier sérologiquement une infection par T. canis d'une infection par l'une ou l'autre de ces deux espèces (Kennedy et al., 1987). Seuls des anticorps monoclonaux reconnaissent spécifiquement T. canis de T. cati (Bowmann et al. 1987b). Il est peu probable que T. leonina accomplisse une migration somatique chez l'homme, le cycle endogène du parasite chez le chien se limitant à la paroi de l'intestin grêle (Euzeby, 1963). Quant à T. cati, il effectue une migration somatique chez son hôte définitif ce qui rend probable l'infection des humains par les larves de cette espèce. Pourtant, en enterrant ses crottes, le chat met les oeufs hors de portée, ce qui diminue les risques de contamination de l'homme. L'infection humaine par T. cati, bien que possible, est sans doute rare (Nichols, 1956; Burren, 1971; Schantz et al., 1980). Les transmissions trans-placentaire et trans-lactaire des larves de T. canis, très efficaces chez la chienne, sont également observables chez des animaux non canidés. Webster (1958) et Lee et al. (1976) ont montré l'infection du foetus chez la souris et nous avons prouvé le passage du parasite dans le lait de micromammifères et de bovins. L'homme se comporte probablement comme un hôte paraténique habituel et nous pouvons postuler l'existence de tels processus chez la femme. Des enfants pourraient ainsi naître infectés ou s'infecter par l'allaitement. La toxocarose n'est que rarement diagnostiquée dans la région jurassienne (4 cas durant l'année 1989), mais tout porte à croire que la prévalence réelle de cette maladie est plus élevée. Cette situation est probablement due à une méconnaissance de la parasitose de la part des médecins. Cette région peut être considérée comme une zone d'endémie car de nombreux chiens sont infestés, de nombreux hôtes paraténiques sont infectés, de nombreux sols sont contaminés, ainsi la séroprévalence humaine est élevée. Les impacts économiques de T. canis dans la population jurassienne sont difficilement mesurables. Magnaval (1989) a chiffré le coût de cette maladie pour la Sécurité Sociale à plus de 23 millions de francs français pour la seule Région Midi-Pyrénées. Dans notre pays, il serait essentiel de développer un programme de lutte contre le parasite ou tout au moins de réduire les risques de l'infection humaine. DISCUSSION GENERALE Page 76. 5.2. Diagnostic de la toxocarose. Le test ELISA IgG avec des antigènes ES convient tout à fait à une étude épidémiologique comme la nôtre. En effet, sans approche clinique, la séroprévalence constitue la meilleure indication sur l'étendue d'une maladie dans une région (Glickmann era/., 1979c; Josephs étal., 1981; Thompson et al., 1986; Lynch et al., 1988). Pour un diagnostic plus précis et intéressant avant tout les médecins, la méthode ne suffit pas, un résultat sérologique n'informant que sur la probabilité d'un contact avec le parasite. Les résultats des biopsies hépatiques sont trop aléatoires et leur réalisation trop éprouvante pour être appliquée dans le diagnostic d'une maladie somme toute, le plus souvent, relativement bénigne. Par manque d'un diagnostic direct, la sensibilité, la spécificité et les valeurs de prédiction du test ELISA IgG ne peuvent être calculées avec certitude. Nous avons tout de même estimé chacun de ces paramètres en considérant les résultats du test chez 37 patients atteints de toxocarose cliniquement établie, et chez 6100 donneurs de sang asymptomatiques de la région jurassienne. La sensibilité et la spécificité de l'ELISA IgG s'élèvent respectivement à 75,5% et 97%. De plus peu de sérums de personnes atteintes d'autres parasitoses ont cross-réagi. Compte-tenu de la haute séroprévalence observée dans la région jurassienne (6,3%), la valeur de prédiction d'un résultat positif atteint 62%, celle d'un résultat négatif 98%. L'efficacité du test est de 92%, ce qui est satisfaisant compte tenu de la basse sensibilité. Des titres élevés d'IgE-totaux ou une hyperéosinophilie sont peu corrélés avec la présence d'anticorps spécifiques anti-7. canis. L'influence d'une infestation sur ces données de laboratoire semble faible. Le WB et l'ELISA IgE-spécifiques apportent quelques indications diagnostiques supplémentaires. La détection des IgE-spécifiques complète la sérologie IgG en améliorant la sensibilité des résultats. La détection d'une bande de 24 kDa en WB signe une infection, malheureusement avec une sensibilité légèrement inférieure à celle de l'ELISA IgG (Magnaval, 1989). Le WB est ainsi intéressant comme méthode de confirmation. Pour la détection des LMO, l'ELISA IgE-spécifiques avec de l'humeur vitrée semble plus sensible que l'ELISA IgG (Genchi et al., 1988). Enfin, la recherche d'immuncomplexes spécifiques a été envisagée, les résultats en sont prometteurs (Aguila et al., 1987). DISCUSSION GENERALE Page 77. 5.3. Lutte contre T. canis. Théoriquement, la lutte contre T. canis peut être envisagée à toutes les étapes de son cycle. En réalité, ce n'est que certains stades du parasite qui sont atteignables. 1) une lutte efficace contre les oeufs de T. canis est difficile car, comme nous l'avons observé, ils sont très disséminés. La majorité des produits antiseptiques n'ont que peu d'action sur les oeufs. De plus, la nature et les concentrations des substances efficaces ne les rendent utilisables que dans des espaces confinés. Les bactéricides ne sont pas toujours indiqués car ils détruisent également les bactéries de la putréfaction qui normalement, par leurs processus de fermentation, privent les oeufs d'oxygène (Euzeby, 1963). Les oeufs sont sensibles à la vapeur (Knapen et Franchimont, 1979) et à des doses importantes d'ultrasons (Bouchet et Léger, 1984). Ces méthodes ne sont valables que pour la stérilisation des bacs à sable et autres WC pour chiens. Elles nous paraissent inappropriées dans un contexte plus vaste. 2) les L II, moins dispersées que les oeufs, sont aussi plus sensibles aux produits toxiques (Nicholas et Stewart, 1979; Abdel-Hamed, 1984; Abo- Shehada et Herbert, 1984; Jacobs, 1987). Malheureusement, les hôtes définitifs ou paraténiques qui les hébergent sont très variés et supportent mal les traitements. De plus, les produits habituellement utilisés ne semblent agir que sur les larves non enkystées (Magnaval, 1989). Une telle intervention ne peut être envisagée pour la prévention de la maladie ou !'eradication du parasite, mais uniquement dans un but thérapeutique. 3) au stade adulte, T. canis est beaucoup moins résistant. Confiné dans l'intestin de l'hôte, il est directement à portée des vermifuges (pipérazine, pyrantel). Une interruption du cycle n'est réellement envisageable qu'à ce stade évolutif du parasite. Pour parvenir à un contrôle efficace de la maladie, les mesures suivantes peuvent être conseillées: les propriétaires de chien doivent être informés sur cette parasitose; le travail informatif des vétérinaires paraît essentiel en cela (Schantz et Glickman, 1979). Les animaux devraient être vermifuges régulièrement, spécialement pendant les mois qui suivent leur naissance. les chiens ne devraient déféquer que dans les endroits réservés à cet effet (WC pour chiens), et il faut naturellement veiller à ce que les enfants ne jouent pas dans de tels endroits. DISCUSSION GENERALE Page 78, l'hygiène générale devrait être améliorée, particulièrement à la campagne. Il est utile de bien laver les légumes et de se laver les mains après avoir manipulé de la terre. les médecins devraient être mieux renseignés sur la maladie. Ils devraient demander une analyse sérologique lors de l'apparition de signes cliniques evocateurs. il est impératif que la population paysanne soit mieux informée sur les moyens de prévention. Elle doit également être mieux suivie sur le plan médical. CONCLUSIONS Page 79. 6. CONCLUSIONS. L'étude épidémiologique de la toxocarose dans la région jurassienne a permis d'observer que: en ELISA IgG, la séroprévalence moyenne chez les humains est de 6,3% avec une limite à 80 unités (9% à 50 unités). Elle est moins élevée chez les enfants que chez les adultes (respectivement 3,6 et 9,9% à 50 unités). La séroincidence (taux d'apparition de nouveaux séropositifs en une année) est de 2 à 3%, et la durée moyenne de séropositivité est d'environ 3 ans. La séroprévalence est plus élevée dans les villages que dans les villes. Elle atteint 36% (seuil à 50 unités) chez les agriculteurs. Les personnes qui se nourrissent de viande peu cuite, et celles qui se fournissent en lait et en viande à la ferme, présentent plus souvent des anticorps que les autres. Ia grande majorité des médecins estiment ne pas ou peu connaître la toxocarose, affection qu'ils considèrent par ailleurs comme très rare. Seuls 4 praticiens sur 187 en ont diagnostiqué une dans l'année 1989, ce qui contraste avec la haute séroprévalence observée dans la région. chez les hôtes définitifs, 6% des chiens étudiés sont infectés par T. canis. La prévalence est plus élevée chez les jeunes que chez les animaux plus âgés. Pour les renards, 43% des crottes analysées contiennent des oeufs du parasite. de 3 à 17% des sols de la région sont contaminés par des oeufs de T. canis. Les prévalences sont plus élevées dans les villes qu'en campagne; la proximité et l'étendue des zones de promenades jouent un rôle important dans la dispersion des oeufs. Les sols aux alentours immédiats d'une ferme (La Combe-à-la-Biche) sont de véritables sources d'infection, leur contamination diminue rapidement lorsqu'on s'éloigne de l'habitation. Une situation épidémiologique similaire se rencontre sans doute dans les autres fermes de la région. 28% des campagnols piégés aux alentours de la ferme (La Combe-à-la- Biche) sont séropositifs. Deux individus présentaient des larves de T. canis dans leurs tissus. 12% pourcents des bovins des Franches-Montagnes réagissent positivement en ELISA (IgG) anti-T. canis. Ils sont sans doute infectés par les L II de T. canis. Ia transmission trans-lactaire des larves de T. canis a été démontrée chez les micromammifères (souris de laboratoire) et chez les bovins. CONCLUSIONS Page 80. Ainsi, T. canis infecte fréquemment les animaux domestiques ou sauvages et les humains de la région jurassienne. Les taux de contamination des sols sont élevés. Les médecins doivent être sensibilisés à la parasitose qui est sans doute plus fréquente que les quelques cas diagnostiqués chaque année. Le test sérologique ELISA IgG peut confirmer un diagnostic clinique évocateur. La lutte contre ce parasite ne peut être envisagée que par le traitement systématique des chiens et par des mesures d'hygiène urbaines, telles que la stérilisation des WC pour chiens dans les parcs publics. Une attention particulière doit également être portée à la population paysanne, plus fréquemment en contact avec le parasite. ANNEXE I : QUESTIONNAIRE SUR LES CHIENS Page 81. QUESTIONNAIRE D'ENQUETE SIIB LES PARASITES DE CHIEN. Date: . / .. / 19.. Propriétaire: Nom: ... Adresse : Prénom: Possèdez-vous d'autres chiens? Non u / Oui D , n„i D Chien: Nom: Age: Race: Sexe: Masculin U / Féminin U Habitudes: Ne sort jamais Sort régulièrement Toujours dehors Est-il traité contre les vers: Jamais De temps en temps Souvent Dernier traitement au mois de : ANNEXE II : LOCALISATIONS DES PRELEVEMENTS___________Page 82. A) Prélèvements de sol à la Chaux-de-Fonds (1 carré = 1 Km2). W Lieu de Prélèvement N° Lieu de Prélèvement 1 bac à sable 34 bac à sable 2 place publique 35 parc public 3 parc public 36 école enfantine 4 bac à sable 37 place publique S bac à sable 38 place publique 6 école enfantine 39 place publique 7 bac à sable 40 école enfantine 8 bac à sable 41 bac à sable 9 bac à sable 42 bac à sable 10 école enfantine 43 parc public 11 bac a sable 44 parc public 12 école enfantine 45 école enfantine 13 place publique 46 place publique 14 place de jeu 47 place publique 15 parc public 48 place publique 16 parc public 49 bac à sable pour chien 17 bac à sable pour chien 50 bac à sable pour chien 18 parc public 51 école enfantine 19 parc public 52 parc public 20 parc public 53 place de ieu 21 bac a sable 54 parc public 22 école enfantine 55 école enfantine 23 parc public 56 parc public 24 parc public 57 parc public 25 parc public 58 parc public 26 bac à sable pour chien 59 parc public 27 3ac à sable 60 bac à sable 28 place publique 61 place de jeu 29 bac à sable pour chien 62 place publique 30 place publique 63 place publique 31 bac à sable 64 école enfantine 32 place publique 65 bac à sable 33 bac à sable pour chien 66 école enfantine ANNEXE II : LOCALISATIONS DES PRELEVEMENTS___________Page 83. B) Prélèvements de sol à Neuchâtel (1 carré = 1 Km2). N0 Lieu de Prélèvement N" Lieu de Prélèvement N" Lieu de Prélèvement N" Lieu de Prélèvement 1 place de jeu 31 école 61 bac à sable pour chien 91 place publique 2 parc public 32 école 62 bac à sable 92 place publique 3 bac à sable 33 parc public 63 bac a sable 93 parc public 4 bac à sable pour chien 34 bac à sable 64 parc public 94 place publique 5 place publique 35 bac à sable 65 bac à sable 95 bac à sable 6 bac à sable 36 place publiaue 66 place publique 96 place de ieu 7 bac à sable 37 bac à sable 67 place de jeu 97 place de jeu 8 bac à sable pour chien 38 place publique 68 place de ieu 98 place publique 9 bac à sable pour chien 39 place de jeu 69 place publique 99 bac à sable 10 place publiaue 40 place de ieu 70 bac à sable 100 place publique 11 place de ieu 41 parc public 71 bac à sable 101 bac à sable pour chien 12 parc public 42 parc public 72 école 102 bac à sable 13 bac à sable 43 parc public 73 parc public 14 bac à sable 44 bac à sable pour chien 74 place publique 15 place de ieu 45 place publique 75 bac à sable 16 bac à sable 46 place publique 76 école 17 place publique 47 place de jeu 77 bac à sable 18 parc public 48 parc public 78 place publique 19 place publique 49 place publique 79 place de ieu 20 bac à sable 50 bac à sable 80 place publique 21 bac à sable 51 place publique 81 bac à sable 22 place de jeu 52 place publique 82 place publique 23 place publique 53 bac à sable pour chien 83 bac à sabla pour chien 24 bac a sable pour chien 54 place publique 84 parc public 25 bac à sable 55 place publique 85 parc public 26 parc public 56 bac à sable 86 place publique 27 place publique 57 place publique 87 bac à sable 28 bac à sable pour chien 58 place publique 88 place de ieu 29 bac à sable 59 bac à sable pour chien 89 place de ieu 30 place de ieu 60 école 9b bac à sable ANNEXE II : LOCALISATIONS DES PRELEVEMENTS Page 84. C) Prélèvements de sol à Couvet (1 carré <= 1 Km2). N° Lieu de Prélèvement N° Lieu de Prélèvement 1 iardin public 16 école enfantine 2 bac à sable 17 bac à sable 3 pelouse 18 école enfantine 4 bac à sable 19 jardin public 5 place de jeu 20 parc public 6 bac à sable 21 parc public 7 place de jeu 22 parc public 8 parc public 23 parc public 9 bac à sable 24 parc public 10 pelouse 25 parc public 11 iardin public 26 bac à sable pour chien 12 iardin public 27 parc public 13 parc public 28 bac à sable pour chien 14 ecole enfantine 29 parc public 15 école enfantine 30 pelouse ANNEXE II : LOCALISATIONS DES PRELEVEMENTS Page 85. D) Prélèvements de sol aux Breuleux (1 carré = 1 Km2). N° Lieu de Prélèvement N° Lieu de Prélèvement 1 sous un arbre 16 bord de chemin 2 bord de chemin 17 bord de chemin 3 place de ieu 18 Died d'un mûr 4 bord de chemin 19 sous un arbre 5 sous un banc 20 Died d'un mûr 6 sous un arbre 21 bord de chemin 7 bord de chemin 22 sous un arbre 8 bord de chemin 23 Died d'un mûr 9 Dlace de ieu 24 Dlace de ieu 10 sous un banc 25 arrêt de bus 11 sous un arbre 26 Died d'un mûr 12 sous un banc 27 pied d'un mur 13 pied d'un mûr 28 80U8unbanc 14 Died d'un mOr 29 bord de chemin 15 bord de chemin 30 bord de chemin ANNEXE II : LOCALISATIONS DES PRELEVEMENTS_________Page 86. E) Prélèvements de sol autour de la ferme de 'La Combe-à-la-Biche". xofw6 zom4 ¦ i nnvl "(Sx:~"(^= 80 négatifs 0-49 positifs >= 50 ELISAIgG >-80u ELISA IgG <80u Total Malades 4769 (VP) 1530 (FN) 6300 Indemnes 28t 2 (FP) 90889 (VN) 93700 Total 7581 92419 100000 Tab. D. Distribution, en fonction de la séroprévalence (6,3%), d'une popu- lation théorique de 100'000 personnes en 2 groupes: malades et indemnes. La différence entre séropositifs et séronégatifs est faite selon les sensibilité et spécificité du test ELISA IgG (VP «. vrais positifs; FP - faux positifs; FN » faux négatifs; FP = faux positifs). ANNEXE III : ELISA IgG-SPECIFIQUE HUMAIN Page 92. Patients atteints de toxocarose. Au total, 37 sérums de patients souffrant de toxocarose cliniquement prouvée ont été testés en ELISA IgG. Le titre moyen est de de 292 unités. Cinq sérums (13,5%) n'ont montré aucun titre d'anticorps spécifiques anti-T. canis, 4 (10,8%) sont douteux (entre 50 et 80 u) et enfin, 28 échantillons (75,7%) sont positifs. Provenance des sérums: Diagnostic Parasitaire, Neuchâtel : 3 Dr. Magnaval, Toulouse : 13 Dr. Llance, Créteil 4 Dr. Riera, Barcelone : 2 Dr. Weiss, Bale : 15 Estimation de la valeur du test. La qualité d'un test sérologique est donnée par sa sensibilité, sa spécificité, ses valeurs de prédiction d'un résultat positif ou négatif et son efficacité (Galen et Gambino, 1975). Pour calculer ces valeurs, il est essentiel de connaître la prévalence de la maladie. Il s'agit ensuite de déterminer le nombre de séropositifs dans une population ayant eu un contact avec le parasite ainsi que le nombre de séronégatifs dans une population n'ayant jamais eu de contact avec le parasite. Pour la toxocarose, cette démarche ne peut malheureusement pas être suivie car une infection par T. canis n'est souvent pas confirmable par une méthode directe. Nous avons tout de même estimé ces données, qui n'ont ici qu'une valeur indicative, en considérant les donneurs de sang comme une population de négatifs et les patients atteints de toxocarose clinique comme une population de positifs. Seul le seuil de 80 u a été pris en compte. - Sensibilité. La sensibilité du test correspond au pourcentage de séropositifs dans une population de personnes ayant eu un contact avec le parasite. Sur 37 patients atteints de toxocarose, 28 sont positifs en ELISA IgG. La sensibilité est donc de 75,7%. - Spécificité. La spécificité du test correspond au pourcentage de séronégatifs dans une population de personnes n'ayant pas eu de contact avec le parasite. Sur 6100 donneurs de sang (théoriquement sains), 5710 sont négatifs en ELISA IgG (voir chapitre 4.1.1.4.). La spécificité est donc de 97%. - Valeurs de prédiction d'un résultat. Les valeurs de prédiction d'un résultat tiennent compte de la prévalence de la maladie. Ne connaissant pas cette valeur pour la toxocarose, nous avons tenu compte de la séroprévalence. Nous avons fractionné une population théorique de 100'000 personnes en fonction de la séroprévalence, de la sensibilité et de la spécificité du test (tableau D). Nous pouvons donc calculer les valeurs suivantes: Maladie Nombre de ELISA positif ELISA posili! serums limite à SOu Limite â 8Ou Trichinose 49 9 16% 2 4% Bilha mioses 26 2 8% 1 4% Fasciolose 19 2 10% 1 5% Echinococcoses 16 3 19% 1 6% Anfluilullose 7 0 0% 0 0% Rlarioses 6 0 0% 0 0% Amibiase 4 0 0% 0 0% Ascaridose 3 1 33% 0 0% Trichocéphalose 2 0 0% 0 0% Hvmenolépiose 2 0 0% 0 0% Ancylostomose 2 0 0% 0 0% Taeniase 1 0 0% 0 0% Stronqytoidose 1 0 0% 0 0% Tab. E. Résultats des tests effectués sur les sérums de patients atteints d'autres maladies (réactions croisées). 10 100 1000 10000 Résultats pour l'Ag ES Blokema Fig. E. Comparaison de notre antigène ES avec un antigène ES commer- cialisé (coefficient de corrélation de 92%). ANNEXE III : ELISA IgG-SPECIFIQUE HUMAIN Page 93. La valeur de prédiction d'un résultat positif est égale au quotient du nombre de vrais positifs sur le total des positifs en ELISA IgG. Elle est de 62% (4769 / 7'581). La valeur de prédiction d'un résultat négatif est égale au quotient du nombre de vrais négatifs sur le total des négatifs en ELISA IgG. Elle est de 98% (90'889 / 62'419). - Efficacité du test. Elle est donnée par le quotient de l'addition des vrais positifs et des vrais négatifs sur la population totale. Dans notre cas, elle est de 92% (4769 + 90'419 / 100'00O). Patients atteints d'autres parasitoses. Afin de préciser la spécificité de notre ELISA, nous avons testé des sérums de patients atteints d'autres maladies parasitaires. Les sérums proviennent de la sérothèque du Diagnostic Parasitaire de Neuchâtel, des laboratoires français de Lille et de Créteil. Il s'agit en général de patients dont le diagnostic sérologique est confirmé par un diagnostic direct. Nous ne pouvons toutefois exclure une infection à T. canis parallèle à la maladie déclarée, la toxocarose n'étant pas confirmable par diagnostic direct. Des réactions croisées sont quelquesfois observées dans la trichinose, les fascioloses, les bilharzioses et les echinococcoses (tableau E). Au seuil de 80 u, seuls 4 à 6% des patients atteints de ces parasitoses réagissent dans le test. Test de comparaison avec un antigène ES commercial. Afin d'estimer la valeur de notre antigène ES de 7". canis, nous l'avons comparé en ELISA avec un antigène ES commercial (Affinity Products, Crissier). Cent cinquante-quatre sérums ont été testés en parallèle sur les deux antigènes. Ces échantillons couvraient toute l'amplitude de réactivité, de négatif à très positif. Les résultats, comparés deux à deux, sont représentés sur la figure E. Le coefficient de corrélation est de 0,92. Entre 50 et 100 unités, l'antigène commercial semble réagir moins fortement que le nôtre. En dessus de 200 unités, la limite de linéarité du test est atteinte, les points s'écartent de la droite théorique de régression. L'utilisation des deux antigènes dans le test ELISA donne des résultats comparables. ANNEXE III : ELISA IgG-SPECIFIQUE HUMAIN______________Page 94. Solutions et tampons 1) Tampon de dialyse: PBS (5OmM) + inhibiteurs NaH2PO44H2O 1,38 g K2HPO4 6,95 g NaCI 7,0 g compléter à 1 I avec H2O dist, ajuster le pH à 7,4 et ajouter: - 5 ml PMSF (10mg/ml dans isopropanol) - 5 ml EDTA (20OmM à pH 7,5) 2) Tampon de sensibilisation: Tampon carbonate (5OmM) Na2CO3 1,59 g NaHCO3 2,93 g compléter à 1 I avec H2O dist, ajuster le pH à 9,6. 3) Tampon de lavage: PBS-Tween (1OmM) NaCI 8,0 g KCl 0,2 g KH2PO4 0,2 g Na2HPO4 1,15 g compléter à 1 I avec H2O dist., ajuster le pH à 7,4 et ajouter 500 (il Tween-20 (Merk N° 822184). 4) Tampon de saturation: PBS-Tween-BSA 2% ajouter 2% de BSA (Bovine Serum Albumine, Sigma N°A-7030) au PBS de lavage. 5) Tampon de dilution des sérums et conjugué: PBS-Tween-BSA 1% ajouter 1% de BSA au PBS de lavage. 6) Solution de substrat: tampon diéthanolamine - para-nitrophényl-phosphate. Diéthanolamine 19,4 ml MgSO4 * 6 H2O 20 mg NaN3 40 mg ajouter environ 160 ml H2O dist, ajuster le pH à 9,8 avec HCl 0,1 N. Ajouter de l'eau dist. jusqu'à 200 ml. ajouter le substrat pNPP (Aldrich N° 85 785-0) à raison de 1 mg/ml. ANNEXE III : ELISA IgG-SPECIFIQUE HUMAIN Page 95. PROGRAMME DE TRAITEMENT DES DO PAR ORDINATEUR. Le programme, écrit en Turbo Pascal version 3.0, permet le calcul des unités à partir d'un fichier ASCII contenant les DO des sérums lues par l'Autoreader (Dynatech type MR 580). Le fichier ASCII possède une extention ".txt" et se présente sous la forme suivante: MICROELISA 1 A 0.055 1 B 0.276 1 C 0.105 1 D 0.066 1 E 0.085 1 F 0.115 1 G 0.082 1 H 0.067 2A 0.055 2B 0.267 2C 0.116 11 F 0.333 11 G 0.295 11 H 0.066 12 A 0.125 12 B 0.067 12C 0.064 12 D 0.072 12 E 0.064 12 F 0.351 12 G 0.272 12 H 0.072 THRSHLD- 1.51 CAL- 1.00 DATE: OPER: NOTES: Le programme se déroule en deux parties: 1) Il s'agit tout d'abord de faire correspondre un fichier ".plq" contenant les numéros des sérums testés aux densités optiques correspondantes du fichier ".txt". Pour cela, le choix "Entrer les sera ==> 1." de la procédure "Menu" dessine une microplaque à l'écran (procédure "Trame") et permet d'entrer le numéro de chaque sérum à l'endroit ou il a été déposé par la procédure "Entree_des_sera". Le fichier ".plq" est sauvé sur le disque. 2) Le choix " Calcul des unités ==> 2." de la procédure "Menu" charge les fichiers ".txt" et ".plq" choisis en mémoire (procédures "Mise_a_zero" et "Litfichier"), calcule, pour chaque sérum, la moyenne des deux cupules (procédure "Calcul_moyenne") et l'écart à la moyenne (procédure "Delta_moyenne"). La procédure "Choix_courbe" permet d'éliminer certaines dilutions du sérum témoin positif visiblements trop éloignées de la droite de régression et capables d'interférer négativement. La procédure "Calcul_dil_unit" calcule ensuite les unités pour chaque sérum. La procédure "Presentation" affiche le résultat à l'écran avec: les numéros des sérums, les deux DO, la moyenne, l'écart à la moyenne en pourcents, la dilution du positif correspondante et les unités. En plus, la droite de régression ainsi que son coefficient de corrélation est indiquée. La procédure "Impression" envoie ces indications sur l'imprimante et la procédure "Sauvegarde" sauve les numéros des sérums et les unités correspondantes dans un fichier ASCII aisément utilisable par un autre logiciel. ANNEXE III: ELISA IgG-SPECIFlQUE HUMAIN Page 96, PROQRAy toxnov flnpulOutpuO ; Ol**) VAR wtit : Tod ; plaque : fite of STRWQ(Q ; labi : string [B] ; tata : PACKED ARRAY (1.48) OF STRINO (G) ; teb3 : PACKED ARRAY (1.,48,1..61 OF Red ; UM : PACKED ARRAY )11..15,1-41 Cf Red ; ttand : PACKED ARRAY 11 U5] OF Real ; present : Strtig|5t ; sauvl,sauv£sauv3: SWnQ(T] ; choix : CHAR ; minera: SttnglZ); WJnd4,irid2jnd3 : htegaf ; certi ,conl2,conl3^i : Heger ; pente,rnt8r,coefi, valeur : Real ; nom fchiarjionijitaqua/Mm.fauveg : String [20] ; bidon : SWnpJ2l] ; exy, ex2, ex, ey, ey2 : Real ; PROCEDURE Trame ; BEGIN etacr; Writeln; WrIMn ; Wrtìatn; Wrttefn ; Wrtteln ; f------„__ «otre las edam« 1 ft 12----------------*) W2:-0; WriieC ¦) ; Forrnd2> t lo 12 DO Write fnc&G) ; Writer/ 1; FOR ine) > 1 lo 73 DO Wrfte£HR(l96» ; Writetn ; C------------igne i * 8 — A É H-------1 W3 > O ; W2 :- 1 ; White imo < 8 DO BEGIN intì :- M3 * 1 ; M2 > M3 ; WriteiCHRfjnca ? 66); ',CHR(ITa; -CHR(ITM) ; FOR ind > 1 TO 5 DO BEGIN FOR W4 > 1 TO 2 DO WriteC '.CHR(1T9)) ; END; WriteT ',CHR(ITS)); Writetn; Writef I; FOR W > 1 TO n DO WrHe(CHR(IBQ) ; END; END; PROCEDURE Entree de* ieri ; BEGIN Choix > V; M :-8; Ind2 > 11 ; corti :- O ; com2 :-0; Assign (daque/icm_ptaque) ; GOTOXY(1.4) ; WfIIeC Nom du fierier : ',nomjilaoue ) ; {¦-------------------dàpasaon vertute------------------- Ind3 :-5; M4>6; FOR ind > 1 io 8 DO BEQtN M4 :• M4 ? 2 ; GOTOXYfnd3W4) ; Write(vatour5:0) ; comi > corti * 1 ; QOTOXYGnd3^d4) ; ReödWlabaecntll ; IF tabgeorm] - " THEN STRf>ateur5:0,lab2f.cortII) ELSE VâKtabaocnUlvaleur^ ; valeur :• valeur + 1 ; GOTOXY(M3JnrJ4) ; Wiftef ¦); GOTOXY ; END; conti > conti * t ; Q0T0XY(17Ä ; ReadhifBbZtcontl) ; GOTOXY(17,8) ; Wrtte(tab£tcontlD ; GOTOXY<23,8) ; WrrtofebgconMD ; U62II(B > ' BT ; UÙ3I1Î >*20CT ; taMia > ' 4W ; t8b2(13] > ¦ BW ; tab2i14] ;¦ '160Xr ; tab2f.1$ > -320V ; W2I16] > • T V ; corti > ccnlt + 7 ; corl2>29; M2:-6; FOR M4 :- 1 TO 4 DO BEGIN; FOR M :-1 TO 8 DO BEGIN; M2 > hd2 ? 2 ; conti > conti + t ; GOTOXY(cont2Jnd2) ; WrìtetvaleurSX)) ; GOTOXY(com2jnrJ2} ; Reedra1ab2lconl1} ; IF tabaccntl] - " THEN STRMeur5:0,tab3contlJ) ELSE Val(lab3contl),valeurrt ; valeur :- valeur + 1 ; GOTOXY(conl2>nd2) ; Writer I; GOTOXY(corrOid2) ; Wrfte(tob2Jconl1II ; G0T0XY«conl2 * 6)W2) ; Writetab2Ieont1]> ; END; com2 > corro ? 12 ; hrJ2:-6; END; Rewrite (plaque} ; FOR conti > t to 48 DO BEGIN iauv3 > tab2Icort1] ? ' ; writdn (uuv3) ; Write (ptaquejabZIconll]) ; END; dote (plaque) ; END; ind :-0 ; WMe ind < 48 OO BEGIN M > ind »I; labZTnd) :- ' ' ; FOR M2 :- 1 Io S DO tab3find,ind2] > 0.000 END; dncr; END; PROCEDURE Presentation ; BEGIN conti :. ind :-0; While ind o 48 OO BEGIN cher; WrHdnT FCHlER ; Y . Cperfe:2:3,* X) * .',irter2;3) ; : C - ',¢08*!:¾ ; Wrttef Num Serum DOt WrMnCDiI Unrtes 1; WrMt; FOR conti :- 1 to 48 DO BEG« ind :- ind + 1 ; WrrWcortl :2.' 1; Wrfte(tab2iconl1]£; 1 ; FOR ind2 > t to 2 DO WrtoftflWcorm MZJ^l* 1; WrHeQatacorrll ,3):9:3; 1 ; Wrile(lab3eeritt ,4):5:0; "i ; Wrte(lab3carrtï ,5):9:3; 1; D02 Ucy Ecart* 1 ; WrfleflHTOabScenlt.ejAO) ; IF conti' - 16 THEN Readkitchoo) ; END; ReBOn(ChCa); END; END; PROCEDURE Impression ; BEGIN drier; GOTOXY(I1IU) ; Writef Voutoz-vous inprirner ce fichier (arri) -> 1 ; Readh(choM ; F chea - -tf THEN BEGIN conlt :-0; M>0; WrHeln(LST) ; While kid o 48 DO BEGIN WrMi(LST); WrMiO-ST,' FICHIER : 'JJOm-SCrMr); WrMi(LST,- 1; Wmeki (LST.'Droäe : Y - Cpente:2:3," X) * >ten2:3); WrMi (LST.-Coeffident: C - ',coeftl:3) ; WrReIn(LST); WrMt(LST); WrHe(LST,-Num Serum DOI D02 Moy Ecart %*); WrMtILST1-DiI UnM 1 ; WrMi(LST); FOR comi > 1 to 48 OO BEGIN ind>M + 1 ; WrHe(LST1CCrHI :2,1 ¦) ; Write(LST,tab2(conll]:6,- 1 ; FOR W2 > 1 to 2 DO Write(LST,iab3(conllJnd2]^; O; WrHe(LST,tab3(conI1,319:3,' 1 ; Write(LSr,tabStcant1,415.-0," 1 ; WrtieiST,terj3tcorrn ,519:3/ ¦) ; Wrte&ST,INT(lac3conn,6I):&0) ; WrMi(LST); END; END; FOR confi :- 1 TO 2 DO WrMi(LST); FOReontt :-11 TO 15DO BEGIN Wrile{LST,tab2fcontll6/ ',tab4|contl,119.3,' Mabtlcontl,219:3) ; WrMilLST,taMICOrill,3):9:3,' ',tab4|conl1 ,415:0) ; END; FOR conti > 1 TO 7 DO WrMi(LST); END; END; PROCEDURE Sauvegarde ; BEGIN GOTOXY(1,12) ; WrtteT Voulez-vous sewer ce fierier (cVn) Readn(chdx) ; IF cfwii - 'o' THEN BEGIN Writer Entrer le numero de te plaqua Readkifnumero) ; Assign (varbd^om sauveg) ; Rewrite (varw) ; Wrftett (yartd.bidon) ; For conti > 1 TO 9 DO BEGIN tttab3{carin,6]:5$.tauv1) ; tttab3(a>nl1,4]:5:CUan2) ; tauvl > sauvl * ' muv2 :- iauv2 * ' tauv3 :- latgccnHK tMon :- ruiwnwftw3+«auv1*4«w2; Wrlteii (bidon) ; WrMi fvartd,bidon) ; END; For corti ;- IT TO 48 DO BEGIN iWeitfconn ,6J^O1SaUVl) ; ta^ab3(coni1,4]:5.{l,tauv2) ; sauvl > sauvl * ' sauv2 :- sauv2 * ' sauv3 > tab2IcontlV '; bidon :- iunero+*aw3+*auv1+*»uv2 ; WrMi (bidon); ANNEXE IM: ELISA IgG-SPECIFIQUE HUMAIN Page 97. Wrftdn ttata, Won) ; END; END; madMtfoÈO : dceefvarM); END; PROCEDURE UlfleMer; BEGIN fittici (vartxUioni_toï«î ; Reset (varhO ; (* lecture dee derniers sera----------- WNb bidon - ' OO Reatfi (vartxt,bidon) ; Readm (vartxt,bidon) ; conti > O ; FOR «13 :- 1 TO 6 DO BEQ)N FOR ino? > 1 TO 2 DO BEGIN; FOR ind :- 1 TO 8 OO ReednfvaiWJBbl JaM(COnH+W)1MSJ ; ReadnfvaAd,tidon) ; END; corti > comi + 8 ; END; dose(varW); (*--------------------------lectin du fieri» plaque —¦ Assign (ptsquejiomjfaque) ; reset (plaque) ; FOR ind > 1 TO 48 OO Read(daque,tab3indll ; dose (plaque) ; (¦FOR hd :-1 TO 48 DO Wifteh (lab£Endltab3rnd,Utab3rind^ f) end; PROCEDURE «em moyenne ; BEGIN ind>0; While ind < 48 DO BEGIN taWTfrt.3 :- Oab3rind,1J * taWind.2]) 12 ; END; END; PROCEDURE DaTU moyenne ; BEGM Ind :-0; WhIe W < 48 DO BEGIN UHMA* >' ABS(IOO ¦ <0ab3ind.1I tab3nnd,3D) END; END; BEGN ey > ey * (ittnoTmd]) ; •y2 :- ey2 *¦ (SORdtanatmd)) ; END; FOR Ind2 > 1 TO 2 DO •ty :- exy ? ((10OO * tab4End,indZD * END; pente > «n • exy) - tei * ey )) / <(n • ex2) • inter > fey - (partie * ex)) / n ; coed :- «n • exy) • (ex ' ey» I SQRT«(n • ex2) ¦ (9QR(ax))> • &i'(ey2)-(SQR(ey)))); END; ind :-0; WnIe M < 48 DO BEGIN ind>ind + 1 ; teb3Tnd,5) :- (pen» * (100O*(teb36ndJJ) * Mar) ; tab3Tnd,6) :- 2*(E*p(tab3Dnd,5t) ; END; END; WnSe cnoii o Ï DO BEGIN F ohoh - T THEN O; PROCEDURE Mot» droite ; BEGIN Writer Entrer la valeur è effacer Readn (vKeurt ; FOR M > 11 TO 15 DO FOR M2> ITO 2 DO BEGIN IF tab4Cnd^dZ] - valeur THEN BEGIN tab4Tndjid2) > 0.000 ; n :- n • 1 ; ttWTnd,4] :- 0 ; IF ind2 - 1 THEN tabdTmdJ] :. ttb4(in 11 TO 15 DO FOR MZ :- 1 TO 4 DO taMMndZl > tatUGndiidT); WMe choix - 'cf OO BEGIN GOTOXY(I1S ; Write* (1 Carte DO 1 DO 2 Entrer le nom du fichier ¦ Entree des sen ; END; — F Choix - 7 THEN BEGIN Witleh ; Wrtteki ; Wrief Enter le nom du fchter —>">; ReadhfoomJtfW ; nomjtaque > nomjiehier * '.ptq" ; nom_tauveg > narn_*tftor * 'jvtf ; ron)_fiefier > ncm_tch)er + '.W ; kite_a_uro; P----------------------modifier lee BK el It rwe eu BK- C FOR W :- 1 TO 48 DO BEGIN FOR hd2 :- 1 TO 2 DO teb3Snd,ind3 > ft*b3pmj,ind2] ? 0.096) ; BiO ft Csfcul.inoyfnne ; Detajnoyome ; Chcù_coutte; Cäai_«_uni1 ; May % drff ); FOR M > 11 TO 15 CO BEGIN Writer 'ÄbaWKV r,tab40ndJt5â; ',UWnd,2]:5:3>; WriteC >b4Dnd,31&3,- ¦1tab4Bnd,4]3ffl ; In press ion ; Sauvegarde; ENO; Menu; END; END. PROCEDURE Cele droite ; BEGIN exy > O; ex2>0; ei :- O ; ey>0; ey2:-0; staraci) :- 52983 ; ttanc(12] :- 4.6052 ; ttan413] :- 35120 ; ttandIM) :- 32189 ; Han415] > 2.5257 ; fey :- 39.1202 ; FOR Ind :-11 TO 15 DO BEGIN FOR ind2 :- 1 TO 2 OO BEG« exy :- eiy ? ((10001aM(nd,W25 * standTndII ; END; END; *> FOR ind > 11 to IS DO BEG« ex2 :- ex2 * (SQR(IOOO *1ab4[ind.1]) • (SQR(1000*tab4r>nd21)) ; ex:-(ex ? (lOOOtaWreUJ ? (lOQOWGnd,2]l); F taMJpod.l] o 0 THEN BEGIN ey :- ey + (standSndl ; ey2 > ey2 *(SOR(flarK(incT) ; ENO; F ttW«*2]o 0.000 THEN Writetif Pente > *,pente:5:3) ; Writciif tnteroepfon - 'jnter5:3) ; Writeeif Coeffidem - ',coet&S) ; Writtti ;Writ8Si ; Writef Aoceptei-vou* las domee* (c pour changer ) :*); Readntchobt) : IF choix - 'c" THEN Mocfl_droto; END; END; PROCEDURE Menu ; EUSATOXOCAROSE '); Writeii ; Writeln ; Writ* ; Writeln ; M Writef ReBd(ChOiI); END; Entrer lee sera —> 1.1 ; Calcul des unites -> 2.1 ; Sorte —> s. 1 ; ANNEXE IV : ELISA IgE-TOTAUX HUMAIN Page 98. ELISA IqE-TOTAUX HUMAIN. Pour évaluer la quantité d'IgE présente dans un sérum, nous avons choisi d'utiliser un test ELISA sandwich (Voller er al., 1979). Cette méthode est très sensible et permet la détection de quelques nanogrammes de !'Immunoglobuline. L'ELISA sandwich IgE consiste à fixer au fond d'une microplaque des immunoglobulines de chèvre spécifiquement dirigés contre les IgE humains puis de faire réagir le sérum à évaluer. Les IgE vont être captées sur la microplaque et seront révélées à l'aide d'un conjugué anti-lgE humain couplé à un enzyme. L'application d'un substrat se colorant au contact de l'enzyme permet de mesurer la réaction. Les solutions et tampons utilisés sont décrits dans l'annexe III. Les différentes étapes de la réaction sont les suivantes: Fixation de l'anti-lgE: L'anti-lgE humain de chèvre (KPL N° 01-10-04) est dilué dans du tampon carbonate pH 9,6 à une concentration de 5ng/ml et réparti à raison de 200 (il par puits dans des microplaques Immulon 96 cupules (Dynatech M 129-A). Une incubation est ensuite effectuée à 37°C dans une étuve à circulation d'air pendant 1 heure. Lavages: Trois lavages successifs sont effectués, le premier de quelques secondes et les deux autres de 5 min. Chaque cupule reçoit 200 ni de tampon phosphate de lavage (PBS-Tween) distribué à l'aide d'une multipipette ou d'un appareil (Dynatech Ultrawash II). Incubation des sérums: Les sérums à tester sont dilués 10 fois dans du PBS-Tween-BSA 1% et disposés dans 2 cupules contiguês à raison de 200 ni par cupule. Sur chaque plaque, 5 dilutions successives d'un sérum positif sont également disposées. La valeur en unités internationales (Ul) de cet échantillon est connue, car elle a été calibrée dans un test identique par rapport à un témoin du commerce (Biomérieux, IgE-TROL). Les dilutions correspondent à 100 Ul, 50 Ul, 25 Ul, 12,5 Ul et 2,5 Ul. Deux cupules remplies uniquement de tampon constituent un contrôle (blancs). L'incubation se fait pendant 1 heure et demie à 37°C. Lavages identiques aux précédents. Incubation des anticorps secondaires: Les anticorps secondaires sont des anti-lgE de chèvre couplés à une phosphatase alcaline (KPL N° 05-10-04 à 0,1 mg/ml). Ils sont dilués à 1/2000 dans du PBS-Tween-BSA 1% et disposés dans la microplaque â raison de 200 nl/cupule. L'incubation de 1 heure se fait à 37°C. Lavages identiques aux précédents. Incubation du substrat: Le para-nitrophényl-phosphate (Aldrich N° 85,738-0) est dilué à raison de 1 mg/ml dans un tampon diéthanolamine-HCI pH 9,8 et réparti à raison de 200 nl/cupule. L'incubation de 1 heure se fait à 37°C . ANNEXE IV : ELISA IgE-TOTAUX HUMAIN Page 99. Arrêt de la réaction: La réaction est arrêtée par adjonction de 50nl/cupule d'une solution 3M de NaOH. Lecture de la réaction: La lecture de la microplaque se fait à 405 nm â l'aide d'un appareil Autoreader Dynatech de type MR 580. La mise a zéro de l'appareil est effectuée par rapport aux blancs. Les résultats sont donnés par report, sur un graphe, des densités optiques (DO) des sérums testés sur la droite établie grâce aux dilutions du témoin positif. Pour obtenir les résultats en unités internationales (Ul), il suffit de multiplier dix fois les unités ainsi déduites (les sérums étant dilués 10 fois). Une Ul correspond â environ 2 ng d'IgE. ANNEXE V : ELISA IgE-SPECIRQUE HUMAIN Page 100. ELISA IaE-SPECIFIQUES HUMAIN. Pour doser les anticorps IgE spécifiquement dirigés contre les antigènes de T. canis, nous avons choisi d'utiliser la technique de !'ELISA double-sandwich qui présente l'avantage d'être très sensible (Voiler étal., 1979). Les immunoglobulines anti-lgE humains sont fixées à la microplaque et captent les IgE des sérums à tester. Cette étape permet d'éliminer le masquage des IgE par les fortes concentrations d'IgG sêriques décrit par Genchi ef al. (1988). Il s'agit ensuite de faire réagir l'antigène ES de T. canis qui se fixe sur les IgE-spécifiques puis de faire réagir un sérum de lapin immunisé contre ce même antigène ES. La réaction est ensuite révélée par incubation d'un conjugué anti-lgG de lapin couplé à une phosphatase alkaline et d'un substrat coloré. Les solutions et tampons sont décrits dans l'annexe III. Les différentes étapes de la réaction sont les suivantes: Fixation de l'anti-lgE: L'anti-lgE humain de chèvre (KPL N° 01-10-04) est dilué dans du tampon carbonate pH 9,6 à une concentration de 5ng/ml, il est réparti à raison de 200 ni par puits dans des microplaques Immulon 96 cupules (Dynatech M 129-A). Une incubation à 37°C est réalisée dans une étuve à circulation d'air pendant 1 heure. Lavages: Trois lavages successifs sont effectués, le premier de quelques secondes et les deux autres de 5 min. Chaque cupule reçoit 200 ni de tampon phosphate de lavage (PBS-Tween) distribué à l'aide d'une multipipette ou d'un appareil (Dynatech Ultrawash II). Incubation des sérums: Les sérums à tester sont dilués 10 fois dans du PBS-Tween-BSA 1% et disposés dans 2 cupules contiguës à raison de 200 ni par cupule. Sur chaque plaque, un sérum positif est également déposé. Deux cupules remplies uniquement de tampon constituent un contrôle (blancs). L'incubation se fait pendant 1 heure et demie à 37°C. Lavages identiques aux précédents. Incubation de l'antigène: L'antigène ES de 7". canis (voir l'annexe III) est dilué 500 fois dans du PBS-Tween-BSA 1% et déposé à raison de 200 nl/cupule. L'incubation se fait à 37°C pendant 1 heure. Lavages identiques aux précédents. Incubation du sérum de lapin: Deux lapins (New Zealand) sont immunisés par deux injections intraperitoneale de 1000 oeufs infectieux de T. canis à une semaine d'intervalle. Leurs sérums sont réunis en un pool qui est dilué 500 fois dans du PBS-Tween-BSA 1% et disposé à raison de 200 nl/cupule dans toute la microplaque. L'incubation se fait à 37°C pendant 1 heure. ANNEXE V : ELISA IgE-SPECIFIQUE HUMAIN Page 101. Lavages identiques aux précédents. Incubation des anticorps secondaires: Les anticorps secondaires sont des anti-lgE de chèvre dirigés contre les IgG de lapin, couplés à une phosphatase alkaline (KPL N" 05-15-06 à 0,1 mg/ml). Ils sont dilués à 1/1000 dans du PBS-Tween-BSA 1% et déposés dans la microplaque à raison de 200 u.g/ml. L'incubation se fait à 37°C pendant 1 heure. Lavages identiques aux précédents. Incubation du substrat: Le para-nitrophényl-phosphate (Aldrich N° 85,738-0) est dilué à raison de 1 mg/ml dans un tampon diéthanolamine-HCL pH 9,8 et réparti à raison de 200 (il/cupule. L'incubation de 1 heure se fait â 370C . Arrêt de la réaction: La réaction est arrêtée par adjonction de 50 u,l/cupule de NaOH 3M. Lecture de la réaction: La lecture des densités optiques (DO) se fait â 405 nm dans un appareil Autoreader Dynatech de type MR 580. Contrairement aux test IgE-totaux, nous n'avons pas mis au point de méthode qui permette une quantification exacte des IgE-spécifiques. L'établissement d'une courbe témoin est laborieux et d'utilité toute relative. Aussi, afin de donner des valeurs permettant des comparaisons entre les sérums, nous avons choisi d'exprimer les résultats en calculant le coefficient de Zahner (Zahner et al., 1981). L'index est calculé pour chaque sérum, il tient compte des valeurs de témoins positifs et négatifs. Il s'agit du rapport suivant: DO(sôrum inconnu) - DO(négatif) Index de Zahner =----------------------------------------------------- DO(positif) - DO(négatif) ANNEXE VI : ELISA SOURIS Page 102. ELISA SOURIS. Les sêrums de souris sont testés en ELISA IgQ selon une méthode proche de celle décrite pour !'ELISA IgG humain. Les solutions et tampons sont décrits dans l'annexe III. Fixation de l'antigène. L'antigène ES (voir annexe III) est dilué dans du tampon carbonate pH 9,6 à une concentration d'environ 0,5 (ig/ml, réparti à raison de 100 ni par puits dans des microplaques Immulon 96 cupules (Dynatech M 129-A). Une incubation est ensuite effectuée dans une étuve à circulation d'air pendant 1 heure à 37°C. Lavages. Trois lavages successifs sont effectués, le premier de quelques secondes et les deux autres de 5 min. Chaque cupule reçoit 200 ni de tampon phosphate de lavage (PBS-Tween) distribué à l'aide d'une multipipette ou d'un appareil (Dynatech Ultrawash II). Bloquage des sites de fixation libres sur la microplaque (saturation). Afin d'éviter des fixations non spécifiques sur la microplaque, les sites encore libres sont saturés d'albumine bovine par adjonction de 300 ni par puits de PBS-Tween-BSA 2% pendant une demi-heure à 37°C. Lavages identiques aux précédents. Incubation des sérums. Les sérums à tester sont dilués 50 fois dans du PBS-Tween-BSA 1 % et déposés dans deux cupules contiguës, à raison de 200 nl/cupule. En plus, deux puits sans sérum ne reçoivent que du PBS-Tween-BSA (blancs). Lavages identiques aux précédents. Incubation des anticorps secondaires. Les anticorps secondaires sont des IgG de chèvre anti-lgG de souris, couplés à une phosphatase alkaline (KPL No 05-18-02 à 0,1 mg/ml). Ils sont dilués à 1/2'000 dans du PBS- Tween-BSA 1% et déposés dans la microplaque à raison de 200 nl/cupule. L'incubation de 1 heure se fait à 37°C. Lavages identiques aux précédents. ANNEXE VI : ELISA SOURIS Page 103. Incubation du substrat. Le para-nitrophényl-phosphate (Aldrich No 85,738-0) est dilué à raison de 1 mg/ml dans un tampon diéthanolamine-HCI pH 9,8 et réparti à raison de 200 nl/cupule. L'incubation à 37°C dure entre 30-60 minutes selon la vitesse de la réaction. Arrêt de la réaction. La réaction est arrêtée par adjonction de 50 nl/cupule de NaOH 3M. Lecture de la réaction. La lecture se fait à 405 nm par un Autoreader Dynatech de type MR 580. Les valeurs de chaque sérum sont données directement en absorbance. ANNEXE VII : QUESTIONNAIRE POUR LES DONNEURS DE SANG Page 104. QUESTIONNAIRE SUR LA TOXOCAROSE Entourez vos choix, plusieurs réponses sont possibles. Lieu:......... Date:.......... Quelle est votre profession? .......... Votre lieu de travail est situé en: ville / campagne / forêt ********** Possédez-vous un chien? oui / non - si oui : est-il vermifuge: souvent / régulièrement / jamais - si non : avez-vous des contacts avec des chiens? fréquemment / régulièrement / rarement Possédez-vous un chat? oui / non - si oui : est-il vermifuge: souvent / régulièrement / jamais ********** Mangez-vous de la viande crue: souvent / quelques fois / rarement Mangez-vous la viande rouge: à point / saignante La viande que vous consommez provient de: boucherie locale / grande surface / production personnelle ou ferme ********** Estimez-vous consommer du lait: fréquemment / régulièrement / rarement / jamais Le lait que vous buvez provient de: laiterie / grande surface / la ferme / production personnelle Le lait que vous achetez est: pasteurisé / cru Cuisez-vous le lait avant de le boire: oui / non ********** Estimez-vous consommer beaucoup de salade et légumes: oui / non D'où proviennent-ils: achetés / production personnelle ANNEXE Vili : QUESTIONNAIRE AUX MEDECINS___________Page 105. TOXOCAROSE Médecin Date: Nom: Prénom : Année de naissance: Localité: Spécialisation : Connaissances - Comment estimez-vous toxocarose ? Parfaites Insuffisantes vos connaissances de Satisfaisantes Nulles La - Où situez-vous votre Passionné Indifférent intérêt pour cette maladie ? Intéressé - Dans votre expérience, avez-vous déjà vu un patient atteint de toxocarose ? Oui Non - Estimez-vous la maladie ? Fréquente Endémique Rare Très rare Fréquence - Avez-vous déjà diagnostiqué une toxocarose Oui Non Si oui ¦> combien - En avez-vous diagnostiqué une dans l'année Oui Non Si oui 1989? combien - Avez-vous déjà suspecté une toxocarose ? Souvent Rarement Jamais - Lorsque vous suspectez une toxocarose, effectuez-vous un test sérologique ? Oui Non - Vous attendez-vous à surtout chez les: Enfants Adultes diagnostiquer cette maladie Adolescents Ne sait pas Entourez ce qui convient. No Prél. Oeufs de Innoculôs Nb. T.cenls Retrouvés Nb. 1 2 0 0 0 0 0% 0% 3 4 5 5 1 0 20% 0% 5 6 10 10 0 1 0% 10% 7 8 20 20 2 1 10% 5% 9 10 50 50 7 5 14% 10% 11 12 100 100 10 8 10% 8% 13 14 500 500 78 52 15% 11% 15 16 1000 1000 314 271 32% 27% Tab. F. Analyse par flottation au sulphate de magnésium des échantillons de terre contaminés artificiellement ANNEXE IX : RECHERCHE DES OEUFS DE T. CANIS DANS LE SOL. Page 106. FLOTTATION AU SULPHATE DE MAGNESIUM: Tamiser grossièrement les échantillons de terre. Peser 25 g de terre dans un bêcher. Ajouter 25 ml H2O déminéralisée additionnée de 0,0025% de Tween-80 (Merk 822187). Agiter vigoureusement. Filtrer à travers une passoire et conserver le filtrat. Mélanger la terre restante dans 25 ml H2O + Tween-80. Agiter vigoureusement. Filtrer à nouveau. Réunir les deux filtrats dans un tube à centrifuger de 50 ml (Falcon N° 2099). Bien mélanger et centrifuger 10 min à 3700 t/m. Jeter le surnageant. Remplir le tube d'une solution de Kl (Merk N° 5040) à 5%, saturée en Sulphate de Magnésium (Merk N° 5882). Centrifuger 10 minutes à 3700 t/m. Combler le tube avec de la solution saline jusqu'à former un ménisque. Déposer une lamelle sur lé ménisque. Après 5 minutes, reprendre la lamelle sur une lame. Observer au microscope. Afin de tester l'efficacité de cette méthode, 16 prélèvements de 25 g de terre préalablement stérilisée ont reçu 0, 5, 10, 20, 50, 100, 500 et 1'00O oeufs de T. canis. Ces échantillons ont ensuite été traités comme décrit ci-dessus. Les résultats sont donnés dans le tableau F. Un nombre minimal de 20 oeufs par 25 g de terre permet une détection certaine de la contamination. Pour des doses inférieures, la mise en évidence des oeufs est encore possible mais aléatoire. 3V^ Isolation par centrifugation Lait tZ-f —3 centrifugation récupération du culot centrifugation c) Concentration au saccharose _. „ centrifugation sur centrifugation „^^,„^ b> eLi* /écrémage\ récupération t_________i des déchets > C —>¦ ^ :* des déchets broyage centrifugation broyage Isolation par "écrémage" Fig. F. Succession des différentes opérations effectuées pour isoler les larves de T. canis du lait de vache. ANNEXE X : RECHERCHE DES LARVES DE T. CANIS DANS LE LAIT. Page 107. RECHERCHE DES LARVES DE T. CANIS DANS LE LAIT. Le lait a été concentré selon deux méthodes: la centrifugation simple et la centrifugation après écrèmage (figure F). La recherche des larves a été effectuée dans les déchets récupérés après concentration sur couche de saccharose. Les étapes sont effectuées comme suit: a) Isolation des larves par centrifugation du lait: Le lait est réparti dans des récipients de 200 ml et centrifugé 15 minutes à 4000 t/min. Les surnageants sont jetés, les culots sont réunis et resuspendus dans de l'eau du robinet. Le culot subit deux nouveaux lavages par centrifugation. b) Isolation des larves par "écrèmage'' du lait: Le lait est centrifugé dans un appareil utilisé habituellement par les agriculteurs pour écrémer leur lait (marque inconnue). Le lait et la crème issus de la centrifugation sont écartés, les déchets (équivalent du culot dans une centrifugeuse habituelle) contenant les larves sont récupérés dans le rotor de la machine et broyés 10 secondes dans un appareil (Servali Omni-Mixer AC-DC NY). Le mélange est à nouveaux broyé puis lavé à l'eau par centrifugation (10 min à 4'000 t/min). c) Centrifugation sur couche de saccharose: Des tubes à centrifuger de 50 ml reçoivent un premier volume de 30 ml de solution de saccharose (1M). Dans chaque tube, 10 ml de liquide contenant les larves et les déchets du lait sont déposés délicatement sur le saccharose. Une centrifugation de 10 minutes à 4000 t/min permet aux grosses particules de traverser la couche de solution sucrée alors que la grande majorité des larves ne pénètre pas. Le surnageant est prélevé, dilué avec de l'eau et centrifugé à nouveau. Le culot est ensuite observé au microscope (4 x) entre lame et lamelle. Le rendement est estimé par adjonction de 100 larves vivantes de T. canis dans 10 ml de déchet de lait avant traitement. Dans cette expérience, 63 larves ont été retrouvées. Le rendement (63%) est acceptable si l'on considère la masse et la complexité du matériel de départ. Cette méthode permet donc de détecter très rapidement la présence de larves alors qu'un examen â la loupe de la totalité de l'extrait s'avérerait très pénible et aléatoire, les parasites devant être mobiles pour être observés. ANNEXE X : RECHERCHE DES LARVES DE T. CANIS DANS LE LAIT. Page 108. Afin de comparer les deux méthodes d'isolation des larves à partir du lait de vache, 4 prélèvements de 5 litres de lait sont infectés expérimentalement par adjonction de 500 larves de T. canis. Deux volumes sont traités par centrifugation et 2 par "écrémage". Rendement de l'isolation par centrifugation suivie de la concentration au saccharose: Huit larves ont été retrouvées. Le rendement de la méthode seule est de 1,6%. Rendement de l'isolation par "écrémage" suivie de la concentration au saccharose: Vingt-trois larves ont été retrouvées, ce qui donne un rendement de 4,6%. Ces valeurs sont nettement supérieures à celles de la méthode dite par centrifugation, mais elles restent toutefois relativement faibles. La supériorité de l'isolement par "écrémage" réside principalement dans la rapidité (30 litres de lait à l'heure) et dans la simplicité des manipulations. Ainsi, ces deux méthodes ne permettent pas une estimation quantitative du nombre de larves contenues dans le lait, mais elles permettent de détecter la présence ou non d'une quantité relativement importante de ces dernières. En effet, il faut théoriquement un minimum de 88 larves dans 20 litres de lait pour qu'une seule soit retrouvée. ANNEXE XI : ANALYSES COPROLOGIQUES DE CHIENS_______Page 109. RESULTATS DES ANALYSES COPROLOGIQUES DES CHIENS. (Les abréviations sont présentées en fin de l'annexe). Chiens de La Chaux-de-Fonds (âge moyen = 15 mois; prévalence 10%) Nd Race Age en mois Sexe Pre Jam >mena Rea. de Jam Vermifug QqfoSvt. e Dernier Résultats Toxocara Autres 1 Collie 19 F 8 2 Cocker 14 M 1 : Setter 18 M 4 4 Pinscher 12 F 4 Caniche 10 M 5 6 Bruno 15 F 4 T.canis 7 Bouvier bernois 2 F 5 T. canis 8 Pyrenees 19 M 1 10 T.canis 9 B. Belqe 7 M 3 10 Collie 16 M 1 11 Collie 15 F 1 5 12 Bouvier 18 F 5 13 Bobtail 18 M 3 14 Bichon 18 F 1 4 15 Cocker 15 F 1 1 16 Caniche 12 F 1 17 Chow-chow 18 F 3 18 Yorkshire 15 M 9 19 Bobtail 17 F 1 6 20 Courant CH 16 M 1 4 21 Briard 12 F 1 7 22 Afahan 18 M 1 7 23 Teckel 14 F 1 4 24 Yorkshire 17 F 1 5 25 Appenzelles 10 F 1 9 26 Schipperke 12 M 1 1 27 Bull Mastiff 13 F 1 5 28 B. Belae 12 M 1 2 T. canis T. vuipis 29 ? 14 F 1 4 30 Terre Neuve 17 F 1 9 31 Pékinois 24 F 1 32 Caniche 19 F 1 11 33 Bouvier bernois 13 F 1 1 34 B. allemand 20 F 1 5 35 B. allemand 14 M 1 2 36 Pékinois 12 M 1 37 Beauceron 11 F 1 1 3 33 Bouvier bernois 14 M 1 3 39 Oogue 14 M 1 4 40 St Bernard 18 M 1 1 41 Golden 18 F 1 7 42 Vulpino 12 F 1 3 43 Yorkshire 18 F 1 44 Pékinois 17 F 1 2 45 Setter 4 F 1 3 46 B. allemand 28 M 1 9 47 Labrador 21 M 1 2 48 Dooue 6 M 1 2 49 Lévrier 19 M 1 7 50 Bâtard 15 M 1 2 T. canis 51 Appenzellois 18 F 1 52 B. allemand 9 M 1 53 Caniche 18 M 1 2 54 Pinscher 18 F 1 55 Boxer 13 F 1 8 56 B. allemand 18 M 1 8 57 Bouvier bernois 18 F 1 5 T. canis 58 Souvier bernois 14 M 1 T. leonina ANNEXE XI : ANALYSES COPROLOGIQUES DE CHIENS_______Page 110. Chiens de Neuchâtel (âge moyen = 31 mois; prévalence 4%). Prélèvements de selles lors de consultations chez un vétérinaire. Page suivante: prélèvements de selles par l'entremise des membres d'une société de cynologie. No Race Age en mois Sexe Pro Jam. mena ReQ. le Ti- Jam. Ver Oqft mifug Svt. > Dernier Résuit Toxocara ats Autres 1 Dogue 108 F 1 2 B. allemand 96 F 1 3 Teckel F 1 4 Yorkshire 4 F 1 1 5 Bâtard 4 F 1 1 6 Yorkshire 72 F 1 7 Setter 4 M 1 1 8 Setter 108 F 1 12 9 Setter 3 F 1 1 Coccidiasp. 10 Bichon 2 M 1 11 Braque 108 F 1 1 12 Yorkshire 11 F 1 5 13 Briard 9 F 1 14 Yorkshire 60 1 1 5 15 B. allemand 11 M 1 1 8 16 B. allemand 3 M 1 17 B. allemand 51 F 1 11 18 Cocker 8 M 1 3 19 Yorkshire 9 M 1 1 20 Cocker 7 F 1 2 21 Bobtail 96 F 1 4 22 Landseer 36 F 1 4 23 Bâtard 2 F 1 1 24 Caniche 53 F 1 12 25 Bâtard 5 M 1 1 2 26 Bouvier 12 M 1 4 27 Colon 5 M 1 1 28 B. allemand 9 M 1 2 29 Teckel 84 M 1 6 30 Teckel 3 F 1 31 Golden Ret. 12 F 1 1 32 B. allemand 108 M 1 33 Caniche 3 F 1 1 1 34 Bouvier 2 F 1 T.canis 35 B. allemand 9 M 1 1 36 Teckel 10 M 1 1 4 No Race Age en moi s Sex Promenade 9 Jam. Reg. Tj. Jam Vermrfus QqIoI Svi. e Résultats Dernier Toxocara Autres Caniche 9 M 2 Ì Labrador 17 M 2 3 8. allemand 18 M 1 1 B. allemand 22 M 1 12 3 Briard 7 M 1 2 ( > B. allemand 48 M 1 ' Bouvier bernois 22 M 1 1 I !Terrier 36 F 1 9 I Bâtard 12 M 1 K ) B. allemand 15 F 1 1 11 Leonberq 36 M 1 12 12 Leonberg 24 F 1 12 K Colile 5 M 1 T.csnis 14 B. des Tairas 20 F 1 6 16 Cocker 22 M 1 4 16 Colile 6 M 1 4 17 Golden Ret. 30 F 1 4 18 Labrador 76 F 1 2 19 Briard 36 F 1 12 20 Bâtard 100 M 1 12 21 B. allemand 15 M 1 1 9 22 Bâtard 10 F 1 8 23 B. de Brie 36 F 1 1 9 24 Bâtard 84 F 1 12 25 B. mallnols 36 M 1 12 26 Schnauzer 12 M 1 4 27 Dogue 48 M 1 3 28 Schnauzer 12 M 1 5 29 Dobermann 22 F 1 1 T. vulpis 30 Bâtard 8 M 1 1 3 31 B. allemand 72 F 1 6 32 Leonberq 16 M 1 6 33 Bâtard 100 M 1 12 34 B. allemand 48 M 1 1 35 B. allemand 6 F 1 1 1 36 Golden Ret. 24 M 1 6 Giardia sp. 37 Labrador 13 F 38 Bâtard 60 M 1 39 Colile 6 M 1 40 Terre-Neuve 22 F 1 StronoYtoUes so 41 Colile 14 M 1 2 T. cams 42 Dobermann 20 F 1 3 43 Teckel 96 F 1 44 Beauceron 46 F 1 6 45 Labrador 11 M 1 3 46 B. allemand 16 F 1 11 47 Bâtard 15 M 1 48 Doque 3 F 1 49 Dobermann 8 M 1 4 50 B. allemand 6 M 1 51 Beauceron 28 M 1 1 52 B. allemand 17 F 1 3 53 B. malinois 5 M 1 1 Stronavtotdes sp 54 B. allemand 48 M 1 12 55 Bâtard 14 F 1 10 56 B. allemand 84 M 1 57 3. allemand 60 M 1 58 3. Pyrenees 84 M 1 12 59 3. Pyrénées 60 F 1 12 60 3. allemand 8 M 1 1 T. canfe 61 Bâtard 9 M 1 62 îâtard S M 1 1 1 63 3. Pyrénées 15 M 1 1 5 Dkmcoelium so. 64 Dalmation 72 F 1 11 651 .abrador 72 F 1 11 66 3. Pyrénées 10 F 1 3 67 3. Pyrénées 4 M 1 3 Chiens de Neuchâtel (société de cynologie). ANNEXE XI : ANALYSES COPROLOGIQUES DE CHIENS Page 11Z Chiens de Couvet (âge moyen = 26 mois; prevalence 3%). No Race Age en mois Sexe Pro Jam. mena Reo. le Jam. Veri Qqfc nifug Svt. > Dernier Résull Toxocara ats Autres 1 Labrador 24 F ¦ 1 1 1 2 Bouvier bernois 17 M 1 1 8 3 Pékinois 4 F 1 4 Labrador 21 M 11 S Bruno du Jura 36 M 3 6 Cocker 48 F 1 7 Bâtard 24 M 1 1 T. cants 8 Briard 34 M 8 9 B. allemand 50 F 4 10 Boxer 39 F 11 Bâtard 36 M 6 T. vulpis 12 Bâtard 24 F 1 13 Bouvier bernois 60 M 14 Bouvier bernois 16 M 2 15 Fox-Terrier 2 M 16 Golden Ret. 70 M 17 Collie 52 F 1 1 18 B. allemand 16 F 1 19 Cocker 18 M 3 T. vulpis 20 B. allemand 15 M 1 11 21 ? 24 F 1 22 Labrador 37 M 1 23 B. allemand 29 M 1 3 24 B. malinois 24 M 11 25 Bâtard 15 F 1 1 26 ? 12 F 2 27 Bâtard 40 F 1 1 28 B. malinois 19 M 1 5 29 Bâtard 29 F 1 Coccidies 30 Dobermann 26 F 1 Taenia sp. 31 Bruno du Jura 33 F 1 1 1 32 Griffon 17 M 1 1 1 33 Musterland 7 M 1 1 1 T. Ieon. T. vulp. ANNEXE XI : ANALYSES COPROLOGIQUES DE CHIENS Page 113. Chiens des Breuleux (âge moyen = 10 mois; prevalence 13%). No Race Age en mois Sexe Pro Jam. ranac Réq. e Ti- Jam. Ven OqIo nifug SvI. i Dernier Résuit Toxocara äts Autres 1 B. allemand 9 F 1 1 6 2 B. allemand 9 M 1 1 3 Bobtail 7 M 1 2 4 Bruno du Jura 3 F 1 1 5 B. allemand 7 F 1 6 Fox-Terrier 4 M 5 7 Caniche 12 M 1 1 8 Bâtard 6 M 8 9 B. allemand 18 F 1 T. cents 10 B. allemand 22 M 1 1 3 11 Bouvier 12 F 5 12 Caniche 6 F 1 9 13 Bouvier 21 F 1 T.canls 14 B. allemand 9 M 1 1 15 Bâtard 8 F 1 T. vulpls Chaque tableau concerne une localité. Les abréviations utilisées sont les suivantes: - F = féminin; M = masculin - Jam. = jamais; Rég. = régulièrement; T]. = toujours dehors - Qqfo = quelque fois; Svt. = souvent; Dernier = nombre de mois depuis la dernière vermifugat'on. - B. = Berger. - T.leon. = T". leonina; T.vulp. = T. vulpis REMERCIEMENTS Page 114. Mes vifs remerciements s'adressent au Professeur M. Brassard, Directeur de Thèse, qui a été l'initiateur de ce travail et qui a su me suivre durant cette étude, ainsi qu'au Professeur A. Aeschlimann, Directeur de l'Institut de Zoologie de l'Université de Neuchâtel, qui, le premier a suscité mon intérêt pour la parasitologie. Je tiens également à exprimer ma gratitude à toutes les personnes qui m'ont aidé et encouragé tout au long de ce travail: Messieurs A.-F. von Allmen, A. Rutti, et C. Saucy, vétérinaires, pour leur aide dans la recherche de chiens infectés et les prises de sang sur les bovins. Monsieur R. Noirjean, agriculteur â la Combe-à-la-Biche et Monsieur H.-P. Furrer, fromager aux Parcs (Les Bayards), pour leur gentillesse et leur disponibilité. Le Docteur A. Murbach et Monsieur A. Wenger de la Maison Ciba-Geigy pour leur précieuse collaboration. Le Docteur J-M. Weber pour ses conseils ainsi que toutes les personnes du groupe d'êco-éthologie de l'Institut de Zoologie pour leur aide dans la récolte de lait et les captures de micromammifères. Les Docteurs Favre et Loizeau du Centre de Transfusion Sanguine de La Chaux-de- Fonds, qui m'ont fait parvenir des sangs de donneurs. Les Docteurs Gaze de l'Hôpital Pourtalès, Friolet de l'Hôpital Régional de Delémont et Favre de l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds et leurs équipes respectives, qui ont mis des sérums d'enfants à disposition. Les Docteurs J.-F. Magnaval des Hôpitaux de Toulouse, C. Riera de l'Université de Barcelone, N. Weiss de l'Institut Tropical de Bale, qui m'ont fait parvenir des sérums de patients infectés. Les Docteurs B. Gottstein et C. Bordier qui m'ont fourni du matériel de travail. Mesdames M. Barrientos, G. Brassard, A. Conte, étudiantes ainsi que Monsieur S. Aubry, laborant, pour leur aide scientifique et technique. Le Docteur Lise Gern pour son précieux soutien scientifique. Le Professeur M. Brassard et Messieurs G. Mûlhauser et Y. Moosmann, pour leur conseils dans la rédaction de ce travail. Madame J. Pont, bibliothéquaire, pour son aide précieuse dans ma recherche bibliographique. Tout mon entourage à l'Institut de Zoologie de l'Université de Neuchâtel et plus particulièrement à mes collègues du Laboratoire d'Immunologie pour son aimable compagnie. J'adresse un message affectueux à Catherine, Nanda et Adrien, qui ont su créer une ambiance de travail agréable au Laboratoire de Diagnostic Parasitaire. Enfin, je tiens à remercier tout particulièrement Catherine, ma compagne, ainsi que mes parents, pour leur soutien moral tout au long de mes études. Ce travail n'aurait pu être réalisé sans l'aide financière du Diagnostic Parasitaire de l'Institut de Zoologie de Neuchâtel. BIBLIOGRAPHIE Page 115. A ABDEL-HAMEED, A.A. 1984. Effect of thiabendazole on the migration of Toxocara canis larvae in the mouse. J.Parasitol. 70(2):226-231 ABO-SHEHADA, M.N., HERBERT, I.V. 1984. Antihelminthic effect of levamisole, ivermectin, albendazole and fenbendazole on larval Toxocara canis infection in mice. 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