UNIVERSITÉ DE NEUCIIATEL — FACULTÉ 'DES SCIENCES ____ _____ _________________________< ______ ____ GÉOLOGIE DU MONT AUBERT ET DE L'ANTICLINAL SOLlAT-MONTAGNE DE BOUDRY AU NORD DU LAC DE NEUCHATEL {Jura vaudois sud-oriental et Jura neuchatelois méridional, Suisse) THÈSE présentée à la Faculté des Sciences de F Université de Neuchàtel pour obtenir le grade de docteur es sciences par JEAN MEIA Licencié es sciences de l'Université de Neuchàtel IMPRIMERIE PAUL ATTINGER SA, NEUCHATEL 1969 UNIVERSITE DE NEUCHATEL FACULTÉ DES SCIENCES La Faculté des sciences de V Ij niversité de Ncuchâtel, sur le rapport Messieurs les professeurs Daniel Aubert, Jean-Paui. Schaër et Bernard KOblbr autorise, l'impression de la présente thèse sans exprimer d'opinion sur propositions qui y sont contenues. Neuchâtel, le 1er septembre 1969. Le Doyen : J. Kossel PRÉFACE Au terme de cette étude, nous tenons à remercier ceux qui ont contribué à sa réalisation. Les professeurs D. Aubfîht, J.-P. Schaer et lì. Kübleh, membres du jury, nous ont conseillé et dirigé pendant les travaux de terrain et de laboratoire. Le professeur D. Aubeut nous fit profiter de sa grande connais- sance du Jura. Le professeur E. Wegmann fut notre premier guide en géologie, et sut nous donner le goût des problèmes structuraux jurassiens. Les professeurs J. P. Portmann et A. Burger s'intéressèrent souvent à l'état de nos travaux. Le professeur H. Badoux, de l'Université de Lausanne, eut l'amabilité de mettre à notre disposition deux travaux inédits de ses élèves dans la région Mauborget et Mont Aubert. Le Dr A. Spicher, de la Commission Géologique Suisse, nous auLorisa à consulter deux cartes originales du secteur Mauborget et Creux du Van. Nous avons eu avec M. A. Lloyd, de l'University College de Londres, d'intéressants entretiens sur les séries jurassiques supé- rieures du Jura neuebâtelois. Enfin, avec notre ami C. Cramez, alors assistant à l'Institut de géologie de Neuchâtel, nous avons souvent discuté de nombreux problèmes tectoniques. Neuchâtel, Institut de géologie, le 20 février 1968. GÉOLOGIE DU MONT AUBERT ET DE L'ANTICLINAL SOLIAT-MONTAGNE DE BOUDRY AU NORD DU LAC DE NEUCHATEL SOMMAIRE Résumé ................. 2 PREMIÈRE PARTIE INTRODUCTION Aperçu géographique.............. 7 Situation géologique et but du travail......... 9 Travaux antérieurs..............10 DEUXIÈME PARTIE STRATIGRAPHIE CHAPITRE PREMIER LE JURASSIQUE SUPÉRIEUR Le Séquanien................ 13 Le Kiméridgien............... 15 Le Portlandien................ 19 Le Purbeckien ............... 22 CHAPITRE II LE CRÉTACÉ Le Valanginien............... 24 VHauterivien................ 25 Le Barrémien (Urgonien) ............ 27 L'Aptien.................. 28 CHAPITRE III LE TERTIAIRE CHAPITRE IV LES FORMATIONS QUATERNAIRES TROISIÈME PARTIE TECTONIQUE CHAi1ITHIi V LES PLIS MAJEURS J. IJanticlinal du Mont AvImH...........33 2. Le synclinal des Hochais............35 3. IJanticlinal Solial ¦ Montagne de Bovary........3G CHAPITRE VI LES PLIS MINEUHS 1. IJanticlinal Sur la Joux - Crêt Tetti.........40 2. Le synclinal de La Porette et le synclinal de La Baronne ... 42 CHAPITRE VlI LES ACCIDENTS CASSANTS LES ACCIDENTS PRINCIPAUX Le décrochement du Mont Aubcrt........... 43 La dislocation de La Hougemonne........... 46 La dislocation du Laga.............. 47 Le pU-faille de la Montagne de lioudry......... 50 LES ACCIDENTS SECONDAIRES Les décrochements des Pâquiers........... 51 La zone de fractures du Grand. Serrolliet........ 51 Sommet du Mont Aubert.............. 52 Les décrochements den Bioles............ 52 Le décrochement Tête à VOurs - Creux de la Pey....... 52 Les décrochements des Rochers des Miroirs........ 53 Le décrochement de la Grande Ecœurne......... 53 Les décrochements des Lanvœnnes ........... 54 La faille Lanvœnnes ¦ Rochers des Miroirs........ 55 ch\pitrf vin LES DIACLASES Les diaclases transversales.............56 Les diaclases longitudinales............57 Les diaclases obliques .............57 CHAPITRE IX CONSIDÉRATIONS SUR LES PLIS ET LES TRACES DE MOUVEMENTS CONCLUSIONS RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES RÉSUMÉ Etude regionale des 2 premiers plis jurassiens bordant — dans sa partie centrale — le lac de Neuchâlel immédiatement au N (faisceau helvétique ou haute chaîne). STRATIGRAPHIE Le manque de fossiles caractéristiques nous a contraint d'adopter la stratigraphie lithologiquc traditionnelle. Calloi'ien : calcaire ; représenté par le sommet de la Dalle nacrée. Oxfordien: très réduit, 45-70 cm ; marneux, fossilifère. Argovien : inférieur ou Spongitien, marnes et marno-calcaires, fossilifères ; supérieur, alternance de marnes et de marno-calcaires ; détermine une combe anticlinale : importance hydrologique. Ces terrains n'afl)eurent pas au Mont Aubert ; ils forment le cœur de l'anticlinal Soliat-Montagne de Boudry. Pour leur descrip- tion détaillée, se référer à M eia (1965). Sêquanien : calcaires oolithiques et pscudo-oolithiques ; répétitions des mêmes faciès ; limite supérieure donnée par l'oolithe de Sainte-Vérène. Kiméridgien : essentiellement calcaire ; oolithique à la base, compact et saccharoïde au sommet ; apparition de niveaux dolomitiques ; horizon à Cl-ad-ocoropsis mirabilis. Au Mont Aubert, niveau brécho-conglomératique (type brèches à cailloux noirs) à gros éléments ; sommet donné par le Banc à Nérinées ; le niveau à Exogi/ra virgula n'affleure pas. Portlandien : essentiellement calcaire ; au sommet, calcaire saccha- roïde. Purbechien : afilcure rarement ; correspond à une combe ; marnes, brèches à cailloux noirs, calcaires à Chara. Le Crétacé n'affleure pas en coupe complète. Valanginien : inférieur, calcaires oolithiques avec intercalations _ marneuses, puis Marbre bâtard ; supérieur, calcaire roux limonitcux ; lentilles siliceuses. — 3 - Hautcrivien : inférieur, Marnes Bleues, rarement visibles ; détermine une combe ; supérieur, Pierre Jaune do Neuchâtcl. Bârrémien : faciès urgonien, calcaires et marno-calcaircs alternant ; h la fin de l'Urgonien, régression, denudation avec érosion karstique. Aptien: argiles et sables remplissant d'anciennes fissures et cavités dans les calcaires urgoniens. Tertiaire : quelques formations sidérolithiques dans d'anciennes cavités karstiques ; conglomérat à galets urgoniens à Cbez le Bart. La Molasse n'afÏÏeure pas dans la partie W de notre territoire ; dans le secteur E, son étude n'a pas été reprise. Quaternaire: important revêtement morainique sur les flancs des aLiticlinaux (moraine rhodanienne würmienne) ; quelques restes rissions. TECTONIQUE Les déformations tectoniques se rapportent à deux styles : — les déformations souples des anticlinaux et des synclinaux — les déformations cassantes perturbant ces plis par le jeu de dislocations, (décrochements, failles), surtout transversales et obliques. On distingue des accidents principaux et des accidents secondaires qui leur sont souvent associés. Le Mont Aubert est un anticlinal dissymétrique se terminant en périclinal au NE3 avec un plongemcnt, de 22°. - Sa direction axiale n'est pas déviée vers le lac comme on le croit généralement, mais elle reste pratiquement constante. 11 est recoupé par un important décrochement .oblique. L'anticlinal Soliat-Montagne de Boudry est un pli dissymétrique au flanc N vertical puis renversé, en contact tectonique (pli-faille) avec le synclinal lui faisant suite. 11 s'ennoie également par ,un plon- gement axial (35-40°) au NE, et subit simultanément un changement de direction., Il est recoupé par deux grandes dislocations, l'une transversale, l'autre oblique. Ces 2 plongées axiales s'effectuent progressivement et avec souplesse. -, L'analyse des diaclascs montre que les systèmes transversaux sont le mieux représentés. Certaines de ces diaclascs transversales _ 4 — sont sensibles aux variations de la direction et de l'inclinaison axiale des plis. Les diaclases obliques sont liées aux accidents tectoniques qui favorisent le développement d'une importante schistosité de frac- ture, Les traces de mouvements se rattachent soit aux mouvements de glissements couches sur couches résultant du plissement, soit aux mouvements dus aux accidents tectoniques. La difficulté de relier les plis de part et d'autre des accidents principaux et le fait que les plongées axiales se situent aux envi- rons de ces accidents correspondent à une origine ancienne de ces dislocations. ABSTRACT Regional study of the two first folds of the Jura, bordering, in their central part, the Lake of Neuchâtel directly N (faisceau hel- vétique). STRATIGRAPHY The lack of characteristic fossils has obliged us to adopt the traditional lithologica] stratigraphy. For the lower sections, see Meia (1965). Sequanian : oolitic and pseudo-oolitic limestones; upper limit, is given by the "oolithe of Sainte-Vérène." Kimeridgian : essentially limestone ; oolitic at the base, compact and saccharoidal on the top ; appearance of dolomitic beds ; horizon at Chdocoropsis mirabilis. At the Mont Aubert, suban- gular zone (brèches à cailloux noirs) with big fragments ; the top is given by the Banc à Nérinées (big Nerinca bed). The level of Exogyra virgula does not appear. Portlandian : essentially limestone ; at the top, saccharoidal limestone. Purbeckian .* rarely exposed ; corresponds to a monoclinal valley ; marls, breccias of black fragments, limestones with Chara. Valanginian : lower, oolitic limestone with marly intercalations and the "Marbre bâtard" ; upper, "calcaire roux limoniteux", siliceous lens. Hauterivian : lower, blue marls, rarely evident ; determines a mono- clinal valley ; upper, Pierre Jaune of Neuchâtel. Barremian : urgonian facies ; alternating limestones and marlaceous limestones ; at the end of the Urgonian regression, denudation with karst forming. Aptian : clays and sands filling old cracks and cavities in the Urgonian limestones. Tertiary : a few siderolitic formations in old karst cavities ; conglo- merate with Urgonian fragments at Chez Ic Bart. Quaternary : important glacial deposits on the flanks of the anticlinal folds (Wurm moraines of the Rhone glacier). A few Riss deposits. STRUCTURAL GEOLOGY The tectonic deformations are of two types : — folding ; — faulting (strike-slip-faults, faults, transverse and oblique). Major and minor faults are discernable. The Mont Aubert is an asymétrie anticline ending as a periclinal structure NE, with a plunge of 22°. Its axial direction remains nearly parallel to the range and is not deviated from as generally supposed. This fold is disturbed by an important oblique strike- slip-fault. The Soliat-Montagne de Boudry anticline is an asymétrie fold, first with a vertical N flank and then overturned. It also possesses a very important axial plunge (35-40°) NE and it simultaneously changes strike, ltis disturbed by two big dislocations, one transverse, the other oblique. These two axial plunges are progressive and supple. The analysis of the joints shows that the transverse system is the most important. Some of the transverse joints are influenced bv the variations of the strike line and by the axial plunges of the folds. The oblique joints are connected with the tectonic disturbances which facilitate the development of an important fracture cleavage. The slickensides are connected with either the sliding of beds along the bedding planes during the folding, or to movements alongside faults. The difficulty of matching the folds on both sides of the major faults and the axial plunge near these disturbance, affirm that the fault pre-dates the folding. PREMIÈRE PARTIE INTRODUCTION Aperçu géographique Le Mont Aubert1 borde le lac de Neuchâtel immédiatement au NW ; il forme l'extrémité orientale d'une chaîne qui s'est indivi- dualisée au NH de Bullet et qui s'abaisse, puis disparaît dans le secteur Provence-Vaumarcus. Dans cette chaîne, une série de dépressions transversales ou obliques découpent la topographie ; elles offrent ainsi des passages aboutissant vers le N dans une vallée allant des Rasses à Provence. Ce sont : les Granges Champod, le Petit Brelingard, Les Râpes à 1'W de Mauborget, la zone du Crosat et des Serrolliets à l'E de cette localité. L'alignement et la direction de la chaîne subissent des pertur- bations à son extrémité E (Meia, 1966). Le Mont Aubert est une montagne presque' entièrement boisée ; il culmine en une croupe large de 300-750 m où alternent bois et pâturages. On peut difficilement parler de véritable sommet ; cette croupe est coiffée de quelques collines peu saillantes ; la cote maxi- mum est à 1339,4 m. Lc flanc S présente une dissymétrie que nous avons déjà signalée (Meia, 1966). Le flanc N est plus régulier, mais moins étendu ; il se raccorde à une zone déprimée, large dans sa partie centrale (1,5 km aux Rochats), plus étroite aux deux extré- mités. Cette dépression est la suite de la vallée citée plus haut. Dans notre secteur, elle culmine du côté W à 1200 m d'altitude et s'abaisse vers l'E jusque dans la région de Provence (780 m). ' En continuant vers le N, on passe alors sur un nouveau versant constituant le flanc méridional d'une autre chaîne, celle du Creux du Van-Soliat, grande voûte, large de 3,5-2,5 km, irrégulièrement ondulée, et se terminant par une croupe qui culmine à 1465 m (Soliat). Le cirque d'érosion du Creux du Van est entaillé dans cette chaîne qui est aussi découpée par des dépressions transversales ou obliques ; les plus importantes sont celles de La Rougemonne et de la Combe du Laga. A la hauteur du village de Montalchez, le versant S de la chaîne s'abaisse jusqu'au lac. 1 Les noms et cotes sont ceux de la Carte nationale de la Suisse au 1:25 000, feuilles 1163 Travers, 116¾ Neuchâtel et 1183 Grandson. U — o e mi li i n CO3CO S g g 5 S n s " " S a s. his;^?;-' Ifïfï fîiîf S^ 3Bn- td tì n» » o c- o < C S O 2. o, 5 - SlS-O - 9 - A partir de la dépression du Laga, la Montagne de Boudry constitue la prolongation vers le NE de la cliaîne du Creux du Van. Sa topographie est fortement dissymétrique. La partie S s'abaisse vers le lac en une pente régulière plus ou moins accentuée. On passe de l'arête du sommet (altitude 1330-1200 m) à la cote 500 sur une longueur à vol d'oiseau de 2,5-3 km. Le versant N est beaucoup plus accidenté. Une paroi verticale de 200 m domine un flanc escarpé de la vallée où coule l'Areuse. On passe là de 1330 m à 620 m sur 1 km seulement, ou de 1200 m à 575 m sur 1 km également. Vers IMi, PanLÎclinal s'abaisse brusquement et il est traversé en cluse par l'Areuse entre les cotes 550 et 450 m. Au-delà, il ne subsiste plus qu'une région de collines (altitude moyenne 800 m). Situation géologique cl but du travail La région étudiée appartient au Jura plissé, plus particulièrement au faisceau helvétique ou baute chaîne, dans le secteur N du lac de Neuchâtel. 11 s'agit en effet des plis internes bordant le Plateau molassique a Ja hauteur de ce lac. soit, l'anticlinal du Mont Aubcrt à PW et celui du Soliat-Montagnc de Boudry à PE. Si la première étape du travail était d'établir la carte géologique d'une région peu connue — le Mont Aubert — son but, principal réside dans l'étude de la structure des plis. En effet, sur les cartes géologiques et tectoniques existantes (cf. références bibliographiques), PanticHnal du Mont Aubcrt est représenté avec une direction axiale quelque peu particulière ; alors que les principaux plis voisins s'orientent sensiblement SW-NE, il rompt cet alignement pour prendre une direction E-W, s'abaisser, puis disparaître sur la rive N du lac de Neuchâtel. Il s'agissait d'expliquer cette anomalie. Quant à l'anticlinal Soliat-Montagne de Boudry, il se rétrécit progressivement en direction de PE, et, dans le secteur des gorges de l'Areuse, subit également un important abaissement axial, sans toutefois disparaître complètement. On suit en effet son prolonge- ment dans une zone d'cnsellement avant sa réapparition de façon plus distincte à Chaunioni, au N de la ville de Neuchâtel. Le problème était d'analyser cette chute axiale et d'en comparer le mécanisme et les résultats avec celle du Mont Aubcrt. A cet effet, nous avons examiné les déformations des terrains dans ces régions, afin d'obtenir une représentation détaillée de l'anatomie d'une chaîne jurassienne sur une distance d'environ 18 km. Dans le secteur oriental, les observations sur le terrain furent - 10 - effectuées durant les étés 1961 et 1962 ; dans le secteur occidental, elles débutèrent durant, l'été 1964 et se poursuivirent en 1965 et 1966. Quelques contrôles et mises au point furent encore réalisés en 1967. Los bases topographiques sont des plans au 1 : 5000 et 1 : 10 000 des Mensurations cadastrales suisses. Les travaux de laboratoire furent exécutés à l'Institut do "éo- logie de l'Université de Neucliâtel. A l'exception de la partie aval des gorges de l'Areuse. l'absence de bonnes coupes naturelles nous a obligé a établir un découpage serré du territoire. A plusieurs endroits, nous avons dû effectuer des séries de coupes perpendiculaires à la pente topographique, a inter- valles de 100-150 m. Les niveaux intéressants ainsi recoupés ont ensuite été raccordés latéralement. Cette méthode a été appliquée en particulier sur le flanc S et IS du Mont Anbert et sur Ic flanc S de l'anticlinal du Soliat. Cette manière de procéder nous a permis parfois de rassembler des observations et des mesures aussi bien stratigraphiques que tectoniques dans des secteurs qui de prime abord paraissaient avares de renseignements. Travaux antérieurs Si la géologie de la région est représentée sur la carte géologique générale de la Suisse au 1 : 200 000 {feuille 1 Neucliâtel, 1944) ou, plus anciennement sur la carte géologique de la Suisse au 1 : 100 000 (feuille XT Pontarlier-Yverdon, 1868 et 1893, et feuille XIl Fribourg- Berne, 1.879), on cherchera en vain dans la littérature des travaux relatifs à l'anticlinal du Mont A uberi.. IjCS régions avoisinantes par contre ont été l'objet de nombreux levers et études. Cc sont : à l'W, Rittener (1902) dans les environs de Sainte-Croix, et Custer (1932) sur la feuille Mauborget de l'ancien Atlas topographique de la Suisse (atlas Siegfried); au N, Ricken bach (1925) bordant notre territoire sur une courte étendue : au N éga- lement, et surtout à FE, Thiébaud (1937) par son étude sur la région du Creux du Van. Au S enfin, Bertscuy (1958) a examiné les terrains crétacés et molassiques au bord du lac de Ncuchâtel. Cet auteur signale (p. 220-221) les travaux intéressant son territoire: or, pour la région qui nous préoccupe, qu'il s'agisse de M.-B. de Saussure (1779), B. Studeh (1.853). Jaccakd (1869), Baumhebgeii (1903, 1905), Schaihjt (191.0), Carozzi (1948), F. Burri (1956), Jayet et Portmann (1961), tous ces auteurs traitent de problèmes strati- graphiqucs ou paléontologiques particuliers. Ils n'abordent pour - 11 - ainsi dire pas l'aspect structural de ces régions. Ce sont d'ailleurs des travaux qui ne touchent qu'à un secteur restreint de notre territoire, en général, la partie inférieure du versant S de l'anticlinal. Si de Saussure (1779, p. 318) remarque bien certaines couches en position aberrante au-dessus du village de Vaumarcus, seul Jaccard (1869, pi. 1) aborde le problème structural avec un profil à travers le Mont A.uberL Schau in* (1910, p. 426) dessine aussi un profil, mais se rapportant uniquement au secteur du Bois de Seyte au N du lac de Ncuchâtel. 11 faut attendre le travail de Bertschy (1958) pour disposer d'une étude plus récente du littoral. Ainsi, il semble que l'on ait négligé — tant au point de vue tectonique que strati graphique — de s!occuper du Mont; Auhert proprement dit. La grande superficie des terrains couverts et boisés, la rareté et la pauvreté des aflleurements ont-elles découragé les chercheurs ? Peut-être estimait-on la région trop facile et par conséquent peu digne d'intérêt ? Dans les travaux modernes, il faut toutefois mentionner l'exis- tence de deux études — non publiées, déposées à l'Université de Lausanne — exécutées par Favre (1962) pour le Mont Aubcrt et de Montmollin (1962) pour la région de Mauborget. La partie orientale de notre territoire est mieux connue, tout d'abord par les travaux de Thiébaud (1937) déjà cités, et surtout par la « Description Géologique des Gorges de l'Arensc ». de Schahdt et Dubois (1902), qui reste encore la base de toute étude dans ce secteur. La monographie de Frei (1925) borde également notre terrain à son extrémité E. DKUXlEMi; !'AKTIE STRATIGRAPHIE Notre stratigraphie s'appuie davantage sur clés observations et des considérations lithologiqucs que sur des données paléontolo- giques. Il faut en chercher la cause dans l'absence de bons fossiles. La faune est en effet très pauvre dans les séries jurassiques qui afilcurent ici. L'établissement des limites d' « étages » doivent donc se baser sur la présence d'horizons ou de niveaux mieux caractérisés par leur « lilhofaciès » que par leur contenu paléontologique. Il s'agit par conséquent d'une stratigraphie bthologiquc. D'autre part, certaines régions —le Mont Aube ri par exemple — sont très pauvres en bons affleurements. Comme nous l'avons déjà signalé, toni; le secteur est très boisé. La partie basse est en outre recouverte de moraine rhodanienne, alors que les zones sommitalcs sont occupées par des pâturages et des forêts. Los affleurements de grande superficie et les coupes d'une certaine étendue sont par conséquent très rares. Cette remarque est également vaiatile pour l'anticlinal Soli a t- Montagnc de Boudry, à l'exception du secteur des gorges de l'A reuse. On sait que la stratigraphie du Jurassique est en pleine refonte. Pour l'Europe nord-occidentale, le Malin ne comprend plus que les étages Oxfordien, Kimméridgien (ou Kiméridgien) et Portlandien, définis et limités par des zones d'ammonites. La discussion se poursuit d'ailleurs encore actuellement. Le Colloque International du Juras- sique {Luxembourg, 1962) recommande en particulier l'abandon des étages ou sous-étages Argovicn, Rauracicn et Séquanicn. Cela est. cependant quasi impossible dans nos régions où la faune est pauvre. Dans des travaux récents, certains auteurs (Hafeli, J966 - Tn AOiAnn, J966) ont préféré la solution de créer une chronostrati- graphie basée sur des descriptions lithostratigraphiques. Us dis- tinguent pour le Mahn supérieur deux complexes baptisés de noms locaux, mais qu'ils peuvent cependant, grâce à la découverte d'une tini moni te, mettre en parallèle avec les véritables étages s tra ti- graphiques. Sur notre terrain, on pouvait se demander s'il était judicieux de créer de nouveaux termes locaux, ou au contraire, en l'absence de faune, de continuer à utiliser les anciennes dénomina- tions stratigraphiques — Séquanicn, Kiméridgien, Portlandien, Purbeckien — tout en sachant que ces horizons ne correspondent plus a la définition moderne d'un étage stratigraphique. - 13 - Nous avons choisi cette seconde solution. Les séries affleurant a la Montagne de Boudry ont déjà été décrites ailleurs (Meia, 1965, p. 3-28). Les pages suivantes se rap- portent au Mont Aubert. Il n'a pas été effectué d'études en lames minces. C'est, en tenant compte de ces différentes remarques qu'il faut aborder ce chapitre. CHAPITRE PHg1MIEK LE JURASSIQUE SUPÉRIEUR Le Séquanien (cf. fig. 2) Dans le Jura neuchàtclois méridional, les auteurs distinguent. deux complexes, un Séquanien inférieur marneux avec intercalations marno-calcaires et un Séquanien supérieur surtout, calcaire (Ricken- bach, 1925 - TinÉBAUD, 1937 - Schwaah. 1961). La base du Séquanien n'est pas visible au Mont Aubert ; il ne sera donc question ici que de sa partie supérieure. Lo sommet du Séquanien est signalé par un niveau caractéris- tique que nous parallélisons avec l'oolithc de Sainte-Vérènc (Ricken- bach, 1925 - Thiébaud, 1937 - Mei a. 1965). Au-dessous de cet horizon, les faciès sont très diversifiés dans le sens vertical, avec plusieurs répétitions à différents niveaux. 11 s'agit essentiellement d'une association ou d'une succession de calcaires oohthiques, pseudo- oolithiques, graveleux ou compacts. La granulometrie des éléments constitutifs est très diverse. La roche peut être passablement zoogène, mais elle contient des débris fossilifères — surtout des débris de coquilles — rarement des fossiles entiers. Les bancs sont bien lités, en niveaux minces de 5-30 cm, ou plus épais de 50-150 cm. Nous n'avons pas observé d'importantes colonies de coraux. Le niveau à « oolithes nuciformes » (« Mumienbank » de Ziegukh, 1956) n'a pas pu être observé ; il est probablement recou- vert de végétation. 11 existe deux horizons-repères intéressants dans le Séquanien. Il s'agit tout d'abord de l'oolithc de Sainte-Vérènc, bien repré- sentée dans l'anticlinal du Soliat ; elle est par contre un peu moins caractéristique — et assez mal stratifiée — dans l'anticlinal du Mont Aubert. Fig. 2. -— Profil stratigraphiquc du Séqunnjoi. Moni. Aubcrt, chemin du Bois de la Còle. 25. Sommet non visible. Calcaire beiße clair ft cm in fin, saccharotdc, Kimeridgicn. 24. Oolithe de Sfl in te-Vérone, Alai stratifiée. 23. Calcaire oolithique beige clair, parfois rosâtre. Eléments non calibrés 0.5-3 mm très serrés. Quelques points bruns ; quelques débris de coquilles. 22. Oolithcs beige clair non calibrées 0,5-2 mm, parfois recris- tallisées. Quelques éléments plus foncés donnent mie ponc- tuation brune à la roche. 21. Base comme 22. l'asse sans lìmite nelle ri un horîxnn conte- nant des Ilots anguleux beige clair à grain lin, donnant à Ia roche un aspect bréchique. Stratification irrégulière. Couvert sur 2 m. 20. Calcaire dolomitique gris à gris beige, par endroits blanc ou rosâtre. Veinules et rognons de calcite. Cargncules. 19. Calcaire gris-beige n grain fin, saccharoïde, Oolithcs en ilôts. 18. Cnlenire oolithique gris-brun, non calibre. Elements jaune- brun 1-3 mm voisinant avec une oolithe très fine et très serrée. Ciment parfois rccristallisc. Débris de coquilles. Nérinées. Mal stratifié. Couvert sur 2 m. 17. Grosse oolithe jaune-brun 1-3 min 0, plus rarement 4 mm. Kn général peu serrée dans un ciment plus clair. Elements en relief sur les surfaces altérées. Ki. Calcaire saccharoïde jaune claïr à grain fin avec taches et points bruns. Base non visible. Couvert sur 2 m. 15. Calcaire gris-brun, par endroits grumeleux ; taches noires ou lie-de-vin à la base, jaunes ou rouilles nu-dessus. Passe à un calcaire beige à grain fin, contenant des oolitlics jaunes et des éléments de taille nueiforme. 14. Oolithe gris-brun avec débris spalbiques ; points rouges ; un peu grumeleux. 13. Calcaire oolithique grossier grïs-heigc, avec elements bruns non calibrés 0,3-5 mm 0. Débris coquilles ; débris spatliiques ; ciment r écris ta 11Ì5Ó. Stratification mal marquée. ¦lG- 12, Calcaire finement oolithique, beige avec des éléments brun- jaune donnant une ponctuation brune A la roche. ........ Couvert sur 15 ni. 11. Calcaire oolithique jauniitre avec points blancs. Quelques 'S débris spathiques fins. 10. Calcaire gris-beige, finement oolithique. en partie recristal- :.:«.¦,.. lise. Parfois passées plus grossières et débris spathiques. 13 Couvert sur 2 m 50. -........ 0. Calcaire gris-beige à jaunâlre, grumeleux et un pou marneux, '2 Contient des oolithcs et des débris de coquilles ainsi que des débris spotliiques. l'asse nu sommet à un calcaire oolithique et graveleux gris-beige avec taches bleues. Nombreux détritus ¦¦-¦-— spathiques et coquillicrs. Restes de Brachinpodes, Crinoïdcs, Lamellibranches non dé terni in a blés. Couvert sur 5 m 50. ,0 8. Calcaire oolithique et graveleux gris-beige. Granulometrie variable dans un mémo liane. Au sommet oolithe fine, régu- lière. Stratifié en bancs de 30-40 cm, 7. Calcaire gris-beigfi, finement oolithique. Devient plus grossier ........... uvee débris de coquilles vers le haut. Au sommet, stratifica- tion entrecroisée soulignée par les débris fossilifères en relief. liien stratifié en bancs do 5-30 cm. ........... 0. Calcaire oolithique et. graveleux gris-bcìgo, parfois jaunâtre 0 ou rosâtre. Eléments non calibres 0,5-3 min. Détritus spa- ......... thiques et coquillicrs, 5. Calcaire gris-beige, finement oolithique. 7 4. Comme R. Débris spathiques un peu moins nombreux. ""G"" 3. Comme 5. S™' 2. Calcaire saccharoïde gris-beige ; quelques oolithcs. Détritus -4:::: coquillicrs et débris spathiques. 3 1. Calcaire gris jaunâtre, saccharoïde avec quelques petits "TZ'. débrïs spathiques. ' Base non visible. - 15 - L'autre niveau-repère est constitué par une grosse oohthe jaune- brun à éléments de 1.-3 mm de diamètre, en général peu serrés. Lc ciment est plus clair. Nous avons également mis cet horizon en évi- dence dans le secteur de la Montagne de Boudry et; des gorges de I1Areuse (Meia, 1965, p. 9-10). Toutefois dans ces régions, on l'ob- servait tout près de Sainte-Vérène, alors qu'au Mont Aubcrt, il en est, séparé par d'autres faciès (cf. fig. 2) confirmant l'existence de variations latérales dans ces séries. Comme la base de l'étage n'est pas visible, il est impossible de mesurer sa puissance, Nous ne pensons pas qu'il dépasse 100-110 m. On reste donc dans les normes généralement admises pour l'épaisseur du Séquanicn dans cette partie du Jura, Le Kiméridgien. (cf. fig. 3) Au Mont Aubert, le Kiméridgien est essentiellement calcaire, Les niveaux marneux intercalés — s'ils existent — doivent, être de faible épaisseur ; ils n'affleurent pour ainsi dire jamais. On remarque dans cet (»étage» les mêmes phénomènes observés plus à l'E dans la Montagne de Boudry, à savoir que si les dépôts apparaissent de prime abord uniformes, ils sont en réalité extrê- mement variés dans le détail (Meia, 1965, p. 9). Ainsi, cette répé- tition de faciès à des niveaux différents signalée dans le Séquanien se poursuit dans le Kiméridgien. La coupe relevée sur le flanc S du Mont Aubert (chemin du Bois de la Côte, fig. 3) est malheureusement incomplète pour Ia partie inférieure, lille montre des calcaires plutôt clairs, dont la teinte varie du brun au blanc, en passant par une gamme de gris-brun à gris-beige plus ou moins accentués. Les calcaires sont encore nette- ment oolithiques et pseudo-oolithiques vers le bas, alors qu'au sommet, ils sont plus compacts, à grain fin, souvent saccharoïdes. Lorsque les oolithes subsistent dans cette partie, elles sont rassem- blées en Îlots et souvent noyées dans la roche. Les faciès dolomitiqucs deviennent aussi plus fréquents ; s'ils n'apparaissent pas plus nombreux sur le profil de la figure 3, c'est parce que la végétation les masque souvent. Des calcaires tachetés annonçant les calcaires à taches rousses du Portlandien apparaissent également, ainsi que certains faciès à tubulures sur lesquels nous reviendrons. La stratification en couches de 30-60 cm peut passer à des bancs plus massifs atteignant, jusqu'à 2,5-3 m d'épaisseur. - 16 - Dans les faciès calcaires, les rares fossiles — à l'exception des N cri nées, présentes, elles, dans de nombreux niveaux — sont rassem- blés en nids. Il s'agit essentiellement de Brachiopodes, surtout des Térébratules (dont; Terebratula subsello) et de Lamellibranches en debris plus ou moins bien conservés (Meia, 1965, p. 12). Des coraux existent, localement. Signalons également la présence de Vaginclla striata Carozzi (organisme « C » Favre), (Baer. 1956) 1. La base du Kiméridgien donnée par le toit de l'oolit.he de Sainte- Vérone est donc de caractère lithologique. La limite supérieure, quoique marquée par un horizon fossilifère, n'en reste pas moins arbitraire au point de vue stratigraphique ; il s'agit en effet du Banc à Nérinées (öGrenznerineenbank» de Frei, 1925). A l'instar des régions voisines (Fniïi, 1925 - Rickenbach, 1925 - Thiébaud. 1937 - Meia, 1.965), le. niveau à Exogyra virgula2 (Aubeiit, 1934, 1943.1949) n'a pas été observé ici. Bien que des Nérinées de toutes tailles existent dans de nombreuses couches, le Banc à Nérinées. choisi comme limite entre le Kiméridgien et le Portlandien se recon- naît aisément à ses caractères habituels : grosse taille et surtout densité dos individus dans une couche calcaire bien limitée ; sa puissance n'excède pas 90 cm. L'affleurement du chemin du Bois de la Côte est malheureusement assez altéré. Il faut signaler la présence d'un autre horizon-repère situé sous le Banc, à Nérinées. 11 s'agit d'un calcaire à Cladocoropsis mirabilis (Renz, 1931 - Baku, 1956 - Schwaah, 1961). C'est l'équivalent du calcaire à Bryozoaires du Kiméridgien supérieur cité par les anciens auteurs comme Fiuït (1925). Mühletiialer (1931) ou R[TTENlUt (1902). Bien que ces organismes existent dans plusieurs niveaux du Kiméridgien 3, le bane à Cladocoropsis mirabilis proche du Banc à Nérinées s'en distingue par la forte densité des fossiles en relief sur les surfaces altérées. Il n'a pas été possible de délimiter de façon extrêmement précise la position de cette couche sous Ie Banc à Nérinées. Il ne semble toutefois pas qu'elle soit à plus de 10 m. Le niveau des Marnes du Banné n'a pas été observé. Dans notre profil (fig. 3), il existe bien un horizon marno-caleaire fossilifère (25). 1 An sujet de cet organisme, Tiiai,mank (1966, j>. 46) continui; à parler d'un «organisme Ce, son Appartenance aux Ptéropodes semblant remise en question. 3 La coupe d'un nouveau chemin — non marque sur la carte topographique — à l'W Jc Mulrux montre dans un calcaire grumeleux jaunâtre, un mince niveau lumachellique au-dessus de l'horizon A Cladocoropsis. Les individus ne sont pas déterminables. Cc faciès n'a pas été retrouvé ailleurs. 8LlOYD (communication orale) en a retrouvé dans 5 niveaux à la Combe Girard au S du Locle, tous kimeridgiens. Fig. 3. — Profil stratigrapliiqiic du Kimcritlgicn. Mont Aubci't, cliemm du Bfiis de ]a Côte. 3D. Probablement Banc à Nérinées. 3S. Calcaire gris-brun, saccliarolde, dur. 37. Calcaire gris-beige, snccharoldc ; par endroits oolithique dans un ciment recristallisc. Mal stratifié. 3G. Calcnire dolomitique. Teinte variant, du gris-blanc nu gris-brun. 35. Calcaire beige clair; par endroits, points jaunes. Dur; cassure csquillcuse. Nérinées. 34. Calcaire gris à gris-brun, avec points sombres. Un peu snccharoldc, 33. Calcaire dolomitique gris-beige. Couvert sur 6 m. 32. Calcaire beïge clair à grain fin ; saccharoïde. Tacites et points jaunes. Dendrites. 31. Calcaire gris-bcigc avec points jaunes et larges plages beige clair. Restes de coquilles. Mal stratifié. Couvert sur 9 m 50. 30. Calcaire beige clair, saccliarolde, avec oolithes en ilota. Au som- met, points !»Innés et oranges. Nombreux débris fossilifères : coquilles; Crînordes; Nérinées. Mal stratifié. 20. Calcaire beige a grain fin. Taches rouilles disséminées. Dur ; cassure concholdale. Au sommet, niveau de 20 cm avec petites Né rinces. 28. Calcaire compact blanc t\ grain fin. Petits débris d'organismes non délerminables recrislallisés. 27. Calcaire beige â grain fin avec points et taches rouges. Coraux ; tiges de Crinoldes. 2G. Calcaire gris-bnin, légèrement saccliarolde, avec points roux. Mal stratifié. Couvert sur C m, 25. Calcaire marneux gris-brun à gris-jaune, fossilifère. Nombreuses Térébrntules ; Tri chi tes ; restes de Lamellibranches indétermi- nables. 24. Calcaire gris-beige à grain fin, saccharotde. Quelques points roux, Nérinées. Mal slrotifié. Couvert sur 4 m. 23. Calcaire "variant du gris-bleu au gris-beige, parfois jaunâtre, Oolithes par zones. Ponctuation brune ; réseaux de tubulures plus clairs, gris-blanc. Nérinées. Mal stratifié. Couvert sur 11 m. 22. Calcaire saccliarolde gris-beifle. Quelques oolithes en îlots. A In base, points blancs et jauno-brun. Bien stratifié. Couvert sur 3 m 50. 21. Calcaire gris-beige il grain fin avec points noirs et blnncs. Dur. l'ar endroits oolithique. 20. Calcaire gris-beige à grain fin avec taches rouilles. Dur ; cassure concholdale. 1!). Comme 21. IS. Calcaire oolithique beige clair à rosa tre ; irrégulier. Pâte ooli- thique fine cl serrée englobant des éléments et des débris plus W grossiers. Ciment parfois re cristallisé. Débris spathiques et débris de coquilles. Nérinées. Assez mal stratifié. ,, 17. Calcaire oolithique gris-beige. Quelques éléments grossiers (genre nuciforme) dans une pâle oolithique plus fine. IG. Comme IS. Nérinées et débris coquilliers rassemblés eu ilôts nu sommet. 15. Calcaire gris-beige avec points bruns et débris spathiques. Ki. Calcaire oolithique beige clair a rosâtre ; irrégulier. l'a le oolithique ..-lî fine et serrée englobant des éléments cl des débris plus grossiers. Quelques éléments noirs. u...... 13. Calcaire gris-brun à grain fin. Taches rouilles. ,Q ""' 12. Calcaire oolithique gris-brun à points noirs en partie récris la 11 is c. ........ Couvert sur 4 m. j 11. Calcaire oolithique blanc ou rosâtre. Oolithc miliaire. 10. Comme 14. Débris grossiers plus abondants. .t'.y.'.','. 9- Calcaire gris-brun à gris-beige. Points blnncs et jaunes. Ilots d'oolithes. Stratifié en bancs de 30-GO cm. 8. Calcaire oolithique gris-beige, par endroits rccristatlisé. Quelques éléments brun-jaune plus grossiers. 7. Calcaire oolithique gris-bcigc, par endroits recrislallisé, La recris- 5 tallisntion elìaco le caractère oolithique. ;<;;;;;; C Calcaire saccliarolde gris-beige à gris jaunâtre. Grain fin. Petites 1 taches jaunes. Débris d'organismes. Eu bancs de 20-30 cm. ..,,,... Couvert sur 1 m 50. "i...... 5. Comme G. 4. Oolithes brun-jaune dans un ciment gris. 3. Cnleairc oolithique gris-beige, souvent recrislallisé. Stratifié en bancs de 30-40 cm. 2. Calcnire gris-blnnc à grain fin. Dur; cassure concholdale. 1. Calcaire gris-bcigc à grain fin. Petites loches rouilles et points noirs. Dur; cassure concholdale. Rase non visible. - 18 - Cependant, les fossiles n'y sont pas particulièrement caractéristiques, et. il nous paraît trop éloigné rie la base de \'<< étage» pour pouvoir être rattaché aux Marnes du Banne. Nous n'avons pas retrouvé non plus l'affleurement signalé par Tiiikbaud (1937) dans la région du Pré Millet, 2 km au NNVV de Provence, près de la frontière cantonale Vaud-Neuchàtel. Un fait, intéressant est, là présence sur- la croupe du Mont A uberi. ù l'altitude de 1210 m, 200 m à l'E de Cavasson (543,600/192,100) d'un niveau brécho-conglomératique à éléments colorés du type brèche à cailloux noirs ou multicolores (.BaeR, 1956). Il n'est pas possible d'en mesurer la puissance. Ce qui frappe ici. c'est la grosseur des éléments. .Dans une section plane, nous en avons mesuré doni, la taille variait entre 3-6 cm, 6-10 cm, 9-24 cm. Leurs angles sont c m o u sscs. Ce faciès n'afllcurc pas ailleurs. On n'en a retrouvé que quelques blocs — disséminés dans le pâtu- rage — sur le flanc S de l'anticli- nal du Soliat, au SE de Bellevue (542,120/194,450). Par conséquent, on ignore s'il est continu ou spora- dique. Certes, ces brèches à cailloux noirs ou multicolores sont connues depuis longtemps déjà. Baku (1956) et Häfeli (1966) en rappel- lent l'historique. Dans ce secteur du .Jura, on avait l'habitude de les attribuerai! Portlandien (Baku, 1956 - ScHWAAH, 1961 - MÜHI.E- THALKH, 1931) et au Purbeekien (CaHOZ/.I, 1948 - MlJHI.KTHAI.Klt. 1931 - Mkia, 1965). A Cbaumont toutefois, Bail» (1956, p. 76) en signale dans le Kiméridgien supérieur, car elles ;-* sont associées à des Cladocoropsis -_________ t/ CfTi mirabilis. Mühuhualeh (1931, ....., ,p. 181) parle aussi h propos du .rig. 4. — Horizon brccho-coiiglo- K7- . ¦ • ¦ n i mirntique clans 3« Kiméridgicii. KimendglCn d une roche conte- Sommet du Moni Aubüit. nant «... des cailloux roulés, des - 19 - concrétions brunâtres et, surtout noires pouvant atteindre la gros- seur d'une noisette, éléments semblables à ceux du Purbcckien ». L'auteur considère ce faciès comme «... un amas ou une intercala- tion lenticulaire locale... ». car il ne le retrouve nulle part ailleurs. Dans une région plus orientale, entre Bienne ci. Soleure, Thauiann (1966) en signale tout à la base du Kiméridgien. Au Mont Aubert, la position du faciès à cailloux noirs est également assez basse dans !'«étage». Quant à la genèse de telles formations, Bahr (1956, p. 77-79) en distingue deux types : — il relie le premier aux glissements sous-marins et aux formations analogues, plissotements, brèches en formation, structures d'écoule- ment ; — il qualifie la seconde de «subaérienne». .H X F e li (1.966) dans une étude récente émet des conclusions quelque peu différentes, basées sur des analyses de laboratoire. Pour cet auteur, la coloration noire est d'origine purement organique, due à une pigmentation carbonée, une quantité de 0,01 % de carbone submicroscopique suffisant à provoquer cette coloration. Lc sédiment originel des cailloux noirs est une gyttja calcaire pauvre en détritus qui se forme dans des bassins littoraux ou limniques. La rareté de nos propres affleurements et leur faible étendue ne nous permettent pas de trancher. Peut-être faut-il envisager plu- sieurs types de formations. Dans l'optique de la seconde hypothèse de Baku, signalons à l'W de Mutrux (le long du nouveau chemin forestier) la présence de « mud-cracks » au voisinage de brèches colorées. Les éléments de ces dernières sont toutefois ici beaucoup plus petits ; ils n'atteignent jamais la taille de ceux rencontrés au sommet dii Mont Auberl;. Le Porllandien (cf. fig. 5) Seule la base du Portlandien affleure de façon continue dans la région du Mont Aubert. La situation des affleurements sur le chemin du Bois de la Còte — à la suite du Kiméridgien — permet d'en relever une coupe détaillée (fig. 5) l. 11 n'est pas possible de donner ici une division en deux ou trois sous-étages, comme ont pu le faire Rickenbach (1925), Mühi.k- TiiALKn (193:1), Thiéhau» (1937), ScnwAAH (3961), Mkia (1965). 1 On ne peut mesurer qui: l'épaisseur de la partir; inférieure tic If» série. Au- dessus de noire horizon Vi ((ig. 5), la position des alFIeurcmetils par rapport au chemin ne permet plus un relevé précis. Vig. fi, — Profil slraliiriiipliifjuo du l'ortlnndicn. Mont A uberi,, chemin du Bois de la Côt.c. u 44. Calcili]-« compact gris-beige à gris-crème. Parfois avec Inches rouges. Dur. 43. Calcili re saccharoïde beige clair. Ilots oolitliiqiics. Vagin clin striatn Cnrozzi. Nombreuses veinules de minile. 42. Calcaire gris-brun à grain fin. Dur. Bien stratifié en bancs do 10-20 cm. 41. Calcaire gris-brun, saccharolde, légèrement dolomitique. " 40. Calcaire gris-beige à grain lin. Dur, Bien stratifié en bancs de 10-20 cm. ^2 39. Calcaire dolomitique gris-brun. Dcndrilcs sur les plans de couches. ";•..... 3S. Calcaire beige clair à grain fin, parfois légèrement rosé. l'eut aussi Être tacheté de jaune-orange. Rien stratifié en bancs de 30-00 cm. 10 37. Calcaire dolomitique gris-blanc. Très altère. 39 3G. Calcaire jaune-blanc à grain fin. A la base, laches el points ........ jaune-brun. 3° 35. Calcaire oolitliïquc beige clair, avec ponctuation jaune-brun. Iin partie recristallisé. '..- 34. Calcaire jaune clair à grain fin. Taches jaunes. Dendrites sur les jj"" plans de dinclases. 3l":l. 33, Calcaire dolomitique gris-beige. Très saccharolde au sommet. 31 32. Calcaire gris-beige à grain fin. Taches rouges. Cassure concboldale. 31 31. Calcaire gris-crème, légèrement dolomitique. 3Q 30. Calcaire beige clair a grain fin. 29, Comme 32. Asse?, mal stratifié. *B 2S. Calcaire jaunâtre avec laches beiges ; pur endroits, un peu mar- -.M neux. Tcrébraiules. Dendrites sur les plans de diaclases. IT 27. Comme 32. 20. Calcaire beige clair, un peu rosaire, snccharoîde. Finement stra- tifié (1 cm). *B 25. Calcaire sacchnroïde beige, parfois jnunitrc. Dur ; cassure jj conclioïdale. .........jt 24. Calcaire beige clair i\ grain fin, avec réseaux de tubulures roses ou 13 blancs. Quelques points jaunes. Plans de couches très érodés. 23. Calcaire saccharolde gris avec passées dolomitiqiies. Restes de ** coquilles. 2, 22. Calcaire beige à points jaunes. Ilots nolilhiqucs. Mal stratifié. 21. Comme 22. Au sommet, horizon avec Nérinécs. Mieux stratifié. -T" 20. Calcaire beige clair a grain fin. Moucheté par une ponctuation noire. Rien stratifié en bancs de 30-40 cm. IS'.*:: 13. Calcaire gris-hrnn, saccharolde. U 18. Calcaire beige clair à grain fin. Taches cl ponctuation brun-orange. ¦)j..... 17. Calcaire saccharoïde gris à gris-beige avec points bruns. ......Ï5 IG. Calcaire gris-beige, légèrement doloniiLiqiio. ...W.... 15. Calcaire beige A grain fin avec trainees orange. Devient saceha- 13 roîde au sommet. IJ-- 14. Calcaire dolomitique gris-beige. 13. Calcaire rosiltre a beige clair avec inches rouges. Grain (in. 12. Calcaire dolomitique gris-brun. 11. Comme 13. Couvert sur 3 m. -------- 1O1 Calcaire gris-blanc, légèrement doloniilique. ....19.... Bien stratifié en bancs de 2-10 cm. 9 9. Calcaire gris-blanc, parfois rosaire, a grain fin. Par endroits taches "'"q...... et flammèches rouges. ........... 8. Calcaire beige clair a grain fin. Ponctuation jaiine-hriin et points ' noirs isolés. Dendrites. :::::^-.-.-.-.-..8 -j_ Calcaire gris-beige, saccharoïde avec points noirs cl bruns. "."'.".!.".Vi 6. Calcaire avec rares pelits éléments noirs anguleux. 5. Calcaire beige clair à grain fin, saccharolde. Restes de Brachto- 3 podes. Bien stratifié en bancs de 5-10 cm. 4. Calcaire gris-beige saccharolde. "......... 3. Comme 5. Au sommet, petites Nérinécs et débris d'organismes. I 2. Calcaire gris-beige saccharolde, avec points jaunes et blancs. Couvert sur 1 m 10. '"........ 1. Calcaire gris-brun saccharolde. Surmonte le Banc à Nérinécs. - 21 - Toutefois, les faciès décrits par ces Auteurs se retrouvent pour ainsi dire tous sur notre terrain, Le Portlandien est essentiellement calcaire. Seuls quelques rares et minces niveaux marno-calcaircs y sont intercalés. Il fait suite au Kiméridgien sans transition de faciès ; on retrouve à sa base des horizons déjà présents au Kiméridgien supérieur. II faut donc répéter ici que Ia limite choisie au toit, du Bone à Nérinées reste arbitraire. Aussi, lorsque ce niveau-repère n'affleure pas, est-il très difficile, voire problématique de tracer une limite entre les deux « étages ». Tout au plus remarque-t-on dans ce Portlandien quelques caractères permettant de le différencier des formations sous-jacentes, caractères que nous avions déjà signalés à la Montagne de Boudry, à savoir : -— une stratification plus nette cl. moins épaisse des bancs; — une granulometrie plus fine des calcaires ; — une diminution des faciès oolitlnqucs ; — l'augmentation des faciès dolomi tiques, présentant souvent une altération pulvérulente ; — l'augmentation des calcaires tachetés. Les trois complexes décrits dans les gorges de l'Areusc — calcaires tachetés, plaquettes, calcaires dolomitiques (Meia. 1965, p. 16-17) — affleurent également ici. On en trouvera la description dans ce travail, Au Mont Aubert, il est toutefois beaucoup plus difficile de les ordonner stratigraphiquement, car il semble que l'interpénétration des faciès y soit plus prononcée. La partie supérieure du Portlandien, ainsi que le passage au Purbeckien ne sont pas visibles. Un faciès particulier permet cepen- dant de situer le sommet de ces dépôts. 11 s'agit d'un calcaire saccha- roïde, cristallin, de couleur variable allant du blanc au gris foncé, parfois même brun clair (Meia, 1965, p. 17). Les anciens auteurs (Rickenbach. J925 — Mühlethaler, :1931 — Timéiîaud, 1937) ont décrit cette roche sous le terme de dolomie saccharoîde. Ce faciès marque le sommet du Portlandien. 11 n'a pas été possible d'en mesurer l'épaisseur. Dans la région du Mont Aubert, il est souvent accompagné d'un mince niveau de cargneules. Mentionnons encore l'existence de deux autres faciès particuliers : a) Les brèches à cailloux noirs ou multicolores se présentent de façon irrégulière. La taille des éléments est inférieure à celle des brèches kiméridgiennes. Dans l'impossibilité de relier latéralement les affleurements, il est difficile de préciser s'il en existe un ou plu- sieurs niveaux. - 22 - b) Les calcaires à pistes ou à tubulures (déjà rencontrés dans le Kiméridgien) montrent des teintes plutôt sombres ; ils sont tra- versés de réseaux de tiges cylindriques, souvent aplaties, plus claires, semblant résulter d'un remplissage postérieur. Le faciès peut se répéter irrégulièrement à des niveaux différents. Ces formations ont déjà été décrites. Rickenbach (1925, p. 27) les nomme << couches à fucoïdes » et pense qu'elles résultent du remplissage de traces de vers. Mùhlethaler (1931. p. 173) les cite dans le Kiméridgien cl; le Portlandien en pensant qu'il pourrait s'agir de restes de polypiers. TiiiKnAUD (1937, p. 22) parle « de calcaires avec pistes de vers ». A la Vallée de Joux. Au beut (1943, p. 27) a décrit des formations semblables, en montrant qu'il s'agissait, d'une forme particulière de dolo miti sali on. Lc faciès n'est pas utilisable comme horizon-repère. Les fossiles sont rares, à l'exception des Nérinées, de Vagindla striata Carezzi et de quelques débris de coquilles indéterminables. Le Purbeckien Nous n'avons pas pu examiner ce niveau convenablement, car ses affleurements sont très rares. En l'absence de preuves paléontologiqucs, les gisements cites ci-dessous sont attribués au Purbeckien en considérant, surtout leur position entre des faciès portlandiens et valanginiens. En outre, la couverture morainique est trop importante pour que la combe purbeckienne soit, bien marquée. a) Dans le talus bordant au N la route Concisc-Mutrux à la hauteur de la Prise Gaulaz pt, 567, nous avons découvert une brèche à éléments colorés ; l'aflleurement se limite à quelques dm2 ; il est difficile de certifier qu'il est vraiment en place. Mais sa position entre deux carrières, ouvertes, l'une dans les couches du Valanginien inférieur, l'autre dans des strates de Portlandien supérieur, corres- pond à celle du Purbeckien. Le Valanginien inférieur forme d'ailleurs ici une petite paroi qui part, de la carrière supérieure et remonte jusqu'à 1!Ë du pt 653, sur le chemin forestier conduisant au Bois de la Côte. Cette paroi limite du côté E une dépression qui doit correspondre à la combe purbeckienne ; quelques pointements de calcaires dolomitiques affleurent en effet sur l'autre flanc. b) Sur le versant méridional du Mont Âubert, nous avons observé — près du sentier reliant Champs Crétin à Champs Richard - 23 - (542.150/190,080) — un calcaire bréchique à éléments noirs, ainsi qu'une microbrèche. Ici également il doit s'agir d!un affleurement purbeckien. c) Un calcaire à Chora affleure à VK de Champs Richard, en bordure du chemin forestier (542,450/190,275). Favre (1962) cite cet afllcurcmenL. d) Nous n'avons pas retrouvé la série décrite par Cahozzi (1.948, ]). 65) dans la région du Pré Marillier au-dessous de Provence. Peut-être est-elle actuellement recouverte ? Un peu plus à l'W par contre, dans le lit du ruisseau descendant de Mutrux, nous avons observe à la cote 715 m, un petit affleurement. de marnes et niarno-calcaîres gris-noir, accompagnés de brèches à cléments noirs également. Comme nous nous trouvons ici juste sous une paroi de calcaire valanginien, ces roches doivent bien appartenir au Purbeckien. CHA't'ITHIÏ 11 LE CRÉTACÉ 11 n'affleure que dans la partie S et constitue la couverture nor- male du flanc jurassique des anticlinaux du Mont Aubert et du Soliat. Les descriptions des terrains néocomiens ne manquent pas dans les environs de Neuchâtel. On trouve aussi dans les travaux de Baumbeiigeiî (1903, p. 38-39) des profds relevés dans des carrières de Frcsens, Bonvillars et Saint-Maurice. Par conséquent, nous ne reprendrons pas en détail des descriptions figurant dans des études antérieures ; nous nous bornerons à rappeler certains faits parti- culiers concernant notre secteur, d'autant plus que Bkrtschy (1958), dans son étude du Crétacé de la bordure du lac entre La Lance et Grandson, a déjà décrit nos meilleurs aflleurements. Bumu (1956, p. 624-625) a également analysé de façon détaillée pour le Valanginien et l'Hauterivien. les profds les plus complets de la région, à savoir ceux des carrières de Saint-Maurice-Champagne (539,880/187,800) et des environs de Tivoli-Bonvillars (541,360/ 188,31O)1. 1 On pourra trouver chez ces auteurs un historique et une bibliographie li'iiil,a.n1. de l'évolution des conceptions ;ni sujet de ces terrains. - 24 - Lc Valanginien De l'avis unanime des auteurs (Frei, 1925 - Mühlethaleh, !931 -AuBERT, 1943-Jordi, 1955-Burri, 1.956 - HXfeli, 1966), le Valanginien se subdivise de haut en has comme suit : Complexe 5 marnes Complexe 4 calcaires Complexe 3 Complexe 2 Complexe 'I manies calcaires calcaires couches à Bryozoaires et Spongiaires couches à Astieria couches de Villers calcaire roux limoniteüx marnes d'Arzicr Marbre bâtard calcaires oolilhkjues alternant avec des Valanginien supérieur ou Valanginien s. st. Valanginien inférieur ou lïcrriasien ou Infra valanginien On trouvera dans le travail de Bu»m (1956, p. 601 -60S) des précisions sur la définition de ces complexes, ainsi que sur les limites de l'étage. a} Valanginien inférieur Dans la zone S du Mont Aubert, le Valanginien n'affleure nulle part en coupe complète, cl il n'est pas possible d'examiner le passage du Purbeckien au Crétacé. Les marnes du complexe 1 doivent contribuer à la formation de la combe purbeckienne ; mais on sait, que celle-ci est recouverte presque partout de dépôts glaciaires. Les premiers affleurements valanginiens observables sont donc constitués par des calcaires oolithiques, pseudo-oolithiques ou spathiques, alternant avec des niveaux marno-calcaircs ou marneux, parfois noduleux. La teinte de ces formations varie du gris-beige au jaune, jaune-brun ; elles sont aussi parfois grisâtres ou tachetées de gris. Ce complexe est surmonté d'un ensemble essentiellement calcaire correspondant au Marbre bâtard. La limite n'est pas toujours très franche entre les deux. Il s'agit d'un calcaire dur, compact, souvent saccharoïde. a cassure esquillcuse. La couleur est également très changeante : blanc, jaune, gris jaunâtre, rosé, parfois avec des taches lie-de-vin. - 25 - b) Valanginien supérieur Nous n'avons pas observe les marnes d'Arzier. Bertschy (1958, p. 224) pense qu'elles n'existent pas dans» la région. En effet, on remarque à deux endroits (carrière de Bonvillars et chemin forestier Corcclles-Fontanezier, entre les cotes 720 et 750) * que le calcaire roux du Valanginien supérieur surmonte immédiatement le faciès Marbre bâtard. Les calcaires du Valanginien supérieur (leur nom l'indique) présentent une teinte rouge-brun ou jaune-brun foncé. Ils sont très spathiques (« Echinodermenbreccie » selon Bertschy), plaquetés en bancs de 1-10 cm, et présentent souvent une stratification entre- croisée. Par ces caractères, ils peuvent parfois être confondus avec certains niveaux de l'Hauterivien supérieur {ils sont toutefois plus spathiques, mais moins oolithiqûcs). Les calcaires sont quelquefois entrecoupés de bancs marno-calcaires. La limonite s'observe en général au sommet du complexe, mais sa position n'est pas fixe, comme d'ailleurs le diamètre des grains qui est très variable mais dépasse rarement 0,7-0,8 mm. Dans le Valanginien supérieur, on peut également trouver des lentilles siliceuses. Le fait a déjà été signalé par Baumbhrger (1903, p. 39) — en particulier à Bonvillars — Bertschy (1958) et Favhe (1962). Remarquons que môme lorsqu'elles n'afilcurent pas, les forma- tions du Valanginien supérieur donnent au sol qu'elles engendrent une coloration brun-rouge assez caractéristique. Mentionnons dans ce complexe la découverte d'un Pyguriis rostratus Ag. sur le chemin forestier Corcelles-Fontanezier, au-dessus de la bifurcation du sentier 720 m, ainsi que de nombreux débris de Crinoïdes, Bryozoaires, accompagnés d'une dent de poisson2 à Bonvillars. Lc complexe des marnes à Astieria (complexe 5) n'a pas été observé. L'Hauterivien Si la division en deux complexes : Hauterivien supérieur calcaire = Pierre Jaune Hautcrivicn inférieur marneux = Marnes Bleues 1 Ces affleurements sont également cités par Beutschy. 2IiKItTSCHY signale la découverte d'une dent de Pycnodits à Tivoli. HXkeli (1965, p. 59) mentionne également des dents de Pycnodus et de Slrophodus dans le Valanginien supérieur de Vnlangin (couche 29). - -26 - est admise grosso modo, les opinions divergent quelque peu sur une subdivision lithologiquc plus fine. Ainsi BiiHTSCHY (1.95S, p. 226-228) envisage trois groupements, à savoir de haut en bas : zone calcaire = Pierre Jaune de Neuchâtel, Hauterivien supérieur zone marno-calcaire TT . . . ., . marnes hautoriviennes Hautcnvicn inférieur Ha feu (1966, p. 594) distingue d niveaux successifs 1 : o ... Pierre Jaune-Zone Mergel-und-Kalk-Zone Knollen mergel-Zone Mcrgel-Zonc... » Les limites de ces subdivisions ne paraissent pas toujours franches, et varient, d'une région à l'autre. Au S et au SE du Mont Aubert, aucun affleurement ne présente l'Hauterivien en coupe complète. Les principaux gisements sont signalés dans le travail de Bkktschy. Nous sommes d'ailleurs d'accord avec les subdivisions lithologiques de cet auteur. a) HcuUerivien inférieur La nature pétrographique de l'Hauterivien inférieur — marnes grises, gris-bleu ou jaunes, contenant des intercalations marno-calcaircs parfois glauconieuses — favorise la formation de la combe bauteri- vienne entre les deux crêts valanginien et bauterivien supérieur. Bien que cette combe soit Ic plus souvent remplie de dépôts m orai- niques, à certains endroits, elle se dessine fort bien dans Ia mor- phologie, même si les marnes n'afileurent pas. Ainsi, elle se marque bien au N d'Onnens. Plus à l'E, la combe bauterivienne constitue la zone de culture et de pâturage longeant la forêt sous le hameau de Vernéaz. Elle s'enfonce dans le ravin de la Vaux où la plasticité de certains niveaux favorise le glissement de gros paquets de Pierre Jaune. Bausiheucer (1905, p. 14) cite la présence des marnes au centre du village de Fresens. Vers I5E, la combe bauterivienne est encore visible au-dessus de Saint-Aubin, au N et à l'E de Gorgier. Sur tout le territoire, elle est jalonnée de sources ou de prises d'eau. 1DaHs la région tic CliamMon, .!ordì (1955) parvient même à subdiviser l'Hautcrivicii en 7 horizons (p. 7}, dont 4 pour l'Hauterivien inférieur et. 3 pour l'Hauterivien supérieur. - 27 - ])) Hautcrwien supérieur Nous ne reprendrons pas en deuil l'analyse de ces formations ; le faciès Pierre Jaune o déjà été maintes fois décrit. Rappelons brièvement que le calcaire de sa base est. un calcaire détritique, spathique, glauconieux et zoogène, alors que la partie supérieure est plutôt oolithique. Les bancs minces peuvent présenter une stratification entre- croisée. 11 existe des passées marneuses et marno-calcairos, mais les Marnes d'Uttins de Jordi (:1.955) ou à Eudesia•¦ semistriata de Schardt et Dubois (1902, p. 271), qui s'intercalent entre les deux faciès, n'ont pas pu être identifiées. Le Bar ré mien (Urgonien) Schardt et Dubois (1902), Schardt (1910), Frei (1925) ont décrit les terrains barrémiens du littoral neuchâtelois, en particulier entre Scrrières et Saint-Aubin. Malgré les grandes variations de faciès de ces formations, (Meia, 1965. p. 26), on parvient sur notre territoire à distinguer les deux grands complexes lithologiques : Barrémien supérieur = Urgonien blanc Barrémien inférieur = Urgonien jaune qui doit correspondre partiellement aux « couches de la Russule » de Jaccard (1869). Cependant, nous n'avons pas pu observer la succession détaillée de ces dépôts. Les limites du Barrémien inférieur et du Barrémien supérieur sont parfois arbitraires. Les calcaires de la base sont très semblables à ceux de I'Mauterivien supérieur : calcaires spathiques glauconicux, parfois oolithiques. de couleur jaune à jaune-brun — devenant plus clairs vers le haut — avec des alternances de marnes et demarno- calcaires. Le Barrémien supérieur montre une teinte plus claire, blanc ou gris-blanc. Il est surtout constitué par une roche dure, parfois oolithique. souvent recristallisée, rappelant par certains aspects le Marbre bâtard du Valanginien inférieur ou même des faciès du MaIm. Mentionnons encore l'existence du calcaire poreux à imprégnation d'asphalte affleurant dans la région de Saint-Aubin (Schardt, 1910 - Frey, 1922). - 28 - ÜApticn En examinant les affleurements barrémiens, on constate à plusieurs endroits des fissures et des cavités remplies de matériel argileux et sableux. Il s'agit de poches ou d'anciennes diaclases élargies et; comblées après coup. On en rencontre partout dans l'Urgonien. Les plus frappantes se trouvent dans les carrières de Ln Raisse (547,150/190,200) et le long de la route cantonale. Le matériel de remplissage est constitué par des sables verdatres et des argiles vertes ou rouge-brun. Ces dépôts contiennent aussi des grains de quartz et de glauconie visibles à l'œil nu ou à la loupe. La pyrite bien cristallisée, parfois abondante, existe également dans la roche encaissante, où certains plans de diaclases sont; même tapissés d'un enduit pyriteux parfaitement cristallisé. Beutschy (1958) décrit en détail ces formations. L'étude d'une microfaune (Orbitolines) lui permet (p. 231-236) de dater certains de ces dépôts de l'Aptien inférieur. A la fin de l'Urgonien, il envisage une régression et une denudation accompagnée d'une érosion kars- tique, suivie à l'Aptien d'une transgression ; toutefois les dépôts de cette période ne subsistent que dans des poches ou des fissures de leur substratum, à la suite de Féincrsion de la fin du Crétacé et de la nouvelle denudation qui en est la conséquence. Ainsi, certaines argiles rouges de remplissage réputées sidéroli- thiques, pourraient aussi bien appartenir à l'Aptien qu'au Tertiaire inférieur. Il est intéressant de remarquer — le phénomène s'observe surtout dans la carrière inférieure de La Raisse — que les parois des cavités de remplissage sont de deux types : certaines ne portent aucune trace de déformation et semblent être des diaclases élargies par une circulation d'eau ; d'autres doivent plutôt être mises en relation avec des déformations tectoniques — plans de faille — car elles portent de nombreuses traces de mouvements, en particulier des stries de glissement. Une association des deux processus n'est pas exclue. Sur le versant SE de la Montagne de Boudry, Dunois (1913) a signalé et décrit une poche l\ fossiles albiens dans une carrière d'Ur- gonien supérieur. — 29 — CHAPlTHIi ILI LE TERTIAIRE Les formations à faciès sidérolithiques sont rares. Elles n'appa- raissent que dans quelques anciennes cavités karstiques. Ainsi Bertschy (1958) el Favre (1962) en signalent une poche dans les calcaires hauteriviens de la carrière de La Galilée (542,420/ 188,380) au N d'Onnens. Elle est encore en partie visible aujourd'hui. Le matériel de remplissage est plus gréseux que celui des fissures urgoniennes. Selon Bbhtschy (1958, p. 236), il s'agit vraisembla- blement de dépôts éocènes. En bordure de Ia route Ncuchâul-Yverdon 1J nous avons décou- vert une petite poche contenant des sables et des argiles brun- rouge, parfois brun-jaune avec de nombreuses petites concrétions de limonitc. Lc faciès de ce matériel est sidérolitbique ; il contient encore un peu de carbonate. Lors de l'ouverture d'une fouille en bordure du lac, à l'E de Chez le Bart (551,100/195,400), il nous avait été signalé du matériel sidérolitbique avec de grosses concrétions limoniteuses. Lorsque nous avons pu visiter le chantier, l'excavation venait malheureusement d'être remblayée. Le matériel récolté dans les déblais consiste en une argile compacte brun-rouge, mais sans nodules de limonitc. La Molasse n'affleure pas dans la partie occidentale du terrain étudié, mais elle existe dissimulée par des dépôts quaternaires. Celle de La Lance signalée par Jaccard (1869, p. 275) n'est plus visible aujourd'hui2. Heim et Hahtmann (1919. p. 33) mentionnent la présence de sables à huile (Ölsand) de la molasse aquitanienne, dans les fondations d'une maison à Onncns. Les affleurements molassiques les plus proches se trouvent sur le cours de l'Arnon, à l'W de notre territoire. 11 s'agit de marnes s tampion nés de la série « Gipsmergcl » (Beutschy, 1958). Quant au gisement de La Poissinc décrit par Schardt (1910), il est actuellement recouvert de remblais. A la sortie E du village de Chez le Bart (550,350/194,790), en bordure de la route cantonale, affleure un calcaire blanc, de faciès 1DaHS la partie orientale de l'affleurement situé à lu frontière cantonale. 2 Elle a été trouvée par forage à la profondeur de 4 m 80 près du cours de la Dia (546, 175/190,0). Nous remercions, le Bureau des autoroutes à Lausanne de nous avoir autorisé à visiter ce forage. — 30 — conglomératiquCj dont les galets sont d'origine urgonieniie. Cette formation repose en discordance sur TUrgonien supérieur ; le phéno- mène s'observe surtout dans la tranchée du chemin de fer juste au-dessus, où ces couches affleurent aussi. Schardt (1901, p. 140-143) a décrit l'affleurement du chemin de fer. Bien que ces dépôts ne contiennent; pas de fossiles, il les considère comme équivalents d'un calcaire d'eau douce à Helix Jìamondi (Aquitanicn inférieur) trouvé à Trois Rods (au N deßoudry); il envisage ces formations (p. 143) comme «... un dépôt littoral d'eau douce formé dans le même lac que le calcaire de Trois Rods » et ceci fl ... au voisinage de l'embouchure d'un ruisseau chargé de galets urgoniens t>. Aux limites E de notre territoire, la Molasse affleure à Ia sortie des gorges de l'Arcuse et dans les environs de Boudry. Les gisements ont été décrits par Schardt el. Dubois (1902) et, Frei (1925). Nous n'en avons pas repris l'étude. CHAPITRE IV LES FORMATIONS QUATERNAIRES Les moraines — vestiges des anciennes extensions du glacier du Rhône — qui recouvrent abondamment les versants des anti- clinaux, appartiennent aux dépôts quaternaires des flancs du Jura tels que les envisage, et les décrit Portmann (1956, p. :16-17) : « ... moraines pétro graphique nient hétérogènes, c'est-à-dire renfer- mant des galets alpins et des galets jurassiens », où l'on trouve de la moraine de fond, de la moraine superficielle et de la moraine lavée. Ces dépôts sont considérés comme wünniens. Les restes de la glaciation rissienne (Thiébaud, 1937, p. 43-44 — Portmann, 1956, p. 16) sont rares ; ils sont représentés par des galets alpins — surtout des quartzites — observés entre La Combe (538,850/191,950) et Le Mont (543,700/195,460) à des altitudes variant entre 1210 et 1300 m. A propos de cette glaciation rissienne, il faut mentionner l'exis- tence d'un gisement situé au N de Corcelles. décrit par Jayet et Portmann (1961, p. 644-645) 1 et renfermant un cailloutis inter- glaciaire. Dans un autre gisement situé plus à l'W (Tuileries près de Grandson), ces auteurs ont pu par la suite dater une moraine rissienne 1LeS coordonnées du gisement figurant dans le travail cité (p. 644) sont inexactes ; il s'agit en milite de 513,380/189,190. — 31 — située au-dessous du même cailloutis (Jayet cl Portmann, 3966. p. 960-964). La limite supérieure des moraines würmiennes — au voisinage de la cote 1100-1160 m — n'est pas toujours facilement décelable, car ces formations passent souvent à de la moraine remaniée où In fraction jurassienne du matériel augmente considérablement. A certains endroits — flanc S du Mont Aubert — cette moraine est recouverte d'éboulis qui cachent sa partie supérieure. Dons certains secteurs, la moraine wtirmienne passe sans limite bien nette à un matériel que nous qualifierons de biocaille de géli- vation. Il ne s'agit pas de vrais éboulis, mais de débris provenant de la désagrégation de la roche par gélivation. La foret est très souvent installée sur ces terrains, et les arbres déracinés par des ouragans permettent de voir la roche en place -1. Ces formations peuvent présenter une certaine étendue, mais elles ne sont jamais très épaisses. Dans les zones où la pente est la plus accentuée, cette blocaille est affectée d*un mouvement de rep- tation (., vol. 58/2, p. 789-798, 4 fig. Kihalv L. cl Meia J. — (1967). e Observations tectoniques dans une carriere de Chaumont (J\ira neuchâtelois, Suisse). » BuXl. Soc. Ncuch. Sc. nat., t. 90, p. 277-282, 4 fig., 1 pi. Lloyd A. — (1963). « Cover folding in tlic SoiiMarLcI chain (Jura neucliàteioÌ3). s Geologische Rundschau, vol. 53, p. 551-580, 7 fig., 2 pi. Luthi E. — (1954). 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Jaccaiid A. et Biîrthand M. — (1893). «Carte géologique de la Suisse au 1 : 100 000,» feuille XI, Pontarlier-Yverdon, 2e édition. .1 ACCAHi) A., Gii-ueuon V. et Bachmann J. — (1879). * Carte géologique de la Suisse au 1 : 100 000, » feuille XII, Frcyhurg-Bern. — 69 — Müiii,i;tiiai.i;h C. — (1930). «Atlas géologique de Ia Suisse au 1 : 25 000 », feuilles 276, La Chaux, 277, Les Verrières. RiTTKMîii Th. — (1902). «Carte géologique de LaCòte-aux-Vces el, des environs de Sainte-Croix et ßaulmes, 1 : 25 000. « TuiÉBAUD Cir.-Iï. — (1936). * Lever géologique de Ia te ni Ile 281, Travers, 1 : 25 000. » Original. Commission Géologique Suisse. Les caries existant dans les ira vaux cités dans la liste InMingrapliique ne sont pas mon! ionnées ici. CURRICULUM VITAE Originaire de Pesoux (canton de Neuchâtel), je suis né à Neuchâtel, le h décembre 1935. Après nies écoles primaires à Pescux, j'ai suivi l'école secondaire à Neuchâtel, puis le Gymnase cantonal, où j'obtiens le baccalauréat es sciences en 1954. Je m'inscris à la Faculté des sciences de l'Université de Neuchâtel au semestre d'hiver 'J956-1.957. Licencié es sciences, orientation géologie, en '1963. A la Faculté des sciences, j'ai suivi les cours de MM. les professeurs Wogniann, Schacr (géologie, minéralogie, pétrographie) ; Auhert (géologie du Jura, géographie physique, paléontologie, matières premières minérales) ; Portmann (géologie du Quaternaire) ; Burger (hydrogéologie) ; Boissonnas (chimie minérale) ; Perret (chimie orga- nique) ; Mîigeli (métallographie) ; Clerc (bactériologie) ; Isliker (physiologie humaine). J'ai été nommé assistant h l'Institut, de géologie en 1962, puis chef de travaux en 1965. Durant le semestre d'hiver 1967, j'ai donné le cours de strati- graphie en remplacement du professeur Schacr, appelé aux Etats- Unis. Carte géologique de la région Mont Aubert Montagne de Boudry Le Dos d'Ane Bonvillars S* Direction et pendage des couches + X X Couches horizontales Couches verticales Couches renversées / s (•) Accident tectonique Crevasses d'arrachement Poches Molasse trouvée par forage a 4,80 m N/ Alluvions récentes, argiles résiduelles A Cone d'alluvions Eboulis Masse glissée Masse éboulée Crétacé non différencie (synclinal du Val de Travers) i i i,i I ITH /////////Y Moraine Barremien Hauterivien supérieur Hauterivien inférieur Valanginien supérieur Valanginien inférieur • • • - • iWi'i-ï ^ t£ Purbeckien Portlandien Kimeridgien W Sequanien Argovien Callovien et Oxfordien réduit 1961-1967 JM. r- O Q) D O J (D 3 e C > x to U) in *< 5' C K Î 3 (A <-* O ff> > C C CT (O O Z) m U) -Q C tn' i/) O) 0) o O g C Q CD Ol C~) * O N S —t Ï fi r» P1' Ol to Bonvillars Direction et Pendage des Plans de Couches - 80-90 - 60 - GO - 40-60 -r- 20-40 T- 0-20 — vertical horizontal / accident tectonique SOO- SE LE OfOSAT LA TORMANDE - 1200 TÊTE A L'OURS TIVOLI -1200 '¦' ' " v :~ç*w^m*j* NW ~t300 —1300i LES BIOLES BOIS DE SEYTE LE QUARTERON MUTRUX PRE MARfLLIER VERNEAZ — 700 — 800 CRET TENI LA BOLENE — 1100 LA BARONNE MONTALCHEZ -1100 vmmm*m**^in*m CREUX DE L'EAU LA CHAILLE GRAND VY -1100 LESSY jaÉiifinrirÉiriii COTES DE GORGÌER Région Mont Aubert- Montagne de Boudry Profils transversaux Moraine. Eboulis JTViT)T^^JHfcj «gwjffegaffife: 200 m 100 0 ' Valonginien ¦ Portiandien Kimeridgitn Siçuanien Argovnn Callovien Planche IV PurbecMitn - 600 if) (D (D O 2 3J "H.----^ 01 O 0) n 3 < (D (D* D) "O r» C TI Ol (/) C :x !-»¦ *•* X) 3 (D* Q. (D C (D (A U) •¦* Q. (/) (D C ¦o ^ T (D C 1 DJ O Q (/) CL CD m r~ m m -z. —i —1 73 CD 3 (D ri- in c S (b~ (/) T) CL (D r^\ ID. C <-* (D OD (D ¦< OJ