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Poésie et parodie dans la littérature française de la seconde moitié du XIXe siècle : les cas de Banville et Corbière
Responsable du projet Daniel Sangsue
   
Collaborateur Stéphane Ischi
Laura Hernikat
   
Résumé La problématique dans laquelle s’inscrit le présent projet se situe à la croisée de la poétique et de l’histoire littéraires. Il s’agit de définir et d’analyser le statut de la parodie dans la poésie française de la seconde moitié du XIXe siècle à travers les cas de Théodore de Banville (1823-1891) et Tristan Corbière (1845-1875). Ces deux écrivains sont en effet les auteurs d’une œuvre poétique dans laquelle la parodie occupe une place importante : tandis que Banville a composé, outre de nombreux pastiches et des parodies théâtrales, deux recueils de poèmes parodiques, les Odes funambulesques et les Occidentales, Corbière n’a publié qu’un seul ouvrage poétique, Les Amours jaunes, mais dans lequel de très nombreux poèmes s’avèrent des parodies. Si d’autres poètes qui leur sont contemporains comme Rimbaud, Verlaine ou Laforgue, et qui ont aussi abondamment pratiqué la parodie, ont fait l’objet de bon nombre d’études, Théodore de Banville et Tristan Corbière n’ont, de ce point de vue particulier, pas encore reçu l’attention qu’ils méritent et les deux présentes recherches aimeraient pallier cette lacune.
Sachant que la parodie est un texte (texte parodique) qui transforme un autre texte (texte parodié) dans un but comique, ludique ou satirique, les deux recherches s’attacheront d’abord à identifier les parodies et les textes transformés chez les deux poètes. Si Hugo, écrivain le plus parodié du XIXe siècle, est leur cible majeure -- ce qu’annonce explicitement le titre Occidentales choisi par Banville --, Banville et Corbière s’en prennent aussi à de nombreux autres auteurs qui n’ont pas toujours été reconnus et identifiés. Après ce travail d’identification, l’enquête portera sur le type de transformations opérées sur les textes cibles (inversions, déplacements, négations, amplifications, discordances, anachronismes, calembours, jeux avec la rime, etc.), de façon à constituer une poétique du poème parodique qui pourra être mise en relation avec celle d’autres parodistes de l’époque. Enfin, on analysera les effets visés par les deux poètes à travers leurs parodies : si Théodore de Banville met clairement la parodie au service de la satire du champ culturel de son époque (raillerie des institutions littéraires, de la presse, du monde du spectacle…), Tristan Corbière a des intentions moins évidentes, parmi lesquelles une volonté de dérision et de dévaluation à l’égard des textes parodiés.
   
Mots-clés parodie, poésie, Parody, poetry, french literature, nineteenth century
   
Page internet http://p3.snf.ch/project-126447
   
Type de projet Recherche fondamentale
Domaine de recherche Langues romanes
Source de financement FNS - Encouragement de projets (Div. I-III)
Etat Terminé
Début de projet 1-10-2009
Fin du projet 30-9-2012
Budget alloué 320'150.00
Contact Daniel Sangsue